Après ce beau séjour au Guatemala, nous ne savons pas trop à quoi nous attendre en allant au Honduras.

Nous avons trouvé assez peu d’infos sur le pays a vrai dire, en dehors de deux centres d’intérêts principaux : les ruines mayas de Copan et les îles de Bahia.

A part ça, nous savons juste que les touristes ont fuit le pays après une crise politique en 2009 (le président d’alors a été destitué, mais des élections libres ont eu lieu juste après) et que le pays a le triste record du taux d’homicide le plus élevé au monde (en dehors des pays en conflit).

Pas très engageant, mais nous avons appris au cours de nos voyages qu’il ne faut pas trop s’arrêter sur ces considérations, alors nous allons voir de plus prêt.

Frontière Guatemala Honduras

Déjà avant de partir, alors que nous n’avions que très peu planifié ce voyage, nous savions que le Honduras serait une destination de choix pour une raison bien précise : apprendre la plongée sous marine.

En effet, la petite île d’Utila connaît une réputation mondiale pour ses cours de plongée très accessibles financièrement et néanmoins dans un cadre très pro, avec de superbes récifs pour ne rien gâcher.

De Livingston au Guatemala, nous sommes directement allés jusqu’à la ville de la Ceiba, d’où part le ferry pour Utila. Une bonne journée marathon-bus ! Départ 8h, arrivée 20h. En chemin, les villes croisées nous ont semblé très différentes du Guatemala, avec des avenues très larges, assez propres et entourées d’une multitude de chaînes de fast-food américains.

Une nuit plus tard, nous prenons le ferry utila princess, surnommé « vomit comet » pour une traversée un peu agitée.

Dès l’arrivée, nous comprenons que cette île n’a pas grand chose à voir avec le reste du pays. Pour commencer, on y parle majoritairement anglais. L’île a longtemps été un lieu de villégiature pour l’élite des colons Anglais dans les caraïbes. Il en reste une certaine excentricité tout à fait charmante et un bouillon de culture goûtu.

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Utila s’est spécialisée ces dernières années dans la plongée pour voyageurs à petit budget. Il y a en fait un seul village, avec grosso modo deux rues principales et une myriade de boutiques de plongée qui font en même temps hôtel « budget ».

Nous avons jeté notre dévolu sur le centre de plongée du capitaine Morgan, qui propose les cours pour être certifié plongeur PADI open water (1 plongée en bord de plage et 4 plongées en milieu naturel) + 2 plongées une fois certifié pour 215 €. De plus, le logement en dortoirs est gratuit (on prendra l’option chambre privée, tout délicats que nous sommes…).

_DSC4488_utilatelaDepuis l'hôtel - centre de plongée...

Depuis l’hôtel – centre de plongée…Quatre jours plus tard, nous voilà officiellement habilités à plonger en binôme jusqu’à 18m de profondeur.

Que dire de la plongée, des exercices sous l’eau, de l’observation du milieu sous marin… C’est une expérience très spéciale, excitante, exaltante que de respirer sous l’eau, de ne plus ressentir le poids de son corps, de (re)découvrir un environnement quasi inconnu. Les couleurs, les sons, les sensations sont différents. Je ne peux que vous encourager à essayer si ce n’est déjà fait.

Parmi les moments forts, pêle-mêle : retirer et remettre son masque sous l’eau, respirer sur le détendeur d’un autre plongeur, croiser une raie, un poisson lion, une murène, un hippocampe, admirer des coraux multicolores, passer dans des canyons sous-marins (désolé, pas de photos, un appareil qui va sous l’eau, c’était hors budget)…

En dehors de ce centre d’intérêt manifeste à Utila, l’île possède quelques autres atouts intéressants : des lagons dans les terres, une espèce d’iguane endémique (c’est à dire qui n’existe que sur l’île), une côte nord assez sauvage mais facilement accessible en vélo, et des milliers de crabes !

plage Utilacoucher de soleil utilaplage utilalézard utila

Au final, nous serons restés une bonne semaine et bien que bon marché, la plongée aura tout de même fait un bon trou dans notre budget, mais nous ne regrettons pas une seconde ! Sans conteste un moment fort de notre voyage, malgré un petit bémol. Laura bien qu’ayant obtenu avec brio son PADI open water, ne pourra sûrement plus plonger… Contre indication médicale, argh !!

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