Après nos jolies rencontres au parc national de Forillon, notre road trip en Gaspésie se poursuit le long de la route 132. Notre nouveau terrain d’exploration est fait de montagnes qui se superposent les unes aux autres. Le parc national de Gaspésie est une merveille naturelle, son altitude et son climat singulier en font un vrai refuge pour la faune sauvage. Et c’est la trace de l’un d’eux que nous allons suivre… Le majestueux orignal au mont Ernest Laforce.

Prélude au parc national de Gaspésie : le lac aux Américains

Nous démarrons en douceur notre découverte du parc national de Gaspésie par le sentier du lacs aux Américains. La balade est très accessible alors nous prenons notre temps en chemin pour faire durer le plaisir. Chaque détail retient notre attention comme les gouttelettes de la rosée matinale, les rayons de soleil qui percent la végétation, les oiseaux de passage.

En approchant du lac, nous pressentons que le panorama va être grandiose. Ici la fonte des glaces a arrondi les montagnes et crée des lacs. La carte postale que l’on imagine du Canada.

Même si nous sommes à contre jour (mieux vaut y aller en fin de journée), le paysage est effectivement grandiose. Un ponton a été aménagé pour profiter longuement de la vue. Ce tableau vivant bouge au gré des nuages et des poissons qui virevoltent dans l’eau.

Notre regard se perd au loin, la contemplation laisse place à l’imagination. Puis il revient plus près, sur le mouvement de l’eau, sa couleur ferrique… Nous sommes restés un moment immobiles, la seule chose raisonnable à faire ici est de prendre le temps d’en profiter. Une belle entrée en matière pour saisir la beauté qu’est ce parc national de Gaspésie.

A la recherche de l’Orignal sur le mont Ernest Laforce

Le nombre de sentiers du parc national de Gaspésie est si important que nous avons eu toutes les difficultés du monde à choisir. Mais quand nous avons lu quelque part que le sentier du mont Ernest Laforce était propice pour observer l’orignal, nous avons cessé d’hésiter. Je ne vous l’ai pas encore dit, mais l’orignal c’était pour moi le graal de ce voyage au Canada. Je rêvais d’en voir, peut être encore plus que n’importe quel animal. Pour mettre toutes les chances de notre côté, nous sommes partis tardivement en randonnée. Le soleil couchant et la fraîcheur devraient nous porter chance.

Sébastien calme mon impatience en me rappelant qu’il est encore trop tôt pour voir un élan d’Amérique (l’autre nom de l’orignal). Pour patienter, je m’attarde sur les reliefs généreux des monts, les multiples fleurs et les écureuils espiègles. Une petite voix intérieure prie pour que l’orignal pointe le bout de son museau, car pour moi c’est sûrement la dernière occasion de le rencontrer (Seb quant à lui ira à la réserve faunique de Matane quelques jours plus tard, c’est l’endroit idéal pour voir des orignaux).

Nous sommes désormais arrivés au sommet, pas d’orignal en vue. Sur le belvédère, d’autres randonneurs scrutent les vallées autour avec des jumelles. Ils n’ont rien vu pour l’instant mais ils attendent comme nous que la lumière décline un peu plus. Malgré le vent, la vue mérite qu’on s’attarde ici. Les multiples monts esquissent le dessin d’une mer rocheuse.

Soudain, un point noir au loin suscite une euphorie collective. Même avec les jumelles, cette forme animale reste perdue, isolée. Mais il s’agit bien d’un orignal, mon premier orignal. Le deuxième, puis le troisième et quatrième ne tardent pas à apparaître également. Des trouées dans la végétation les rendent vulnérables à notre oeil de lynx. Mais ils sont encore très loin. En contrebas, quelques bruits et mouvements trahissent une présence proche bien cachée derrière des arbustes. Le soleil étant presque couché, nous décidons de redescendre le sentier pour essayer de voir les orignaux de plus près. Ils sont de sortie, nous croisons les doigts pour qu’ils se trouvent le long du sentier. Ce fût une excellente idée car à peine 5 minutes plus tard, un mâle broutait tranquillement à quelques mètres de là, suivi d’une femelle.

Les conditions optimales pour observer un orignal
Si l’orignal est bien moins timide dans les parcs nationaux qu’en dehors, c’est parce qu’ils n’y sont pas chassés. Mais il reste un animal sauvage avec ses habitudes. Pour mettre toutes les chances de votre côté, voici quelques conseils glanés auprès des rangers : – soyez silencieux, comme pour toute observation animalière – dans la mesure du possible, mettez vous face au vent – privilégiez l’aube ou le crépuscule, voire la nuit. Les orignaux sortent des fourrés à ce moment, en particulier pendant l’été. Le jour, ils restent à l’ombre dans les fourrées, la chaleur ne leur convenant guère. Ils sortent généralement quand la température descend sous les 15 degrés – dotez vous de bonnes jumelles ou d’un zoom puissant si vous avez un appareil photo.

L’animal en impose, ces longues pattes fines contrastent avec son corps musclé, légèrement bossu. Il est si près que nous pourrions sentir le souffle de ses naseaux. Nous sommes subjugués par le spectacle, cette proximité est invraisemblable. Notre fils peut en profiter également, l’animal est tellement gros qu’il est très facile à repérer. C’était vraiment un moment exceptionnel.

Une fois revenus au parking, nous recroisons les personnes (dont Delphine) avec qui nous avions discuté au sommet. Ils ont emprunté l’autre côté du sentier et ont également été chanceux. Une femelle et son petit se sont trouvés sur leur chemin. Malgré la nuit qui s’installe, nous nous montrons nos photos respectives. Nous sommes comme des gosses qui s’échangent leurs images préférées.

Ce fut sans conteste une de nos plus belles rencontres animales.

Guide pratique : organiser sa visite au parc national de Gaspésie

Où dormir dans ou près du parc national de Gaspésie ? A Sainte Anne des Monts !

Pour partir explorer le parc national de Gaspésie, sainte Anne des monts est la base quasiment incontournable. C’est la ville principale la plus proche de l’entrée du parc. Il y a des hébergements encore plus pratiques au coeur du parc, mais il faudra y mettre le prix…

Nous avons réservé très tardivement et nous étions en plein dans le pic annuel de fréquentation, début août. Autant vous dire que les places étaient rares et chères.

Nous avons dormi à l’auberge internationale la vieille école. Nous étions dans un demi sous sol et les chambres étaient franchement pas terribles. On pouvait tout de même se faire à manger, mais ce n’était pas une super ambiance. Vu les tarifs, nous ne conseillons pas vraiment cette adresse, à moins de ne pas avoir trop de choix.

Renseignements et réservation

Comment se rendre au parc national de Gaspésie ?

A partir de Sainte Anne des Monts, il faut emprunter la route 299 jusqu’au parc national de Gaspésie. Il faut compter 40km jusqu’au secteur du mont Albert.

guide pratique pour organiser son séjour au parc national de Gaspésie
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Prix d’entrée au parc national de Gaspésie

Prix journalier : 8,60 $ canadien pour les adultes de plus de 18 ans.

Carte annuelle parcs nationaux du Québec : 77,75 $ canadien pour les adultes de plus de 18 ans. Donne l’accès illimité à tous les parcs nationaux du Québec gérés par la Sepaq. Attention, cette carte n’est pas valable dans les parcs gérés par parks Canada comme le parc national de Forillon.

Que faire au parc national de Gaspésie ? Quelles sentiers de randonnée ?

Les sentiers de randonnée

Il y a 19 sentiers de randonnées de 1,7 à 17,4 km dans le parc national de Gaspésie. De quoi trouver votre bonheur que vous soyez sportifs ou en famille.

Pour les familles avec enfant, le sentier du lac aux américains et celui du mont Ernest Laforce sont bien adaptés.

Tous les sentiers ainsi que les activités dans le parc sont résumées dans le guide du visiteur.

Observer les Caribous au mont Jacques Cartier

Merci à Delphine pour la photo ! Elle a croisé ce caribou le lendemain de notre rencontre.
  • : Mont Jacques Cartier
  • Comment y aller ? Pour vous rendre à l’entrée du sentier Jacques Cartier vous pouvez soit y aller avec votre propre véhicule (attention la route n’est pas géniale) soit prendre une navette. Elle part du centre de découvertes et de service à 9h (retour à 16h).  A l’entrée du sentier, il y a une autre navette obligatoire à prendre pour vous emmener sur le site protégé du mont Jacques Cartier. Il y en a plusieurs dans la journée.
  • Durée de la randonnée : 8,3 km entre 4 à 5h de marche.
  • Période d’observation : Le sentier du mont Jacques Cartier n’est ouvert que du 24 juin au 30 septembre. Il n’est permis d’y randonner qu’entre 10h et 16h
  • Petit conseil en plus : Si vous n’êtes pas un grand marcheur et que vous pensez mettre plus de temps, faites attention aux heures de navettes car cela peut être juste. Randonnant avec un enfant, le temps permis par l’intervalle entre les navettes nous paraissait juste donc nous y avons renoncé.

 

Observer les orignaux au mont Ernest Laforce

  • : Sentier Ernest Laforce
  • Comment y aller ? le début du sentier est accessible en voiture où il y a un parking
  • Durée de la randonnée : 4,5 km soit environ 2h
  • Période d’observation optimale : de juin à début octobre, les journées fraîches étant plus favorables
  • Petit conseil en plus : pour avoir le plus de chance d’apercevoir des orignaux, il faut randonner très tôt le matin ou fin de journée juste avant le coucher du soleil. C’est en haut du mont que nous avons observé de nombreux orignaux au loin. Puis, ensuite tout près du sentier en redescendant.

 

Activités de plein air au parc national de Gaspésie

Que ce soit en été ou en hiver, il y a de multiples activités à tester comme le canot, la pêche, le ski, les raquettes etc… Retrouvez toutes ces activités sur le site du parc national de Gaspésie.

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