Nichée au cœur du Dodécanèse, ce chapelet d’îles grecques situé à l’extrême orient de la Méditerranée, Kos a tous les ingrédients pour séduire les visiteurs. Une histoire riche, une culture bien vivante, de belles plages, des montagnes volcaniques impressionnantes, une gastronomie savoureuse…

Mais ne vous y trompez pas, pour atteindre toutes ces beautés, il faut creuser un peu, quitter les plages aménagées pour s’enfoncer dans les terres, explorer les coins de la côte oubliés, aller à la rencontre des habitants.

Kos est une île magnifique, et beaucoup l’ont compris. S’il faut savoir partager les endroits les plus touristiques, il suffit de s’écarter un peu pour (re)trouver le calme et la saveur locale de l’île. Je vous emmène à la découverte de mes plus belles trouvailles, entre nature, culture et histoire.

Ce voyage est le fruit d’un partenariat avec Discover Greece, une association qui vise à promouvoir le patrimoine de la Grèce et apporter un maximum d’informations aux voyageurs sur la destination via son site internet (en français). Nous avons construit ce parcours ensemble, en fonction de mes centres d’intérêt.

kos dedocanese

Kos côté montagne : entre volcans et panoramas

L’île de Kos, comme ses voisines, est d’origine volcanique. Une impressionnante chaine de montagne traverse ainsi l’île, dominée par le mont Dikaios.

C’est cette chaine volcanique qui marque fortement le paysage de Kos, lui donne un caractère dramatique, impressionnant et séduisant.

Pourtant, ces montagnes sont peu explorées par les visiteurs et ont été progressivement délaissées par les habitants après la seconde guerre mondiale. Les agriculteurs leur préférant les plaines aux conditions d’accès plus aisées.

kos montagne

Mais cette tendance s’inverse de nouveau, des bergers reviennent dans les montagnes, des agriculteurs replantent des oliviers sur leurs flancs. L’attraction pour ces espaces naturels majestueux est trop fort. L’envie de retrouver un mode de vie en connexion avec la nature se fait plus pressant.

En parcourant Kos, je n’ai pas pu résister à l’envie d’arpenter ces montagnes souvent arides, parfois boisées. Si d’en bas on ne perçoit que cette impressionnante barre montagneuse, en la parcourant on découvre des villages pleins de charme, des églises, de petites fermes et même des curiosités naturelles.

kos église

Mais tout n’est pas facilement accessible par la route. La montagne est parsemée de pistes en terre qui ne peuvent être empruntées qu’en véhicule tout terrain, à vélo ou à pied.

J’ai donc rejoint une excursion proposée par uncharted escapes, qui propose de découvrir les coins inaccessibles des montagnes de Kos. Coup de chance, étant le seul anglophone ce jour là (les autres étant germanophones), j’ai eu le droit à un tour privé. Me permettant ainsi d’aller à mon rythme.

kos point de vue

Durant cette journée, je ne compte plus le nombre de points de vues époustouflants, de petites églises orthodoxes pleines de charme (il y en a plus de 300 sur l’île !), de villages aux maisons blanches s’accrochant à flanc de collines.

C’était une excursion parfaite pour découvrir des coins inaccessibles autrement, mais aussi repérer des endroits dans lesquels je pourrais revenir plus tard pour me poser et savourer tranquillement.

Je retiens particulièrement certains coins étonnants.

Une construction rocambolesque

A commencer par ce bâtiment construit sur un promontoire improbable. On ne sait pas aujourd’hui a quel usage était destinée cette construction. Quelle idée ?! Sans doute une volonté de démonstration de force…

kos construction

Un petit lac de montagne improbable

Ensuite, ce petit lac au sommet de la montagne. Un coin à part, l’eau étant rare à cet endroit, amenant la vie. D’ailleurs des oiseaux étaient présents lorsque nous sommes arrivés et les traces dans la boue laissaient présager un passage de faune important.

Le village fantome de Paelo Pyli

Autre curiosité en disant long sur l’histoire récente de l’île et l’exode rural d’après guerre, le village abandonné de Paleo Pyli. Au bout d’une piste poussiéreuse, un village fantôme d’une centaine d’habitations regarde vers la mer. Les toits ont disparus, seuls les murs subsistent, abritant quelques chèvres déambulant à la recherche d’herbes rases.

Seule l’église a été préservée, entretenue par les habitants de la région. Chaque année, des fidèles se réunissent lors d’une fête pour célébrer le sain auquel est dédiée cette église.

Une source bienfaitrice

Quand on allie eau et volcanisme, on obtient parfois de petits miracles. Comme cette source naturelle chargée en oligo-éléments. Une sorte d’oasis au milieu d’un paysage aride.

source kos

Zia, le spot idéal pour le coucher du soleil

Zia, c’est LE village touristique des montagne de Kos. Si par certains aspects il a perdu de son charme, notamment dans la rue principale bordée de boutiques de souvenirs et autres échoppes touristiques. Il est facile de retrouver un peu de ce que devait être ce village à l’origine, avec ses ruelles étroites et pentues. En s’écartant un peu, le calme se fait, les petites maisons blanchies à la chaud et copieusement fleuries délivrent une ambiance délicieuse.

eglise de zia sur l'ile de kos

Zia m’a donc laissé une impression d’entre deux. D’un côté une rue principale très touristique et des gros bus déversant des groupes trop importants pour la taille du village. D’un autre des petites ruelles charmantes pour peu qu’on s’éloigne un minimum, et surtout une vue à couper le souffle sur l’île de Kos.

Car c’est là le vrai clou du spectacle. S’il y a de nombreux points de vues disséminés dans la montagne, celui depuis Zia est sans conteste le plus beau. D’ailleurs je suis revenu un soir à Zia pour observer le coucher du soleil absolument magique.

coucher de soleil à zia sur l'île de Kos

Kos côté plage : sage ou sauvage

La plage, c’est ce qui attire en premier lieu la plupart des visiteurs. Il n’y a qu’a en juger le nombre d’hôtels en bordure de plage et les bordées de transats alignés sur le sable. Moi qui suis plus plage sauvages, j’ai du faire un petit effort pour m’éloigner des plages trop aménagées avec parasols, bars de plage et autres scooters des mers.

C’est sans doute le point le plus compliqué à Kos, car l’essentiel du tourisme est balnéaire, ainsi la plupart des plages sont très fréquentées.

Étant arrivé en fin de saison, il y avait déjà beaucoup moins de monde et on ne se marchait pas dessus. Mais pour trouver des plages désertes et sauvages, cela reste difficile. Mais c’est possible !

limnionas beach kos

Pour cela, rien de mieux que prendre sa voiture ou son scooter et longer la côte à la recherche de petites criques. En s’éloignant du centre de l’île, en particulier vers le sud de Kos, les visiteurs se font plus rares et les plages sauvages. Mais en septembre, j’ai également trouvé des petits coins tranquilles à l’abri des regards, me retrouvant pratiquement seul.

Ne vous étonnez pas si vous tombez nez à nez avec quelques nudistes, eux aussi à la recherche de coins plus intimes !

Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est que le relief aidant à Kos, on peut facilement avoir des points de vue élevés en bord de mer, laissant apparaitre les côtes déchirées sur fond azuré.

kos mer baignade

Aussi, certaines plages présentent des spécificités tout à fait étonnantes, qui valent bien de les partager avec d’autres voyageurs.

Therma beach

Therma beach, c’est l’alliance du volcanisme avec la mer. Une source d’eau chaude descend des montagnes pour se jeter dans la méditerranée, réchauffant l’eau au pied d’une falaise impressionnante.

therma beach kos

Suite à un tremblement de terre il y a quelques années, l’eau est devenue plus chaude, rendant la baignade directement dans la source difficile. Mais il suffit de s’éloigner de quelques mètres pour sentir sa chaleur tout en restant à température agréable.

therma beach kos hot water

Au-delà de cette curiosité géologique, le site en lui-même est impressionnant, le falaises à cet endroit étant hautes et à pic.

Un conseil tout de même, allez-y de bonne heure pour éviter de croiser trop de visiteurs, en particulier si vous y allez en été. Cette beauté est très connue sur l’île et un peu victime de son succès lors du pic saisonnier.

Plage d’Agios Stefanos

Sur la plage d’Agios Stefanos, c’est l’alliance entre histoire et plage qui m’a séduit. Une ancienne basilique était présente directement sur un promontoire rocheux entre deux plages. Aujourd’hui en ruine, se balader entre les anciens pylônes entre deux baignades est une expérience étonnante.

Pour ne rien gâcher, la vue sur la baie de Kefalos et la petite île et Kastri est superbe. C’est la plus belle plage aménagée sur Kos selon moi.

agios stefanos beach kos

En plus, si vous êtes équipé, le snorkeling est très sympa autour de Kastri et les petits rochers entourant l’îlot.

Limnionas beach

Cette dernière plage qui a retenu mon attention, c’est un producteur d’huile d’olive qui m’en a parlé. J’avais repéré qu’il avait un masque de plongée dans sa voiture. Je lui ai donc demandé quels sont les meilleurs spots de snorkeling à Kos et il m’a spontanément parlé de Limnionas beach.

En arrivant sur place, belle surprise, la couleur de l’eau est absolument splendide. Abritée par une petite digue, la plage est un havre tranquille où je n’est croisé que très peu de monde. Quand au snorkeling, il était effectivement très sympa le long de la digue avec pas mal de poissons et même quelques poulpes si vous cherchez bien.

limnionas beach kos snorkeling

La digue abrite en fait un tout petit port de pêche, donnant un charme particulier à cette plage.

Pour d’autres plages, je vous invite à aller regarder mes suggestions dans les infos pratiques.

Kos côté campagne : des savoirs-faire à la reconquête de la nature

N’allez pas croire qu’entre la côte et la montagne, il n’y a rien d’autre à Kos.

Une grande plaine s’étend au pied des montagnes, parsemée de champs d’oliviers et de vignes, ainsi que de certains monuments historiques et curiosités semi-naturelles.

J’ai eu envie d’aller dans cet entre deux, cet espace où les habitants de Kos vivent généralement. En savoir un peu plus sur leur quotidien, leur histoire, leur environnement.

L’art de la production d’huile d’olive

Deux produits nobles font la réputation de Kos, le vin et l’huile d’olive. Si je connais assez bien le processus de fabrication du vin, je suis néophyte en ce qui concerne l’huile d’olive.

Je suis donc allé à la rencontre d’un producteur, Koakos Elaionas, afin d’en apprendre plus sur cette huile si caractéristique de la méditerranée. Déjà j’ai appris qu’absolument toutes les parties des oliviers étaient utilisées, que ce soit les feuilles, les olives, les noyaux, ou les branches.

Ensuite, j’ai découvert une subtilité dans le processus de récolte et d’élaboration que je ne soupçonnais pas. Chaque étape est très précise et le moindre changement altère le gout de l’huile d’olive. C’est d’ailleurs ce qui fait que chaque producteur possède sa signature, à l’instar du vin. De nombreux parallèles peuvent être faits.

Koakos Elaionas

M’intéressant réellement au travail du producteur, j’ai même eu le droit à une petite visite de sa plantation d’oliviers, avec encore moults détails sur cet arbre fascinant.

Koakos Elaionas olive

Les salines de Tigaki, ou la reconquête de la nature

Depuis le village de Zia, j’avais pu observer une large étendue plane, en partie blanche. Impossible de ne pas remarquer ce vaste espace. Ce sont d’anciennes salines, inutilisées depuis des années.

Cet espace, devenu un lac d’eau salée peu profond, est peu à peu redevenu sauvage. Inexploité, cet espace constitue désormais un havre pour de nombreux oiseaux qui viennent soit s’y reposer, soit s’y nourrir.

saline tigaki kos

Je ne pouvais pas louper une telle occasion, je suis donc allé voir ces anciennes salines de plus près. Je dois dire que bien m’en a pris, car c’est sans doute le lieu que j’ai préféré à Kos.

En cette période, à la fin de l’été, le lac est au plus bas. Il ne reste de l’eau qu’au centre, les oiseaux se concentrant dans cet espace. Les bords sont donc constitués d’un sol blanc solide, une croute de sel donnant une atmosphère particulière.

La belle surprise, c’est que parmi les centaines d’oiseaux, il y avait des flamants roses ! Des juvéniles pour être plus exact, au teint encore foncé. Ils ne prennent leur teinte blanche et rose que plus tard, le rose venant en fait des minuscules crustacés dont ils se nourrissent.

flamingo kos

A cette époque de l’année, les flamants roses ne sont plus sensés être là, ces oiseaux étant migrateurs. Mais certains jeunes ont préféré rester cette année, les conditions le permettant surement. Tant mieux pour moi !

Ils n’étaient pas très proches du bord, mais qu’importe, cela a suffit à mon bonheur.

tigaki flats

J’ai tellement aimé l’endroit que je suis venu trois fois, dont deux fois au coucher du soleil, rendant les lieux absolument magiques. Et une fois à cheval avec Erica’s horse farm avant d’aller sur la plage de Marmari admirer le crépuscule. Si vous y allez en été, vous aurez même l’opportunité de vous baigner dans la mer avec votre cheval.

La forêt de Plaka, des paons et des pins

Étant toujours friand d’espaces naturels, j’avais lu qu’il y avait une forêt dans le centre de l’île, des paons s’y promenant librement. Je me suis donc rendu à la forêt de Plaka avec curiosité. Les paons n’étant pas forcément originaires de ce coin, je ne savais pas trop à quoi m’attendre.

Une fois sur place, je découvre d’abord une très belle forêt de conifères qui doit amener une belle fraicheur en été. Par certains aspects, elle me fait penser à Fontainebleau avec son sol sablonneux et ses rochers affleurants. En poursuivant jusqu’au parking, j’aperçois une bonne trentaine de paons s’affairant autour de quelques personnes.

kos paon plaka foret

Je comprends alors immédiatement que ces paons sont nourris et que leur présence ici n’a rien de naturel. Cela retire un peu du charme je l’avoue. Il y a également des chats en nombre. De petits parasols ont même été installés pour eux. Un petit business s’est développé autour de ces animaux. On peut évidemment acheter de la nourriture pour eux ou faire un don… Je ne suis pas fan de ce genre de pratique, cela pourrait laisser croire qu’on peut nourrir des animaux sauvages dans d’autres contextes, ce qui peut créer des soucis de comportement de leur part, ou des maladies.

Toujours est-il que la forêt est très belle, je décide alors d’en profiter pour m’enfoncer dans celle-ci et profiter de sa douce protection.

foret plaka kos

Des moulins, des églises et des forts

Bien d’autres intérêts se nichent dans les plaines de Kos, en particulier côté patrimoine. Les églises sont omniprésentes, mais aussi des traces de l’histoire tourmentée de l’île, ayant subi l’influence de multiples civilisations au cours du temps. Sa situation géographique en fait un carrefour au sein de la Méditerranée, entre les influences grecques bien sûr, mais aussi la Rome antique, l’empire Ottoman et plus récemment l’Italie.

moulin kos

Toutes ces influences ont laissé des traces disséminées sur l’île, comme le fort d’Antimachia.

Mais c’est sans aucun doute dans la ville de Kos, la « capitale » de l’île que ces monuments se concentrent et apparaissent de manière évidente.

Kos, la ville côté histoire : d’Hippocrate à nos jours

Une visite de l’île de Kos ne serait pas complète sans avoir arpenté sa capitale du même nom. Car la ville de Kos est un concentré de l’histoire de l’île, de la Grèce antique à nos jours. Des traces de cette histoire aux multiples influences sont encore bien présentes aujourd’hui dans Kos à travers des monuments historiques et musées, mais aussi une ambiance.

Je commence ma visite par la star de Kos, dont vous avez forcément entendu parler, bien qu’elle ai vécu il y a 2500 ans… Hippocrate est né et a vécu à Kos. Ce médecin de l’antiquité a laissé une empreinte forte dans l’histoire de cette discipline, léguant notamment le fameux serment d’Hippocrate. Il est souvent considéré comme le père de cette discipline, lui qui a fait de la médecine une profession à part entière, scindant celle-ci du divin et des autres matières comme la philosophie.

L’arbre d’Hippocrate

A Kos, l’emblème, la trace la plus palpable de sa présence sur l’île réside en un arbre majestueux. Trônant dans le centre de la ville, un platane de 500 ans s’étale avec grâce, apportant une ombre bienfaitrice. Cet arbre, ou plutôt un de ses ancêtres vu son age, aurait vu Hippocrate enseigner la médecine à ses disciples il y a plus de 2000 ans…

arbre d'hippocrate kos

L’information n’est pas vraiment vérifiable, mais j’ai envie d’y croire.

Le site d’Asclépiéion

L’autre indice fort de sa présence se trouve dans le site d’Asclépiéion, à quelques kilomètres de Kos. Un Asclépiéion, c’est à l’origine un temple dédié au dieu romain Asclépios, dieu grec de la médecine, fils d’Apollon. Son symbole, le caducé est encore utilisé aujourd’hui.

Asclépiéion a représenté le plus grand hôpital de la Grèce antique, actif du IVe siècle avant J.C., jusqu’au VIe siècle. S’il a été construit après sa mort, il s’est basé sur ses enseignements et a marqué l’histoire de la discipline pendant plus de 1000 ans.

site d'Asclépiéion à Kos

C’est sans doute le site archéologique le plus significatif de Kos, et sa visite est une expérience intéressante pour se plonger dans l’histoire gréco-romaine de l’île.

Une déambulation historique où les époques se croisent

Ce que je préfère pour découvrir une ville, c’est de commencer par déambuler au hasard. Humer l’ambiance, me laisser porter. C’est le meilleur moyen selon moi pour se laisser surprendre et voir au-delà des lieux emblématiques déjà bien identifiés. On finit souvent par retomber sur des places ou lieux déjà décrits dans les guides ou blogs, mais c’est une autre saveur de les découvrir par hasard, et puis on est pas à l’abri de découvrir une perle cachée, faire une rencontre inattendue.

C’est un peu par hasard que je suis rentré dans les anciens thermes réhabilités. Une partie hammam et une partie bains turcs révèlent une ambiance très particulière, signe de l’influence ottomane qui dura des siècles.

kos hammam

D’ailleurs cette influence est plus que visible dans le centre historique, notamment par la présence de deux mosquées.

kos mosquée

Mais le plus notable, c’est probablement les vestiges de l’époque romaine qui parsèment la ville, avec l’ancien agora situé en plein coeur de la ville, ainsi que l’odéon (théatre) un peu plus au nord.

kos theatre romain

Sur le port, impossible de louper le château de Kos, ou forteresse de Neratizia. Située à l’entrée du port, cette fortification du XIVe siècle nous projette à une toute autre époque, bien plus récente.

Enfin, le musée d’archéologie offre une vue d’ensemble sur ce passé riche de Kos, situé dans une villa construite par les italiens en 1936, finissant ce grand écart de la Grèce antique à nos jours.

Se promener dans la ville de Kos, c’est ainsi déambuler dans l’histoire et dans l’espace, entre différentes époques et lieux. Un concentré du bassin méditerranéen en somme, à l’interface entre orient et occident.


Guide pratique : visiter l’île de Kos en Grèce

Comment se rendre sur l’île de Kos ?

Kos étant une île, qui plus est éloignée de la partie continentale de la Grèce, l’option avion est la plus adaptée, surtout si vous n’avez pas une longue durée de séjour devant vous.

Je me suis envolé avec aegean airlines qui propose des vols depuis les principales villes de France jusque toutes les îles grecques possédant un aéroport (directement ou via olympic air).

Le vol était très agréable, avec un espace important pour les jambes (ce n’est pas anecdotique pour un grand comme moi !) et suffisamment de place pour les bagages à main (c’est assez rare aujourd’hui pour être noté !).

A ma connaissance, il n’y a pas de vol direct depuis la France vers Kos, une escale à Athènes est nécessaire.

Infos et réservation

Où dormir sur l’île de Kos ? Quel hôtel choisir ?

Pour me loger à Kos, j’étais invité par deux hôtels.

Le Zorba beach hotel à Tigaki

Cet hôtel de type club accueille principalement des français. Un avantage si vous ne parlez pas anglais, un inconvénient si vous cherchez le décalage culturel. Si l’ambiance club festif vous attire, alors ce peut être une option intéressante. Ce n’est pas trop mon truc personnellement, mais à chacun ses préférences !

Infos et réservation

Le Caravia beach hotel & bungalows à Marmari

Cet hôtel haut de gamme situé en bord de plage offre un cadre très confortable pour un séjour à Kos. J’avais la chance d’être logé dans une suite donnant directement sur une grande piscine. Malgré la taille de l’hôtel, l’ambiance était très calme.

Si je suis adepte des logements de taille plus modeste en général, je doit reconnaitre un côté très pratique à cet ensemble, avec toutes les infrastructures sur place pour manger et se détendre et même un petit parc de loisirs pour les enfants qu’Hélio aurait à coups sûrs adoré.

Le point particulier qui me fait vous recommander cet hôtel : son engagement environnemental. Le Caravia est labellisé clé verte, et sa plage est pavillon bleu. Au-delà des labels, j’ai pu constater de réels efforts menés dans ce sens.

Infos et réservation

Où manger à Kos ? Mes bonnes adresses

Deux restaurants ont particulièrement retenu mon attention à Kos, pour des raisons très différentes.

Periklis tavern à Mastihari

Une taverne de cuisine Grecque traditionnelle. En apparence, vous pourriez vous dire qu’il s’agit d’un restaurant comme il y en a beaucoup à Kos. Mais en apparence seulement. Car non seulement la nourriture est délicieuse, mais en plus le patron saura vous accueillir et vous guider à merveille.

Un signe qui ne trompe pas, de nombreux locaux viennent manger à Periklis tavern.
Je me suis laissé guider par le propriétaire sur le choix des mezzes et je n’ai pas regretté. Rien ne lui fera plus plaisir que lui accorder votre confiance pour manger comme un vrai local comme il aime à le dire. Ne lui parlez pas de moussaka ou de gyros, bon uniquement pour les touristes selon lui !

Je suis venu seul, mais je ne me suis pas ennuyé une seconde… Convivialité garantie.

Infos Periklis tavern

Restaurant Lofaki à Giapyli

Le restaurant Lofaki est sans doute un des plus beaux de Kos, si ce n’est le plus beau. Situé à l’écart de la ville, dans les hauteurs, il offre une vue incroyable sur toute l’île. Le panorama au coucher du soleil est juste dingue.

La nourriture quant à elle est très bonne, avec des plats traditionnels légèrement revisités pour les mettre au gout du jour. La belle surprise, c’est que malgré le cadre et la qualité du service, les tarifs restent tout à fait abordables.

lofaki restaurant kos

Ce serait vraiment dommage de se priver. En haute saison, je pense qu’une réservation est indispensable.

Infos Lofaki

Les transports à Kos

Kos ne révèle ses trésors que si l’on prend le temps de l’explorer sous toutes les coutures. Ce qui nécessite de se déplacer ! Vous verrez surement des buggys et autres engins destinés au tout-terrain sur les routes de l’île. Ils sont souvent loués dans les gros hôtels. Personnellement ce n’est pas vraiment de mon goût, ces engins ne sont pas destinés à l’asphalte et hors des chemin balisés, ils ont un impact non négligeable sur l’environnement. Or, si on regarde les conditions de location, il est interdit de sortir des routes bitumées… Louer un tel engin est donc un non sens selon moi. Je ne parle même pas de ceux qui roulent sans casque, torse nu.

Vous l’aurez compris, ce n’est pas l’aspect que j’ai préféré à Kos…

Transports en commun, les bus

Un réseau de bus traverse l’île de Kos. Il rejoint la plupart des villes du pays, avec une fréquence variable selon les axes. Sur les axes bien empruntés, comptez un bus toutes les heures. C’est une solution intéressante si vous restez sur les principaux axes, et ne visitez pas les endroits les plus reculés de l’île. Mais pour aller explorer davantage l’intérieur de Kos, faire de courts stops, le bus limitera rapidement vos possibilités.

Horaires et tarifs

Louer une voiture à Kos

Pour explorer en profondeur l’île de Kos, louer une voiture (ou un scooter) est presque indispensable, à moins d’avoir beaucoup de temps.

J’ai bénéficié des services de fanos travel. Le service offert était très pratique, la voiture est amenée là où vous souhaitez. Par exemple, à mon arrivée à l’aéroport, quelqu’un m’attendait avec la voiture. Quand je suis parti visiter l’île de Patmos, un représentant est venu chercher la voiture à la gare maritime et l’a rapportée à mon retour.

Ils font également de la location de bateaux, mais ça, je n’ai pas pu tester !

Infos et réservation

Quelques conseils si vous conduisez dans le Dodécanèse

Les routes principales sont larges et en bon état, mais les routes secondaires étroites et parfois abimées. Il faut donc être vigilent. Pas mal de routes ne sont pas goudronnées, ne faites donc pas trop confiance à votre GPS de ce côté-là. Pour rappel, il est interdit d’aller sur les pistes non asphaltées avec un véhicule de location. Si vous avez un problème en dehors des routes, vous n’êtes pas assuré.

Autre point de vigilance, les ronds points ne fonctionnent pas de la même façon à Kos. Quand on est engagé dans le rond point, on doit céder le passage aux voitures qui arrivent dans le rond point, contrairement à ce qui se fait en France. J’ai failli me faire avoir la première fois, alors pensez-y !

Ferry vers les autres îles du Dodécanèse

Depuis Kos, il est facile de naviguer vers les autres îles à proximité ou vers la Turquie toute proche (Bodrum notamment). Pour cela, rendez-vous au port de Kos, des guichets de vente de billets se trouvent sur place. Sinon vous pouvez bien sûr acheter en ligne.

Pour me rendre à Patmos, j’ai pris le ferry de Dodekanisos seaways qui relie les îles du Dodécanèse notamment. Le ferry fait des haltes rapides dans chaque île et peut emporter quelques voitures. Il m’a fallu deux heures pour relier Patmos à l’aller et deux heures trente pour le retour.

Infos et réservation ferrys

Que faire, que voir à Kos ?

Un petit résumé de ce que je vous conseille de faire et voir à Kos. C’est subjectif bien sûr !

  • Explorer les plages sauvages de Kos
  • Admirer le coucher du soleil depuis le village de Zia
  • Se perdre dans le village abandonné de Paleo Pili
  • Explorer les montagnes de Kos
  • Observer les flamants roses des salines de Tigaki
  • Faire une balade à cheval sur la plage au coucher du soleil
  • Découvrir le processus de fabrication de l’huile d’olive (et goûter !)
  • Visiter la ville de Kos
    • arbre d’Hippocrate
    • ancien théatre romain
    • le port et son château
    • les anciens thermes
    • l’ancien agora
    • ruines d’Asclépiéion
    • musée d’archéologie

Quelles sont les plus belles plages de Kos ?

Question complexe, puisque cela dépend des centres d’intérêt de chacun (aménagée ou sauvage, avec ou sans vagues, étendue ou cachée dans une crique, etc.). Voici mes plages coup de cœur :

  • therma beach, pour ses falaises et sa source d’eau chaude (mais allez y tôt le matin pour éviter d’avoir trop de monde)
  • Agios stefanos beach, pour les ruines de la basilique directement sur la plage, la vue sur la baie de Kefalos et l’ilot (très bon spot pour le snorkeling)
  • Limnionas beach, pour ses eaux turquoises protégées par une digue et comme spot snorkeling (peu de monde)
  • entre camel beach et magic beach, un promontoire rocheux permet d’avoir une superbe vue sur la côte, un très bon moyen aussi de repérer la petite crique peu fréquentée pour vous poser
  • plage de Mastihari, pour les amateurs de sports nautiques comme le windsurf ou le kit surf
  • et surtout, n’hésitez pas à longer la côte à la recherche de votre petit coin secret ! Il y en a encore, mais ils ne sont pas sur les cartes et encore moins sur tripadvisor, alors à vous de les dénicher :)
kos plage

Quand visiter le Dodécanèse, à quelle saison ?

Kos joui d’un climat méditerranéen très agréable. S’il fait chaud au cœur de l’été, il y a souvent du vent permettant de se rafraîchir un peu. Il est possible de visiter l’île toute l’année, mais si vous souhaitez vous baigner, l’hiver n’est bien sûr pas conseillé.

La période idéale selon moi est le mois de septembre, jusque mi/fin octobre. Si l’eau sera un peu plus fraiche, elle reste baignable, et surtout, vous aurez un climat idéal. Pas trop chaud, mais ensoleillé. Aussi, point très important pour moi, il y a beaucoup moins de visiteurs à cette période. Les lieux les plus touristiques sont donc bien plus agréables à visiter et l’atmosphère encore plus détendue qu’en juillet / août.

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