Il est des voyages improvisés, simples, banals et pourtant exquis. Un long week-end suffit à nous promettre de vivre un joli moment en famille. A la dernière minute, comme un appel de l’océan, comme une bourrasque de vent, nous larguons les amarres direction le Finistère pour quelques jours. Notre navire a 4 roues, mais qu’importe, il nous emmènera jusqu’à bon port, à l’extrême ouest de la France. Nous allons narguer le grand océan et remplir nos poumons de ses embruns.

A un jeune âge, la Bretagne m’offrait déjà des moments familiaux précieux. Je n’en ai gardé que des bribes confuses. Vous savez ce genre de souvenirs comme enveloppés de coton que l’on croit parfois avoir rêvés. J’ai renoué avec elle bien des années plus tard pour des escapades plus déjantées avec des amis à Belle île ou dans le golfe du Morbihan.

Pour ces 4 jours, pas d’exploits en vue, juste des moments simples comme je les aime. Se poser, être là scrutant l’horizon ou le détail d’un paysage que la nature a scrupuleusement façonné. Sentir doucement cette sérénité t’envelopper. Celle que seule la nature peut nous imposer, que l’on ressent physiquement, celle qui remplit, celle qui console.

Nous n’avions pas de plan défini, un ou deux tweets furent suffisant à choisir quelques lieux où nous arrêter. Pour le reste, le hasard a fait son œuvre.

Départ à l’aéroport de Nantes pour récupérer une voiture de location, le GPS branché (je suis la pire copilote qui soit !) nous voilà partis.

Enfin presque, puisque c’était sans compter les bouchons. Naïfs que nous sommes, et non accoutumé au road trip, nous avions oublié l’effet long week-end sur la circulation. Heureusement, nous commençons tout juste à nous familiariser avec snapchat (@globeblogueurs) et je dois dire que cela m’a bien occupé. Je passe le reste du temps à user de tous mes talents de clown pour distraire mon lémurien qui s’impatiente (même caractère que sa mère, dommage !). C’est que la faim commence à le tarauder.

Prélude breton à Auray

Nous décidons de passer un moment à Auray. Pas de doute, nous sommes en Bretagne, les petites maisons de granit grises aux volets bleus trahissent l’origine géographique de la ville.

Après notre repas, nous profitons des charmantes petites ruelles pavées.

Nous reprenons la route car notre objectif est ailleurs. Nous voulons profiter des plages et du littoral sauvage de la Bretagne.

Un petit goût d’exotisme à Nevez

C’est la commune de Nevez qui nous offre une petite pépite avec sa plage de Raguenez. Surnommée plage de Tahiti pour son sable blanc et ses eaux turquoises, elle mérite amplement sa réputation. Hélio cours dans l’allée qui mène à la rive, sur les rochers, il explose de rire à chaque déferlement de vague. Nous avons toutes les peines à le retenir tant il a envie de se jeter à l’eau.

hélio raguenez
Il faut avoir l’œil pour ne pas qu’Hélio finisse à l’eau
Plage de Raguenez à Nevez
Plage de Raguenez à Nevez

Bientôt ivres de l’air marin, nous rejoignons doucement notre logement pour la nuit. Il s’agit d’un petit studio dans la maison d’un particulier en pleine campagne. L’accueil est charmant et la vue époustouflante. La campagne bretonne déploie un camaïeu vert et jaune qui s’estompe doucement dans le bleu de l’océan. Avant le dîner, Hélio se défoule dans le jardin où il a trouvé une attraction des plus intéressantes : un toboggan. Épuisé par ces aventures, nous n’aurons aucun mal à l’endormir sur un matelas de fortune. Nous profitons de son sommeil pour déterminer le programme du lendemain.

La folie des grandeurs à la pointe de la Torche

Le deuxième jour, de bon matin, l’odeur de l’humus gorgé de rosée embaume l’air et vient se mêler à celle du café frais. Ce cocktail olfactif est sans nul doute un de mes préférés. Je m’offre le petit plaisir de fouler la pelouse, les gouttes de rosée dessinent des motifs humides sur mes chaussures. Je savoure ce moment, consciente du regret probable qui adviendra lorsque je finirai par avoir les pieds trempés.

Cette deuxième journée concentre les conseils éclairés de blogueurs, de ma collègue et d’une amie. Elle est la preuve qu’on a de meilleures idées à plusieurs ! Nous passons rapidement dans la commune de l’Ile Tudy. Cette langue de terre s’étire dans la mer comme si elle voulait prendre le large. La marée basse dévoile la face cachée de la plage, le temps brumeux nous empêche de profiter pleinement de la beauté du lieu mais nous comprenons son potentiel.

Nous prenons comme prétexte ce temps maussade pour nous réfugier au hasard dans un restaurant très classe de poisson. Plutôt habituée à des gargotes ou brasseries populaires, le standing du lieu m’intimide d’autant plus que nous débarquons avec un marmot. Je croise les doigts pour ne pas retrouver les empreintes de purée de mon lémurien sur la nappe immaculée, ni ramasser les morceaux d’un verre de cristal qui n’aurait pas résisté à l’assaut de notre garnement.

La propriétaire de l’établissement nous met rapidement à l’aise et nous indique par quelques attentions qu’ici les enfants sont les bienvenus. Ouf, nous pouvons ainsi respirer et savourer l’instant.

Le reste de la journée continue de nous époustoufler par les paysages qu’elle nous révèle petit à petit.

Rochers de Saint Guénolé
Rochers de Saint Guénolé

Nous passons tout d’abord voir si la renommée de la pointe de la torche n’est pas galvaudée. Cette longue plage connue des surfeurs pour la qualité de ses vagues mérite t’elle de s’y attarder pour une balade en famille ? La réponse est sans appel : Oui, mille fois oui. La longue étendue de sable fin, quasi blanc, les dunes qui forment des parasols naturels, la baie turquoise balayée par des vagues aux formes parfaites sont autant d’arguments en faveur de ce spot. Je vous laisse en juger par vous même.

Plage pointe de la torche
Plage de la pointe de la torche
pointe de la torche
Pointe de la torche

La rançon du succès à la pointe du Raz

Avant de rejoindre notre maison pour la nuit (merci les copains de nous avoir prêté votre nid d’amour), nous décidons de faire un petit crochet par le lieu touristique du Finistère, la fameuse et légendaire pointe du raz. Le temps est plus que capricieux et le parking géant à l’entrée nous refroidit un moment. Cependant, maintenant que nous sommes là, autant aller la voir cette fameuse pointe. Une petite balade de 30 minutes nous amène au point de vue.

Ça m'énerve !
C’est très beau mais le spectacle est malheureusement gâché par des personnes qui s’obstinent à marcher en dehors des sentiers, abîmant ainsi la végétation déjà fragile du lieu. L’individualisme et la recherche du selfie parfait ont souvent raison du respect de l’environnement. Ce n’est pas la première fois que je suis témoin de ce genre de comportement. Et j’avoue que parfois je ne peux m’empêcher de faire une remarque. Je crois que le pire c’est quand les adultes sont avec leurs enfants. Une belle leçon qui se résume à « y’a des règles, ouais mais si elles te plaisent pas car tu veux faire un selfie à la con, c’est pas grave ! ».
Pointe du raz
Pointe du Raz

Cette mauvaise humeur occasionnée par ces malotrus est rapidement balayée par la beauté du paysage et la jolie rencontre furtive, mais émouvante, avec une bestiole non identifiée du type belette. Émerveillés comme des gosses, nous rejoignons la maison aux volets roses de Julie et François. Nous la découvrons pour la première fois alors qu’ils ne sont pas là. C’est une drôle de sensation de découvrir leurs nouveaux  « home sweet home » sans eux.

Contemplation sur la presqu’île de Crozon

Au petit matin, un café à la main, je fais le tour du jardin. Je profite de ces minutes de calme pour observer les nuages tutoyer la cime du phare, les herbes folles envahissent la cabine de pêche disposée ici, et les allers retours incessants d’un couple de geais majestueux. Le petit déjeuner avalé, nous sommes aussitôt partis pour la presqu’île de Crozon, situé à l’extrémité du Finistère, qui mériterait à elle seule des semaines entières d’exploration.

Cette presqu’île est un terrain de jeu idéal pour randonner ou s’adonner à des séances de contemplation béates.

Nous optons pour les deux. A la pointe de Pen Hir, nous constatons à quelle point la côte bretonne est arrachée, ciselée, dentelée. J’aime ce relief accidenté qui a du caractère et qui s’oppose aux lignes insipides. Le ciel menaçant ajoute de la force et du tempérament à ce paysage qui n’en manque guère.

pointe de pen hir
Pointe de Pen hir sur la prequ’île de Crozon

Les amateurs d’escalade trouvent ici des murs naturels pour s’entraîner et s’offrir quelques sensations fortes.

tas de pois
Les fameux tas de pois

Une fois garés à la pointe de Pen hir, la balade est courte et très facile avec des enfants. Les sentiers sont assez éloignés du bord pour que les parents anxieux ne succombent pas à une crise cardiaque au moindre écart de leur chérubin. Mais la prudence reste de mise bien entendu.

Après nous être rassasiés de galettes bretonnes, nous continuons vers le cap de la chèvre pour une mini-randonnée. Cette fois-ci le soleil nous honorera un peu de sa présence.

cap de la chèvre
Cap de la chèvre
Sentier côtier
Sentier côtier
Côte du cap de la chèvre
Côte du cap de la chèvre

La balade nous plaît tellement que nous nous jurons de revenir ici pour pousser un peu plus loin l’exploration du sentier du GR 34.

Rires d’enfants sur la plage de la Palue

Devenus addicts des paysages du Finistère, nous n’avons pas résisté à la visite d’une dernière plage de la presqu’île de Crozon avant de partir. La plage de la Palue, toute de galets vêtue, permet aussi aux surfeurs de s’amuser. Lors de notre passage, la mer était particulièrement énervé ce qui a une fois de plus amusé Hélio.

plage de la palue
Plage de la palue
plage de galet de la palue
Plage de galets de la palue

Ce n’est qu’un aurevoir belle Corsen

Vous pensiez que cette balade dans le Finistère était terminé ? Presque ! Nous avons passé une dernière nuit chez nos amis et le lendemain avant de prendre le chemin du retour, nous avons profité d’une ultime balade à trois sur la pointe de Corsen (qui est le lieu le plus occidental de France). Les pompons roses sont en fleur, le paysage parle de lui même et nous souffle à l’oreille « vous reviendrez dans le Finistère ».

Affaire à suivre …

Côte de la pointe de Corsen
Côte de la pointe de Corsen
crique corsen
Une petite crique qui nous donnerait bien envie de nous baigner
Tryptique
Triptyque terre – mer – ciel

Informations pratiques – conseils pour visiter le Finistère

Épingle moi sur Pinterest !
Épingle moi sur Pinterest !

Si comme nous vous n’avez pas de voiture et si vous avez donc besoin d’en louer une pour votre road trip breton, nous vous conseillons le comparateur de location de voiture Carigami. Au delà de recenser de nombreuses offres de loueurs (ce qui fait gagner un temps précieux), vous obtiendrez des tarifs compétitifs.

Concernant le logement, nous étant organisés sur le tard, nous avons trouvé notre petit studio avec cette superbe vue sur Air BnB. D’ailleurs, si vous voulez tester la location entre particuliers, nous pouvons vous parrainer, vous obtiendrez un rabais de 25 € ! Pour en bénéficier, utilisez ce lien.

 

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