Mais pourquoi vous ne faites pas plutôt un tour du monde ? 2


Voici une question que l’on nous a souvent posé, mais qui de notre côté a été très vite éludée.
Pour moi, il n’y a pas assez d’une vie pour faire le tour du monde, exception faite de ceux qui ont dédié entièrement leur vie au voyage (je pense à André Brugiroux,  qui a passé 18 ans à bourlinguer et à poser ses pieds dans plus de 135 pays). Bon ok, je joue sur les mots version puriste, mais quand même c’est ce que je pense.
Si on devait objectiver pourquoi nous avons préféré un road trip en Amérique latine plutôt qu’un tour du monde, il y aurait des raisons de différentes natures.
Mais s’il en est une qui n’a rien de rationnelle c’est tout simplement l’envie irrépressible de fouler à nouveau la terre sud américaine. L’Equateur, le Brésil, le Nicaragua et le Costa Rica n’ont laissé chez nous que de jolis souvenirs, des anecdotes surprenantes et des découvertes époustouflantes… La richesse de son histoire, l’incroyable diversité de ses paysages et sa chaleur humaine ont eu raison de nous, et c’est tout !

 

Raison philosophique

Les récits de Tour du monde me donnent souvent une sensation de vitesse, de rupture, d’organisation, l’idée d’un voyage programmé, qu’il faut voir beaucoup de choses et dans le plus grand nombre d’endroits… Je ne doute pas que les tourdumondistes ne le vivent pas comme cela, mais je ne peux m’empêcher de voir le tour du monde comme une sorte de zapping global.
Pour moi, voyager est une manière de lâcher prise sur le temps, sur l’espace, se laisser porter et prendre la route sur un continent me paraissait plus aller dans ce sens. Mais est-ce utile d’expliquer ce qui nous pousse à choisir un voyage plutôt qu’un autre ? Et est-ce que nous le savons nous même ?
Pour nous voyager au long cours, c’est prendre le temps d’être surpris, c’est prendre le risque d’être charmé et de s’arrêter sur la route. Et par conséquent, l’organisation minimale nécessaire des billets d’avion pour chaque étape apparaissait comme une entrave à notre philosophie de voyage.

 

Raison anthropologique

Pour déceler sur une même « aire culturelle », l’importance des différences entre des régions et des pays voisins et se poser des questions sur ces différences. Bref, se la jouer Levi-strauss des temps modernes. D’ailleurs nous ne manquerons pas de faire des articles sur les petits détails culturels qui frapperont notre curiosité.

 

Raison géographique

Pour mieux comprendre comment le monde actuel s’est formé ! Et oui, rien que ça, quand on suit les Andes et les chaînes de volcans, pour une néophyte de la géographie que je suis, tout s’éclaire !

 

Raison écologique

Parce qu’on dépense déjà trop de CO2 et qu’on préfère donc profiter de notre trajet en avion pour voir le max à un même endroit. On essaye de rationaliser les choses et ça nous donne bonne conscience.

 

Raison utopique

Parce qu’on espère bien que dans notre vie, ce voyage au long cours ne sera pas le dernier et qu’on aura plein d’occasions de découvrir d’autres régions du monde (ou à minima certains pays aux 4 coins du globe).

Raison linguistique

Parce qu’en Amérique Latine, on parle Espagnol partout (ou presque) et que c’est donc rudement pratique pour peaufiner sa pratique de la langue, son accent (et y’a du boulot) et aussi pour échanger facilement avec les personnes que nous rencontrerons en chemin.


A propos Laura

Droguée aux voyages depuis maintenant plus de 10 ans, je sillonne la planète avec Seb à la recherche de petites ou de grosses bêtes. Les forêts luxuriantes jusqu'au déserts lunaires m'offrent un terrain de jeu à ma deuxième passion : la photo. Entre deux voyages, je bosse dans le domaine de la prévention santé.


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2 commentaires sur “Mais pourquoi vous ne faites pas plutôt un tour du monde ?

  • Aline

    Très bonne question et plus d’une bonne réponse 😀
    Effectivement, faire un tour du monde veut tout dire et rien dire à la fois, je rejoins complètement ton point de vue sur la notion de vitesse et d’en faire le plus possible dans le temps imparti. Nous étions parti avec plus ou moins cette idée, mais elle a vite volé en éclat au bout d’un mois.
    Du coup plus de plan et plus de date de retour pour nous. Nous sommes au Cambodge, alors que dans le plan initial nous devrions être en Amérique du Sud. Mais aucun regret 🙂

    • Laura Auteur du billet

      L’important est de suivre son propre rythme et ses propres envies, ne pas se les faire dicter par ce qui « branché ». Certains ont besoin d’aller vite, d’avaler des kilomètres, d’autres de se poser. La bonne manière de voyager est celle qui nous est personnelle. Je vous souhaite beaucoup de bonnes choses au Cambodge, pays d’histoire et de culture, intense en émotion. Et quand le temps sera venu l’Amérique du Sud saura ravir, je n’en doute pas, vos coeurs de voyageurs.