Après quelques semaines passées à Sumatra, nous avons choisi de terminer notre long voyage en Asie en beauté par le Sri Lanka. En manque d’univers marin et de plage, nous choisissons d’aborder le Sri Lanka par la côte sud. Nous nous sommes arrêtés dans 5 endroits différents et assez curieusement, plus nous avons avancé et plus nous les avons aimés. Ce qui avait assez mal commencé à terminé en fanfare. Récit chronologique et exponentiel donc !

Hikkaduwa et ses tortues, entre colère et consternation

Notre premier stop le long de la côte sud débute à Hikkaduwa après une tentative avortée de prendre un train. Nous avions pourtant pris nos billets, attendu sur le quai, guetté son arrivée pour le voir tout simplement repartir devant nos yeux (avant de réaliser que c’était le bon).

Nous nous consolons de cet échec en arguant que de toute manière il était trop blindé. Ou comment retourner la situation à notre avantage. Direction la gare routière avec nos bagages trop lourds. Après quelques négociations et repérages, nous prenons un fourgon plus cher mais normalement plus rapide.

J’avais choisi Hikkaduwa pour une raison particulière, ses grandes tortues qui seraient, soi disant, visibles sur la plage très facilement. J’avais très envie qu’Hélio puisse les voir, lui qui n’avait eu la chance que de voir la tête de l’une d’elle aux Philippines. Pas besoin de ménager le suspens, les tortues étaient effectivement là. Mais le spectacle fût décevant, voir désolant.

Dès 7h du matin, de nombreuses personnes étaient là pour les observer ou devrais-je dire pour les prendre en photo et s’amuser avec elles. Si les personnes étaient respectueuses, cela ne m’aurait pas gêné de partager ce moment. Malheureusement, les attitudes de beaucoup de visiteurs sont affreuses. Nombreux sont ceux qui les touchent voir entravent leurs mouvements ou les nourrissent. J’en ai vu certains taper des tortues car elles ne posaient pas comme ils voulaient pour la photo ! Ceux qui font ça ne sont pas là pour le plaisir de rencontrer un sublime animal, mais uniquement pour la recherche d’une photo sensationnelle à montrer aux copains. Affligeant ! Hélio et moi avons préféré admirer d’autres animaux à quelques pas de là.

Déjà énervée par la situation, je suis achevée au moment où en tournant la tête, je tombe nez à nez avec un python trimballé par un mec qui propose aux touristes de se faire photographier avec. Mon regard noir laisse peu de doute quant à ma réponse. Mais une seconde plus tard, il trouvera des clients sans problème. Le lendemain, c’est un bébé macaque tenu en laisse que je retrouverai à quelques centimètres du visage de mon fils. Son propriétaire n’en menait pas large en me voyant furax. Hikkaduwa est malheureusement l’archétype de la station balnéaire qui attire une clientèle recherchant uniquement le soleil et n’ayant aucune espèce de conscience éthique sur sa manière de voyager.

En ajoutant à cela la configuration de la ville, avec son artère principale en bordure de plage blindée de voitures passant à toute allure, le tableau était noir, très noir.

Ce prélude m’effraie quand à la suite du voyage. Nous quittons sans regret Hikkaduwa en direction de Galle.

Galle, une ambiance coloniale hors du temps

Visiter le Sri Lanka, c’est aussi rencontrer son histoire millénaire et contemporaine. Galle est un des vestiges de l’époque coloniale, elle est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Son petit centre historique, encerclé par les remparts du fort est un dédale de boutiques charmantes, de cafés et d’édifices coloniaux. Si les restaurants ne proposaient pas du rice and curry, on aurait de la peine à se sentir au Sri Lanka. Comme de nombreux cœurs historiques coloniaux très investis par le tourisme, Galle fort s’est un peu aseptisé et occidentalisé.

 

Cette pause urbaine est malgré tout douce. Le temps pluvieux et la part de nostalgie nous donnent d’excellents prétextes pour nous réfugier dans de jolis cafés. Après quelques mois sans un bon espresso, ça fait un bien fou. Le centre historique est entièrement voué au tourisme, mais par ci par là, il est possible d’observer aussi la vie quotidienne des Sri lankais et particulièrement ceux qui sont en visite.

Le long des remparts, les familles viennent pique niquer et les étudiants exercent leur anglais auprès des touristes. Nous nous retrouvons donc à plusieurs reprises entourés d’élèves nous posant timidement des questions, gênés mais studieux. Hélio quant à lui trouve rapidement des copines pour s’amuser et je fais connaissance avec la grand-mère qui habite ici.

Non, Seb n’est pas victime de son succès de blogueur, il aide simplement des étudiants à pratiquer leur anglais !

Cette visite de Galle fut une parenthèse agréable, une sorte de pause, comme une bulle spatio-temporelle permettant de prendre un moment de recul et de digérer les émotions traversées ces derniers mois.

Mirissa et ses baleines, des rencontres animales saisissantes

Au delà de sa longue plage et de la promesse de farniente, Mirissa est surtout comme un des rares lieux permettant d’observer les baleines bleues. A notre arrivée, la pluie nous accueille et je me dis que la poisse accompagne un peu trop le début de ce voyage au Sri Lanka. Mais sur le perron de notre maison d’hôte, je comprends vite que cette pluie est une aubaine. Tout autour de la maison, les oiseaux sont de sortie. Je ne sais pas ce qui les fait voleter dans les alentours, mais l’activité est frénétique. D’ailleurs les macaques à toque sont aussi de la partie.

Deux d’entre eux viennent chiper des mangues sous nos yeux ébahis, la propriétaire, habituée par le manège a moins de bienveillance concernant leur larcin. Je décide d’aller faire une petite balade sous la pluie fine qui s’est calmée. Je ne regretterai pas ce choix car de nombreux oiseaux croiseront alors ma route, ainsi qu’une plage dit secrète qui ne manquait pas de charme.

Le lendemain, ballottée par des récits contraires, je décide de tenter l’expérience de l’observation des baleines bleues. J’ai entendu beaucoup de bien d’une des compagnies (Raja and the whales) qui selon les derniers visiteurs semblent respecter les baleines.

Mon appréhension fût vite dissipée par l’accueil du guide et ses nombreuses explications sur la vie, la biologie des baleines et les règles internationales d’approche. Dans sa démarche, il y a une réelle envie de sensibiliser le public et de l’amener à comprendre les baleines. Il faut aller au large pour voir ces géantes bleues. Et les premières rencontres, au loin, sont déjà très émouvantes. J’en verrais de nombreuses et certaines nous feront même le cadeau de s’approcher (car le bateau ne doit pas chasser les baleines en suivant leur mouvement et en allant frontalement à leur rencontre). Je serais plus sceptique quand au comportement des plus petits bateaux, mais je détaillerais toute mon expérience dans un article à venir.

Entre réflexion et fascination, cette journée n’a pas manqué de me chambouler.

Pour achever ces quelques jours à Mirissa, nous rejoignons pour le dîner Thomas et Élodie de Planet W que nous avions déjà croisé à Kuala Lumpur et qui faisaient un tour du Sri Lanka en Tuk tuk.

Talalla, notre premier coup de cœur au Sri Lanka

Ce road trip sur la côte sud se poursuit et va même crescendo puisque c’est enfin sur une plage sublime et peu fréquentée que nous arrivons quand nous posons nos valises à Talalla. Notre guest house ne paye pas de mine, mais la plage est magnifique et le beau temps est enfin de retour. Hélio peut enfin un peu profiter de l’eau, car une barrière de rochers offre une piscine naturelle propice à la baignade. Autrement, sachez que sur la côte sud, la mer est déchaînée et les possibilités de baignade même pour les adultes sont compliquées.

A chaque heure de la journée, la plage a un calendrier bien spécifique. L’aurore appartient aux pêcheurs qui viennent retirer leurs filets collectivement. Les filets sont si grands qu’il faut plusieurs hommes et une chorégraphie bien huilée pour espérer les arracher à la mer. Un matin, grâce à mon lémurien matinal, j’observais timidement ce spectacle. Incitée par le regard bienveillant de ces hommes et aidée par le sourire ravageur de mon fils, je me rapprochais et entamais la discussion. Ce matin là, la récolte ne fût pas bonne, une fois les poissons délivrés des mailles, la répartition des poissons s’est faite dans un certain silence. Il resta quelques poissons à la vente bientôt emportés par le restaurateur du coin dont la négociation des prix brisa ce relatif silence.

Je restais seule, hébétée devant ces filets colorés étendus sur le sable pour y être séchés. La lumière rayonna bientôt fortement, me brûlant comme pour me réveiller. La plage appartenait désormais aux vacanciers. Le soir, peu de temps avant le coucher du soleil, entre chien et loup, ces deux mondes se croisent. Les pêcheurs reviennent poser leurs filet, les voyageurs guettent le sommeil du soleil.

Notre fils profite de notre intérêt solaire pour se jeter tout habillé dans un maigre bras de rivière serpentant sur la plage. Nous protestons sans conviction pour enfin sourire devant ce petit bonhomme qui s’amuse comme un fou.

Tangalle et Unakuruwa, se réconcilier définitivement avec la côte sud du Sri Lanka

Notre dernier arrêt sur la côte sud sera réservé à Tangalle ou plutôt Unakuruwa, un petit village à quelques kilomètres. A Unakuruwa, il y a quelques maisons et restaurants et peu de solutions d’hébergement. Mais l’une d’elles est tout simplement exceptionnelle. Perché sur une colline, l’hôtel Little Tamarind surplombe la mer et offre une vue imprenable sur celle-ci. En arrivant, nous sommes charmés par le jardin tropical bourré d’écureuils, d’oiseaux (et nous le découvrirons plus tard de singes). L’édifice s’intègre très bien à cet environnement et c’est le genre d’endroit où tu n’as plus du tout envie de bouger une fois installé. Mahalia nous accueille chaleureusement et l’ombre du coup de cœur plane déjà sur nous à ce moment là.

Mahalia, passionnée de surf, nous renseigne sur les lieux à découvrir aux abords de l’hôtel. La plage « silent beach » tout d’abord, sauvage, préservée de la foule, où se mêlent habitants et visiteurs. Nous ne tardons pas à aller vérifier par nous même. La plage est incroyablement belle et surtout il n’y a aucune construction (excepté un hôtel hyper luxueux qui se fond vraiment avec la végétation et est à peine perceptible). D’ailleurs c’est grâce à cet hôtel que la plage est toujours préservée. Les rives de la plage leur appartiennent, aucun autre hôtel ne peut s’y installer. Pour autant, la plage n’est pas privatisée et tout le monde peut y aller. Je préfère cela aux hôtels qui privatisent de magnifiques plages, lésant ainsi les populations locales.

La mer est féroce ici, j’ai tenté à maintes reprises d’y entrer et j’ai vite renoncé. Les rouleaux s’abattent avec fracas. Un amas de rochers nous offre un petit havre de paix, les vagues se brisent à son contact, nous éclaboussant tout de même et nous rappelant que la mer est ici reine. Dans les creux des rochers, la vie marine est prolifique. Crabes, poissons sauteurs et autres bestioles font la joie d’Hélio qui adore les observer.

Dans la fisherman’s bay, les vagues sont plus clémentes et la baignade facilitée. Mais les principaux attraits sont ailleurs. Dans le surf ou le bodyboard pour certains (Helio aura eu le droit à sa première initiation sur une planche de bodyboard), dans la pêche pour d’autres. Les pêcheurs de la baie sortent régulièrement pour pêcher quand les conditions sont bonnes et emmènent volontiers les curieux avec eux.

Durant la sieste d’Hélio, assise sur cette sublime terrasse, alors que je tentais d’écrire un peu, un froissement végétal attire mon attention. Devant moi, à quelques mètres seulement, une famille de langurs gris fait sa vie tranquillement. C’est la deuxième espèce de singes au Sri Lanka. Ils sont, contrairement aux macaques à toque, très élégants. Ils me repèrent, mais mon immobilité rend acceptable ma présence. Je les regarde, fascinée. Des écureuils viendront eux aussi me rendre visite, sur la terrasse même. Au loin, dans la cime des arbres ce sont de nombreux oiseaux qui se baladent. Un moment de sérénité parfait qui clôture à merveille ces 10 jours dans le sud du Sri Lanka si mal entamés.

Guide pratique – quoi faire sur la côte sud du Sri Lanka ?

Comment se rendre et se déplacer sur la côte sud du Sri Lanka ?

Depuis Colombo, il y a plusieurs options pour gagner la côte sud. D’abord le train au prix dérisoire qui dessert de nombreux lieux en suivant le trait de côte.
Ensuite le bus. A colombo, la gare routière se trouve près de la gare si jamais comme nous vous changez d’avis à la dernière minute. Il y a des grands bus ou des vans qui partent. Demandez toujours les prix et à quelle heure part le véhicule. Si jamais vous voyez un bus qui part dans la même direction où il y a des gens alors qu’on vous dirige vers un bus vide demandez à aller dans celui ou il y a du monde car il partira à coup sûr en premier. Comme les bus appartiennent à des gens différents, celui à qui vous parlerez vous montrera celui qui le concerne et non pas forcément celui qui part en premier.

Ensuite pour aller d’un spot à un autre sur la côte, il suffit d’attendre le long de la route A2 et de prendre un des nombreux bus qui passent. Soyez très rapide quand vous voyez un bus car il s’arrête généralement de manière très furtive au point qu’il démarre parfois alors que tu n’as pas finis de mettre tes valises. Le temps c’est de l’argent.

Exemples de trajets sur la côte sud :

  • Hikkaduwa – Galle en tuk tuk avec un arrêt sur le chemin : 400 roupies.
  • Galle – Mirissa en bus. Prendre les bus à la sortie du fort en direction de Matara. Nous avons payé 500 roupies pour nous deux (gratuit pour Hélio).
  • Mirissa – Talalla en bus. On a d’abord pris un bus en direction de Matara (45 min – 50 roupies par personne) puis à Matara nous avons pris un bus en direction de Tangalle (45 min – 60 roupies par personne) et nous nous sommes arrêtés à Talalla.
  • Talalla – Unakuruwa en bus. Prendre sur la route principale un bus en direction de Tangalle et s’arrêter à Unakuruwa. Il y a de nombreux bus qui passent, mais nous n’arrivions pas à en attraper un avec nos bagages alors quand un van nous a proposé de nous déposer pour 500 roupies nous trois et nos valises, on a accepté.

De nombreux chauffeurs de tuk tuk vous proposeront de faire le trajet. C’est beaucoup plus cher, et peu confortable sur de longues distances avec des bagages. Cela dit, ce peut être intéressant si vous souhaitez faire des petits stops sur la route. Convenez avec le chauffeur de votre itinéraire et du prix. Celui-ci dépendra de la distance, mais également du temps que vous souhaitez passer dans chacun de vos arrêts si le trajet n’est pas direct.

Comptez 400 roupies pour 3 personnes en train de Colombo à Hikkaduwa en seconde classe (il n’y a pas de première classe sur ce trajet). En van, comptez 300 roupies par personne. Si vous avez de gros bagages, on vous fera sûrement payer une place supplémentaire car il n’y a pas de coffres.

Où sont les plus belles plages de la côte sud du Sri Lanka ? Celles à éviter ?

Nous avons déjà donné nos préférences concernant les plages de la côte sud du Sri Lanka, mais nous allons faire un petit résumé et quelques ajouts basés sur la réputation entendue sur place. Pour vous situer, voici nos critères principaux : des plages peu aménagées et peu fréquentées.

Globalement, c’est dans le sud est que vous trouverez le plus facilement des plages de sable blanc sans la foule et sans les bars et la route attenante.

  • Hikkaduwa : fuyez ! Si vous êtes dans le coin, allez faire du snorkeling à Polhena
  • Mirissa : surtout pour les baleines, mais la plage est tout de même belle, bien qu’il y ai des bars et restaurants tout du long. Ajoutez la secret beach pour un beau coucher de soleil
  • Talalla : peu de constructions, peu de monde, de la vie avec des pêcheurs, tout ce qu’on aime !
  • Unukaruwa : silent beach pour la puissance et la beauté sauvage. La vraie plage paradisiaque de carte postale. Fisherman’s bay pour le surf et la rencontre avec les pêcheurs
  • Tangalle : Paraiwella beach, nous ne connaissons pas, mais elle est réputée
  • Entre Talalla et Tangalle : Blue beach, idem, nous ne connaissons pas mais elle était très souvent conseillée. A voir tout de même, peut être qu’elle est très fréquentée.

Après cette courte liste, nous ne pouvons nous empêcher de vous conseiller de les dénicher par vous même la plage paradisiaque de vos rêves. En louant un scooter ou un tuk tuk par exemple. C’est toujours en s’écartant un peu des chemins qu’on trouve des perles :

Quoi faire à Hikkaduwa ?

J’ai tellement haï cet endroit que je ne serais sans doute pas de bon conseil. Je n’ai vu aucun intérêt à cette ville. Si vous aimez la plage et que vous êtes prêts à la partager avec beaucoup de monde et la route, pourquoi pas… Dans ce cas la plage de Narigama est plus belle que celle d’Hikkaduwa. Pour l’observation des tortues, je vous conseille plutôt d’aller faire du snorkeling dans des plages voisines pour tenter votre chance. L’expérience sera plus belle. La plage de Polhena est réputée pour cela.

Quoi faire à Mirissa ?

Mirissa est une station balnéaire appréciée pour sa longue plage idéale pour la farniente la journée et manger et boire un verre le soir. Malgré le nombre de restaurants et de bars, j’ai trouvé l’ambiance plutôt sympa.

Bien entendu, l’observation des baleines est une des activités majeures de Mirissa. Pour cela, nous vous conseillons de passer par Raja and the Whales. Leur pratique est respectueuse des baleines et leurs sorties en mer permettent aussi de collecter des données pour les scientifiques. Le guide présent s’y connaissait vraiment sur les baleines et il y avait vraiment un travail de sensibilisation.

Beaucoup d’opérateurs non certifiés proposent l’observation des baleines à prix cassé. Nous ne vous conseillons pas de passer par eux. Ils ont souvent des pratiques peu respectueuses des cétacés et n’ont pas le même degré de connaissance. Ils n’ont pas de licence et sont donc hors la loi.

Pour ce qui est des petits bateaux même si c’est tentant de vouloir vivre l’expérience en petits groupes  sachez que cela est moins respectueux des baleines car plus il y a de bateaux plus elles sont dérangées. Si chacun voulait vivre l’expérience en solo ce serait tout simplement intenable.

Pour le coucher du soleil, on vous conseille d’aller à la secret beach, vous n’aurez pas de mal à la trouver, il y a des panneaux dans le village (pas si secrète que ça du coup, mais il n’y avait pas la foule lors de notre passage). Il y a même un petit bar pour profiter davantage du moment.

Où loger à Mirissa ?

Nous avions dégoté une guesthouse qui ne payait pas de mine comme ça mais qui s’est révélée être parfaite. Il s’agit de Inuja guesthouse. La chambre était sympa et la famille adorable. On s’est sentis immédiatement chez nous. C’est très bien situé, il y a un jardin et le petit déjeuner est délicieux.

Une adresse abordable et conviviale !

Renseignements et réservation

Quoi faire à Galle ?

A Galle il fait surtout bon flâner pour saisir cette atmosphère si singulière et différente au Sri Lanka. Promenez vous sur les remparts, perdez vous dans les petites ruelles et abusez des bonnes choses à manger dans les nombreux restaurants et cafés. Si vous êtes en manque d’occidentalisation, vous pourrez faire le plein d’espressos, de crème glacée et même de croissants.

Voici les lieux à découvrir lors de votre balade :

  • faire un tour des fortifications de la tour de l’horloge jusqu’au phare
  • flâner dans la vieille ville et chercher les lieux religieux (églises réformée, église anglicane, temple bouddhiste fort Shri Sudarmalaya et mosquée Meera)
  • Découvrir les différents musées (musée national de Galle, musée maritime …)

Pour boire un bon café, faites un tour à l’héritage café, la décoration en matériaux de récupération est très sympa et le chocolat chaud avec marshmallow délicieux.

Pour un bon curry rendez vous au Coconut Sambal. Ici le curry est servi directement dans les pots en argile qui sont mis sur le feu. Vous vous servez et c’est à volonté pour 1000 roupies par personne. Le restaurant est microscopique mais ne manque pas de charme et l’équipe est super accueillante.

Si vous êtes en manque d’un bon café croissant ? C’est au Café Français que vous pourrez vous satisfaire.

Autre restaurant sympa et pas trop cher (dans le centre de Galle les prix sont très chers en comparaison du reste du pays), celui de Pilgrims. Leur rice and curry n’est pas cher et il est délicieux. Petit plus appréciable, ils ont des pailles en fer réutilisables. On apprécie le geste !

Où se loger à Galle ?

Pour être au plus près des sites d’intérêts vous pouvez loger directement à l’intérieur du fort. Bien entendu les prix pratiqués sont plus chers. De notre côté on avait dégoté une chambre très spartiate sur Airbnb, pas vraiment le plan du siècle, mais abordable donc on ne pourra pas vous aider plus sur ce coup là.

A part en vous parrainant si vous n’êtes pas encore inscrits sur la plate-forme. En vous inscrivant via ce lien, vous aurez 20 € de réduction sur votre première réservation (valable pour Galle ou n’importe où dans le monde…).

Quoi faire à Talalla ?

Talalla est vraiment un lieu idéal pour prendre le temps de ne rien faire, contempler la plage et observer la vie et le temps qui passe. Au bout de la plage, il y a quelques rochers qui protègent des vagues et peuvent permettre aux enfants de se tremper un petit peu.

Où se loger à Talalla ?

Nous avons logé au Sea view resort. Ne vous laissez pas berner par le nom, il s’agit d’une guest house très simple mais gérée par une famille adorable. Les prix sont corrects, la famille peut vous préparer des repas à la demande. Les repas sont bons. En revanche, le petit déjeuner est moyen.

Renseignements et réservation

Quoi faire à Tangalle et Unakuruwa ?

Près de notre hôtel à Unakuruwa, les deux plages silent beach et la baie des pêcheurs constituent de jolis spots pour se balader, bronzer et tenter de se baigner. Les deux lieux sont vraiment superbes.

Dans la baie des pêcheurs vous pouvez aussi observer les hommes attraper des poissons et les surfeurs se frotter aux vagues (ou vous y frotter vous même).

A Tangalle même, deux plages méritent le détour, celle de Tangalle pour sa beauté et celle qui offre une zone de baignade naturelle (le spot s’appelle Paraiwella beach park). Cette dernière n’est pas spécialement belle mais est un des rares endroits où l’on peut se baigner. C’est un lieu apprécié par les familles locales et donc un bon endroit pour rencontrer des sri lankais.

Dans les environs, vous pouvez aussi découvrir la mangrove en canoë ainsi que visiter le blow hole où s’engouffre parfois la mer ainsi que la plage réputée « blue beach ».

Où se loger près de Tangalle ?

Nous avons eu la chance d’être logés par le Little Tamarind, un superbe hôtel, soucieux de s’intégrer à son environnement et avec une belle démarche.

Le cadre est magnifique et la vue à couper le souffle. Les photos parlent d’elles mêmes. Les chambres sont spacieuses et joliment décorées. Bref, on s’y sent incroyablement bien. Le personnel est aux petits soins et la nourriture est délicieuse. La présence de nombreux animaux (oiseaux, écureuils, singes) dans le jardin participe du charme du lieu.

Renseignements et réservation

Pour manger à Unakuruwa nous vous conseillons deux lieux. Le premier situé dans le village se nomme Break point. Ici pas de menu, la famille vous amène une bassine remplie de poissons et vous choisissez ! Notre repas était délicieux et la famille est adorable. Hélio a aimé cet endroit car il a pu jouer avec les enfants des propriétaires.

Le deuxième restaurant se trouve sur la silent beach, vous n’aurez pas de mal à le trouver, c’est le seul de la plage. Il s’agit plutôt d’une petite paillote mais les repas sont bons et pas cher. Idéal pour terminer la journée à la plage.

Quand visiter la côte sud du Sri Lanka ? A quelle saison ?

La saison de la mousson dans le sud (yala) s’étend de mai à aout, où les pluies sont abondantes. Mieux vaut donc éviter cette période. La haute saison touristique se situe elle aux alentours du mois de janvier. Nous y étions en mars et il y avait encore pas mal de monde. Octobre / novembre ou mars / avril sont sans doute les meilleurs moments pour avoir du beau temps (sans garantie !) et un peu moins de monde. Mais sachez que la plupart des visiteurs au Sri Lanka vont sur la côte sud et dans certains coins, cela s’apparente presque à du tourisme de masse. Heureusement il y a encore de superbes coins épargnés ! Surtout au sud est.

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