Le syndrome pre-voyageatique 4


24h dans la vie de deux voyageurs en attente de départ.

 

H-24 : relax max, on gère grave, no stress, tout est prêt.

H-20 : mais au fait, est-ce que j’ai bien vérifié mes papiers ? Ah oui, c’est bon, ouf !

H-18 : merde, la banque veut pas nous augmenter le plafond de la carte bleue, et puis j’ai un gros doute sur ce que je dois vraiment mettre dans mon sac.

H-16 : putain de motard, venir se jeter sur la voiture alors qu’on s’apprête à dîner en famille pour célébrer ce prochain départ et l’anniv de Damien. Grosse, grosse frayeur.

H-13 : il faut dire au-revoir à la grand mère et finir les dernières paperasses.

H-11 à H-7 : tentative de repos…

H-5 : au-revoirs stressés aux parents stressés en bordure d’un RER stressant.

H-4 : un doux chant aux accents espagnols dans le train, sympatico.

H-3 : stress pré-enregistrement de bagages. Il nous faut normalement un billet aller retour, on a qu’un aller simple…

H-2,5 : ça passe sans soucis, ouf ! On se sent un peu seuls avec nos sacs à dos, il semblerait que le règne de la valise à roulette soit à son apogée.

H-2,2 : le bon plan de l’aéroport, un distributeur de chips à 65 centimes et coca à 70 centimes, inespéré.

H-1,5 : passage de la frontière, pas de policier, une borne automatique, un sas, un scanner d’empreinte digitale et c’est fait. Un avant goût de la biométrie généralisée ?

H-1 : la météo internationale nous indique qu’il fait beau sur toute la planète ! Sauf en Amérique latine…

H-0,5 : on écrit cet article, parce qu’on commence quand même à se faire chier.

 

Ah, çà y est, on embarque, pas le temps de mettre les photos. A suivre…


A propos Seb

Jeune homme bien sous tous rapports aimant manifestement voyager. Accessoirement, entre deux voyages, je tente de sauver le monde en bossant comme animateur d'un réseau d'éducation à l'environnement. Heureusement, je suis pas tout seul, parce qu'il y a du boulot !


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4 commentaires sur “Le syndrome pre-voyageatique

  • Cath

    Ouais, on s’y croirait! Ca me rappelle mes angoisses systématiques à chaque embarquement. Pourquoi est-ce aussi flippant de prendre l’avion? Tous les gens qui bossent dans leq aéroports sont-ils des sadiques qui prennent leur pied à nous mettre la pression et à nous faire craindre qu’on ne pourra pas passer le contrôle suivant pour délit de faciès ou pour documents manquants?

    • Sebounet

      Je pense qu’il y a une conspiration internationale, ça doit faire partie du recrutement.
      Plus sérieusement, on s’est un peu mis la pression tous seuls, en théorie on aurait pas pu embarquer avec nos billets aller simple et avec des médocs dans la valise, mais dans la pratique…
      Circulez, y a rien à voir !

      • Nanaqui

        Tu es plus belle que le ciel et la mer

        Quand tu aimes il faut partir
        Quitte ta femme quitte ton enfant
        Quitte ton ami quitte ton amie
        Quitte ton amante quitte ton amant
        Quand tu aimes il faut partir
        Le monde est plein de nègres et de négresses
        Des femmes des hommes des hommes des femmes
        Regarde les beaux magasins
        Ce fiacre cet homme cette femme ce fiacre
        Et toutes les belles marchandises
        II y a l’air il y a le vent
        Les montagnes l’eau le ciel la terre
        Les enfants les animaux
        Les plantes et le charbon de terre
        Apprends à vendre à acheter à revendre
        Donne prends donne prends
        Quand tu aimes il faut savoir
        Chanter courir manger boire
        Siffler
        Et apprendre à travailler
        Quand tu aimes il faut partir
        Ne larmoie pas en souriant
        Ne te niche pas entre deux seins
        Respire marche pars va-t’en
        Je prends mon bain et je regarde
        Je vois la bouche que je connais
        La main la jambe l’œil
        Je prends mon bain et je regarde
        Le monde entier est toujours là
        La vie pleine de choses surprenantes
        Je sors de la pharmacie
        Je descends juste de la bascule
        Je pèse mes 80 kilos
        Je t’aime
        Blaise Cendrars, Feuilles de route