Mais t’as pas peur pour ton boulot au retour ? Mais comment tu vas faire avec seulement un sac à dos pendant un an ? Tu vas faire quoi de ton appart ? Et si tu tombes malade à l’étranger ? T’as pas peur de déprimer à ton retour ? Tu crains pas d’en avoir marre de partir si longtemps ? Vous êtes vraiment courageux…

Petit florilège des questions (qui n’en sont pas toujours) qui nous ont couramment été posées suite à l’annonce de notre projet.
Questions ou remarques légitimes, bienveillantes, mais qui me paraissent assez disproportionnées à bien y penser.

Si voyager longtemps c’est courageux, bosser c’est quoi ?

On a quand même passé 10 mois à glander au soleil ! Et à notre retour, nous avions la garantie de retrouver notre boulot grâce au congé sans solde accepté par nos gentils employeurs (vive le monde associatif !).

Haut les cœurs braves gens, nous avons dans notre grande mansuétude,  sacrifié plusieurs mois de notre vie pour le bienfait de… de… ba de nous.

Enfin déserte, y'a toujours quelques touristes qui en profite pour faire des photos à la con entre deux baignades
Si ça c’est pas du courage… Trop dur de faire le tour de l’Amérique latine !

Trêve de galéjades, je peux comprendre ces craintes exprimées par certains de nos proches ou des lecteurs qui hésitent à se lancer. Il n’est pas facile de sortir de ses repères, se lancer dans l’inconnu, si attrayant soit-il.
Lorsque ces interrogations, voir ces remises en question viennent des proches, cela me touche, dans un sens positif. Car c’est quelque part une preuve de considération, d’empathie, d’affection.

Seulement, il y a parfois une forme d’admiration dans ce « vous êtes courageux » que je n’assume pas du tout. Non pas que je rejette toute forme d’admiration, je serai bien hypocrite de faire croire que ça ne flatte pas mon ego. Seulement je ne trouve aucune gloire dans une forme d’admiration si je ne la trouve pas légitime…

Non, partir faire le tour du monde n’est pas admirable

Quand des aspirants voyageurs au long cours ou tourdumondistes nous exposent leurs craintes, leurs doutes, je n’essaye pas de les pousser à se lancer, contrairement à ce que font beaucoup de blogueurs voyageurs.

Pourquoi ? Parce que sortir de son confort, se bousculer, prendre des risques (très mesurés), ne doit pas être une marque de courage, mais une envie.

Vous avez peur ? Est-ce vraiment une bonne idée de partir ?

Si l’envie est réelle et forte, presque irrépressible, alors tous les doutes éclatent, les obstacles deviennent une partie stimulante de l’expérience, les conséquences sont assumées d’avance.

Alors quitte à paraître un peu dur, ou radical, j’irai jusqu’à dire que si vous avez réellement des doutes, si vous n’arrivez pas à vous décider, si ce n’est jamais le bon moment, alors peut être que l’envie n’est pas assez forte. Peut être que le jeu n’en vaut pas la chandelle, et ce n’est pas grave… Il y a tant d’autres choses à faire que de voyager !

Pour pousser la réflexion un peu plus loin, si un sujet très lié, je vous invite à lire l’article de Laura sur les risques que l’on prend en voyage.

Enregistrer

Vous avez aimé ? Alors ne gardez pas tout pour vous, partagez ;)


Soyez foudingues, abonnez-vous à notre newsletter !