L’Asie, le plus vaste continent du monde recèle d’une variété de paysages naturels immense. Des plus hautes montagnes du monde aux déserts les plus arides, des steppes gelées à la fournaise des forêts tropicales.

S’il s’agit également du continent le plus peuplé, soumis à l’avidité d’expansion des hommes comme partout dans le monde, de vastes portions de l’Asie restent protégées par des parcs naturels. Pour que ces espaces restent des havres naturels, nous faisons le pari de l’émerveillement. Connaitre, c’est déjà protéger.

Alors nous avons demandé à 13 blogueurs voyage (et nous !) de nous décrire leur découverte d’un parc naturel qui les a particulièrement marqué en Asie. Installez vous bien et profitez du voyage, de l’Asie mineure vers l’extrême orient !

Le Djebel Akhdar à Oman par Petits Voyageurs

Massif du Djebel Akhdar à Oman
Crédit photo : Petits Voyageurs

Le Djebel Akhdar, la montagne verte en Arabe, est certainement l’une des étapes les plus spectaculaires de mon voyage à Oman. Perchées à plus de 2000 mètres d’altitude, ces montagnes dévoilent des paysages en tout point fascinants. Petits villages accrochés à la falaise, jardins luxuriants et oasis isolées forment le décor de la plus haute chaine montagneuse du pays.

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Depuis le petit village de Birkat-al-Mawz, une route grimpe en lacets abrupts vers le plateau de Sayq, 2000 mètres plus haut. Attention, 4×4 obligatoire pour entreprendre cette ascension ! Je ne suis pas du genre peureux, mais croyez-moi, je n’ai jamais autant flippé en voiture que sur cette route là. Vous traverserez un univers de roches, de falaises et de canyons vertigineux sur une trentaine de kilomètres, avant d’enfin atteindre le plateau.

Au petit matin, la vue sur les villages d’Al-Aqur et d’Al-Ayn restera pour moi un souvenir inoubliable. Le voici le secret du Djebel Akhdar : des petits villages dissimulés dans des jardins en terrasse, irrigués par les aflajs. Des oasis de verdure dans un univers pourtant hostile et aride. Ne manquez pas la randonnée à flanc de montagne, pour découvrir chacun de ces villages. C’est une balade assez facile mais éprouvante sous la chaleur, que l’on peut réaliser en 3 heures aller-retour. Figuiers, oliviers, genévriers et rosiers en fleur vous accompagneront tout le long de cette randonnée. C’est également dans cette région d’Oman que l’on fabrique l’attar (eau de rose). Venez au mois d’avril, quand les effluves de rose parfument l’atmosphère du petit village d’Al-Ayn.

Vous pouvez consulter mon article complet sur cette randonnée pour en savoir plus !

Paul – Petits Voyageurs

La vallée de Wakhan au Tadjikistan par Asiatrek

La vallée du Wakhan à VRANG, coincée entre l'Hindu Kush a gauche et le Pamir à droite. Tadjikistan
La vallée du Wakhan à VRANG, coincée entre l’Hindu Kush a gauche et le Pamir à droite. Crédit photo : Asiatrek
« Allez viens, suis moi, de la haut, tu vas avoir une belle vue sur le massif de l’Hindu Kush et de la vallée du Wakhan », me lance le vieil homme avec son chapeau multicolore. Mahmadwaffa, a beau être âgé de 63 ans  et se mouvoir avec ses vieux mocassins de cuir, c’est indéniable : il avance beaucoup plus rapidement que moi. J’ai beaucoup de mal à suivre le Wakhi qui sautille comme un cabri, de roches en roches sans se soucier de l’altitude. A près de 2800 m d’altitude, l’ancien fumeur que je suis a le souffle coupé durant l’effort. Nous montons sur cette chaine montagneuse du Pamir pour jouir d’un point de vue assez extraordinaire sur la vallée. Tout en bas coule le Piandj.
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Ce fleuve nourricier et le climat permet a la population d’assurer bien souvent deux récoltes de blé afin de pouvoir tenir l’hiver. En marchant le long de cette vallée on ne peut être que touché par la gentillesse des Wakhis. Ils forment une branche minoritaire du Chiisme, les Ismaéliens, dont le guide spirituel est l’Aga Khan. Chacun ici est un rouage d’une société où tout le monde aide d’une manière où d’une autre : travail dans les champs, construction d’une maison où effort scolaire. Mahmadwaffa est également professeur d’anglais et d’allemand à l’école numéro 9 du village de Vrang, il me convie dans la cours de récréation de l’école qui est un vaste pré de la vallée où les enfants jouent au volley-ball. Je comprends qu’il a appris l’Allemand à Berlin Est, à l’armée. Le Tadjikistan faisait partie de l’URSS et de nombreux soldats sont venus dans les états sous domination communiste dans le cadre du pacte de Varsovie, l’équivalent soviétique de l’Otan. A son retour, il est revenu dans cette vallée : « La vie est parfois dure dans la vallée, au début des années 1980 il a a eu une très grande durée de famine et on a du notre salut qu’à l’aide alimentaire apportée par l’Aga Khan », confie-t-il.

Le meilleur moyen de découvrir la vallée est la marche ou le vélo. Pour y arriver, de nombreux 4X4 parcourent la vallée depuis Dushanbe via Korog par la mythique Pamir Highway ou M41. Ensuite, pour retrouver cette fameuse M41, il faudra trouver un rare véhicule qui veuille bien passer la Kargush Pass à 4332 mètres ou rebrousser chemin. Il y a très peu d’hôtels, mais beaucoup d’hébergement chez l’habitant ont été créés. Il y a de fortes chances que vous soyez invités à partager un repas chez les Wakhis, leur sens de l’hospitalité ne se s’est jamais démenti durant la quinzaine de jours que j’ai passée là-bas.
La vallée du Wakhan n’était pas ma destination première de cet automne 2014. Visa afghan en poche, je voulais me rendre dans une partie de l’Afghanistan isolée, le corridor de Wakhan, qui est de l’autre côté de la grande chaine de montagne de l’Hindu Kush. Je voulais approcher cette terre, zone tampon entre la Chine, le Pakistan où vivent la plupart des Wakhis. Je me suis contenté de cette partie tadjik d’Ichkachim à Langar qui est superbe, facile d’accès…
Au fait, vous vous demanderez peut être pourquoi elle ne s’appelle pas vallée du Piandj ? Car plus haut, le Piandj se forme du rassemblement de deux autres rivières le Pamir et le Wakhan-Daria. Le Piandj, beaucoup plus en aval formera l’Amou Daria qui finira pratiquement à sec dans la mer d’Aral. Triste destin d’une mer sacrifiée sur l’autel de la production de coton.
Laurent – Asiatrek

Les montagnes du Pamir au Tadjikistan par Rory travels anywhere

les montagnes du pamir au Tadjikistan
Photo en argentique des montagnes du Pamir – crédit photo Rory travels anywhere

Bon ce n’est pas un « parc naturel » en tant que soi mais une zone géographique sauvage d’Asie Centrale : le massif de hautes montagnes du Pamir dont la majorité se situe à l’est du Tadjikistan, mais avec des morceaux au Kirghizistan, en Chine et en Afghanistan. Si vous savez être éblouis par les contrastes des ombres sur des pans de montagnes, cette destination est faite pour vous!

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Une fois que vous y mettez les pieds, vous voici sur un plateau à minimum 3 000 m d’altitude, il va falloir vous acclimater. Ça tombe bien, les habitants sont friands de thé accompagné de pain et confiture, de bons remèdes pour se faire à l’altitude !

Ici on croise surtout des cyclistes un peu fous qui se font la « Pamir Highway » cette route cabossée qui traverse les montagnes… et dont le plus haut col culmine à 4 600 m. Ces montagnes sont très peu peuplées, à quelques villages isolés sur le plateau, et un peu plus de monde dans la vallée du Wakhan où le torrent qui y coule office de frontière avec l’Afghanistan.

Si vous aimez les paysages lunaires, les montagnes rocailleuses et colorées, les lacs d’altitudes d’un bleu roi où vous ne risquez pas de tremper un orteil, les sources chaudes au milieu de nulle part, les routes avec des trous, les ciels étoilés à en perdre la tête et être au bout du monde, voici un endroit pour vous. Niveau faune, étant donné qu’à cette altitude il n’y a ni herbe ni arbres, on peut y voir des oiseaux de proie, et si vous en faites le but de votre expédition vous arriverez peut-être à voir un élusif léopard des neige ou un mouflon de Marco Polo. Ici le tempo est donné, on est loin de l’abondance des parcs nationaux de l’Amazonie, mais plutôt dans la frugalité et les grands espaces vierges… et c’est à couper le souffle !

Si vous souhaitez voir plus d’images de ce lieu intouché j’ai capturé quelques vues en argentique et partagé mon carnet de route.

Rory – Rory travels anywhere

Le parc national de Chitwan au Népal par Ailleurs sur Terre

Le parc national de Chitwan au Népal
Crédit photo : Ailleurs sur Terre

Lorsque l’on pense au Népal, on imagine l’Himalaya et ses plus hauts sommets coiffés de neiges éternelles. Pourtant, Népal peut aussi rimer avec jungle, tigres et  rhinocéros !  Ainsi, dans le sud du pays, la région du Terai accueille le Parc Naturel de Chitwan, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 84.

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Le village de Sauraha se love le long de la paisible rivière rapti. C’est ici que vous poserez probablement votre sac pour profiter de quelques jours dans la région.

Les villages tharus disséminés dans les plaines alentours se prêtent à merveille à une balade à vélo, tandis que des excursions en bateau, en 4×4 ou à pied permettent de découvrir une faune et une flore variées, en compagnie d’un guide local : si les rhinocéros unicornes, les singes et les oiseaux se laissent apercevoir facilement, d’autres espèces emblématiques telles que les éléphants sauvages, les léopards ou le fameux tigre du Bengale, dont il ne reste que quelques spécimens, restent souvent cachés aux yeux des touristes.

Votre guide vous donnera néanmoins les consignes d’usage en cas de rencontre impromptue, ce qui sera peut-être pour vous aussi l’occasion d’une belle frayeur : notre guide s’étant soudain mis à presser le pas en nous enjoignant de le suivre, nous nous sommes imaginés  poursuivis par un tigre en colère et avons pris nos jambes à notre cou alors qu’il s’agissait en fait simplement de se rapprocher d’un groupe de rhinocéros mangeant paisiblement à quelques mètres de nous !

Le parc propose également des safaris à dos d’éléphants, mais n’oublions pas que pour rendre dociles ces animaux sauvages et permettre aux touristes de profiter d’une telle balade,  les éléphants sont capturés et maltraités dès l’enfance afin de les briser. Voyager, c’est aussi faire des choix éclairés…

Aurélie – Ailleurs sur Terre

Le lac Inle en Birmanie par conseil-voyageur.fr

lac inle en birmanie
Crédit photo : conseil-voyageurs.fr

Je suis parti en Asie lors mes congés de fin d’année 2013 pour 3 semaines en Birmanie. J’ai pu parcourir plusieurs endroits et l’un d’entre eux m’a assez marqué, c’est le lac Inle pour son côté  » simple et joli « .

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J’étais auparavant dans un trek de plusieurs jours où j’ai découvert des paysages et des villages birmans, le guide nous avait parlé de la culture birmane. Nous avions même participé à un mariage (nous ne sommes restés que 30 min, le temps de boire le verre d’alcool de bénédiction aux mariés) !

Après plusieurs jours de trek, nous étions arrivés au lac Inle et dans la municipalité de Nyaung Shwe, un endroit local et campagnard. Les habitants vivent grâce au lac Inle par le commerce local (activité de ferme et pêche), le tourisme, et les activités marchandes.

Vous avez le choix entre faire une partie du tour du lac en Vélo (il a une surface de 120 Km²) ou y aller en pirogue traditionnelle.

Pour la pirogue, vous pouvez voir des villages de pêcheurs bâtis avec du bambou sur pilotis, un jardin flottant où ils cultivent des légumes et des fruits. Il y a quelques endroits touristiques où il vous montrent comment ils font pour le tissage de vêtement traditionnel, le forgeage de bijoux, ou encore une fabrique de cigares birmans. En fin de journée, vous pouvez voir les célèbres pécheurs qui rament avec leurs pieds et le coucher de soleil. Bien que certaines activités sont pour les touristes, cela nous donne une vision de ce qui se faisait auparavant.

Le tour du lac en vélo m’a paru plus authentique sans cet aspect touristique. On peut y voir des petits villages, visiter quelques temples, aller à une source d’eau chaude, ou se balader tranquillement dans la campagne birmane.

Bien que l’endroit devienne de plus en plus touristique, c’est un endroit naturel avec des gens conviviaux, cela va sûrement changer dans les années à venir.

Stefan – conseil-voyageur.fr

La province du Ratanakiri au Cambodge par histoires de tongs

cascade dans la province du ratanakiri au cambodge
Crédit photo : les globe blogueurs

Si l’on visite généralement le Cambodge pour découvrir les temples d’Angkor Wat, flâner dans Phnom Penh ou encore se détendre dans la province de Sihanoukville, le pays possède toutefois quelques régions plus reculées. Le Ratanakiri fait partie de ces provinces moins fréquentées. J’ai eu la chance d’y voyager durant mon tour du monde, et j’en suis tombée littéralement amoureuse.

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Située au Nord-Est du Cambodge, la province du Ratanakiri possède une immense biodiversité. C’est sur des pistes de terre rouge sang que l’on part à la rencontre de ses paysages volcaniques, ses lacs et chutes d’eau, ses plantations d’hévéas mais aussi de la jungle – qui saura impressionner tout voyageur qui la découvre pour la première fois.

Surnommée à juste titre le Far-West Khmer, elle abrite au frais de ses collines différentes minorités ethniques dont les Khmers d’en haut, ou peuple des montagnes. Cet ancien QG des khmers rouges a aussi souffert des bombardements américains : visiter le Ratanakiri, c’est également aller à la rencontre de son lourd héritage historique.

Comme dans d’autres régions cambodgiennes, on y trouve même des pierres précieuses mais pour ma part, je suis rentrée bredouille… Certains se rendent dans cette province pour camper ou effectuer des randonnées, d’autres préfèrent la parcourir à dos d’éléphant. Toutefois, en se penchant de plus près sur le sort réservé à ces mammifères géants, on réalise vite qu’il vaut mieux chausser sa paire de tongs et poursuivre la découverte à pied. Une fois plongé dans l’atmosphère pesante de la jungle, à l’écoute de ses bruits surprenants – voire inquiétants – le voyageur s’étonnera de découvrir tant d’animaux cachés, dont les geckos qui pointeront probablement leur nez.

J’ai commencé ma visite du Ratanakiri dans la ville de Ban Lung, petite mais charmante capitale provinciale. Je voyageais alors en auto-stop au Cambodge et j’arrivais tout juste du Mondolkiri (splendide province qui mérite également le détour). Faire du stop m’a permis de faciliter les rencontres avec les habitants, qui m’ont tous offert un accueil extraordinaire. Outre le fait d’avoir été invitée aux meilleures tables (où j’ai pu déguster fœtus, alcool de serpent et insectes grillés à volonté), j’ai eu la chance d’être accueillie au sein de l’intimité de différents foyers. Même si je reste aujourd’hui marquée par la beauté du lac volcanique de Yeak Lom, la grâce de la rivière Tonle San et le calme des lacs Kan Siang et Kam San, c’est la générosité et la sympathie des habitants qui m’auront le plus marquée. D’ailleurs, ne surnomme-t-on pas le Cambodge « pays du sourire » ?

Astrid – Histoires de tongs

Le parc national Gunung Leuser en Indonésie par My Wildlife

Le parc national Gunung Leuser en Indonésie et ses orangs outans
Crédit photo : Grégory Rohart

Les orangs-outans de Sumatra comme de Bornéo sont inscrits sur la liste rouge des espèces menacés de l’UICN. A Sumatra, le parc national Gunung Leuser est l’un des derniers sanctuaires en Indonésie pour voir l’orang-outan du fait de l’expansion des champs d’huile de palme.

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J’ai eu la chance de marcher 4 jours dans la jungle tropicale pour observer les orangs-outans mais aussi les semnopithèques de Thomas ou le gibbon à mains blanches. Chaque rencontre est un moment unique rempli d’émotions. Les orangs-outans sont si proches de nous.

Certains voyageurs ont tendance à vouloir donner des fruits pour assurer les rencontres. Ce comportement est bien entendu à ne pas reproduire car il ne faut pas habituer les primates à quémander la nourriture.

Grégory – My Wildlife

La baie d’Halong au Vietnam par Moi mes souliers

Baie d'halong au Vietnam et ses famauex pains de sucre
Crédit photo : Moi mes souliers

Au quai, si l’on m’avait dit ce que je m’apprêtais à voir, je ne l’aurais pas cru. Les dizaines de bateaux se remplissaient de touristes. J’avais volontairement choisi un bateau plus petit qui pouvait les semer pour s’insérer au coeur des baies isolées de cet attrait réputé du Vietnam, la baie d’Halong.

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Sur le pont de votre navire, vous serez en mesure de constater l’immensité des falaises verdoyantes qui se dessinent en pain de sucre, ou en vallons délicats; des contrastes saisissant avec l’eau parfois turquoise sur laquelle rayonne un soleil orangé à la tombée du jour. Le spectacle de la baie d’Halong est incontournable malgré sa popularité : faites du kayak en toute quiétude, découvrez une plage inhabitée ou prenez un bain de soleil entre vos sessions de photo. Il y a toujours de quoi faire dans ce parc naturel !

Jennifer – Moi mes souliers

Le parc national Bako en Malaisie par les globe blogueurs

Parc national Bako en Malaisie sur l'île de Bornéo
Crédit photo : les globe blogueurs

Un parc naturel dont l’accès se fait par la mer, c’est déjà la promesse d’un petit coin de paradis. Le parc national de Bako en Malaisie, sur l’ile de Bornéo,  offre un cadre idyllique pour les passionnés de nature. Il allie un littoral digne d’une carte postale et une forêt habitée de créatures rares, comme le débonnaire nasique.

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Bako nous a séduits au premier coup d’œil lors de notre arrivée en bateau. La mangrove nous accueillait, preuve des mouvements de la mer et signe de vie.  La marée transforme le paysage et met à nu ou recouvre les palétuviers.  Les rochers offrent un écrin aux plages du parc et le temps est comme suspendu.

En s’engageant dans la forêt, nous retrouvons la magie des tropiques. Une végétation luxuriante, puissante, inextricable, qui provoque le tournis. Les nuances vertes, terre, nous font oublier le bleu de la mer, d’autant plus lorsqu’un adorable singe puis deux, trois pointent le bout de leur museau. Car outre la beauté des paysages, la richesse de Bako réside dans son extraordinaire faune. Plusieurs espèces de singes co-habitent ici, dont le rarissime nasique. Au petit matin ou en fin de journée, ils osent, intrépides, quelques sorties pour trouver à manger. C’est à ces moments que vous pourrez voir cette drôle de bête ventrue au nez proéminent se dandiner maladroitement.

Plusieurs sentiers aménagés permettent de découvrir ce trésor naturel facilement et si le confort rudimentaire ne vous fait pas peur vous pourrez même y passer la nuit.

Découvrez notre article complet consacré à cette inoubliable randonnée dans le parc de Bako.

Laura & Seb – Les globe blogueurs

Le parc Bromo-Tengger-Semeru en Indonésie par Lovetrotters

Parc Bromo-Tengger-Semeru en Indonésie
Crédit photo : lovetrotters

Le parc national Bromo-Tengger-Semeru sur l’île de Java en Indonésie offre des panoramas à couper le souffle considéré par plusieurs comme LES plus beaux paysages volcaniques au monde. La visite commence au petit matin. Depuis un mirador perché en haut d’une montagne, on attend avec impatience le lever du soleil. Les premières lueurs du jour révèlent le paysage majestueux du volcan Bromo fumant au milieu de son immense caldeira de cendres, avec en arrière-plan, l’immense volcan actif Semeru, point culminant de l’île de Java, qui crache de sa gueule des petits nuages blancs, et en avant plan, le volcan Batok à la silhouette conique parfaite.

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On se croirait sur le plateau de tournage du prochain film Jurassic Park. Il ne manque que les velocyraptors et les perodactyles pour compléter ce tableau préhistorique apocalyptique, presque irréel. Une fois le tapis de brume dissipé, nous pouvons enfin apercevoir les villages installés sur les falaises aux pieds des géants, comme pour défier la force meurtrière de dame nature ou peut-être lui rendre hommage, la prier de les épargner.

On traverse ensuite la mer de cendre pour se rendre au pied du volcan Bromo. 253 marches mènent vers la gueule du monstre. Du haut du volcan Bromo culminant à 2 329 mètres, nous sommes spectateurs de l’œuvre majestueuse de dame nature. La vue est imprenable. On peut voir d’un côté le gigantesque cratère qui expulse sans cesse des fumées toxiques, et de l’autre côté l’immense caldeira désertique, et les sillons de lave de l’imposant mont Batok, l’archétype du volcan. La nature est grande et puissante, et nous sommes si petits et chétifs. Nous avons compilé toutes les infos pour visiter le volcan Bromo pour ceux que ça intéresse. Bon vent !

Nadia & Mike – Lovetrotters

Le parc national Gunung Rinjani en Indonésie par la page à Pageau

mont rinjani à lombok en indonésie
Crédit photo : la page à Pageau
Situé sur l’île de Lombok, dans le parc national Gunung Rinjani, le mont Rinjani, le 2e plus haut volcan d’Indonésie, culmine à 3726 mètres d’altitude. Quand j’y ai été, en 2012, j’avais choisi le trek « 2 jours, 1 nuit » (avec arrêt au bord du cratère, vers 2700 mètres, et non au véritable sommet).
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Je l’ai payé 1 050 000 roupies indonésiennes (environ 112,33 $ CAN, au taux de change de l’époque) à une agence de Gili Trawangan. Le prix incluait les transports, les services d’un guide et de porteurs, l’entrée au parc national, l’équipement de camping (tente, matelas, sac de couchage), les repas et des bouteilles d’eau. Les prix, négociables, varient selon le nombre de randonneurs, la durée du trek, etc.
Or je ne savais pas que ce trek était exigeant. Le sentier, ponctué de racines noueuses et de fiers rochers, traversait une jungle humide couvrant une bonne partie du volcan actif. De plus, l’inclinaison du sentier faisait en sorte que les genoux en prenaient un coup, tant à la montée qu’à la descente. De mignons macaques au pelage gris venaient toutefois égayer les randonneurs essoufflés.
Une fois au bord du cratère, sept heures après le départ, j’ai savouré le sublime panorama. Le coucher de soleil? Surréel. Cependant, le vent soufflait fort, là-haut. La nuit tombée, le mercure a chuté comme un ivrogne rentrant chez lui un soir de Super Bowl. Il faisait froid. Mais la nuit a passé vite; les guides ont réveillé les zombies avant le lever du soleil pour le déjeuner. Ensuite, le groupe s’est séparé. Je suis redescendu. En cinq heures. Mes jambes pleuraient de douleur. J’ai marché comme C-3PO pendant une semaine. Heureuse idée donc que d’avoir ensuite été me reposer aux îles Gili…
Stéphane – la page à Pageau

La réserve naturelle de Tai Po Kau à Hong Kong par Vio’ vadrouille

réserve naturelle de tai po kau hong kong
Crédit photo : Vio’ vadrouille

Hong Kong, 8h00. Je me rends au bureau du concierge de mon hôtel avec en tête de demander quelques précisions quant à ma visite du jour: « Bonjour, j’aimerai me rendre à la réserve naturelle de Tai Po Kau, pouvez-vous m’indiquer le bus le plus direct svp? », sa réponse: « Tai Po Kau… mais pourquoi voulez-vous aller là-bas? Il n’y a rien! ». Eh bien voilà, c’est justement pour ça que Tai Po Kau m’avait tout de suite tapée à l’œil sur la carte de Hong Kong. Parce qu’il n’y a rien d’autre que de la végétation.

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Après une petite heure de métro et une petite heure de minibus 16 places (typique de HK) plus tard, me voilà à l’entrée de la réserve. Pas un chat. J’ai donc suivi les panneaux, choisissant la plus courte des randonnées (2km) étant donnée la chaleur lourde et intense du jour. Je m’enfonce petit à petit dans une jungle épaisse, moitié tropicale, moitié forêt, ici c’est le chaos végétal. Et pourtant c’est tellement beau! Le sentier est bien balisé, le chemin vallonné. En descendant, je tombe sur un petit ruisseau où les gens se baignent (ils étaient donc tous ici!) et les enfants jouent. Je rêve intérieurement de plonger moi aussi tellement la chaleur est intense. Je m’approche pour prendre les enfants en photo, rocher humide, me voilà les quatre fers en l’air à la flotte. Je ne pouvais pas rêver mieux!

  • Conseils pour la visite: privilégiez cette balade en hiver pour éviter la chaleur, prévoyez dans tous les cas de l’anti-moustique et de l’eau.
  • Se rendre à Tai Pau Kau: prendre le métro jusque Tai Po village, puis à la sortie de la gare, vous trouverez le minibus vert 28K. Montrez au chauffeur la réserve sur une carte, il vous y arrêtera!

Violaine – Vio’ vadrouille

Le parc de Guilin et la rivière Li en Chine par Découverte Monde

Rivière Li en Chine
Crédit photo : Découverte Monde

Si vous avez déjà tenu un billet de 20 yuans dans vos mains, vous êtes surement tombés en admiration devant le décor hallucinant imprimé sur le billet. Ce paysage est celui de la rivière Lijiang (communément appelé rivière Li) dans la région autonome de Guangxi dans le Sud de la Chine.

D’une longueur d’aussi peu que 83 kilomètres entre Guilin et Yangshuo, ce n’est pas pour cet aspect qu’elle est reconnue, mais bien pour l’expérience visuelle qu’elle offre. Le parc de Guilin et de la rivière Li est parmi les plus beaux panoramas de la Chine et même parmi les plus beaux qu’il m’a été de voir au cours de mes nombreux voyages autour du monde.

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À partir de Guilin, j’ai testé la petite excursion qui permet de descendre une partie de la rivière sur une petite embarcation en bambou. Bien que ce soit une activité très touristique et que plusieurs autres embarcations sillonnent la rivière dans le même tronçon, l’expérience demeure magique.

Le radeau vogue sur le cours de la rivière aux éclats verdâtres qui serpente à travers des pics karstiques aux formes variées. Nous prenons plaisir à imaginer et donner des noms aux formes distinctes que prend chacun des éléments  de cette forêt de pierre recouverte de végétation.

Ceux qui ont de la chance peuvent même apercevoir des pêcheurs aux cormorans sur leur petite embarcation de bambou. Ces animaux apprivoisés plongent tête première pour chasser les proies. Un spectacle quotidien devenu un emblème de la rivière Li que je n’ai malheureusement pas eu la chance de voir.

Mais il faut aussi aller visiter Guilin et Yanshuo pour une expérience plus complète de cette merveille de la nature.

Rachel – Découverte Monde

Le parc national Hallyeo Haesang en Corée du sud par les vents nous portent

Île Hansando - Parc national Hallyeo Haesang Île Hansando / Parc national Hallyeo Haesange en Corée du sud
Crédit photo : les vents nous portent

En 2011, je partais pour une tournée en Corée du Sud, jouer dans un festival près de Séoul. J’en profitais pour prendre une semaine afin de découvrir un peu plus ce pays mystérieux, loin des destinations à la mode. Je descendais en bus, plein sud, direction la petite ville de Tongyeong au bord de la mer. C’est complètement par hasard que je découvrais le Parc National Hallyeo Haesang.

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Je me renseignais sur les possibilités d’aller en mer, quelque part sur une île. Le lendemain je prenais un ferry et j’arrivais sur l’île d’Hansando. Arrivé sur place, je découvre des petits villages où les produits de la mer sont la richesse principale. Dans les rues, des quantités énormes de piments, ingrédient essentiel de la cuisine coréenne, sèchent au soleil. Il faut alors profiter des multiples chemins de randonnées pour se balader en forêt et grimper jusqu’à des points de vues où l’on peut découvrir l’ampleur de cet archipel d’îles douces, ces boules de forêts qui émergent d’une brume de mer féérique. Rien de fou ici, rien de sensationnel, mais une atmosphère tranquille et apaisante, comme une métaphore du « pays au matin calme ». Et pour finir, le coucher de soleil sur la baie à lui seul ne m’a pas fait regretter le voyage. Une belle découverte.

Pour découvrir la Corée du sud, ma série d’articles

Samuel – les vents nous portent

Je ne sais pas pour vous, mais nous nous sommes régalés ! Pour poursuivre le plaisir, n’hésitez pas à nous faire part de vos coups de cœur nature en Asie. Le choix est vaste…

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Vous en voulez plus ? Regardez la sélection des plus beaux parcs naturels d’Europe, d’Océanie, d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Amérique du Nord !

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