Son nom fait marrer les enfants et rêver les parents (à moins que ce soit l’inverse). Le lac Titicaca, à cheval sur le Pérou et la Bolivie est une invitation au voyage. Tout est là : le lac bien sûr, les hautes altitudes (3812m), une culture bien ancrée et bien sûr le plus important, les lamas 😉

Le Titicaca, plus haut lac d’altitude navigable au monde, est le centre de la culture andine.

Tout pour attirer les voyageurs, beaucoup de voyageurs, et nombreux sont ceux, croisés sur la route qui se sont dits déçus de cet afflux, en particulier côté péruvien.

Certes, les îles du lac sont très fréquentées, qu’à cela ne tienne ! Si vous ne voulez pas de la foule, le lac est immense… Et nombreux sont les lieux où vous pourrez l’admirer et papoter avec les habitants sans croiser un touriste.

Nous avons jeté notre dévolu sur la péninsule de Capachica, un petit bout de terre aux allures insulaires, assez facilement accessible par la route.

La tranquillité sur le lac Titicaca (altitude 3812 m), ça se mérite !

Je dis assez facilement, parce qu’en dehors de la saison touristique, les taxis collectifs ne sont pas légion pour se rendre sur la péninsule, dans le village de Llachon, et nous avons bien failli rester coincé à ses portes. Heureusement, le miracle de la télépathie aidant, quand il y a quelques passagers, il finit toujours par y avoir un véhicule qui arrive… Ça fonctionne un peu comme ça en milieu rural, s’il y a du monde un véhicule vient en général, mais personne ne semble prévenir personne, étrange…

Bref, Llachon, c’est un peu le village de carte postale. Une petite place avec son église, des petites maisons à flanc de colline, tournées vers le lac.

Juste au dessus, des champs en terrasse où poussent maïs, manioc, haricots, pommes de terres (un système de rotation de cultures sur 12 ans!)…

patates
Ici ce sont des patates !

C’est dans une ambiance de fin de soirée que nous arrivons sur place, comme d’habitude sans rien avoir prévu pour le logement. Mais d’après ce qu’on sait, il y a de quoi faire.

A notre arrivée, une dame nous dit que les pensions sont à une heure de marche. Sic, la nuit tombe, pas bon ça…

Il y a bien une petite hospedaje sur la place du village, mais c’est franchement pas terrible et loin du bord du lac. Nous décidons donc d’avancer le long de la rive pour tenter notre chance ailleurs. D’autres personnes en route nous confirment que c’est loin, mais on se dit qu’avec un peu de chance, il y d’autres endroits avant. Souvent, nous remarquons qu’on nous indique le ou les hostels les plus fréquentés par les étrangers en omettant tout un tas d’endroits tout aussi, voir plus sympathiques, mais moins « international ».

Et nous avons bien fait d’insister. Sur le bord de la route, un monsieur nous interpelle depuis sa maison « vous cherchez un logement ? Nous avons une chambre pour vous ». Parfait ! La petite famille possède deux petites chambres pour accueillir les voyageurs, rustiques mais agréables, pour quelques sous.

La maison en terre battue est construite autour d’une jolie cours intérieure fleurie et fait face au lac.

Quelques jours tranquilles chez l’habitant à Llachon, dans la péninsule de Capachica

Nous sommes dans une famille d’agriculteurs / pêcheurs, dans un petit village, au bord du lac titicaca. Exactement ce que nous souhaitions ! Les habitants de la péninsule de Capachica ont leurs propres habits traditionnels et surtout des chapeaux très originaux qui ont beaucoup plu à Laura.

Nous passons trois jours dans ce superbe cadre, alternant balades et discussions avec la famille.

Au début, nous sommes accueillis avec un peu de timidité, puis la confiance s’installe et les échanges peuvent se faire en toute simplicité.

Ici, la plupart vivent de l’agriculture, de la pêche et d’un peu d’élevage de truites. C’est une agriculture vivrière, les surplus sont vendus pour les petits achats nécessaires, les frais d’école et les rares loisirs etc. Une vie simple qu’ils ne souhaitent pas changer.

lac titicaca, pérou
Berger avec option vue de rêve

La ville et son bordel ambiant, non merci ! Ces dernières années, plusieurs coopératives d’habitants se sont créées pour accueillir des touristes dans les maisons. La plupart viennent par l’intermédiaire d’agences et quelques uns spontanément, comme nous.

Par les agences, ils sont souvent très mal payés (voir pas du tout) apparemment, alors que les gens payent beaucoup plus chers que s’ils viennent directement. Bref, un peu d’abus, comme souvent. Mais il y a tout de même des agences honnêtes…

Au final, on ne peut pas dire qu’on aura fait grand chose à Llachon, mais être ici suffit. Partager le quotidien de la famille quelques jours, aller nourrir les truites sur le lac Titicaca, jouer avec le gamin, bavarder, se balader dans la campagne, regarder le match de volley sur la place du village…

Un séjour loin de tout qui nous a fait un bien fou !

En revanche, depuis une question nous hante : Mais que signifie ce panneau ?

Que veut dire ce panneau ? Attention au gang des ponchos ?
Que veut dire ce panneau ? Attention au gang des ponchos ?

Étape suivante, le lac Titicaca côté bolivien, avec la mythique isla del sol (épicentre de la culture inca).

Infos pratiques – conseils pour la visite du lac titicaca à Llachon

Carte du lac Titicaca – péninsule de Capacahica

lac titicaca carte

Transports vers la péninsule de Capachica et Llachon

Se rendre à Llachon : A partir de Cuzco, prendre le bus direction Puno mais demandez à vous arrêtez à Juliaca (30 soles 5-6h).

A Juliaca, demandez le terminal d’où partent les combis pour Capachica (3 soles – 1h). De Capachica, il y a des combis (2,5 soles 1h) ou taxis collectifs vers llachon. Hors saison, il n’ y en a pas beaucoup, donc prévoyez d’arriver tôt (le dernier était à 17h). Il y a également des taxis privés (qui essaieront de vous faire croire qu’il n’y a plus de transport collectif…), mais c’est beaucoup, beaucoup plus cher.

Le trajet de Cuzco à Llachon peut se faire dans la journée mais partez tôt pour ne pas rester coincé à Juliaca.

Depuis ou vers Puno, il y a quelques minibus directs vers Llachon.

Logement à Llachon

Beaucoup de possibilités chez l’habitant, mais aussi quelques hostels plus loin vers Santa Maria si vous avez besoin de plus de confort.

Nous avons payé 30 soles (8 €) la chambre double. La maison était située en bordure du chemin principal, sur la droite, environ 200 m après le terrain de basket. Mais pas facile à trouver car il n’y a aucun panneau… Demandez Dioniso et Rosa Capacmamani.

Repas

Là c’est un peu plus compliqué, il y a une petite épicerie sur la place du village, mais vraiment pas grand chose à se mettre sous la dent, et pas de restaurant. Le mieux est donc de manger avec la famille qui vous héberge. C’est un peu plus cher que les restos économiques ailleurs au Pérou (entre 10 et 12 soles, 3 €), mais c’est du sur mesure, bio et local !

Que faire, que voir sur la péninsule de Capachica ?

Sur la péninsule, nous vous conseillons la balade jusqu’au « mirador » qui offre une belle vue sur toute la péninsule de Capachica, le lac et les îles côté Pérou.

Il est possible d’organiser des excursions en bateau vers les îles connues comme Amantani, Taquile ou Uros. Mais en pleine saison, c’est blindé de touristes et hors saison, ça vous coûtera cher, car difficile de trouver des gens pour partager les frais.

Par contre, un petit tour sur le lac avec les pêcheurs pour nourrir les truites ne vous coûtera quasiment rien (1 €).

Le lac titicaca loin de la foule
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Pour en savoir plus sur le lac Titicaca et sa légende, vous pouvez jeter un oeil à wikipedia (mais revenez après hein !)

Vous voulez visiter le lac Titicaca côté bolivien ? Nous vous emmenons sur la mythique isla del sol (épicentre de la culture inca).

Pour aller plus loin

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