Nous aurions pu avoir un mauvais souvenir d’Arequipa tant notre arrivée fût un des pires moments de notre voyage, mais le charme de la ville nous a vite fait oublier notre mésaventure. Une cité coloniale aux monuments sublimes à deux pas du canyon de Colca.

Préambule ou pourquoi nous sommes arrivés en vrac à Arequipa

Une fois n’est pas coutume, nous avions pris la compagnie top classe pour effectuer le trajet Ica-Arequipa. Pour ne pas la citer, il s’agissait de Cruz del Sur, nous avons payé cher notre sésame pour partir à la dernière minute et on l’a très vite regretté. Pourquoi ? Un retard (ça va), pas d’information (ça peut arriver), un personnel peu agréable (ça commence à monter), un fauteuil qui ne fonctionne pas tout à fait (merci mon sac à dos de l’avoir calé)… Vous me direz pour l’instant c’est pas la fin du monde. Arrive alors notre repas (compris dans le billet), un poulet frites à l’allure douteuse et à peine chaud (ce n’était pas ce qui était prévu). Sur le moment, on était pas très méfiants… Quelques heures plus tard, on regrette amèrement. Nous tombons malades comme jamais et dans un bus ce n’est pas l’idéal. Arrivés à Arequipa on est dans un sale état, on arrive à peine à marcher. On se demande bien comment on va faire pour chercher un lieu où dormir.

Par chance, en demandant de l’aide, on nous indique une agence juste en face qui vous trouve et emmène à l’hôtel gratuitement en taxi. Le tarif de la chambre est un peu plus élevé que notre budget habituel mais peu importe. Notre état a été mentionné et nous avons un accueil plus que bienveillant, on nous porte les bagages et on nous propose un maté de coca. Une fois installés, nous allons passer pas loin de 2 jours quasi cloîtrés. J’aurai quelques forces pour aller chercher des médocs et de l’eau. Le récit de ces 2 jours n’étant pas folichon, je vous propose de découvrir les jours suivants et ce que vous pouvez faire à Arequipa (une fois rétabli).

Un conseil, ne mangez rien mais rien de rien qui vienne de Ica, Aurélie une autre blogueuse avait elle aussi été malade, ça ne peut pas être un hasard…

Que faire à Arequipa ?

Trouver son paradis blanc

Arequipa est souvent rebaptisée la ville blanche pour le nombre des édifices de cette couleur qu’elle possède. Églises, bâtiments coloniaux reconvertis en banque, arcades de patios ombragés, une de vos premières missions sera de tous les découvrir au hasard d’une balade improvisée.

Cathédrale d'Arequipa
Cathédrale d’Arequipa

Mais le monument blanc certainement le plus connu et le plus impressionnant n’est pas celui que l’on pourrait croire. Il est un peu capricieux car on ne peut l’apercevoir que par une jolie journée.  Il s’agit bien sûr du Misti. Le volcan qui domine la ville d’Arequipa. Les plus courageux se lanceront à son ascension.

Devenir bonne sœur au monastère Santa Catalina

Comme de nombreuses villes coloniales sud américaines, le nombre d’églises que compte Arequipa est impressionnant. Vous ne manquerez pas la cathédrale de style néo-classique sur la plaza des armas. Imposante, elle a pour particularité de posséder une entrée principale perpendiculaire à la nef (et non dans son prolongement). Qui sait, une fois la tournée de ces lieux de culte achevé, il vous prendra imaginer à quoi pouvait ressembler la vie des bonnes sœurs de l’époque.

Je vous avouerai que je n’ai jamais rêvé de me mettre dans la peau d’une bonne sœur …

Et pourtant, j’ai trouvé un lieu qui aurait pu me faire hésiter quelques secondes. Le monastère de Santa Catalina a bien failli me faire trouver la foi. Ce monastère est comme une mini ville dans Arequipa, une parenthèse dans l’espace et dans le temps.

couvent rue contraste
Une des rues du monastère

Fondé en 1580, il a accueilli pendant trois siècles des nonnes, dans un confort et un hédonisme sympathique. Puis est arrivé une direction dominicaine qui a redonné un peu de rigueur à tout ça.

La douceur et l’allégresse de ce passé se ressent dans l’architecture du monastère. Les murs de couleurs vives, les places aux fontaines, les petits jardins, les patios ombragés donnent envie de ralentir le pas, de se poser et de contempler ce bijou aux influences espagnoles et indiennes.

Le visiteur curieux peut découvrir les habitations des nonnes qui sont loin des austères cellules que l’on a l’habitude de voir dans ce genre de lieu.

Une chambre simple mais confortable, une cuisine ainsi qu’une petite terrasse forment l’habitat de chaque nonne. Les meubles et objets anciens reflètent, sans être ostentatoire, un certain goût pour l’élégance et le raffinement.

cellule nonne monastère
Une cellule de nonne

Filez vite vous perdre dans les méandres de cette cité, pauvres pécheurs !

Monastère Santa Catalina
Santa catalina 31, 35 soles (quasi 9€, cher mais ça vaut la peine)

Il est possible de faire appel à un guide une fois sur place mais de mémoire ce n’était pas donné. Une brochure et de nombreuses informations sur le site m’ont semblé nécessaires à la compréhension du lieu.

Un conseil : allez y dès l’ouverture pour profiter de la magie et de la tranquillité du lieu tout seul !

 

Aller saluer Juanita au musée sanctuarios andinos

Les incas très connus pour leur ingénieuse architecture, le sont moins pour une tradition qui est pourtant très étonnante. 300 ans avant les premiers alpinistes européens qui ont grimpés avec peine les hauts sommets tel que le mont blanc (4000 et quelques), les incas, eux, montaient à quasi 7000 mètres d’altitude, équipés de vêtements et de chaussures en laine de lama. Ce n’est pas le goût de l’exploit qui les y a poussé mais la foi. En effet, les incas sacrifiaient aux dieux des enfants et les enterraient (vivants !) sur ces sommets afin de calmer leur éventuel courroux. Dans les hautes Andes du Pérou jusqu’en Argentine, on peut retrouver de nombreux sanctuaires. Les momies d’enfants les mieux conservées se trouvent au musée de la Haute montagne à Salta en Argentine.

Juanita, dite la princesse de glace, se trouve quant à elle au musée des sanctuaires andins à Arequipa. Elle a été retrouvée à 6310 mètres d’altitude sur le mont Ampato et a été sacrifiée il y a plus de 500 ans. Libération y consacrait un article en 1996 à lire ici

Pas de chance pour nous, durant notre séjour, Juanita était en vadrouille.

Musée Sanctuarios andinos
La merced 110. Entrée 20 soles (5€)

Attention, Juanita n’est pas là entre janvier et Avril. Elle part se reposer pour sa conservation (quelle feignasse !).

 

Se choisir une nouvelle maison à Arequipa

Arequipa conserve de nombreuses casonas (maisons) de style colonial (XVII et XVIIIè siècle) qui peuvent être visitées pour une somme modique. Elles se situent dans le centre, on peut citer la casa del Moral, Goyeneche et Tristan del Pogo. En se perdant un peu, on peut aussi découvrir de jolies cours ou patios au charme indéniable.

Si vous voyez un porche, entrez sans scrupules ! Et rien de vous empêche de rêver à un futur déménagement.

Casa del Moral, entrée 3 soles

Casa Tristan del Pogo, entrée gratuite

Prendre un peu de hauteur dans le quartier Carmen Alto

Pour une vue imprenable sur la ville et ses environs, vous avez deux choix possibles : le quartier de Carmen Alto et le mirador de Yanahuara. Ne vous attendez pas à quelque chose d’exceptionnel, mais davantage à une petite promenade sans prétention. Ces quartiers vous permettront de découvrir un autre aspect de la ville.

De carmen Alto, une vue sur la campagne environante

Ils sont très faciles d’accès en combi à partir du centre ville. Allez d’abord à Carmen alto, ensuite vous pouvez redescendre à pied jusqu’au Mirador de Yanahuara et rentrer en combi si vous ne voulez pas marcher. Sinon, à partir du centre il faudra compter environ 45 min à pied jusqu’à Carmen Alto.

Étendre sa culture musicale

Nous connaissions la réputation gastronomique d’Arequipa mais vue les circonstances nous n’avons pas approfondi le sujet. En revanche, nous ne savions pas qu’Arequipa était aussi un haut lieu de la musique subversive underground ! A vous de juger.

 

 

Informations pratiques – visiter Arequipa au Pérou

Premier et unique conseil : passez à l’office de tourime I-Peru sur la plaza des Armas, le personnel y est très compétent, vous pourrez avoir une carte mentionnant tous les points d’intérêts de la ville et des alentours. Vous pourrez également trouver des infos précieuses sur les transports.

Dans tout le Pérou, nous avons vraiment apprécié la qualité de ces offices de tourisme qui fournissent une quantité d’informations impressionnante, prennent le temps et n’essayent pas de vous vendre des tours (ce qui est particulièrement appréciable lorsque l’on tente de faire les choses par soi même).

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5 activités incontournables à Arequipa

Prochaine étape : l’impressionnant Canyon de Colca, pour un trek de 3 jours en solo

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