Frontière Bélize Guatemala : trop fastoche 4


Le passage d’une frontière terrestre peu s’avérer un vrai casse tête entre certaines pays. En particulier quand ces deux pays ne sont pas franchement les plus grands amis qui soient

Petite parenthèse historico contextuelle
Entre le Guatemala et le Bélize, même si des signes récents sont encourageants, il existe un sérieux contentieux. Le Guatemala revendique tout simplement la moitié sud du pays. A tel point qu’une invasion avait été planifiée dans les années 80, évitée de justesse grâce à l’intervention du Royaume Uni, le Belize faisant partie du commonwealth. Un référendum aura lieu en octobre prochain dans les deux pays pour décider de laisser ou non la cour de justice internationale trancher la question définitivement.

 

Ce tableau étant dressé, on aurait pu s’attendre à quelques complications administratives, et bien pas du tout !

Les formalités du passage de frontière côté Bélize par Benque

Nous sommes passés par le poste frontière de Benque (côté Bélizéen), le plus fréquenté et simple à passer d’après ce qu’on nous a dit.

Comme souvent, le plus galère, c’est les transports si on ne veut pas payer le prix fort.

  • Depuis San Ignacio, nous avons pris le bus jusqu’à Benque (1 Bz par personne).
  • A Benque, en faisant plouf plouf pour choisir parmi la dizaine de chauffeurs jouant des coudes à la sortie du bus pour trouver des clients, nous avons pris un taxi collectif jusqu’au poste frontière (je sais pu le prix, mais on s’est assurés d’avoir payé pareil que les autres passagers locaux, de toute façon, il y a pas d’autre type de transport à part des taxis privés).
  • A la frontière, un petit formulaire facultatif pour dire à quel point on a kiffé le Bélize, une taxe de sortie de 18,5 Bz par personne, un coup de tampon et c’est tout pour le côté Bélizéen.
frontière bélize guatemala

Willem Van Berger – licence creative commons

Les formalités du passage de frontière côté Guatemala par Melchor

  • Pour entrer au Guatémala, c’est pas compliqué, soit vous continuez tout droit et voilà, soit vous vous dites « tiens, je devrais quand même faire tamponner mon passeport en souvenir ».

    C’est assez étonnant, mais en fait le poste frontière du côté Guatemala est fait de telle manière que personne ne vous demandera votre passeport si vous tracez votre route… J’ai d’ailleurs lu sur d’autres blogs que certaines personnes l’avaient fait et avaient évidemment eu quelques surprises lors de la sortie du pays (pas très futés les gars quand même…).

    Pas de taxe d’entrée ou de sortie ! Le visa est valable 90 jours pour les 4 pays suivants : Guatemala, Honduras, El Salvador et le Nicaragua. C’est pas beau ça ?
frontière belize guatemala

bunchofpants – licence creative commons

Si vous avez des dollars bélizéens ou même des pesos mexicains à changer, un tas d’agents de change ambulants pourront vous « aider ». Le taux est un peu meilleur du côté Guatemala. Ils ne sont pas top, mais ils sont meilleurs que dans la plupart des banques ou agences de voyages.

Une fois en règle avec nos passeports, restait l’épineuse question du transport jusqu’à Florès.

A vrai dire, c’était un peu le bordel, et difficile de savoir quelles étaient les possibilités. Alors on a pris notre temps, on a essayé de démêler le vrai du faux, selon les préceptes de notre guide survie en bus.

  • 1er possibilité : vous passez très tôt la frontière, vous avez une chance de pouvoir prendre un bus directement jusque Florès.
  • 2e possibilité : par facilité, vous pouvez prendre le bus qui part à peu prêt toutes les heures de la frontière et va à Florès. C’est vers ça qu’on a voulu nous rabattre direct, on a vu qu’il n’y avait beaucoup de gringos rabattus et surtout on nous a proposé des prix en dollars américains… Ça c’est un signe qui ne trompe pas !
  • 3e possibilité : en marchant un peu plus loin pour se débarrasser des rabatteurs qui nous vouaient à une mort certaine si on essayait de se débrouiller autrement (argument très utilisé par les tours opérateurs pour tenter de justifier des prix gonflés…), d’autres gars sont venus nous proposer de nous emmener jusqu’aux microbus qui partent régulièrement jusque Florès. Nous avons pris cette option qui s’est avérée un peu moins confortable certainement, mais moins onéreuse !
  • Je ne sais plus le prix du taxi jusqu’à la station de microbus (mais il faut négocier, ça c’est clair), mais le bus jusque Florès était ensuite à 50 Qz par personne (environ 5 €).

Au final, ce passage de frontière, transports compris de Benque à Melchor (ville la plus proche du côté Guatémaltèque) n’aura pas pris plus d’une heure. Pas de fouille de bagage, pas de demande de billet retour (ce que nous devrions avoir en théorie selon les lois en vigueur dans la plupart des pays d’Amérique).

Bref, à part la question récurrente des transports frontaliers et des arguments anxiogènes pour faire taxer les gringos (qui marchent bien à lire d’autres blogs et à voir la propension des occidentaux à utiliser des transports privés entre occidentaux), plutôt simple, cette frontière !


A propos Seb

Jeune homme bien sous tous rapports aimant manifestement voyager. Accessoirement, entre deux voyages, je tente de sauver le monde en bossant comme animateur d'un réseau d'éducation à l'environnement. Heureusement, je suis pas tout seul, parce qu'il y a du boulot !


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4 commentaires sur “Frontière Bélize Guatemala : trop fastoche

  • Rémi

    Bonjour, je suis actuellement au Mexique et je compte descendre par le Guatemala. Je suis seul et compte voyager en bus et en stop. Pouvez vous me donner des infos concernant le niveau de sécurité?

    En vous remerciant,

    Rémi

    • Seb

      Bonjour Remy,

      Au Belize, apparamment il n’y a pas trop de soucis niveau securite. Belize city n’est pas tres sur de ce que nous avons entendu, mais avec les precautions habituelles, pas de raisons de s’alarmer outre mesure. Au Guatemala c’est un peu plus sensible dans certains sites touristiques comme la rando en solitaire, les balades seul la nuit en ville. Mais le gros point de vigilance, c’est guatemala ciudad, en particulier les bus rouges.
      Pour ce qui est du stop, de notre experience et celle glanee de ci de la, ce n’est pas recommande. D’une part niveau securite dans certains coins si on voyage seul’ mais surtout, ce n’est pas tres bien vu. Les locaux ne le font pas ou seulement quand il n’y a pas ou tres peu de transports en commun. Le bus ce n’est vraiment pas cher et cela fait fonctionner l’economie locale.
      Malgre tout il nous est arrivé deux fois de nous faire prendre en stop sans l’avoir demandé… Ces recommandations generales sont donc relatives. C’est surtout en fonction des circonstances !
      Bon voyage.

  • LAURENT

    Merci pour vos conseils et j’adore la façon dont vous les présentez.

    Je fais la route depuis le Mexique jusqu’à la Colombie et autant je suis passé facile à la frontière Bélize / Guatemala, autant je viens de me faire avoir en passant le Salvador. Je profite de votre blog pour faire un copier-coller de ma page de route pour info aux prochains voyageurs :

    « Une traversée de deux nouveaux pays Amérique centrale. Des heures de bus. Et des passages de frontières. C’est souvent un grand moment le passage d’une frontière. Au-delà, d’une démarche normale de contrôle administratif et/ou de paiement de visa, il y a toujours des mecs qui trafiquent autour des postes de douane ou auprès des taxis pour tenter de gagner un peu d’argent. C’est de bonne guerre, mais il faut savoir qu’ils sont prêts pour cela à nous raconter n’importe quoi : qu’il n’y a pas de distributeurs de cash de l’autre côté ; qu’il faut s’acquitter d’un nouveau visa ; qu’on ne trouvera pas à faire le change dans le pays voisin, qu’il n’y a pas de bus le dimanche …

    Et à ce titre, je viens de me faire avoir. J’ai bonne mine d’avoir joué grand seigneur avant-hier auprès de 2 jeunes touristes américains, en les invitant à ne pas échanger tout leur argent liquide, en négociant pour eux à la baisse le prix de leur taxi et surtout en leur expliquant comment faire pour ne pas se faire gruger par des menteurs de première, trop aimables mais pas sincères. Aujourd’hui, je viens de me faire comme-eux rouler dans la farine, tel un louveteau, qui n’a pas bien lu les contes de Perrault. Pris par le temps et pas suffisamment au clair ce matin avec le cours du change …
    Je m’explique. Déjà, mauvais point, quand j’arrive à la frontière, je ne suis pas du tout concentré : perdu dans le fil de mes pensées et de quelques pages romancées que je suis en train d’écrire, histoire de rentabiliser de façon un peu productive, les nombreuses heures passées dans les bus pour traverser les huit pays d’Amérique latine. Donc, je suis, le temps d’éteindre l’ordi, le dernier à sortir du car. Et là, ils sont 3 ou 4 à vouloir s’occuper de mon passeport et à me proposer de changer mes Quetzals Guatémaltèques en argent local, (il faut savoir et je l’avais zappé, qu’au Salvador, l’argent local c’est le Dollar US). Bref, ils me donnent tous le même taux de change 0.78. Normal ; sauf que là où ils sont forts, c’est qu’ils font une multiplication sur leur calculette au lieu d’une division. Moralité j’aurais dû pour mes 250 Quetzals récupérer l’équivalent 32 Dollars. Ils ne m’en ont filé que 20, soit 37% d’arnaque. Et trop tard, le temps de comprendre l’entourloupe, hélé par le conducteur de car. Grugé, le globe-trotter qui se la jouait grand-père. Heureusement, pas grave sur le montant ; ce que je trouve grave, par contre, c’est que sur une grosse somme, ils peuvent extorquer beaucoup d’argent. Au détriment bien-sûr de toute valeur morale. Aussi, je vais peut-être tenter d’en faire la publication sur un Blog. Histoire juste de prévenir, si ça peut servir à quelque chose où à quelqu’un. »

    Bonne route à vous.

    Denis