Frontière Costa Rica / Panama par Sixaola : vous avez vos billets ? 16


Dans notre série passage de frontière terrestre, voici la tatillonne, voire carrément procédurière. Nous avons expérimenté le passage Costa Rica vers Panama par Sixaola (Guabito du côté Panama), sur la côte caraïbes, et nous n’avons pas trop kiffé…

Pas de soucis pour les transports, un grand classique : arrivée en bus jusqu’à la frontière, passage à pied, puis autre bus de l’autre côté. Donc normalement, rien de plus simple, mais c’était sans compter sur le zèle des agents douaniers.

frontiere costa rica panama

Frontière côté Costa Rica, toujours un petit air de No man’s land

Du côté Costa Rica, pas de soucis, un coup de tampon, rien à payer, parfait !

Un peu de marche à pied sur un pont, comment dire… un peu vétuste. Mais c’est sympa, comme ça on à l’occasion d’admirer la rivière sous nos pieds entre les planches de bois qui font office de plancher.

A première vue, le pont n'a pas l'air si mal !

A première vue, le pont n’a pas l’air si mal !

pont frontière costa rica panama

En s’approchant un peu plus cela se corse

il faut même carrément regarder où l'on met les pieds si on ne veut pas se retrouver à l'eau

il faut même carrément regarder où l’on met les pieds si on ne veut pas se retrouver à l’eau

L’accueil au Panama s’annonce prometteur, un gars sur l’autre rive s’exerce au clairon. De toute évidence il débute, mais ça met dans l’ambiance.

Une fois traversé le pont, nous sommes du côté Panama et ça se corse. Avant toute chose, un petit passage par la douane où l’on nous soutire quelques balboas, la monnaie du Panama (qui est en fait le dollar, ce sont bien des billets made in US que nous avons dans les mains). On sait pas trop si c’est une taxe officielle ou une taxe officieuse par des officiels. Le refus de l’agent de nous donner un reçu nous donne une idée sur la réponse…

Ensuite, il y a pas mal de gars qui essayent de nous rabattre vers leurs minibus pour continuer la route, normal, mais parfois un peu chiant. Enfin, il faut passer par le poste frontière (immigration) qui est bizarrement situé au fond d’une ruelle un peu glauque, plutôt que direct sur le bord de la route. Un des rabatteurs qui nous indique le chemin nous dit qu’il nous attend, il n’y a qu’a montrer son passeport et son billet d’avion retour. Billet d’avion retour ? Ba on en a pas ! On prête pas trop attention à ce détail, même si on sait que c’est effectivement possible que ce soit demandé (en théorie c’est le cas pour la plupart des pays d’Amérique, mais rarement demandé dans les faits).

Le sourire de Seb c'était avant qu'on nous ennuie avec la paperasse. Publicité mensongère ici car nous ne sommes pas encore au Panama.

Le sourire de Seb c’était avant qu’on nous ennuie avec la paperasse. Publicité mensongère ici car nous ne sommes pas encore au Panama.

Nous patientons quelque peu devant l’énorme file d’attente constituée d’une personne. Et le gringo devant semble avoir quelques difficultés, nous comprenons très vite qu’on lui demande un billet d’avion retour ou vers un autre pays. Or, comme nous, il n’en a pas. Là, on se dit que ça risque d’être chaud pour nos matricules. Après quelques minutes, le gars est emmené à l’intérieur du poste par un policier…

Le Panama bat le record de zèle administratif d’Amérique centrale…

A nous. Nous tendons nos passeports avec notre plus beau sourire, l’air confiant dans la mesure du possible et bien sûr, vient la question du billet d’avion retour. Nous nous étonnons, prenant un air candide digne des plus grands acteurs de telenovela, en expliquant que nous ne pouvons pas avoir de billet d’avion puisque nous ne savons pas la date exacte de notre retour en France et que nous comptons sortir du Panama par voie maritime. La préposée à l’immigration nous regarde alors sans ciller : il me faut une preuve que vous allez quitter le pays sinon vous ne pouvez pas rentrer.

Argh, ça pas être simple… Nous tentons d’autres approches, nous ré-expliquons la situation, toujours souriants et de bonne humeur : quedal.

Après quelques minutes et un sourire qui commence à tomber, elle nous demande notre billet d’avion aller… Pourquoi, j’en ai aucune idée, on lui explique qu’on est arrivés au Mexique, elle peut voir le tampon sur notre passeport, mais non, il lui faut le billet aller imprimé. Bien sûr on l’a que par mail et bien sûr, elle va pas nous offrir un accès internet… Mais même avec le billet aller, ce sera pas suffisant pour passer.

Je pense alors à la lettre de mon employeur m’accordant le congé sans solde. C’est en français, mais il y a mon nom et les dates. Elle examine le papier minutieusement, sans rien y comprendre manifestement, et pas question de lui traduire, elle refuse catégoriquement.

Le papier passe de mains en mains et après un suspens insoutenable, l’officier nous dit d’aller faire des copies de ce papier, d’un papier identique pour Laura et de nos billets d’avions aller jusqu’au Mexique.

Ouf ! Ça devrait passer, on galère bien à retrouver les papiers à imprimer dans le petit cybercafé du coin, où internet semble encore fonctionner avec un modem 56k, mais on y arrive !

Après encore un bon temps d’attente, nos passeports sont enfin tamponnés !

Ce passage de frontière entre le Costa Rica et le Panama nous aura donné du fil à retordre. Mais en même temps, on était pas tout à fait en conformité avec la loi, même si celle-ci peut sembler un peu absurde.

Petite précision si jamais vous allez à Bocas del Toro un jour…

Pendant les quasi 3 heures passées à cette frontière, un rabatteur nous a suivi de bout en bout, voulant nous aider dans les démarches, mais surtout nous convaincre de prendre son minibus. Au début nous n’étions pas du tout disposés à prendre un minibus, mais plutôt un bus classique, comme nous avons l’habitude. Mais à force de nous amadouer et surtout de baisser ses tarifs, nous nous sommes laissés tenter : « surtout, ne dites pas le tarif aux autres personnes dans le minibus » nous a-t-il chuchoté…

Donc si vous allez à Bocas del Toro, ça peut valoir le coup de prendre ces minibus qui sont directs jusqu’au port d’Almirante, d’où partent les bateaux. Nous avons payé 7 $ par personne (contre 10 proposés à la base).

En transports en commun, je ne sais pas le prix exact, mais ça doit être à peu prêt la même chose, car il faut prendre un premier bus jusque Changinola (2,50 $), puis un nouveau bus jusqu’au terminal d’Almirante (2-3 $). De là, soit vous êtes encore en forme et vous marchez à pied jusqu’au port, mais il faut compter une demi heure environ (on l’a fait dans l’autre sens). Soit vous prenez un taxi qui vous proposera bien sûr des tarifs « spéciaux », 5 $ par personne… C’est peut être négociable, mais de toute façon excessif (les locaux payent 2 à 3 $).

Total pour cette option : entre 5,5 et 10 $ selon que vous marchiez ou preniez le taxi.

Enfin, pour les bateaux allant d’Almirante à Bocas del Toro, comparez rapidement les différentes compagnies, elles ne pratiquent pas le même tarif pour exactement le même service. Nous avons payé 4 $ par personne, le trajet dure environ 30 minutes.

Récapitulatif des formalités administratives [Mise à jour 2016]

Apparemment le Costa Rica demande désormais une taxe de 7 dollars à la sortie du pays (mais pas de taxe d’entrée, enfin ça dépend du point d’entrée, certaines municipalités peuvent demander 1 $).

Aussi, le Panama continue le resserrement des conditions pour entrer dans le pays :

  • avoir 500 $ minimum sur son compte
  • disposer d’un vol retour (certains avec un billets de bus ont eu des soucis)
  • posséder deux photocopies de son passeport
  • l’entrée coûte désormais 1$

Et les autres postes frontière ?

Le plus fréquenté : paso canoas

Et pour cause, il est situé sur la panaméricaine. Il faudra vous armer de patience étant donné les longues files d’attentes qui caractérisent ce point de passage

Le plus tranquille : San vito / rio Sereno

Situé dans la cordillera Telemanca, ce poste frontière n’est pas ouvert toute la journée, mais bien plus paisible

NB : les informations que nous donnons sont à prendre avec vigilance, il n’est pas rare de voir des subtilités dans les formalités entre les différents points de passage, voire même selon le douanier que vous avez en face de vous. Mais c’est toujours mieux de savoir ce qu’officiellement on est en droit de vous demander…

Un passage entre deux paradis
La côte Caraïbes est connue dans le monde entier, à juste titre, pour ses plages et fonds marins de rêve. Mais si les îles remportent bien plus de succès que le continent, ce n’est pour nous pas justifié !

Entre Cahuita et Manzanillo côté Costa Rica et Bocas del Toro côté Panama, il n’y a guère que cette frontière qui troublera votre séjour au paradis…

Pour aller plus loin, si vous aussi vous voyagez sans billet retour, vous pouvez lire notre guide répertoriant les astuces pour passer les frontières sans anicroche.


A propos Seb

Jeune homme bien sous tous rapports aimant manifestement voyager. Accessoirement, entre deux voyages, je tente de sauver le monde en bossant comme animateur d'un réseau d'éducation à l'environnement. Heureusement, je suis pas tout seul, parce qu'il y a du boulot !


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16 commentaires sur “Frontière Costa Rica / Panama par Sixaola : vous avez vos billets ?

  • AlSo

    Eh voila que le GRAINE vous sert même là-bas ! Et en plus via mes écrits !!!! Je jubile 😉
    Sinon pendant que vous pérégriner dans le sud, au nord la saison des châtaignes est arrivée et le premier pot de crème de marrons va parvenir aux salariés du GRAINE dès jeudi … Pas sûre qu’il en reste lorsque tu vas rentrer M Sébastien gnarkgnarkgnark

    • Seb

      Quoi, pas de crème de marron ?! Mais alors à quoi ça servirait de revenir… Plus sérieusement, heureusement que j’avais pris cette lettre, on aurait bien galéré, vive le GRAINE !

  • Matthieu

    Bonjour,
    J’ai lu ces derniers jours pas mal d’articles sur votre site. J’ai beaucoup aimé : votre ton, votre expérience.
    J’ai l’impression qu’on voyage un peu pareil : pas trop cher, dans les transports, et en fonction des envies sur le moment sans trop planifier.
    On est en ce moment en NZ, on était en Australie, puis en Afrique du Sud avant, des pays où il faut planifier quand même un peu plus, et il nous tarde pour ça d’arriver au Panama…
    Mais on galère ! Il faut désormais un billet de sortie par avion apparemment…http://www.expat-blog.com/forum/viewtopic.php?id=306045
    Bref, est ce qu’on fait un faux ou pas… telle est la question…:)
    J’ai une question : les San Blas au panama, ou le Corcovado vous ne les avez pas faits, question budget ? On aimerait les faire, mais aux San Blas, en gros faut bien payer pour aller plus loin que les zones touristiques, et le Corcovado semble bien bien cher…Mmmm… 🙂
    En tout cas, vos récits sont de bonnes inspirations pour nous qui voyageons depuis un an. Notre blog est http://jaiuneouverture.com/

    Merci encore pour votre super site !
    Matthieu

    • seb Auteur du billet

      Bonjour Matthieu.
      En effet en théorie il faut une preuve de sortie du territoire poir entrer au Panama, tout comme la plupart des pays d’Amérique latine. Pourtant cela ne semble que tres rarement appliqué. Le Panama semble un peu plus tatillon que les autres pays… Nous sommes arrivés par la voie terrestre, donc je ne peux pas transposer notre cas, mais ils demandaient plus une preuve qu’on allait pas rester plus qu’un billet d’avion… On s’en est sortis avec notre demande de congés, d’autres avec un relevé bancaire, ou au pire un billet de bus transfrontalier. C’est un peu la loterie…

      Sinon, pas de San Blas parce que ça nous semblait peu ethique et artificiel et pas de corcovado parce que mauvaise saison… A notre très grand regret ! Ca à l’air vraiment incroyable, un peu cher, mais pas tant que ça si on y va au automie.

      Dans tous les cas, je suis sur que vous en profiterez à fond 😉 et surtout ne ratez pas le Nicaragua…

  • Chaudron

    Bonjour,
    Quelqu’un est au courant des conditions de passage entre le Costa Rica et le Panamá via frontière terrestre, il paraît qu’il faut justifier de 500 USD via imprimé de compte bancaire ou les avoir en espèces … Help !!

    • seb Auteur du billet

      Salut Pascale, je ne pense pas que ce soit nécessaire. Ils demandent d’avantage une preuve de sortie du territoire, le billet d’avion retour étant le plus simple. Mais si tu n’en a pas, alors ça peut être un bus transfrontalier, ou une lettre de l’employeur (ce qui a fonctionné pour nous).
      Peut être qu’en dernier recours, cette justification d’un compte bancaire bien rempli peut aider, mais je pense que c’est en ultime recours et que ce ne sera pas demandé de but en blanc.

  • Serge

    Bonjour,
    Je prends connaissance de votre expérience au Panama et franchement j’en suis surpris, les temps ont bien changé. Je suis passé deux fois par Sixaola et on ne m’a jamais demandé quoi que ce soit. J’en étais au point de me demander s’il y avait réellement un poste frontière car viisblement le gars dans sa guérite au milieu du pont n’avait rien à faire des gens passant par là. Ça remonte à quelques années bien sûr. Je remarque aussi sur les photos que l’état du pont s’est bien amélioré, mais ça fait bien dix ans que j’entends parler de le restaurer. Manifestement le côté aventure du passage du pont s’est transposé à celui de l’aventure administrative. Mais à Paso Canoa c’est souvent pire. Même pour moi, résident depuis vingt ans dans le pays, il faut aller discuter dans le poste de controle pour qu’ils me collent un timbre dans le passeport contre quelques dollars, alors que je possède un document d’identité de résident local …! C’est le folklore des tropiques.

    • seb Auteur du billet

      Bonjour Serge, effectivement vu ta description ça a bien changé ! Le poste frontière n’est plus dans la petite guérite sur le pont, mais un peu plus loin dans un batiment avec des guichets et des files bien ordonnées… Le pont pour les piétons est très déglingué, il faut franchement faire gaffe où on pose les pieds, mais il y a un autre pont juste à côté pour les camions et voitures.
      Ce qui est sûr c’est qu’ils sont bien plus tatillons ! C’est même le poste frontière où on nous a le plus embêtés de tout notre voyage en Amérique latine… Mais bon, cela restait raisonnable, et avec un peu de patience, ils ont bien voulu nous laisser passer sans billet d’avion en poche. Alors au final…
      Pour l’autre passage, il semble bien moins fréquenté et plus sujet aux pots de vins effectivement, nous avons eu des échos dans ce sens et tes dires les confirment !
      Bonne soirée !

      • serge

        Bonjour,
        J’espère que le voyage se poursuit bien.
        j’ai un doute quant à la description de l’endroit, je parle du passage à Guabito, en revoyant la photo le pont ne ressemble pas à mon souvenir, le votre est plus étroit et en meilleure état.
        Il y a aussi le passage à Rio Sereno, peu utilisé.

      • seb Auteur du billet

        Si si, c’est bien le poste frontière de Sixaola (côté Costa Rica) et Guabito (côté Panama) ! Il est assez fréquenté désormais, nous étions hors saison mais il y avait tout de même du monde, même si c’était loin d’être la foule de Pasos Canoas.
        Si le pont est en meilleur état que quand tu étais passé, je n’ose imaginer tel qu’il était alors ! 😉

  • sophie

    Lorsque j’ai traverse la frontiere costa rica panama il y a deux ans, quasiment tous les voyageurs etaient au courant qu’il fallait un billet de sortie de territoire… C’est le genre d’info que les voyageurs entre eux discutent… encore faut-t-il discuter avec les gens!
    Et toutes ces histoires de quels papiers a fournir… le plus simple c’est d’imprimer une fausse confirmation de vol, pareil 90% des voyageurs le font, sauf les plus froussards qui achetent un vol qu’ils n’utiliseront jamais.
    Un conseil donc, avant de traversee toute frontiere, renseignez-vous aupres des locaux et voyageurs qui viennent dans l’autre sens! Ca peut vous eviter des problemes!!

    • Seb Auteur du billet

      Bonjour Sophie ! Effectivement, il est toujours mieux de se renseigner sur place pour connaitre les pratiques locales, il y a tellement de différences de pratiques selon les pays et même les passages au sein d’un même pays… Par exemple, il est nécessaire d’avoir un billet retour dans tous les pays d’Amérique centrale, mais c’est la seule frontière où on nous l’a demandé. Alors que d’autres voyageurs croisés nous ont affirmé qu’ils avaient été embêtés ailleurs… Et je ne parle pas des taxes officiellement officieuses.
      D’où l’intérêt de partager ses expériences 😉 Si on peut éviter de faire un faux et s’en sortir sans trop de soucis avec de vrais documents (lettre de congé sabbatique pour nous), autant ne pas s’embêter et anticiper pour avoir plus de chances d’être tranquille pendant son voyage !
      Dans tous les cas, nous sommes d’accords, il y a des alternatives à l’achat d’un billet d’avion, qu’on se le dise !

  • Thomas

    Je viens de passer cette frontière il y a quelque jours par sixaola. J’ai du avoir de la chance parce que je n’ai aucun justificatif que j’ai 500$ sur mon compte . par contre maintenant il font payer aussi la sorti du Costa Rica , pour ma par le mec du mini bus demander 30$ . j’ai préférer pendre les bus locaux j’ai payer 3$ environ pour les 2. Et au passage je tien à dire que la cote caraïbe du Costa Rica ainsi que bocas valent vraiment le coup 😉

    • Seb Auteur du billet

      Bonjour Thomas, merci pour ce retour !
      Nous sommes bien d’accords sur deux points : les transports en commun locaux, c’est quand même mieux et la côte Caraïbes dans le coin est superbe 🙂

  • Voyage Nord du Perou

    Nous avons vécu au Costa Rica en 2014. Avec les enfants nous avons dû sortir 2 fois du territoire direction Paso Canoas pour le Panama. Mais pour nous, cela s’est toujours super bien passé. On garait la voiture au parking à la frontière (14 dollars par jour je crois me souvenir). Effectivement, on doit payer la taxe de 7 dollars (ils ont la banque juste à côté du Poste frontière, sinon tu peux payer dans un autre Bancredito, sauf s’ils ont encore changé la banque qui s’en occupe d’une autre ville San Isidro par exemple) et à la deuxième sortie, on nous a effectivement demandé 1 dollars et on nous a mis un petit stick sur le passeport. Oui il faut justifier de 500 dollars sur un compte -hypocrite, j’ai pu les bouffer depuis ce matin, non?) Pour ce qui est du billet d’avion, sur Expedia.com (version english, attention cela n’existe pas sur Expedia.fr)on peut réserver un billet d’avion pour sortir du pays (pas nécessairement retour en France, hein?)et l’annuler sous 24 heures, sans frais. Seul souci, avoir les sous sur la carte de la valeur du billet. On l’a fait à toutes les frontières sud Américaines, jamais de souci de remboursement. Tu réserves, tu imprimes les billets , et tu les annule aussitôt. Peu de chance que le douanier aille se brancher sur le site de la compagnie. Oui cette histoire du billet d’avion est complètement idiote, alors pourquoi ne pas pousser l’hypocrisie jusqu’au bout. Attention si vous prenez une compagnie Américaine au départ d’Europe à destination d’Amérique latine. Parfois ce sont eux qui vont vous demander déjà le billet retour, on a eu ce cas à Madrid une fois. Grosse galère! Philippe

    • Seb Auteur du billet

      Merci Philippe pour ce retour d’expérience très complet !
      Pour expedia je ne savais pas ! Il y a quelques compagnies qui proposent le même genre de système, et quasiment toutes en business class, mais là il faut avoir un compte en banque solide !
      Sinon, il y a pas mal d’autres astuces, notamment la « location » de billet d’avion, je ne sais pas si tu en a entendu parler.
      Cette règle soulève beaucoup de questions, c’est pourquoi on a fait un récap dans un article spécifique sur le passage de frontière sans billet retour. Si tu veux bien, j’ajouterai ton astuce sur expedia.COM