Des petites galères, des anecdotes douteuses, des plans foireux, des aveux inavouables… Voyageur loser c’est un peu tout ça à la fois. Une série qui ne se prend pas au sérieux et vous dévoile (non sans un trait d’humour) les situations cocasses que nous avons vécu au cours de nos voyages.

 

Pour ce troisième épisode, je vous offre une anecdote fondante vécue au Sénégal

Avant cela plantons le décor, histoire que votre cerveau fatigué de votre semaine de boulot ne s’épuise pas (on est la pour se détendre).

Nous sommes dans la région de la Casamance, région luxuriante et fertile du pays. Au gré de nos balades, nous n’arrêtons pas de voir des manguiers pleins à craquer. Ici ce fruit ne coûte pas grand chose tellement il y en a. C’est à peine si les vendeurs au marché prennent la peine d’en vendre. Autant dire que ce n’est pas comme dans notre supermarché où ce fruit est érigé, à l’unité, sur un beau papier pour le protéger.

Ici elles se vendent à même le sol, sans y prendre garde, car tout le monde a un manguier près de chez lui prêt à être cueilli.

La production est tellement importante que les sénégalais tentent par tous les moyens de la transformer en d’autres produits de manière a en tirer des revenus supplémentaires

Donc nous voila à sillonner les villages où les habitants nous offrent chaque jour des mangues…

Vendeuse de mangues au Sénégal
Mango ! Mango !

Jusque là vous allez me dire, où est la galère ?

J’y arrive. Une fois cette région visitée et la fin du séjour approchant nous reprenons la route direction Dakar (trajet qui a inauguré cette série de voyageur loser). Depuis quelques jours, nous avons remarqué qu’une odeur semble flotter au dessus de nous. On a beau voyager roots, on ne se néglige pas pour autant (pas à ce point là), on échafaude donc de multiple hypothèse sur la provenance de ce fumet. Aurions nous laisser traîner le sac quelque part ? L’a – marabouté ? Avons nous mangé trop de piment au point de nous bousiller les papilles et le conduit nasal ?

On s’est même dit que ça devait être l’odeur du coin, bah oui de la végétation quand il fait chaud et humide ça peut chmouter (sentir mauvais NDLR).

Mais arrivés a Dakar, notre doute commence a se confirmer, cette odeur vient bien de nous. En effet, arrivés dans l’appart de Seb, nos sacs posés dans la cour nous remarquons petit a petit que les mouches s’y approchent comme un aimant. Bon les mouches c’est pas ce qui manque au Sénégal, mais quand vous en observez une centaine au même endroit vous vous dites qu’il y a anguille sous roche (ou pour la version sénégalaise chèvre sous baobab !).

C’est là que dans un éclair de génie (long a la détente), je décide d’ouvrir une poche inusitée de mon sac.

Je remarque alors qu’une myriade de mouches en sortent ainsi qu’une purée fétide grouillante d’asticots, légèrement alcoolisée (enfin, j’ai pas goûté pour vérifier…).

Mon cerveau endormi par la chaleur finira par comprendre qu’il s’agit d’une ou plusieurs mangues qui ont gentiment macéré, fermenté dans notre sac…

Sans le vouloir j’ai peut être trouvé un nouvel usage pour ce fruit : de l’alcool de sac a dos. Pas sûr qu’on puisse se faire du blé avec étant donné le caractère « DIY » (do it yourself pour ceux qui connaîtraient pas), de l’histoire.

Je vous passe la séance nettoyage de fond en comble du sac. Dans notre malheur, on a eu la chance d’être dans une cour avec de grosses bassines d’eau et un grand soleil pour le séchage. Dans la salle de bain d’une chambre économique ça aurait été le carnage.

Pour conclure je n’oublie pas le petit conseil pour nos amis, qui comme nous, peuvent parfois être des voyageurs losers.

Ne transportes des fruits dans ton sac que dans ces deux cas de figures :

  • tu as un cerveau en état de marche (un cerveau pour deux ça marche aussi)

Ou

  • tu as un super smartphone ou un réveil qui te sert de cerveau

 

Remarque : cette expérience biochimique a été réalisée par des professionnels, à ne pas reproduire a la maison 😉

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