Des petites galères, des anecdotes douteuses, des plans foireux, des aveux inavouables… Voyageur loser c’est un peu tout ça à la fois. Une série qui ne se prend pas au sérieux et vous dévoile (non sans un trait d’humour) les situations cocasses que nous avons vécu au cours de nos voyages.

Tranquillement repus de paysages magnifiques et goinfrés de découvertes culturelles trépidantes grâce à la visite du fameux site de Tikal au Guatemala, nous reprenons innocemment notre route.

Combi te quiero !

Nous devons emprunter la route entre Tikal et Guatemala ciudad pour rejoindre Coban, dans le centre du pays. Celle ci a très mauvaise réputation. D’une part car son état laisse à désirer et promet quelques traumatismes fessiers. D’autre part car c’est un des chemins préférés des voleurs en tous genres qui profitent du passage des touristes.

Au point que de nombreux voyageurs préfèrent louer les services de navettes privées ou prendre un vol intérieur.

Mais n’écoutant que notre devise « bus local, même pas mal », il ne nous vient pas une seule seconde à l’esprit d’envisager une autre option. C’est donc parti pour de nombreuses heures de bus ou plutôt de combis, entassés comme des sardines et essorés comme des salades.

Au premier combi, pas d’embrouille à signaler, on négocie le prix histoire de ne pas payer 15 fois le tarif et c’est parti. La route n’est effectivement pas confortable mais on en profite tout de même pour se délecter du paysage au son tonitruant de la radio locale. C’est qu’on commence à en avoir des astuces du voyage en bus.

chicken bus
Au coeur d’un chicken bus, mieux que le combi mais pas le grand luxe quand même !

Combi, te odio !

Au deuxième combi, la fatigue commence à se faire sentir et les arnaques aussi. On est obligés de faire un changement de bus en cours de route. A la gare routière on tente donc de voir quel est le bus susceptible de nous approcher de Coban (notre prochaine étape). Nous demandons à plusieurs personnes, les informations sont contradictoires, on nous mène en bateau et on essaye de nous vendre un bus (ou plutôt des billets) qui sentent le gaz. Après moult discussions et recoupements d’informations nous finissons par trouver le bon bus. Les passagers nous le confirment, la source la plus fiable en l’occurrence ! C’est au moment de payer le trajet que cela se corse, le tarif nous semble trop élevé et les arguments donnés sont nombreux et créatifs. Une dame me confirme l’arnaque et m’invite à ne pas céder. D’ordinaire, payer un peu plus cher que les locaux ne me dérange pas trop, mais là je ne suis pas d’humeur.

L’attitude de l’apprenti (celui qui place les voyageurs) ne me plaît pas, raison de plus pour ne pas lâcher.

Je vous passe les tractations mais nous finissons par embarquer au bon prix. La passagère me sourit, je la sens solidaire… Il n’y a pas que les touristes que certains transporteurs peu scrupuleux tentent de « racketter ».

Le chemin reprend, je prends la précaution de ne donner mon sac à l’apprenti qu’à la dernière minute pour qu’il le mette sur le toit et je surveille jusqu’au moment de notre départ.

Il est souvent déconseillé de laisser ses bagages sur le toit mais dans ce genre de bus, nous n’avons pas vraiment le choix. Et à vrai dire, à part nos vêtements (NDLR : pourris), rien d’important ne s’y trouve.

Nous arrivons finalement sains et saufs à Coban. Nous n’avons pas été dépouillés, ni arnaqués, ni vandalisés !

Enfin presque.

Sur le moment c’est ce que nous pensions. En récupérant nos sacs, ils ne paraissaient pas avoir été ouverts. Tout paraissait être dans l’ordre.

Et là, c’est le drame… Ou pas

Quelques jours plus tard, c’est en cherchant de l’anti-moustique que nous découvrons l’indicible ! On nous a bel et bien volé lors de ce fameux trajet.

Au départ ennuyés, nous partons dans un énorme fou rire en réalisant l’objet du larcin.

Le butin de notre détrousseur se compose d’une lampe frontale (ça c’est chiant), d’anti-moustique et d’une bonne quantité de préservatifs (notre réserve personnelle) !

Nous nous consolons en pensant à l’usage que fera notre brigand de ce kit idéal pour une soirée en amoureux !

Pourvu cependant qu’il ne s’asperge pas trop d’anti-moustique, surtout sur les parties intimes car ça risque de piquer. D’ailleurs on a trouvé des méthodes plus naturelles pour se protéger des moustiques…

Épilogue

Au quotidien, mon travail est l’éducation à la vie affective et sexuelle, alors vous vous doutez bien que cette anecdote m’a d’autant plus fait rire. J’ai fais de la prévention à l’insu de mon plein gré.

Je vais peut être monter un tout nouveau programme de prévention où je vais avoir besoin de vous les voyageurs sac au dos ! Le principe sera simple :

  • je fournis des préservatifs à mettre dans les poches facilement accessibles de votre sac à dos

Quand je vous dis que j'ai le stock ! (désolée pour la qualité de la photo, elle n'avait pas vocation à être publié)
Quand je vous dis que j’ai le stock ! (désolée pour la qualité de la photo, elle n’avait pas vocation à être publiée)
  • vous êtes invités à prendre les bus locaux à travers le monde et à laisser vos bagages traîner sur les toits sans aucune surveillance

Ainsi vous disséminerez partout dans le monde un moyen de prévention efficace. Alors partant-e ?

PS : Bon quand même, avec ces conneries, il faut quand même préciser que je suis revenue enceinte 😉

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