Les chutes d’Iguazu sont un incontournable d’un voyage en Amérique Latine à l’instar du Perito Moreno ou du salar d’Uyuni. Les photos et vidéos circulent sur le net, nous les avons maintes fois regardé, incrédules, pour finalement nous retrouver nez à nez avec elles.

Mais Iguazu pour nous est également un lieu emblématique, chargé d’une émotion singulière. Il s’agissait de la dernière étape importante de notre voyage en Amérique Latine. D’ailleurs plusieurs années après, je m’étonne de n’avoir toujours pas écrit sur cet incroyable site naturel. Peut être ne voulais-je pas clôturer cette belle aventure en territoire latino-américain. Peut être ai-je la crainte de tomber dans le piège d’un récit sans âme et descriptif d’un lieu tant fantasmé.

Je clôture tout de même ce chapitre sud-américain car un autre s’ouvre très bientôt en Europe, puis en Asie.

Pour ceux qui veulent des infos pratiques détaillées pour visiter les chutes d’Iguazu, n’ayez crainte, tout est à la fin dans la section Informations Pratiques.

Visiter les chutes d’Iguazu, du rêve à la réalité !

Je le disais en préambule, Iguazu fait partie (en tout cas pour moi) des lieux naturels mythiques à découvrir de ses propres yeux.

Ma crainte en y allant était d’être déçue. Virtuellement, n’en ai je pas déjà embrassé les moindres recoins ? Vu sous tous les angles, toutes les coutures, la surprise sera t’elle au rendez vous ? De plus, dans les reportages comme sur les blogs (je plaide coupable !), la tendance est de montrer le meilleur, de sublimer les sites que l’on parcours. J’avais donc peur que la réalité soit un peu moins belle et sauvage que ne le laissaient entendre les récits.

Il faut dire que des années plus tôt je fus assez échaudée pour ne pas dire traumatisée par les chutes du Niagara. Car au delà de la beauté intrinsèque de ces cascades, ses environs très très immédiats sont tout ce que déteste au plus haut point, parking et village touristique en mode Disneyland (où comment massacrer une merveille de la nature).

Mais trêve de digression, allons vérifier cela par nous même ! Nous démarrons la visite des chutes d’Iguazu par le côté Argentin (qui est à mon sens le plus intéressant, comme ça c’est dit !).

La fréquentation importante du parc implique nécessairement des infrastructures, mais j’ai été agréablement surprise. Exit le tape à l’œil, l’entrée et les lieux pour se restaurer sont faits de manière à rester le plus intégré à l’environnement immédiat. Le petit train en revanche me dérange un peu mais il a le mérite de rendre accessible au plus grand nombre certains sites plus éloignés (notamment la fameuse garganta del diablo).

La fameuse garganta del diablo, un des sites les plus impressionnants d’Iguazu

Les passerelles installées s’accordent au mieux avec la végétation et, fait appréciable, elles sont accessibles pour les fauteuils roulants et poussettes.

Passé ces détails logistiques, il me faut m’enfoncer un peu plus dans les sentiers pour découvrir enfin les premiers panoramas sur les chutes. Durant un moment fugace une légère sensation de déception me parcouru. Je vais vous dire pourquoi afin que vous ne tombiez pas dans le même piège.

J’ai trouvé cela plus petit que ce que j’avais pu voir dans les reportages. En effet, les plans que l’on montre souvent sont des vues du ciel, celles qui embrassent l’intégralité des cascades et qui montrent l’étendue des différentes cascades. Or, quand nous sommes à pied, nous pouvons admirer la puissance des cascades bien entendu, mais seulement une partie de cette étendue horizontale (normal, puisque les cascades s’étendent tout de même sur 3 km !). La vue du côté brésilien donne un meilleur aperçu du nombre de cascades accolées les unes aux autres.

 

Les chutes d'Iguazu en quelques chiffres marquants
  • Un ensemble de 275 chutes d’eau
  • Un front de 3 km de long
  • Un débit allant jusqu’à 6 millions de litres d’eau par seconde
  • La garganta del diablo fait 80 mètres de haut

Le sens de la vue n’est pas le seul sollicité et bien heureusement car cela décuple l’expérience. L’environnement de la jungle humide apporte son lot de senteurs boisées. L’ouïe doit se réveiller pour distinguer le pépiement des oiseaux derrière le vacarme des trombes d’eau. Cette douche acoustique crée une bulle dans laquelle on se love sans retenue.

Il est difficile de décrire la puissance qui se dégage des lieux. Le débit est impressionnant, il envoie valdinguer des millions de gouttelettes, qui ricochant sur les rayons du soleil, forment des arcs en ciel permanents. Iguazu fait partie des lieux où l’on ne peut s’empêcher de se sentir infiniment petit.

Durant deux jours nous avons arpenté le parc côté argentin. Le premier jour nous l’avons consacré aux sentiers supérieurs, inférieur, l’île San Martin et la Garganta del Diablo.

La seconde, nous avons choisi d’aller nous balader sur le sentier de Macuco pour une raison bien précise…

Le parc naturel d’Iguaçu côté argentin, un paradis pour les animaux !

On le sait moins mais le parc naturel d’Iguazu du côté argentin est un très bon spot pour observer les animaux (oiseaux compris).

Sur les sentiers les plus fréquentés, les coatis voraces et opportunistes sont les plus faciles à observer.

Des oiseaux particulièrement sociables, comme ce magnifique geai, risquent fort de vous réclamer une petite taxe de passage. Aux heures où dans les lieux les moins fréquentés, il est possible de faire d’autres découvertes.

Voici les lieux où nous vous conseillons d’ouvrir un peu plus l’œil pour avoir la chance de faire quelques rencontres animales.

Le sentier de Macuco

Ce sentier à l’écart des chutes d’Iguaçu est un des sentiers les moins fréquentés du parc. Ainsi c’est surement un des rares endroits où vous pourrez voir des singes hurleurs, comme ce fut le cas pour nous. Mais attention, il faut guetter le frémissement des feuilles dans les arbres pour détecter leur présence car ils restent malgré tout sur leur garde.

Marcher lentement et discrètement augmentera vos chances de voir déguerpir à la dernière minute un petit agouti. Si vous n’êtes pas accoutumé à l’observation des animaux, nous vous livrons tout nos conseils dans ce guide pratique.

Nous avons même eu la chance de croiser furtivement le chemin d’un cerf (ou genre) qui attendait le train !

La passerelle sur l’eau qui mène à la garganta del Diablo

La garganta del Diablo est certes un des must des chutes d’Iguazu, mais ne vous y précipitez pas trop vite à la sortie du train. D’une part, vous risqueriez de vous gaufrer sur la passerelle (glissante à souhait) et d’autre part vous manqueriez le ballet des toucans et des hérons.

C’est ici aussi que notre œil de Lynx a su débusquer un reptile qui se faisait gentiment taquiner par de jolis papillons. Nous avons remercié nos fidèles jumelles qui nous ont permi de profiter du spectacle d’un caïman au repos.

Un caïman se dore la pillule à quelques mètres de la passerelle menant à la garganta del diablo

Cette passerelle est d’ailleurs un des moments forts de cette visite, c’est saisissant d’être au dessus de la cascade.

Les recoins de l’île San Martin

Nous avons attendu le bateau en compagnie d’un lézard intrigué par notre présence. Les moments de pauses sont aussi très propices pour regarder les papillons.

Notre petite grimpette sur l’île San Martin a quant à elle été récompensée par le spectacle d’un groupe de vautours. J’avoue avoir eu quelques sueurs froides quand l’un d’eux, intrépide, qui n’a pas respecté ma distance personnelle de courtoisie.

Au sein du parc national d’Iguazu, il existe aussi des activités balisées pour observer la faune, mais nous préférons mille fois les découvrir dans leur espace naturel. Il existe aussi un refuge pour les animaux blessés ou victimes de contrebande.

Les chutes d’Iguazu côté brésilien – une vue d’ensemble à couper le souffle

Le parc national d’Iguazu se trouve à la jonction de trois pays : l’Argentine, le Paraguay et le Brésil. Une situation bien particulière, le rio Iguazu faisant œuvre de frontière.

Si on ne peut observer les chutes depuis le Paraguay, il est possible de les admirer côté argentin et brésilien. Côté Brésil, l’avantage principal réside dans la configuration des lieux, donnant une vue d’ensemble sur les chutes, de la Garganta do diablo à l’île San Martin.

Pour le reste, le côté argentin reste à nos yeux bien plus attrayant : balade dans la forêt, observation d’animaux, circuits en bas et au dessus des chutes…

Mais si vous restez plusieurs jours dans le coin, ce serait dommage de ne pas venir observer ce site exceptionnel sous un autre angle. La balade à flanc de falaise d’une à deux heures reste un moment fort, n’en déplaise aux hélicos qui tournaient au dessus de nos têtes.

Les chutes d’Iguazu, un lieu à préserver – conseils pour un tourisme responsable

Le parc national d’Iguaçu est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce site naturel est aussi magnifique que fragile. De nombreuses activités humaines le mette en danger (centrale hydroélectrique, agriculture, tourisme…)

J’espère que le site saura trouver un équilibre durable face à l’afflux de visiteurs. Les infrastructures n’ont pas vocation à se développer davantage afin de ne pas polluer visuellement les lieux. A certains endroits, on voit déjà les restes d’anciennes infrastructures (difficile surement à désinstaller complètement).

Ce qui me préoccupe aussi beaucoup, c’est la question animale sur le site. Les visiteurs continuent, malgré les campagnes de sensibilisation, de nourrir certains animaux ou de s’en approcher de trop près. Cela a de nombreuses conséquences, notamment de rendre malade les animaux ou de modifier leur comportement (agressivité, perte de leur caractère sauvage…). La forte présence des visiteurs fait également fuir les animaux dans des coins reculés, or les territoires et écosystèmes propices à leur survie de sont pas illimités.

Certaines activités mises en place à l’intérieur du parc sont à mon avis à exclure. La première : le vol en hélicoptère. Au delà de l’impact en terme de pollution (mais ne soyons pas hypocrite nous sommes venus en avion jusqu’ici) ! C’est surtout les répercussions sur les animaux. Le bruit incessant des engins conduit en effet les animaux à devoir s’éloigner et trouver d’autres refuges. Aussi plus égoïstement pour les visiteurs, avoir ce vrombissement en fond sonore dans un cadre pareil, c’est très désagréable.

Sur un site déjà fréquenté, je pense qu’il n’est pas judicieux de participer à activités de type « attraction » (bateau à moteur qui vous emmène au pied des cascades) car cela favorise la mise en place d’infrastructures supplémentaires. A terme, j’ai un peu peur que les chutes d’Iguazu deviennent un parc d’attraction géant comme c’est le cas aux chutes du Niagara.

Informations pratiques – guide pour la visite des chutes d’Iguazu

Les informations ont été actualisées en mars 2017

Transport jusqu’aux chutes d’Iguazu et passage de la frontière

guide chutes iguazu
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Se rendre aux chutes d’Iguazu depuis Puerto Iguazu (côté Argentine)

Pour aller au parc national d’Iguazu (côté argentin), prendre le bus « Rio Uruguay » à la gare routière. Celle-ci est bien aménagée et vous n’aurez aucun mal à trouver un guichet pour prendre vos billets et trouver les horaires. Le trajet dure 30 min.

Se rendre aux chutes d’Iguazu en Argentine depuis Foz do Iguacu (côté Brésil) en traversant la frontière

Il faut prendre un bus « Rio Uruguay » en direction de l’Argentine et aller jusqu’au terminus. En chemin , vous vous arrêterez à la frontière pour faire les formalités.

Pas de panique, le chauffeur s’occupe de tout : il prend vos passeports et va les faire tamponner. Les français n’ont pas besoin de visa et il n’y a pas de taxe de douane.

Une fois au terminus, prenez un deuxième bus direction « las cataractas » et s’arrêter à la fin. Comptez environ 1h de trajet.

Se rendre aux chutes d’Iguazu au Brésil  depuis Puerto Iguazu (côté Argentine) en traversant la frontière

Au terminal de bus, prenez un bus de la compagnie « Rio Uruguay » qui va en direction de « Cataratas-Brasil ». Ce bus évite de passer par le centre ville de Foz do Iguacu. Vous aurez à vous arrêter au passage côté argentin mais pas brésilien si vous faites l’aller retour dans la journée, il s’agit d’un visa spécial courte durée dans ce cas qui ne nécessite pas de formalités particulières, le chauffeur de bus s’occupe de tout (ce n’était pas le cas auparavant apparemment, il fallait faire le traditionnel tamponnage côté argentin et brésilien soit même) !

Vous ne serez de toute façon pas seul dans ce cas dans votre bus, alors les chauffeurs rompus à la tache sauront vous accompagner.

Se rendre aux chutes d’Iguazu au Brésil depuis Foz do Iguacu (côté Brésil)

Pour aller du côté brésilien, il suffit de prendre le bus 120 qui passe dans la ville. Comptez environ 40 min de trajet.

Les tarifs de bus pouvant évoluer très vite, je vous conseille de vérifier sur place.

Tarifs et Horaires de visite du parc national d’Iguazu

Iguazu côté Argentine

Le parc national d’Iguazu (côté Argentine) est ouvert tous les jours de l’année de 8h00 à 18h00.

Pour les étrangers (hors zone Mercosur), le tarif d’entrée est de 500 pesos, 130 pour les 6-12 ans, gratuit pour les moins de 6 ans. Les tarifs sont indiqués en pesos. Il n’est pas possible de payer dans une autre monnaie ou en carte bleue donc prévoyez le nécessaire.

Un document d’identité est requis de manière à déterminer votre nationalité et donc le prix de l’entrée.

Si vous revenez le lendemain, vous aurez une ristourne de 50%. Pour cela, il ne faut pas oublier de retourner au guichet la veille pour faire tamponner son billet et avoir ainsi une preuve.

En argentine, l’inflation étant importante, je vous invite à consulter toutes ces informations sur le site officiel du parc côté argentin qui met à jour les tarifs régulièrement.

Iguazu côté Brésil

Le parc est ouvert tous les jours de 9h à 17h.

La tarif pour les étrangers (hors mercosur) est de 64,30 Reais, 10 pour les enfants entre 2 et 11 ans.

Toutes les informations pratiques sont sur le site officiel.

Côté Argentin versus Brésilien : que choisir ? Que voir ?

Nous avons largement préféré le côté Argentin pour ces avantages suivants :

  • Différents sentiers dont un propice à l’observation des animaux
  • Différents points de vue sur les chutes (Au dessus, en dessous, etc.)
  • Installations bien intégrées dans l’environnement
  • Bruit des hélicoptères moins intense
  • Sentiers plus larges dont certains accessibles aux fauteuils roulants

Les seuls avantages du côté brésilien sont :

  • Vue d’ensemble sur les chutes d’Iguaçu
  • Balade rapide (bien si vous avez peu de temps mais entre nous, si vous venez jusqu’ici autant prendre au moins 2 – 3 jours pour en profiter !)

Itinéraires conseillés à l’intérieur du parc  des chutes d’Iguazu

Dès l’entrée, une carte des itinéraires et chemins de randonnée vous sera remise. Ensuite au sein du parc, les différents sentiers sont bien balisés. Impossible de se perdre !

Nous vous conseillons de visiter l’ensemble des chutes d’Iguazu de la manière suivante :

Jour 1 : Coté Argentin

  • Ile San Martin
  • Circuit inférieur (circuito inferior)
  • Circuit supérieur (circuito superior)
  • Garganta del Diablo

Prévoyez de venir dès l’ouverture et de repartir à la fermeture pour avoir le temps de profiter au maximum car il y a de quoi faire.

Jour 2 : Coté Argentin

  • Sendero Macuco
  • Visite du centre d’interprétation « Yvyra Reta » pour en savoir plus sur la faune et flore locale
  • Retournez sur les sites que vous avez aimé

Si vous avez plus de temps, vous pouvez également randonner sur le sentier Yacaritia. Mais attention, nous ne l’avons pas fait et avons vu que c’était le lieu de passage pour le circuit gran aventura qui se fait en 4×4.

Jour 3 : Coté Brésilien

  • Balade le long du sentier principal jusqu’à la vue sur la Garganta do Diablo

 

Les circuits touristiques à Iguazu
Ce n’est pas notre truc vous l’aurez compris, de part l’impact sur l’environnement et le côté vroum vroum, mais il existe des circuits touristiques combinant 4×4 et bateau rapide sur le site d’Iguazu

  • Gran aventura : 5 km dans la jungle en camion puis remontée du rio iguazu en bateau jusqu’à la garganta del diablo – 800 pesos par personne – 1h30
  • aventura nautica : croisière en bateau rapide de l’isla san martin à la garganta del diable – 450 pesos par personne – 12 min
  • Paseo ecologico : balade nautique sur la découverte de la faune et la flore, accompagné d’un guide – 200 pesos par personne – 30 min
  • Luna llena : les nuits de pleine lune, la visite des chutes d’iguazu peut se faire de nuit ! Tentant non ? Par contre, il faut passer par une agence – de 600 à 1000 pesos (avec ou sans repas)
  • Côté brésilien il est possible de faire un circuit 4×4 + rafting (macuco safari – 180 reais) ou des survols en hélicoptère, mais ça, on vous l’interdit 😉

Carte du parc national des chutes d’Iguazu

Pour faire votre propre itinéraire et planifier votre visite des chutes d’Iguazu, voici une carte du parc national comprenant les différents sentiers.

Carte des sentiers chutes d'iguazu côté Argentine et côté Brésil
Carte des sentiers dans le parc national d’Iguazu

La meilleure saison pour visiter les chutes d’Iguazu

Le niveau des chutes est à son maximum durant la saison des pluies qui atteint son pic en décembre et janvier. Mais cela signifie également que vous avez de fortes chances d’être confronté à la pluie !

Avec 1900 mm d’eau par an, la région reste très humide toute l’année, alors attendez vous à être arrosé. Deux périodes d’accalmie relative apparaissent en mars avril et surtout juillet aout. Ce sont également des périodes où les températures sont un peu plus clémentes.

Conseils pour profiter au maximum de votre visite d’Iguazu

  • Apportez votre propre pique nique (des espaces de restaurations existent, mais cela vous fera perdre du temps et de l’argent)
  • Munissez vous d’une cape de pluie et de bonnes chaussures imperméables
  • Si vous avez des jumelles, c’est le moment de les amener !
  • Prévoyez quelque chose pour protéger de l’humidité votre appareil photo (protection de sac à dos, lingettes pour essuyer votre objectif…)
  • Mettez de la crème solaire, avec la réverbération de l’eau, ça cogne
  • Les moustiques peuvent être de la partie donc pensez à couvrir vos bras et vos jambes et/ou utiliser un répulsif

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