Tout le monde sait pourquoi c’est génial de prendre l’avion, surtout un long courrier, et de partir au bout du monde. Mais il est des raisons de surkiffer un voyage en avion qui ne sont pas toujours glorieuses.

Essayons de les passer en revue …

La convoitise du hublot !

Qui n’a jamais eu cette sensation purement égoïste de se réjouir avec délectation d’être tombé sur le gros lot (tant pis pour les autres) … à savoir la place hublot ! Toute la vue rien que pour soi, les yeux rivés sur les nuages cotonneux, on en oublie les autres et on se prend à rêver un instant d’être le roi du monde.

La gourmandise du plateau repas

Oui le français est gourmet et l’on pestera en public de la piètre qualité de la nourriture en avion. Et pourtant, qu’il est bon de voir ce plateau repas arrivé. Pourquoi ? Déjà car il nous donne l’impression irréelle de nous occuper alors même qu’il est avalé en 5 min. Mais aussi car avec tous ses petits éléments, la petite barquette d’entrée, le sachet qui contient les couverts, le petit pot de lait … on se retrouve rapidement en enfance à savoir en mode dinette. Il y a donc un léger côté régressif à ce petit moment culinaire.

On n’oubliera assez vite que ce sont ces mêmes plateaux repas qui servit trop de fois sur un long trajet et à des horaires chaotiques seront responsables de ce que j’appelle l’indigestion post- aérienne.

Et les hôtesses de l'air, on en parle ?
Les hôtesses et stewards font évidemment partie intégrante des petits plaisirs d’un voyage en avion. Nous avons beaucoup de bons souvenirs, de belles attentions, de beaux sourires qui rendent le voyage plus beau. Surtout depuis que nous avons un bébé d’ailleurs !

Si vous êtes curieux d’en savoir plus sur leur histoire, liée à celle de l’aviation, vous pouvez jeter un coup d’œil à cette infographie.

Un bon nanar sans aucun scrupule

Qui n’a jamais frétillé devant le choix de bon goût des films proposés au cœur de ses engins aériens.

Vais je regarder le dernier American pie n°17 ou ce film dont rien que l’acteur principal n’augure pas un grand chef d’œuvre. En avion, on regarde ce qu’il y a, voir on choisit le pire, car on n’a bien l’excuse qu’on est coincé dans cet espace et qu’on ne peut pas faire autrement. Bref, c’est l’occasion idéal de regarder un bon nanar sans aucune honte et culpabilité. Cela va même jusqu’à devenir un objet de revendication : Ce film là, ah oui je l’ai vu dans l’avion !!!

Amélie, du blog Améloche voyage se prépare pour 45h de voyage entre Montréal et Brisbane, et se demande comment elle va occuper son trajet. Gageons qu’elle aura le temps de se taper bon nombre de navets…

La cupidité de la trousse de voyage

Merde, un billet d’avion ça coûte cher tout de même, alors autant en profiter à fond. L’hôtesse distribue une petite pochette avec quelques accessoires dont on ne se servira jamais (car on a déjà eu ce genre de truc 15 000 fois) : On prend !

Le rêve ultime de celui qui aime prendre l’avion est sans nul doute celui de décrocher la super timbale, la trousse de toilette délivrée aux veinards de business. Une amie qui a connue cette chance m’en a même fait la démonstration lors d’une soirée (incroyable ce qu’il y avait dedans).

Quelque chose à boire, une collation, alors qu’on n’a pas faim car notre estomac y comprend que dalle au décalage horaire : On prend ! Et qui plus est quelque chose qu’on ne boit jamais autrement que dans un avion …. du jus de tomate !

Il reste des dosettes de sucre, une lingette au citron (plus chimique tu meurs) sur ton plateau repas = On prend ! Ça fera toujours du bordel de plus dans notre sac à dos

L’orgueil de la place issue de secours

Quelle fierté et responsabilité d’avoir cette place toute particulière devant l’issue de secours. Elle est réservée bien sûr à des individus jeunes et en bonne santé (déjà deux raisons d’être content) et qui auront la lourde tâche en cas d’accident, d’ouvrir la porte pour permettre aux autres passagers de se faire la malle. On aurais presque envie de tenter le coup pour voir si on paniquerait ou pas.

Il y aurais sans doute d’autres plaisirs inavoués mais la décence nous empêche de les écrire. Pedro Almodovar cependant dans son dernier film, « les amants passagers » nous en livre quelques uns …

Et vous, quels sont les vôtres ?

 

Photo de couverture : Creative Commons – Isaac Araguim

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