Lanquin et Semuc Champey : aventures aquatiques 9


Le temps de me remettre de quelques perturbations gastriques et nous voilà partis de Coban vers Lanquin, point de départ pour des aventures grottesques (non pas de faute d’orthographe) et fluviales.

Après deux heures de route partagées en deux parties : la première type « pilote de course sur asphalte » et la seconde type « 4×4 sur route défoncée » (le tout avec le même minibus rempli à ras bord bien sûr), nous voici arrivés à Lanquin, petit village tranquille à flanc de colline.

Lanquin

Petit désagrément à l’arrivée, nous nous rendons compte que nos sacs à dos ont été fouillés lorsqu’ils étaient sur le toit du bus. Résultat : une lampe frontale, de l’anti-moustique et de la crème solaire disparus…

Après avoir goûté la quiétude des lieux le premier soir, égayée par la fête du lycée local (on en avait pas nous des fêtes comme ça au lycée en fin d’année… po juste), nous commençons par le hors d’œuvre dès le lendemain matin : les grottes de Lanquin.

Éclairés par de petites ampoules sur les premières centaines de mètres, nous avons tout le loisir d’observer de belles stalactites et stalagmites, quelques gouffres au bord du chemin et de sympathiques chauve souris. Tout ce que Laura adore… ou pas.

De retour au village, nous partons nous renseigner sur les activités à faire dans le coin et nous nous laissons tenter par une expérience inédite pour nous : le tubing (j’ai pas trouvé d’équivalent en français).

En gros, c’est simple, vous êtes sur une chambre à air de pneu de voiture et vous vous laissez dériver dans une rivière (en l’occurrence, 5 € pour 2h). Une sorte de rafting personnel, sauf qu’on a pas besoin de pagayer.

Un bon truc de feignasse, qui par moments vous laisse le temps de bien observer le paysage, les oiseaux, boire une bière (si si sur la bouée, dans la rivière…), et à d’autres vous procure quelques petites sensations quand la rivière s’agite et le courant se fait plus fort.

Le lendemain, LA grosse journée. Nous avons pris un « tour », c’est à dire une expédition organisée avec d’autres touristes pour Semuc Champey, à une dizaine de km de Lanquin. C’est pas trop dans nos habitudes de prendre un truc organisé quand on peut faire par nous mêmes, mais en l’occurrence c’était bizarrement moins cher que sans guide, et même pas cher du tout (14 € par personne tout compris).

Attention : journée chargée et riche en émotions.

Pour commencer, le transport. Pour faire les 10 km, notre véhicule est un pick up où nous nous retrouvons entassés à une vingtaine debout à l’arrière. 10 km c’est vite fait pensez vous ? Ça dépend de la route… En moyenne montagne sur une piste en mauvaise état, c’est quasi une heure. Sportif comme démarrage.

Première attraction de la journée et pas des moindres, les grottes de K’anba. On savait pas trop à quoi s’attendre. Déjà, tout le monde en maillot de bain et ensuite, chacun se voit attribuer une bougie.

Le guide nous explique que 80% de la visite se fera en marchant dans l’eau et 20 % en nageant ! En effet, nous avons fait une sorte de canyoning souterrain, puisque la visite consistait à suivre un cours d’eau dans la grotte. Sensations garanties, avec des passages où il faut nager avec sa bougie à la main, grimper des échelles, passer derrière une chute d’eau, glisser sur un toboggan naturel, sauter dans l’eau…

Un passage en particulier : le guide dans un anglais approximatif nous dit qu’il y a un petit passage sous l’eau, qu’on n’est pas obligé de le faire, on peut contourner. On ne voit absolument rien de ce passage et on doit donc se décider au feeling. Une partie du groupe fait le tour, nous restons. Tout ce que nous voyons, c’est les courageux s’avancer un par un, faire une drôle de tête et poser plein de questions avant d’oser se lancer… Une fois notre tour arrivé, on voit juste un trou de la taille d’une personne et l’eau qui s’y engouffre. Le guide me dit grosso modo de laisser mes jambes libres et d’essayer d’attraper un morceau de rocher qui se trouve sous l’eau. J’ai jamais trouvé le rocher dont il parlait, mais bon, ça devait pas être important puisque je suis toujours vivant. En fait plus de peur que de danger, ce passage sous l’eau étant assez bref et la chute de seulement un à deux mètres. Mais quand on sait pas, qu’on voit rien et que le guide sait pas expliquer, ça ajoute du suspens !

Bref, ensuite un enchaînement de petites « aventures » sympas : une balançoire géante qui vous envoie dans la rivière après un joli saut (je me suis niqué une côte et Laura à fait un plat des nibards, mais ça valait le coup), dix minutes de tubing et un saut d’une dizaine de mètres depuis un pont dans la rivière pour les plus téméraires.

Balançoire à Semuc champey

Balançoire avec atterrissage dans la rivière

Ensuite, l’après midi nous nous sommes dirigés vers le site de Semuc Champey à proprement parler.

Après une bonne demi heure de rando bien costaud, c’est le choc : un point de vue de dingue sur la vallée et surtout les piscines naturelles de Semuc Champey. Je vous laisse voir les photos…

Découvrez Lanquin et ses environs Semuc Champey, des piscines naturelles turquoises au coeur de la forêt. Au programme des activités insolites : balançoire, tubbing canyoning... au Guatemala

Elle est pas sympa cette vue ?

En fait la succession de « piscines » que l’on voit au fond de la vallée constitue une sorte de pont en calcaire de 300 mètres de long au dessus de la rivière Cahabon.

Quand nous sommes redescendus pour aller voir ça de plus prêt, nous avons vu effectivement la rivière qui disparaît entièrement dans un gouffre avec un fracas énorme, puis ressort quelques centaines de mètres plus loin.

Lanquin et Semuc Champey

Rivière Cahabon

Au dessus, paisiblement, une succession de plateaux remplis d’une eau fraîche et calme, couleur turquoise… Vraiment étonnant comme phénomène et surtout superbe !

Le petit plus, les poissons qui viennent vous chatouiller les pieds pour vous nettoyer de votre rude journée. Bon c’est plus ou moins agréable. J’ai trouvé ça rigolo, Laura n’a pas trop aimé, en tout cas on n’irait pas payer pour ça dans les salons à la mode comme ça se fait depuis quelques temps (surtout quand on pense aux gars avec des mycoses passé juste avant dans le petit aquarium ou faut mettre ses pieds). Mais je digresse !

Déjà qu’on se sentait bien au Guatemala, avec en plus Lanquin et Semuc Champey, on commence à l’adorer !

duo de vert semuc champey

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semuc champey

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A propos de Seb

Jeune homme bien sous tous rapports aimant manifestement voyager. Accessoirement, entre deux voyages, je tente de sauver le monde en bossant comme animateur d'un réseau d'éducation à l'environnement. Heureusement, je suis pas tout seul, parce qu'il y a du boulot !


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