Laguna 69… Vous imaginiez quoi bande de coquins ? Ce n’est qu’une randonnée ! Bon, c’est vrai qu’on est quasiment montés au 7e ciel, 4600 mètres pour être exact, jusqu’à une lagune qui donne envie de se mettre à poil pour… s’y baigner.

Ça se passe dans la cordillère blanche au Pérou, près de la klaxonnante (au sens propre du terme) Huaraz, au cœur du parc national Huascaran. Tout autour, des montagnes aux sommets enneigés dont beaucoup dépassent les 6000m. Ces pics ne sont pas seulement hauts, ils font partie des plus beaux sommets au monde. Un d’eux (l’Artesonraju) à notamment été pris comme modèle par le studio de cinéma paramount, vous avez l’image en tête (mais si avec les petites étoiles autour) ? Un autre, l’Alpamayo a été élu plus belle montagne du monde par le prestigieux club alpin Allemand (mais si, puisque je vous le dis !).

Une laguna 69 qui nous en aura fait baver !

Le décor est planté, maintenant il faut grimper de 3900 à 4600 m d’altitude (voir le profil détaillé de la randonnée dans les infos pratiques) ! Pour se rendre au point de départ, il faut trouver un moyen de transport. A moins d’avoir une voiture, le plus simple est de passer par une agence. Elles pratiquent toutes le même prix ou prou et se contenteront de vous emmener et vous ramener. Inutile de prendre un guide, le chemin est simple à trouver. Il faut tout de même pas mal de temps pour y aller, alors préparez vous à un réveil matinal (départ 6h). Si vous n’avez pas trop de chance comme nous, vous serez bloqués par des travaux sur le chemin pendant 1h30… Et il vous faudra supporter les autres randonneurs impatients qui ne se rendront compte qu’au bout d’une heure trente que ça ne servait à rien de gueuler.

Bref, arrivés vers 11h, nous avons enfin l’occasion de tester nos jambes engourdies dans un décor de rêve : vallée verdoyante avec petit ruisseau, sommets enneigés et glaciers… Le départ de la randonnée se fait depuis les rives du beau lac de Llanganuco, au coeur du parc national Huascaran.

Nous partons avec une Suissesse nommée Désirée qui nous assure être plus mauvaise marcheuse que nous. Pour une fois, c’était vrai, mais pas de beaucoup. Juste de quoi nous laisser penser que nous ne sommes pas si mauvais 🙂

Après une première heure sur une légère pente dans la vallée et une tentative de raccourci qui nous aura rallongé un peu le trajet, nous entrons dans le vif du sujet, le sentier montant en lacet.

Une fois en haut de cette première ascension, nous arrivons à une première petite lagune verte, après avoir passé une très belle cascade.

Le temps de se reposer un peu sur le plat et c’est la deuxième ascension qui nous attend, plus costaude, jusque la laguna 69. L’altitude se fait bien sentir, le chemin n’est pas très difficile, mais l’air manque et nous avançons lentement.

Mais bizarrement, ce n’est pas la rando la plus difficile que nous ayons fait, elle est accessible à la plupart des mortels. Notre amie Suissesse, que nous avons encouragé tout du long est toute surprise d’être arrivée jusqu’au sommet. Et le jeu en vaut la chandelle !

Baver de plaisir bien sûr…

Car une fois en haut, c’est un spectacle grandiose. Une superbe lagune aux eaux turquoises, entourée de glaciers. Vraiment superbe, tout ça rien que pour nous (nous sommes arrivés en retard à cause des travaux, du coup les autres randonneurs sont déjà repartis héhé).

Après avoir bien profité de cet écrin, nous redescendons avec un beau soleil de fin d’après midi. C’est le même chemin, mais il nous réserve quelques belles surprises. En retrouvant un sac à dos laissé sur le chemin par l’Helvète pour s’alléger, nous nous rendons compte qu’il a été quelque peu mâchouillé… Vu l’état baveux du sac, il s’agissait probablement d’une vache désirant varier sa diète quotidienne.

Juste après cet incident, nous tombons nez à nez avec d’étranges créatures bondissantes, mi-lapin, mi-écureuil. Pas farouches les bestioles, nous pouvons nous approcher à quelques mètres sans les perturber.

Sur le reste du retour, nous aurons l’occasion de voir des oies sauvages, des rapaces et des cervidés. Nous n’en attendions pas tant !

Au final nous rentrons bien crevés, d’une bonne fatigue, avec des images plein la tête et une sourire sur les lèvres. La cordillère blanche n’a pas fini de nous réserver des surprises… A suivre !

D'autres randonnées depuis Huaraz ? Demandez à Fabienne et Benoît !
Huaraz est une base de rêve pour le trekking dans la cordillère blanche. Nos collègues de Novo Monde vous donnent tous les détails sur le fameux trek de Santa Cruz, et la lagune de Wilcacocha.

Infos pratiques – trek vers la laguna 69

Laguna 69 Pérou
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Agences assurant le transport vers la laguna 69

Il y en a une tripotée dans le centre de Huaraz. Beaucoup ne se contentent que de rabattre vers d’autres agences au final. Pour cette randonnée, vu qu’il ne s’agit que d’un transport, le choix de l’agence importe peu. Nous sommes passés par une agence qui possède son propre transport, histoire d’éviter les intermédiaires : galaxia. Petit bémol, ils devaient savoir qu’il y avait des travaux sur la route, mais ne nous ont pas prévenu (d’autres randonneurs s’étaient déjà retrouvés coincés les jours précédents). Mais ils ont été flexibles et on a pu rentrer plus tard pour compenser.

Tarif

40 pesos (10 €) par personne + 10 pesos (2,5 €) d’entrée dans le parc national.

Sentier / itinéraire / profil de la randonnée laguna 69

Ce n’est pas très bien balisé, mais il suffit de suivre le sentier principal, pas trop de risque de se paumer ! Juste au début, partez vers la droite quand vous passez un petit pont. Des Australiens passés la veille se sont trompés au tout début et n’ont jamais trouvé la lagune…

Profil de la randonnée vers la laguna 69
  • durée : 2h30 aller
  • distance : 14 km
  • dénivelé : 1000 m
  • altitude départ :  3900 m
  • altitude arrivée : 4600 m
  • difficulté : modéré à difficile en fonction de votre adaptation à l’altitude (attention au sorroche, le mal des montagnes !)
  • profil complet et itinéraire : wikiloc

 

Quelle est la meilleure saison ?

Il est conseillé de partir en randonnée dans le parc du Huascaran pendant la saison sèche. C’est à dire le deuxième semestre. Nous étions en pleine saison des pluies, ce qui se traduit par des averses fréquentes en général en fin d’après midi ou dans la nuit. C’est important surtout si vous projetez de faire des randonnées de plusieurs jours (camping obligatoire). Ceci étant dit, le temps en montagne est imprévisible et nous avons eu un superbe soleil toute la journée…

Et sinon, à part la rando, que faire à Huaraz ?

Depuis Huaraz, il y a pas mal de centres d’intérêts en plus des randonnées ! Nous avons un excellent souvenir de la visite du glacier Pastoruri et du village de Yungay dévasté par une avalanche. Aussi des thermes à Monterrey à proximité de Huaraz permettent un bon moment de détente après une bonne rando. Enfin, le site précolombien de Chavin révèle tout le génie des peuples des Andes, bien avant la domination des incas. On vous raconte tout en détail dans notre article consacré à la région de Huaraz.

Pour aller plus loin

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