Un tour chez les garifunas à Hopkins 6


Après l’épisode sympathique de Caye Caulker, mais qui nous a paru très éloigné de ce que pouvait être le Bélize de manière générale, nous avons décidé de ne pas nous diriger tout de suite vers le Guatemala, mais d’aller un peu plus au sud sur la côte, dans un village nommé Hopkins, beaucoup moins touristique et de culture « garifuna ».

Les garifunas seraient les seuls noirs du continent américain qui n’aient jamais connu l’esclavage. Leur histoire officielle assure qu’ils sont les descendants des rescapés du naufrage d’un navire négrier.

Hopkins : la côte Caraïbes (très) loin des complexes hôteliers

Pour nous persuader que l’endroit serait un peu moins envahi d’occidentaux, il nous aura suffit de voir qu’il n’y avait que deux bus par jour se rendant au village. Nous avons du coup attendu plus de trois heures à la gare routière, le temps de rencontrer une Française (Jessy) qui a eu la patience d’attendre comme nous plutôt que de prendre un taxi à 80 dollars bélizéens la course (contre 5 dollars par personne le bus). Nous passerons tout le reste de la journée avec elle.

Gare routière Dandriga bélize

Gare routière de Dangriga

Arrivés à Hopkins, ambiance, très, très détendue. Les gens nous aident volontiers pour trouver un logement, tout le monde est très joyeux, pour ne pas dire éméché.

Nous nous rendons compte très vite qu’il y a un concert d’organisé sur la plage, avec un groupe de Garifunas venus spécialement du Honduras. Le propriétaire de la Guest house (un gars rigolo mais un peu perché) où nous décidons de loger nous propose de nous y rendre en attendant qu’il prépare la chambre.

Cabana Hopkins bélize

Notre cabane roots à Hopkins

En effet, superbe ambiance sur la plage, beaucoup de gens du village pour y assister, la plupart avec une bière à la main. Nous faisons de même et sommes très vite invités à aller danser, ce que nous faisons avec plaisir. Les danses sont très, très explicites, esprits puritains, passez votre chemin !

Ambiance détendue chez les garifunas

Un vieux rasta nous tient la jambe pendant une plombe durant le repas, nous expliquant que tous les hommes sont égaux sur terre, qu’il a de l’or sous sa maison, mais qu’il le garde pour les générations futures car un rasta croit en dieu et dieu c’est « gold », « oil » and « sex » (or, pétrole et sexe)… Ok man !

La soirée continuera au bar avec quelques gars du coin et le propriétaire de la guest house où nous résidons, qui se trouve également être prof de percussion. Il veut absolument nous faire jouer. Nous finissons par obtempérer devant son enthousiasme, mais après avoir tapé ensembles trois fois sur le djembé, il finit par faire son trip tout seul dans son coin, complètement en transe et/ou bourré.

En tout cas on peut dire que c’était un passionné !

Le lendemain, on se la coule douce : petit déj’ sur la plage, tour de vélo en bordure de mer et dans les marécages (d’anciennes mangroves ?), partie de dominos avec des ados du coin, baignade, bière, souris qui me saute sur l’épaule (ça c’était un peu moins fun)…

Autre petite curiosité, qui ne semble pas trop plaire aux habitants : toutes les épiceries et bon nombre de commerces sont tenus par des asiatiques (des chinois selon eux). La concentration d’épiceries est très impressionnante pour une si petite ville. Leur nombre aurait explosé en quelques années seulement. Le contraste entre la nonchalence des garifunas et les propriétaires de ces échoppes est assez saisissant et les rapports malheureusement assez tendus, pour ne pas dire inexistants.

Plage Hopkins

Mangrove Hopkins bélize vélo

Surtout ne pas aller trop vite… Il est pas beau mon vélo rose ?

La mer est moins turquoise (peut être à cause de la saison), les restaurants moins classes que dans les stations balnéaires touristiques, mais bon sang, on se sent bien dans ce coin du Bélize ! Pour celles et ceux pour qui le farniente sur la plage n’est pas la priorité, mais davantage la rencontre avec une culture riche, chaleureuse et très accueillante, this the place to be ! Unbelizeable.

Après cette plongée dans la culture garifuna à Hopkins, nous poursuivons notre chemin au Bélize, direction San Ignacio, ville regorgeant de trésors archéologiques où nous ferons de belles rencontres.

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garifunas du bélize

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A propos Seb

Jeune homme bien sous tous rapports aimant manifestement voyager. Accessoirement, entre deux voyages, je tente de sauver le monde en bossant comme animateur d'un réseau d'éducation à l'environnement. Heureusement, je suis pas tout seul, parce qu'il y a du boulot !


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