Voyager en Afrique de l’ouest n’est pas anodin. C’est sans doute dans cette partie du monde que j’ai reçu les plus belles leçons d’humilité, d’humanité, de savoir être. Se confronter aux autres cultures, c’est en apprendre plus sur soi, sur ce qu’on a appris, par rapport à ce qui est inné. Certaines valeurs sont universelles, certaines blagues font rire partout dans le monde. D’autres attitudes sont bien singulières selon l’endroit où l’on se trouve, où on a été élevé.
Au Bénin, à Ouidah, j’ai tenté de découvrir un petit bout de ce qu’est être béninois, pour m’approprier ce qui m’a ébloui chez eux et fait défaut dans ma propre culture : la simplicité dans la rencontre, la générosité, l’hospitalité, la bienveillance.

Bien sûr, tout le monde n’en est pas dénué en France, ou pourvu au Bénin, mais les rencontres que j’ai pu faire pendant mon séjour m’ont donné cette impression de valeurs largement partagées, presque naturelles.

Mais comment en si peu de temps arriver à saisir ces différences positives ? Comment provoquer cet échange culturel ? En prenant le temps de creuser des relations avec un même groupe de personnes, autour d’un projet fédérateur.
Pour ne rien gâcher, en toile de fond : la ville de Ouidah, première capitale du Dahomey, aujourd’hui inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Route des pêches au bénin

Dis moi ce que tu manges et je te dirais qui tu es

C’est bien l’objectif de Momo qui m’a reçu pendant une semaine dans son maquis (petit restaurant) près de Ouidah. Permettre au voyageur de s’immerger dans la culture béninoise via un sujet universel, fondamental et pourtant très lié à la culture de chaque territoire : la cuisine.
Partout on cuisine dans le monde, partout on partage des moments de convivialité, de fête, d’intimité autour d’un repas. Pourtant, les mets sont très différents d’une culture à l’autre.

Quel beau sujet pour se rencontrer, échanger !

Pour ne rien gâcher, une dimension supplémentaire est adjointe à ce projet, un aspect solidaire. Momo accueille des apprentis dans sa cuisine. Des jeunes du coin dont la formation est rendue gratuite grâce au financement par les voyageurs.

L’idée est simplissime et lumineuse : les voyageurs, Momo et les apprentis font les courses et cuisinent ensemble. Chacun apprend de l’autre, d’un point de vue culinaire bien sûr, mais bien au-delà…

Modeste maquis ouidah
Le gardien des lieux ! Modeste et son sourire ravageur

Je ne vous cacherai pas que la cuisine, c’est vraiment pas mon truc. Mes compétences se limitent à la cuisson des pâtes et des omelettes, faute d’envie d’apprendre mieux. Pourtant, les moments de convivialité, les courses au marché, les ratages, j’ai tout adoré de ces moments.
Je n’aurais probablement pas passé autant de temps à discuter avec eux, je n’aurais surement pas aussi rapidement été à l’aise sans ce prétexte de la préparation des repas.

Car si le séjour organisé par l’agence double sens s’articule autour de ce thème, c’est loin d’être la seule activité du séjour… Heureusement !

 

Je vous racontais précédemment la partie itinérante de ce séjour, en moto sur les pistes du Bénin. Une entrée en matière décoiffante qui m’a directement mis dans l’ambiance ! Dans la partie « sédentaire » à Ouidah, si le rituel des repas était un agréable incontournable, les activités culturelles et visites locales se sont enchaînées, permettant de découvrir différentes facettes de la région.

La route des esclaves et la porte du non retour, en mémoire de la douloureuse période du commerce triangulaire

Dans mon précédent article, j’évoquais mon passage sur la route des pêches, axe historique au Bénin. Ouidah se situe sur cet axe qui traverse le pays d’est en ouest en longeant la côte. Si cette ville revêt bien des intérêts culturels et historiques, c’est aussi une période sombre de notre histoire commune qui a fortement marqué la cité : le commerce triangulaire et l’esclavage.

Ouidah est devenu un des symboles mondiaux de cette période de la traite négrière, représentant l’aboutissement du chemin des hommes et femmes raflés dans les terres vers les bateaux négriers.

porte du non retour à Ouidah
Porte du non retour

Pour marquer cette histoire, s’en souvenir, la route des esclaves, ou chemin du souvenir a été aménagé, parsemé de 6 étapes :

  • la place Chacha : c’est ici qu’étaient sélectionnés les esclaves, selon leur robustesse et fécondité… Les yoruba étaient les plus prisés. C’est à cette période que les rois ont commencé à scarifier leurs enfants pour les rendre intouchables et qu’ils ne soient donc pas déportés.
  • l’arbre de l’oubli : une fois sélectionnés, les esclaves étaient enchaînés à cet arbre. L’objectif était de les déshumaniser, en leur ôtant leur nom, leur origine, leur identité.
  • le dernier village : Zoungbodji est le dernier endroit dans lequel les esclaves séjournaient 66 jours avant d’embarquer. C’était l’occasion d’opérer un « tri » pour ne garder que les plus forts. Ils étaient affamés, réduits à l’état animal.
  • le cimetière : une partie importante des hommes, femmes et enfants ne survivaient pas à ce traitement, le cimetière du village de Zoungbodji accueillait les morts (ou mourants…) dans une fosse commune.
  • l’arbre de retour : avant d’embarquer, les survivants faisaient trois fois le tour de cet arbre qui permettait le retour de l’âme sur sa terre natale si l’esclave ne survivait pas à la traversée (tradition vaudou).
  • la porte de non retour : ce monument fort à Ouidah symbolise le lieu d’embarquement dans les bateaux négriers. C’est le symbole d’un retour en arrière impossible, un départ vers une destination lointaine et un avenir douloureux.

Cette porte du non retour symbolise le passage de dizaines voir centaines de milliers de personnes. Ouidah était le point de passage le plus important après pointe noire au Congo et devant l’île de Gorée au Sénégal que j’ai également eu l’occasion de visiter. Ce sont des moments forts, qui nous rappellent sur quelles fondations se sont construites les relations entre Europe et Afrique. C’était il y a longtemps, certes. Mais des traces restent, indélébiles.

Le village de sel : Houakpe Daho

Heureusement, Ouidah et sa région ne sont pas marquées que de cette histoire. Des aspects bien plus positifs et bien contemporains dyamisent le territoire et donnent à sa visite une dimension toute particulière. L’exemple parfait selon moi côté nature et culture : le village de sel de Houakpe Daho.

village de sel bénin ouidah

Ayant un peu de temps libre et l’envie de m’échapper quelques heures du reste du groupe pour voler de mes propres ailes, j’ai enfourché ma moto jusqu’au village voisin. Une autonomie rendue possible par le concept de voyage de double sens que j’ai vraiment apprécié.

Un village particulier puisqu’on y produit du sel depuis des générations de manière traditionnelle. J’y ai rencontré Epiphane, cultivateur de sel, qui m’a accompagné tout un après midi à la découverte de son village et son mode de vie. Une rencontre passionnante où nous avons échangé bien au delà d’une simple visite touristique.

Comme souvent dans ces cas, les premiers moments de notre rencontre furent un peu didactiques, Epiphane m’expliquant comment le sel était cultivé dans son village. Avec la particularité du sel récolté non pas directement dans la mer, mais dans la lagune. Rien à voir avec nos marais salants qui utilisent l’évaporation naturelle par le soleil et le vent. Ici on utilise un procédé bien plus complexe dont je vous épargnerai le détail, mais en très résumé : on filtre la terre mélangée au sel et à l’eau, puis on chauffe pour évaporer le reste d’eau.
Ma visite s’est déroulée en fin de saison des pluies, peu propice à l’activité. Je n’ai donc pas vu les paludiers en action, mais cela restait intéressant !

Le meilleur est venu par la suite, au fur et mesure que nous apprenions à nous connaître. Nous avons embarqué sur une petite pirogue que son fils manœuvrait à l’aide d’une grande perche. Forcément, un tour dans une lagune à l’ombre des palétuviers, ça ne pouvait que m’enchanter !
Ce n’est pas une réserve naturelle, mais c’est peut être mieux ainsi. Car manifestement, chaque chose est bien à sa place, trouvant un certain équilibre : une pêche artisanale au filet, ou avec quelques pièges à poisson, une utilisation très réglementée du bois de palétuvier pour protéger la lagune et donner un habitat aux poissons en devenir. D’ailleurs l’amende pour coupe illégale de palétuviers était plutôt dissuasive : une caisse de bière, douze litres de sodabi (vin de palme), 1 chèvre, dix poules et je ne sais plus combien de francs cfa.
Soit dit en passant, je me suis dit que ça ressemblait à s’y méprendre à une liste de courses pour faire une belle fête, bien arrosée…

 

En plus des pêcheurs et passants, j’ai croisés des cormorans, des aigrettes, des hérons et de surprenants martins pêcheurs, énormes par rapports à ceux qui habitent nos contrées.

Au cours de la balade, Epiphane a évoqué un arbre sacré dans la forêt que nous avons aperçu. Curieux, je lui ai demandé quelques précisions. Cet arbre est un des fétiches protecteurs du village. Dans la tradition vaudou, des objets, arbres, pierres peuvent être dotés d’un esprit qui veille sur la communauté. De ce que j’ai compris, chaque fétiche à sa propre personnalité et un rôle particulier. Certains protègent des maladies, d’autres permettent de régler des conflits etc.
Cet arbre était destiné à dissuader les personnes malfaisantes. Si quelqu’un commet un crime, il risque d’en mourir s’il n’avoue pas sa faute. Et s’il meurt, on abandonne son corps dans les palétuviers.

benin femme pontonVoyant mon intérêt, nous avons poursuivi la visite dans le village, allant de fétiches en fétiches jusqu’à ce fameux arbre protecteur.

Il m’a alors expliqué plus en détail comment il protégeait la communauté, ou plutôt comment il réparait les injustices. Toute personne ayant un jour mis les pieds dans le village se retrouve sous son regard (me voilà prévenu…). Epiphane m’explique alors que si je fais une faute, où que je sois, si je fais le mal, je tomberai malade.

Une maladie bien spécifique, provoquée par l’arbre fétiche. Une sorte de gonflement qui peut aller jusqu’à entraîner la mort. Le seul moyen de l’éviter, c’est de revenir au village et avouer sa / ses fautes. Si tout est avoué, alors la personne guérit et est pardonnée. Sinon, elle meurt (je vous passe les détails du rituel dans ce cas…).

Au moment même de ma visite, une personne était présente dans un petit édifice situé au pied de l’arbre. Celle-ci était revenue au village alors qu’elle était atteinte de cette étrange maladie. Selon Epiphane, elle avait commencé à avouer son crime, mais tout n’était pas dit, car elle n’était pas encore guérie.

fétiche village de sel ouidah
Arbre protecteur du village

Le fait de savoir qu’une personne était là, avec cette affection, m’a totalement sorti de la tentation du folklore dans laquelle mon esprit très cartésien aurait pu m’enfermer, m’intimant que ce n’était qu’un épouvantail pour éviter les mauvaises actions. Mais c’est très différent quand on voit de ses propres yeux que ce n’est pas une simple superstition. Libre à chacun ensuite de croire ce qu’il veut, peut être que certaines maladies provoquent ce gonflement qui n’a rien à voir avec une malédiction. Mais tout de même, j’ai trouvé ce moment très fort, voir perturbant. En tout cas invitant au respect de ces traditions et croyances liées à la religion vaudou.

Ouidah épicentre de la religion vaudou

S’il est bien un territoire intimement lié à la religion vaudou ou vodoun, c’est bien celle de Ouidah. Le vaudou est né au Bénin, dans le royaume du Dahomey plus précisément. Chaque année, le 10 janvier, Ouidah accueille un grand rassemblement vodoun. Des communautés vaudou du monde entier (Afrique de l’ouest et Antilles principalement) se rejoignent près de la porte du non retour pour des cérémonies religieuses.

Environ un tiers des béninois se réclament de cette religion. Mais dans les faits, beaucoup de chrétiens et musulmans conservent un lien très fort à cette religion animiste, opérant une sorte de synchrétisme.

Si l’image du vaudou est souvent caricaturée, liée à la magie noire colportée par des séries ou films, la réalité de ce culte est bien différente. Assez complexe à appréhender, il s’agit pour résumer d’un système de croyance dans lequel les éléments, les animaux et certains objets ont des esprits qui servent d’intermédiaire entre vivants et défunts. A travers la transe, les prêtres vaudou (mambos et housins) parviennent à communiquer avec les défunts via ces esprits. Je suis loin d’être expert, alors je suis désolé si je fais des raccourcis ou approximations !

En dehors de ce rassemblement, de nombreux lieux dédiés au culte vaudou parsèment la ville. Le plus touristique et emblématique étant le temple des pythons. J’ai fait l’impasse, la perspective de faire un selfie un python autour du coup ne collant pas avec ce que je préconise quant à la relation avec les animaux en captivité. Après, c’est un cas particulier donc je conçois l’aspect religieux, moins l’exploitation touristique qui en est faite (tapez temple des pythons sur google image pour voir…). Mais mes propos sont à prendre avec des pincettes puisque je n’y suis pas allé.

Il y a beaucoup de temples et lieux sacrés dans la ville dédiés au vodoun. Voici une petite liste récupérée sur le net : la forêt sacrée, le couvent Daagbo-Hounon, le couvent Lissa, Baba Adandokpodji, le couvent Hebiosso, Zomadonou, Kpassénon, Agadja Legba, Guezo Legba, temples de Mami Wata. Je ne sais pas s’ils sont accessibles à tout le monde, mais je pense que oui si vous visitez avec respect.

Une pause hors du temps au lac Ahémé

Parfois il faut savoir prendre du recul pour apprécier ce que l’on est en train de vivre. Difficile de s’extraire de son expérience quand on la vit pour la savourer pleinement, pour réaliser qu’on vit un moment exceptionnel. Le Zion, sur les rives du lac Ahémé à une vingtaine de kilomètres de Ouidah, offre ce cadre propice à l’introspection, à la prise de conscience. Erik, qui a créé ce lieu de ses mains, a utilisé je ne sais quelle potion magique permettant au visiteur de relâcher instantanément toutes ses tensions.

pêcheurs lac Ahémé Bénin

Est-ce la sobriété heureuse du site ? L’accueil sincère et chaleureux ? Le panorama à couper le souffle sur le lac Ahémé ? Chacun s’est immédiatement plongé dans une sorte de torpeur agréable. Marie a plongé dans un bon bouquin, tandis que Laurent était parti dans ses songes. Paul discutait des bons moments passés en commun avec Erik… Bref, je crois que chacun arrivait à trouver ce qu’il cherchait ici, arrivait à un point de détente qui n’est possible que dans des endroits où l’on se sent vraiment bien, où l’on peut prendre le temps. Une denrée rare et précieuse…

 

C’est tard le soir, accompagnés de quelques rhums ananas, que nous nous sommes mis à parler de notre expérience avec l’agence double sens, Erik, Paul et moi. Chacun avait évidemment un vécu très différent. Paul, très impliqué dans l’association locale et voyageur au Bénin avec double sens depuis 5 ans. Erik, qui reçoit régulièrement des voyageurs envoyés par l’agence et moi-même primo voyageur au Bénin et avec une agence.

Alors, le tourisme durable selon l’agence double sens, ça donne quoi ?

La passion suintait des propos d’Erik et Paul et si les critiques étaient parfois vives, elles étaient toujours constructives et bienveillantes, avec une intention des plus louables : proposer des séjours toujours plus cohérents et bénéfiques aussi bien pour les voyageurs que la population locale. Voyager au Bénin n’est pas anodin pour un occidental. L’impact est d’autant plus important quand l’écart culturel et économique entre visiteurs et visités est grand. La responsabilité de l’agence organisant ces rencontres peut alors paraître colossale. Quelle vision auront les gamins du Bénin voyant ces yovo (étrangers) débarquer chez eux ? En fonction de leur attitude, des projets qu’ils mèneront, les conséquences peuvent tout aussi bien être catastrophiques que bénéfiques.
Combien d’agences de « volontourisme » font n’importe quoi et provoquent des drames ? Des exemples récents l’on montré, avec de faux orphelinats payés à coups de dollars par des voyageurs désireux de sauver le monde…
Double sens en est tellement conscient, que sa hantise est d’être amalgamé avec ces voyagistes peu scrupuleux. Cette attitude des voyageurs engagés et acteurs du réseau gravitant autour de double sens m’a vraiment conforté dans l’idée que ce n’était pas un voyagiste ordinaire. Mais avant tout une agence de passionnés, voulant œuvrer pour un tourisme responsable, toujours à l’écoute pour progresser.

 

Pour ma part, même si je suis bien d’accord qu’une agence envoyant des visiteurs possède de grandes responsabilités, il ne faut pas pour autant oublier que les plus responsables restent les voyageurs eux mêmes. Avec les meilleurs intentions du monde, les gardes fous les plus hauts, un voyageur pourra tout foutre en l’air par une attitude malheureuse. Le plus triste, c’est que souvent cela part d’une bonne intention. Par exemple des personnes qui viennent avec des cadeaux, les distribuant à l’envie, ou bien qui viennent en tentant d’imposer leur point de vue, pas forcément adapté aux contraintes locales.

 

Offrir des cadeaux aux enfants, une fausse bonne idée ?
Quel impact ? Que va penser le gamin qui reçoit 124 bonbons, 54 stylos, des après skis, des manuels scolaires des années 80 et une nintendo DS (histoires véridiques…).
Qu’il est bon à recevoir les restes des occidentaux ? Qu’il vaut mieux qu’il compte sur la « solidarité » de ces voyageurs que d’œuvrer pour le développement de son pays ? Comment s’étonner ensuite d’avoir des enfants qui courent à la rencontres des touristes en criant « des bonbons » ou « donne moi de l’argent ». C’est bien que quelqu’un leur en a donné en premier lieu. J’en veux pour preuve cette attitude rencontrée uniquement dans les lieux touristiques, pas du tout ailleurs…
Erik, qui est béninois, allait jusqu’à dire qu’il faudrait arrêter toute forme d’aide, que ce soit au niveau individuel ou des états, car cela provoque un cercle vicieux de domination entraînant certains dans une forme d’assistanat et surtout de non respect de ce qui a été acquis sans travail. « Les béninois ne meurent pas de faim, alors inutile de nous aider ». Un discours très tranché, mais que je peux comprendre et mérite réflexion.

Ce genre de débat fait pour moi partie intégrante de cette expérience avec double sens, c’est une des facettes qui ont fait la richesse de ce voyage. Non pas seulement un voyage pur plaisir avec des beaux paysages et des gens souriants, mais aussi un voyage permettant de s’immerger dans une culture, d’en épouser les aspects enviables, mais aussi les réalités plus crues. C’est comme ça que je conçois le voyage.

Informations pratiques – voyage au Bénin avec double sens

Ce voyage a été rendu possible grâce à l’invitation de l’agence double sens, qui a fait du Bénin sa destination phare depuis 2006. Un signe de leur engagement en faveur d’un tourisme alternatif, durable, en immersion et en action.

Le déroulement de ce voyage au Bénin

Chaque voyage se fait en petits groupes, sur une durée d’une quinzaine de jours.

Une partie se déroule autour d’un projet où le voyageur se met en action, avec un projet de solidarité en toile de fond. Ici au Bénin en participant à la préparation des repas, en suivant des cours de cuisine au maquis de Modeste. Une partie du coût du voyage sert directement à financer la formation des apprentis présents dans l’école de cuisine.
La seconde partie du voyage se déroule en itinérance, afin de visiter d’autres aspects du pays, de découvrir ses paysages, sa culture, son ambiance.

Valeurs, programme détaillé et tarifs

Vous pourrez retrouver le descriptif du voyage au Bénin sur leur site, ainsi qu’une présentation générale de l’agence et de leur vision.

A qui s’adresse ce type de voyage

Il n’y a pas vraiment de restriction, à part être en capacité de tenir sur une mob pendant plusieurs heures. Mais quand bien même, je pense que si la moto n’est pas votre truc, l’agence pourra adapter son parcours.

En ce qui concerne les familles, il est possible de partir avec des enfants. Les conditions sanitaires et de sécurité sont très bonnes. Après je pense que les enfants profitent réellement de l’expérience à partir de 9-10 ans, c’est ce que m’ont affirmé Pauline et Émilie, les deux ados présentes pendant le séjour.

Quelle est la meilleure période pour se rendre au Bénin ?

Il est préférable d’éviter la saison des pluies, en particulier mai et juin. La saison sèche couvre la période de novembre à février, mais il fait un peu plus chaud. Cette chaleur étant renforcée par l’Harmattan, un vent sec en provenance du Sahara.

Au mois d’août, c’est la petite saison sèche, les pluies cessent quasiment. L’ensoleillement n’est pas aussi bon qu’en pleine saison sèche, mais les températures plus clémentes.

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Ce voyage s’est effectué en partenariat avec Double sens et Air France qui propose des vols direct Paris / Cotonou en 6 h. Nous les remercions pour cette invitation !