Dans chaque voyage, il y a cette recherche de l’exceptionnel, de l’insolite qui parfois titille, qui souvent démange. Cet extraordinaire, nous l’aimons dans les curiosités de la nature. Vous savez, ces accidents géologiques, botaniques, qui par un heureux hasard donnent des résultats surprenants.

Après avoir écrit mon article sur Egirdir, je pensais que mon souvenir de la Turquie replongerait dans les abysses de ma mémoire. Au contraire, il l’a attisé. Alors depuis déjà quelques jours, je revois Pamukkale et ses piscines d’un blanc immaculé. Je me suis rendue compte que le moindre détail de cette visite d’une journée était ancré en moi. Alors j’ai décidé de vous le raconter.

Lors de notre voyage en Turquie, nous sommes restés un petit moment en Cappadoce. Nous souhaitions ensuite retourner vers la côte avant de rejoindre Istanbul. Or, c’est peu dire que la Turquie est un grand pays. Nous avons donc regardé les lieux d’intérêts potentiels sur le chemin afin de réaliser le trajet en plusieurs fois.

Pamukkale, une merveille géologique (presque) unique au monde

Nous ne tardons pas à trouver celui de Pamukkale. Dans cette ville se situe, accrochée sur une colline, un ensemble de vasques et de cascades pétrifiées d’un blanc immaculé. Sa vision est d’autant plus étonnante que les alentours sont dénudés et arides.

 

D'où viennent ces étranges formations géologiques de Pamukkale
Pamukkale signifie poétiquement « château de coton ». Cette formation géologique étonnante tient son origine des nombreuses sources chaudes des environs. Celles ci s’infiltrent dans la roche calcaire et s’enrichissent donc de de minéraux et aussi de CO2.  Par diverses réactions chimiques, la carbonate de calcium se dépose sur les reliefs de la colline. Après évaporation, celui ci forme une couche solide et blanche. De nombreuses vasques formant des piscines naturelles se succèdent ainsi. Une fois remplies par les sources, elles débordent, ce qui créent ainsi des cascades pétrifiées avec ce même carbonate de calcium.

C’est ce qu’on appelle dans le jargon géologique : une tuffière.

Pour vous donner une idée de sa taille, elle mesure 2700 m de long, 160m de hauteur. Elle est donc largement visible depuis le village. De loin, elle fait penser à un glacier tombé du ciel ou à de la chantilly qui a coulé (tout dépend de votre niveau de poésie).

Il y a peu de phénomènes semblables dans le monde, le seul qui pourrait rivaliser avec Pamukkale est à l’autre bout de la planète au Mexique et est connu sous le nom de Hierve de Agua.

A première vue, le village de Pamukkale ne nous a pas fait grande impression. C’est en nous rapprochant de ce géant blanc que le charme a commencé à opèrer.

Depuis que le site de Pamukkale est inscrit au patrimoine mondiale de l’Unesco, les règles sont plus strictes pour les visiteurs, afin de protéger au maximum ce paysage fragile. Des chemins sont balisés pour arpenter cette colline et observer de près les vasques. Par temps nuageux, le blanc et le turquoise ressortent davantage. C’est tellement beau que ça en paraît artificiel.

Au sommet de la colline, un site a été aménagé pour pouvoir se baigner dans les sources. Bondé, nous avons préféré passer notre tour et rester au grand air.

La seconde merveille de Pamukkale : la cité antique de Hierapolis

Après en avoir pris plein les yeux (au propre comme au figuré car la réverbération est forte), nous prenons le temps de visiter les ruines du site archéologique de Hierapolis, directement collé au site de Pamukkale. Cette cité antique fondée au IIe siècle avant Jésus Christ se développa grâce aux sources thermales. Ce sont les romains, qui des siècles plus tard bâtirent de nombreux édifices.

Nous avons donc circulé d’abord dans la nécropole, puis nous sommes passés sous l’arc de triomphe encore en excellent état. D’autres vedettes ont détourné pendant un long moment notre attention. Jour de tonte oblige, des nombreuses herbes fraichement fauchées attisaient les convoitises. Non, je vous rassure ce ne sont pas ses monticules qui nous ont hypnotisés. C’est le ballet de passereaux venus « faucher » ces quelques brindilles qui nous a laissé sans voix. La raison de ce va et vient ? Les oiseaux profitaient de l’occasion pour remettre à neuf ou construire leurs nids. Frénétiquement, ils ne ménageaient pas leur peine.

Nous nous sommes donc posés tranquillement pour les regarder. Au point que cela a déclenché la curiosité des autres visiteurs qui nous ont demandé ce qu’on regardait. Éberluée (car difficile de ne pas remarquer cette nuée d’oiseaux), je leur réponds que nous regardons les oiseaux. Mine défaite, notre interlocutrice repart déçue…

Il faut croire que l’émerveillement devant la nature n’est pas universel. A plusieurs reprises, nous avons pu constater que de nombreux voyageurs se fichent complètement des oiseaux, je trouve cela dommage. Nous tentons toujours d’ouvrir les autres à leur observation. L’avantage des oiseaux c’est qu’il y a une diversité incroyable et qu’à chaque sortie nature, il y a de grandes chances d’en voir.

Informations pratiques – visite de Pamukkale et Hierapolis

Pamukkale en Turquie
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Transport vers Pamukkale

A 19km de Denizli, accessible en mini-bus ou taxi (comptez 20 min).

Pamukkale est aussi accessible depuis de nombreuses villes en bus. Personnellement nous venions de Goreme dans la Cappadoce.

Tarif d’entrée à Pamukkale et Heriapolis

10 euros par personne

 

Envie d’autres évasions turques ? Lisez notre article sur le sublime lac d’Egirdir !

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