Voyageur loser – épisode 10 – Un larcin coquin au Guatemala 5


Des petites galères, des anecdotes douteuses, des plans foireux, des aveux inavouables… Voyageur loser c’est un peu tout ça à la fois. Une série qui ne se prend pas au sérieux et vous dévoile (non sans un trait d’humour) les situations cocasses que nous avons vécu au cours de nos voyages.

Tranquillement repus de paysages magnifiques et goinfrés de découvertes culturelles trépidantes grâce à la visite du fameux site de Tikal au Guatemala, nous reprenons innocemment notre route.

Combi te quiero !

Nous devons emprunter la route entre Tikal et Guatemala ciudad pour rejoindre Coban, dans le centre du pays. Celle ci a très mauvaise réputation. D’une part car son état laisse à désirer et promet quelques traumatismes fessiers. D’autre part car c’est un des chemins préférés des voleurs en tous genres qui profitent du passage des touristes.

Au point que de nombreux voyageurs préfèrent louer les services de navettes privées ou prendre un vol intérieur.

Mais n’écoutant que notre devise « bus local, même pas mal », il ne nous vient pas une seule seconde à l’esprit d’envisager une autre option. C’est donc parti pour de nombreuses heures de bus ou plutôt de combis, entassés comme des sardines et essorés comme des salades.

Au premier combi, pas d’embrouille à signaler, on négocie le prix histoire de ne pas payer 15 fois le tarif et c’est parti. La route n’est effectivement pas confortable mais on en profite tout de même pour se délecter du paysage au son tonitruant de la radio locale. C’est qu’on commence à en avoir des astuces du voyage en bus.

chicken bus

Au coeur d’un chicken bus, mieux que le combi mais pas le grand luxe quand même !

Combi, te odio !

Au deuxième combi, la fatigue commence à se faire sentir et les arnaques aussi. On est obligés de faire un changement de bus en cours de route. A la gare routière on tente donc de voir quel est le bus susceptible de nous approcher de Coban (notre prochaine étape). Nous demandons à plusieurs personnes, les informations sont contradictoires, on nous mène en bateau et on essaye de nous vendre un bus (ou plutôt des billets) qui sentent le gaz. Après moult discussions et recoupements d’informations nous finissons par trouver le bon bus. Les passagers nous le confirment, la source la plus fiable en l’occurrence ! C’est au moment de payer le trajet que cela se corse, le tarif nous semble trop élevé et les arguments donnés sont nombreux et créatifs. Une dame me confirme l’arnaque et m’invite à ne pas céder. D’ordinaire, payer un peu plus cher que les locaux ne me dérange pas trop, mais là je ne suis pas d’humeur.

L’attitude de l’apprenti (celui qui place les voyageurs) ne me plaît pas, raison de plus pour ne pas lâcher.

Je vous passe les tractations mais nous finissons par embarquer au bon prix. La passagère me sourit, je la sens solidaire… Il n’y a pas que les touristes que certains transporteurs peu scrupuleux tentent de « racketter ».

Le chemin reprend, je prends la précaution de ne donner mon sac à l’apprenti qu’à la dernière minute pour qu’il le mette sur le toit et je surveille jusqu’au moment de notre départ.

Il est souvent déconseillé de laisser ses bagages sur le toit mais dans ce genre de bus, nous n’avons pas vraiment le choix. Et à vrai dire, à part nos vêtements (NDLR : pourris), rien d’important ne s’y trouve.

Nous arrivons finalement sains et saufs à Coban. Nous n’avons pas été dépouillés, ni arnaqués, ni vandalisés !

Enfin presque.

Sur le moment c’est ce que nous pensions. En récupérant nos sacs, ils ne paraissaient pas avoir été ouverts. Tout paraissait être dans l’ordre.

Et là, c’est le drame… Ou pas

Quelques jours plus tard, c’est en cherchant de l’anti-moustique que nous découvrons l’indicible ! On nous a bel et bien volé lors de ce fameux trajet.

Au départ ennuyés, nous partons dans un énorme fou rire en réalisant l’objet du larcin.

Le butin de notre détrousseur se compose d’une lampe frontale (ça c’est chiant), d’anti-moustique et d’une bonne quantité de préservatifs (notre réserve personnelle) !

Nous nous consolons en pensant à l’usage que fera notre brigand de ce kit idéal pour une soirée en amoureux !

Pourvu cependant qu’il ne s’asperge pas trop d’anti-moustique, surtout sur les parties intimes car ça risque de piquer. D’ailleurs on a trouvé des méthodes plus naturelles pour se protéger des moustiques…

Épilogue

Au quotidien, mon travail est l’éducation à la vie affective et sexuelle, alors vous vous doutez bien que cette anecdote m’a d’autant plus fait rire. J’ai fais de la prévention à l’insu de mon plein gré.

Je vais peut être monter un tout nouveau programme de prévention où je vais avoir besoin de vous les voyageurs sac au dos ! Le principe sera simple :

  • je fournis des préservatifs à mettre dans les poches facilement accessibles de votre sac à dos

Quand je vous dis que j'ai le stock ! (désolée pour la qualité de la photo, elle n'avait pas vocation à être publié)

Quand je vous dis que j’ai le stock ! (désolée pour la qualité de la photo, elle n’avait pas vocation à être publiée)

  • vous êtes invités à prendre les bus locaux à travers le monde et à laisser vos bagages traîner sur les toits sans aucune surveillance

Ainsi vous disséminerez partout dans le monde un moyen de prévention efficace. Alors partant-e ?

PS : Bon quand même, avec ces conneries, il faut quand même préciser que je suis revenue enceinte 😉

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A propos Laura

Droguée aux voyages depuis maintenant plus de 10 ans, je sillonne la planète avec Seb à la recherche de petites ou de grosses bêtes. Les forêts luxuriantes jusqu'au déserts lunaires m'offrent un terrain de jeu à ma deuxième passion : la photo. Entre deux voyages, je bosse dans le domaine de la prévention santé.


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5 commentaires sur “Voyageur loser – épisode 10 – Un larcin coquin au Guatemala

  • stefan tanned

    Il m’est arrivé la même chose en Thaïlande dans un bus pour aller dans les îles mais c’est assez classique ce genre de vol dans la soute à baggage. Bien qu’en Thaïlande il y a de plus en plus de prévention sur les vols, j’avais remarqué la différence entre 2010 et 2015.

  • LoveLiveTravel

    Mais LOL ! Sympa cet article !
    Trop fort ce vol ! J’espère qu’au moins ils sont parrain de votre petit bout 😉
    J’avais fait le Nicaragua en bus et pas de problèmes de bagages, par contre on a faillis finir en prison parcequ’ ils voulaient qu’on paye 2 fois la douane du Costa Rica !! Mais ca c’est une autre histoire

    • Seb

      Faudrait qu’on les retrouve pour qu’ils soient parrains mais pourquoi pas ! Bon en vrai on l’aurait fait quand même ce petit bout de chou.
      ça a été notre seul problème de vol de tous nos voyages alors on peut dire qu’on a de la chance … et une certaine vigilance aussi. Ah les histoire de douane, c’est toujours une aventure, on ne sait jamais si on doit payé ou non. On a même dédié de nombreux articles sur les passages de frontière tellement ça pose questions !

    • Laura Auteur du billet

      Quoi tu ne connaissais pas encore les voyageurs losers ? et bien c’est nous ! Contente que tu aies pu découvrir cette série, en espérant que les différents épisodes te plairont.