Revenir sur un territoire que l’on a aimé, le découvrir à une autre saison, fait partie des plaisirs de ma vie de voyageuse. Il y a cette douce ambiguïté de se sentir à la fois chez soi et dépaysée. C’est le sentiment qui m’a parcouru en arrivant à Foix il y a quelques semaines. Dans le train, j’ai vu poindre les premiers reliefs annonciateurs des Pyrénées. J’ai deviné l’imposant château médiéval de Foix que j’avais déjà tant adoré un été plus tôt.

A notre arrivée, c’est une pluie froide qui nous accueille. Marquant fermement la saison, elle n’entame pas pour autant notre enthousiasme à rejoindre Ax les Thermes. L’enjeu de notre visite est bien trop motivant. Depuis quelques temps, nous avons une lubie : observer les animaux dans les paysages enneigés de nos belles montagnes françaises. Une première rencontre avec les bouquetins du Vercors n’a fait que nourrir cette idée fixe. Nous avons choisi l’Ariège avec une visite de la vallée d’Orlu proche d’Ax les thermes pour rassasier cette obsession. Nous partons sur les traces des isards.

Voici le récit de notre rencontre avec les isards lors de cette randonnée à Orlu (et bien plus encore…), ainsi que toutes les informations pratiques pour savoir que faire à Ax les thermes.

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D’Ax les thermes à la réserve nationale d’Orlu

Nous démarrons notre quête de l’Isard à Ax les Thermes, réputée comme son nom l’indique pour ses sources chaudes. Au cœur même de la ville, des fontaines et des bassins permettent de tester les vertus de cette eau. On y trempe ses pieds avec délice tout en contemplant les montagnes et les façades colorées des édifices.

Le charme indéniable d’Ax les thermes n’arrive cependant pas à calmer notre impatience. La réserve nationale d’Orlu nous appelle. L’envie de s’y perdre, d’y faire des rencontres impromptues est plus forte. Le fil de l’Oriège nous indique la route à suivre jusqu’à la réserve.

L’eau omniprésente distille une ambiance sonore permanente. Elle gronde, clapote ou ruisselle. Jamais nous n’aurons fait autant attention à tous ces sons aquatiques. Au lac de Campauleil, le silence est troublé par la mélodie du cincle plongeur. Ce petit oiseau rond au plastron blanc et au corps chocolat. Des lames de brume accrochent notre regard et nous retiennent un instant. Cette danse cotonneuse caressant le château d’Orgeix et son reflet sur l’eau sont irrésistibles. Une vision qui augure d’autres émerveillements à venir.

Château d’Orgeix et lac de Campauleil

Juste après ce mirage, nous découvrons le village d’Orgeix qui nous fait grande impression. Son église datant du XVIIe trône fièrement sur les rives tumultueuses de l’Oriège. Un pont de pierre nous invite à la traverser pour contempler l’édifice de l’autre côté. D’ailleurs, flâner le long de la rivière est un beau moyen de commencer sa journée.

Avant d’atteindre l’entrée de la réserve d’Orlu, nous nous offrons un dernier arrêt dans le village d’Orlu. La brume bien tenace au dessus des champs vole la vedette au cœur du village. Nous prenons ainsi du recul pour constater à quel point il est lové dans le creux des montagnes arrondies.

Randonnée en raquettes dans la réserve d’Orlu

La route se termine (au sens propre) à l’observatoire de la montagne d’Orlu où nous attend Jérôme, son directeur. Pour autant l’aventure ne fait que commencer. 2 jours à randonner dans la réserve nationale d’Orlu en raquettes pour tenter de débusquer les élégants et farouches isards.

Un café avalé à la hâte, je trépigne d’impatience devant les brochures présentant les espèces emblématiques de la réserve. Au delà des isards, cet espace naturel d’exception est aussi réputé pour la présence d’animaux rares comme le grand tétras, le desman des Pyrénées, le gypaète barbu et même l’ours. Je touche les photos tel des talismans qui me porteraient chance. Résultat dans quelques heures !

La brume s’est dissipée et a laissé place à un ciel dégagé et lumineux. J’imagine déjà les rayons du soleil se frayer un chemin dans la forêt enneigée. Je ne m’y trompe pas car ce seront en effet les premières images que je viendrais capturer au départ de cette randonnée à Orlu. Raquettes aux pieds, sac à dos bien installé sur le dos, nous voilà partis pour deux jours.

Dès les premiers instants je suis séduite par le décor, l’Oriège plus timide que dans les villages autour trace son chemin entre les chaos rocheux. Les rochers saupoudrés de neige sont autant d’appétissantes pâtisseries recouvertes de sucre glace. La neige est fraiche et veloutée. Assez vite, nous nous apercevons que nous ne sommes pas seuls à fouler cet unique sentier. Un cortège d’empreintes nous précède, celles d’un ou plusieurs renards. Marcher dans les pas des renards est une joie incommensurable. J’aime particulièrement cet animal flamboyant et racé. Le fait qu’il marche spécifiquement sur ce sentier est un indice évident de sa malice. En effet, la neige tassée par le passage des randonneurs rend le déplacement plus facile. En empruntant ce chemin, le renard économise son énergie.

D’autres empreintes quand à elle quittent le sentier principal pour rejoindre la rivière. Si je crois au départ qu’il s’agit également d’un renard, Jérôme me fait une révélation surprenante. Il s’agit d’un autre animal que nous adorons, la loutre que Seb était parti observer en Bretagne. Je ne m’attendais pas à la retrouver dans ce milieu et encore moins à avoir la chance de voir ses empreintes. 5 petits doigts délicatement posés sur la neige, à peine perceptibles, un trésor. La chance nous sourit éhontément. Je ne quitte plus des yeux les rives de l’Oriège. Mon imagination s’emballe. Je vois la loutre remonter l’eau, attraper goulument un poisson ou s’ébrouer dans la neige. Je suis rattrapée de ce rêve éveillé par d’autres empreintes. Beaucoup moins délicates cette fois ci.

Dans la neige se dessine une trainée informe et souillée par la terre, un passage de sangliers à n’en pas douter. Ceci est confirmé par d’autres indices, un arbre déformé par les assauts répétés des bêtes ainsi que quelques poils accrochés à l’écorce. Les sangliers apprécient la résine de cet arbre. Elle leur permettent de se refaire une petite beauté et de se débarrasser des parasites (pour la partie moins glamour). Jérôme nous apprend que les ours ont tendance à faire de même. La déformation se note alors plus haut dans l’arbre. L’équipe de la réserve d’Orlu place d’ailleurs à certains endroits des « pièges » pour détecter sa présence. Ils enduisent certains arbres d’une substance très odorante qui attire les ours et les incitent à s’y frotter. En revenant plus tard, les techniciens peuvent alors récolter d’éventuels poils et les analyser pour retrouver à quel ours ou autre animal il appartient.

Avant que la forêt s’élargisse, un lièvre (mais nous ne sommes pas sûrs) et un écureuil nous accueillent aussi furtivement au travers de leurs empreintes. Il s’en est d’ailleurs fallu de peu pour que nous surprenions ce dernier.

Observer les isards dans la réserve d’Orlu

Après plusieurs heures (nous avons vraiment pris notre temps !), nous arrivons dans une large prairie encaissée, la jasse d’en gaudu. En été, c’est le territoire de prédilection des marmottes et d’un troupeau de vaches qui vient y pâturer. En hiver, le décor est différent, ses occupants aussi. Mais avant de les découvrir, c’est le moment de casser la croûte. Ces observations nous ont fait oublier la faim. D’ailleurs, elle devra encore attendre un moment…

Alors que nous étions en train de décharger nos affaires dans la cabane où nous allions passer la nuit, Jérôme a repéré quelque chose sur les crêtes. Il s’agit d’un cerf, un jeune mâle aux bois déjà bien impressionnants. Grâce à la longue vue, on le distingue nettement. Au pied d’un arbre, il se repose tranquillement tout en ruminant. Le voir si calme, auréolé de cette lumière enneigée, c’est splendide. Non loin, quelques isards évoluent paisiblement.

Nous avons donc pique niqué avec vue sur cerfs et isards ! Et je mets cerfs au pluriel car en y regardant de plus près, ils étaient deux ! Faut bien se tenir compagnie, même en pleine nature !

Nous ne tardons pas trop à déjeuner. La météo est superbe, contrairement à ce qui est prévu pour le lendemain. Il n’y a donc pas une minute à perdre pour saisir notre chance d’observer des isards de plus près. Jérôme connait bien leurs habitudes et comportements. C’est un avantage indéniable pour maximiser nos chances.

En quelques mots, laissez moi vous dire que l’isard est le cousin pyrénéen du chamois. Il est plus petit et son pelage est moins sombre. Selon notre guide, il est aussi beaucoup plus beau. Prenez ça comme une information scientifique ou une note chauvine, c’est selon !

L’isard aime les crêtes ventées, au delà des arbres, là où la neige est moins retenue et la nourriture plus accessible. En effet, l’isard se nourrit d’herbe, de jeunes pousses, de feuilles sèches mais aussi de bourgeons et d’aiguilles de conifères. En hiver, la neige complexifie l’accès à la strate herbacée. Il peut alors avoir tendance à descendre plus bas dans les prairies où le manteau neigeux est moins important voir clairsemé, ou au contraire monter sur les crêtes venteuses orientées vers le sud. Bref, là où il y a moins de neige.

La jasse d’en gaudu correspond tout à fait à ce genre d’endroit, surtout au printemps. Nous nous en rapprochons tout doucement, vérifiant au loin avec la longue vue la présence des isards. Nous prenons garde à rester sur le chemin, il est interdit de s’en écarter dans la réserve d’Orlu. A peine avons nous commencé que Jérôme nous informe de la présence d’une harde (un groupe d’isards). Ils sont sur une pente douce de la prairie et en profitent pour se nourrir. Ils sont environ une vingtaine. De loin, leurs teintes marronnées et blanches se confondent avec le décor.

En hiver, les isards se nourrissent moins et en qualité inférieur. Il est donc vital pour eux de ne perdre aucune énergie inutile. Si on les effrayait par une approche trop directe, ils pourraient fuir en galopant et la gaspiller, ce qui peut les mettre en danger. Il est donc primordial de progresser doucement en s’arrêtant fréquemment pour observer la réaction des animaux (semblent-ils stressés ? Commencent-ils à s’agiter ?…) et réagir en conséquence. Les isards ont perçus notre présence et semblent pour l’instant s’en moquer.

Nous pourrons ainsi approcher un peu plus. En déchaussant nos raquettes, nous devenons plus silencieux encore. Nous gardons nos distances au moindre comportement d’agitation. C’est ainsi que nous avons pu les regarder durant un long moment.

J’en profite pour poser une multitude de questions à Jérôme. J’apprends ainsi à distinguer les mâles des femelles grâce à la forme des cornes. Chez les mâles, elles sont plus espacées et plus recourbées aux extrémités. La taille et la forme des cornes sont aussi des indicateurs de l’âge des individus. Les chevreau jusqu’à 1 an et demi ont des cornes petites et toutes droites. Entre 1 an et demi et 3 ans, les jeunes (appelés entrelous) voient leurs cornes se recourber progressivement. Quand celles-ci dépassent la taille de l’oreille, l’isard est considéré comme adulte. Ceux que nous observons en train de taquiner leur maman sont donc des chevreaux d’un an environ.

Les isards ne sont pas les seuls à profiter de l’herbe découverte. De l’autre côté de la rivière, trois biches prélèvent elles aussi ces gourmandises chlorophyllées. Leur regard insistant nous indique qu’elles sont prêtes à détaler si nous avançons davantage. Message reçu.

Cette immobilité imposée nous sera bénéfique. Les isards étant partis, elle nous oblige à scruter ailleurs, sur les crêtes, à la cime des arbres, dans le ciel. C’est à cet instant que nous apercevons du mouvement dans les airs. Deux aigles royaux tournoient en rond au dessus des montagnes. Ils sont bientôt détrônés par deux majestueux gypaètes barbus qui semblent surgir de la forêt. Jérôme n’en revient pas de notre chance. Les gypaètes barbus sont des vautours très rares, les plus grands rapaces d’Europe pouvant atteindre 2,80m d’envergure ! Nous savourons ce privilège.

Le jour et la luminosité baissent. Le coucher de soleil est timide, des nuages menaçants prédisent la météo du lendemain. Il est temps de rentrer à la cabane pour se mettre bien au chaud. Notre retour est accompagné d’un sublime lever de lune que nous aurions pu rater à quelques minutes près. Les astres sont vraiment bien alignés aujourd’hui.

La réserve d’Orlu, un trésor à préserver à côté d’Ax les thermes

Dans la réserve d’Orlu, il y a plusieurs cabanes ou refuges où il est possible de passer la nuit. Nous avons la chance d’être accueilli dans celle des gardes de la réserve qui n’est normalement pas accessible au public. Une faveur qui nous permet de nous réchauffer devant un bon feu de cheminée, mais surtout de partager des discussions ultra passionnantes avec Jérôme de l’observatoire de la montagne ainsi qu’Eric, conservateur de la réserve d’Orlu et deux de ses collègues.

Ce qui m’a le plus captivé ce sont les équilibres à trouver entre la préservation de la biodiversité et les usages humains de la réserve (agropastoralisme, tourisme…). Il est fascinant de comprendre que tous les éléments d’un milieu sont liés entre eux, que chaque interaction produit donc des effets, qu’ils soient positifs ou négatifs. Et que rien ne peut être manichéen. La réserve nationale d’Orlu a pour mission de protéger ce patrimoine naturel. Pour cela il est essentiel de faire des inventaires naturalistes précis, d’étudier les milieux et les habitats et de suivre les populations de certaines espèces comme l’isard et le grand Tétras (qui sont à l’origine de la création de la réserve).

Ce suivi permet de détecter des situations problématiques ou qui posent questions afin de trouver des solutions ou tester des alternatives pour enrayer le problème. C’est ainsi que le personnel de la réserve peut par exemple conseiller les bergers pour avoir des pratiques plus durables et compatibles avec la préservation de la faune et de la flore.

C’est l’occasion de pour nous de mieux connaître aussi l’OFB (l’Office Français pour la Biodiversité) qui gère la réserve nationale de chasse et de faune sauvage d’Orlu. Cet établissement public a été crée en janvier 2020 dans le but de sauvegarder la biodiversité. Il est né de la fusion entre l’agence française de biodiversité et l’office national de la chasse et de la faune sauvage. Ces agents répondent à différentes missions qui vont de l’expertise scientifique à l’appui des politiques publiques en passant par la police de l’environnement.

Après une nuit dans la cabane (merci à nos supers duvets), nous aurons d’ailleurs l’occasion de voir une des missions à l’œuvre. En effet Eric est venu avec son matériel pour « télécharger les isards ». L’expression m’intrigue et me fait sourire. Il s’agit en fait de récupérer les données des émetteurs GPS placés sur les isards grâce à une antenne ! Chaque année des isards sont capturés le temps de leur poser un collier GPS permettant de suivre leurs déplacements. Il est d’ailleurs possible de suivre cette capture en tant que visiteur avec l’observatoire de la montagne. Avec les données recueillies on connait mieux le comportement des isards selon les saisons, leurs spots préférés. Corrélées à d’autres données scientifiques ce sont des sources d’informations cruciales pour mieux connaitre le comportement de l’animal et tenter de maintenir l’équilibre des écosystèmes dans la réserve.

Dans la nuit, le redoux et le vent ont balayé la neige à certains endroits, le paysage a changé, les isards se cachent dans la forêt à l’abris du vent. Pour nous c’est l’heure de quitter ce magnifique lieu. Les empreintes ont disparu, la brume voile le paysage, la pluie presse nos pas. Mais l’envie de revenir dès que possible, en été, s’accroit à mesure que nous nous en éloignons.

Postface : Ski de rando dans la vallée d’Ax les Thermes, un premier test dantesque !

Pour finir ce séjour autour d’Ax les Thermes, nous nous sommes initiés au ski de rando depuis la station de ski d’Ascou. On aurait bien aimé vous montrer des photos de folie des paysages, comme la vue sur la magnifique dent d’Orlu. Malheureusement nous avons eu un temps affreux mêlant brume tenace, pluie continue et vent. Malgré tout, c’était une belle expérience et ça nous a donné envie de réessayer le ski de rando.

Avec un autre guide, je pense que nous aurions pu passer un mauvais moment, mais l’enthousiasme et la bienveillance de Romain étaient très communicatifs !

Nous avons même eu droit à une petite parenthèse historique avec d’anciens piliers relais de poste au col de Pradel. Ils servaient de point de repère en hiver pour les transporteurs de courrier et colis au 19e siècle.


Pour être accompagné comme nous par un super guide (Merci encore Romain) faites appel au bureau des guides d’Ax les Thermes. Ils proposent de nombreuses activités (alpinisme, cascade de glace, VTT, ski de rando, …). J’ai vu qu’ils proposaient notamment le canyon en eaux chaudes que nous avons testé dans les Pyrénées orientales situées juste à côté.

En savoir plus sur le bureau des guides d’ Ax les Thermes.


Guide de tourisme : Ax les thermes et la vallée d’Orlu

Comment venir à Ax les thermes et dans la vallée d’Orlu en Ariège ?

En voiture, l’Ariège est à proximité de grandes villes comme Toulouse et Carcassonne (1h) ou bien encore Montpellier (2h30) et Bordeaux (3h).

En train, vous pouvez rejoindre la gare de Foix (à partir de Paris, Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Carcassonne) puis prendre le TER qui dessert de nombreuses gares du département notamment Ax les Thermes, Tarascon sur Ariège, Pamiers etc.

Pour vous déplacer dans le département, cette même ligne de train entre Toulouse et Latour de Carol est disponible tout comme les bus régionaux. Pour vous éloigner de ces axes, il faudra utiliser la voiture.

Quand visiter la réserve d’Orlu ?

Il est possible de visiter Ax les thermes ainsi que la vallée d’Orlu en toutes saisons. Ces paysages grandioses et son patrimoine charmant offrent des possibilités toute l’année. Tout dépendra des activités que vous souhaiter faire.

Pour l’observation animalière, sachez que le printemps et l’automne sont de belles saisons pour se rendre dans la réserve d’Orlu. A ces périodes, il est plus aisé de voir les isards, ils descendent dans les plaines, là où la neige a fondu. En été, c’est la bonne période pour voir les marmottes, particulièrement en nombre dans la réserve. En hiver, il peut être plus complexe de voir des animaux mais vous pouvez avoir de la chance comme ce fût notre cas, surtout si vous êtes accompagné d’un guide. Il faudra prévoir plus de temps et l’équipement de randonnée dans la neige en conséquence.

Découvrez le récit de notre séjour outdoor en Ariège l’été

Comment s’équiper pour randonner en hiver en Ariège ?

Si vous planifiez de faire des sports d’hiver ou de randonner en Ariège, je vous conseille de bien vous équiper afin de profiter de chaque instant. Pour ce voyage et notamment les deux jours en raquettes, j’avais besoin de chaussures de randonnée montantes et imperméables. Je n’avais pas ça en stock et je voulais prendre mon temps pour choisir et acheter des chaussures qui me seront utiles longtemps. C’est pourquoi pour ce séjour, j’ai fait appel aux petits montagnards afin de louer du matériel.

Les petits montagnards, c’est une petite société savoyarde qui permet de louer des tenues et accessoires de ski, du matériel de randonnée et de camping (chaussures, tentes, sacs à dos…) pour la durée de votre séjour. Vous n’avez qu’à aller sur leur site et choisir ce dont vous avez besoin. Des guides pour chaque vêtement ou chaussures permettent de choisir la bonne taille en fonction du modèle. C’était ma crainte mais grâce aux indications et en prenant mes mesures je n’ai eu aucune mauvaise surprise, que ce soit pour les chaussures ou la tenue de ski.

L’envoi a été rapide et soigné. Quant au matériel loué (tenue de ski et chaussures de randonnée), la qualité était au rendez vous. Les chaussures ainsi que la tenue de ski étaient confortables, mais aussi très fiables. On a parfois eu de très mauvaises conditions météo (vent, pluie…) donc j’ai poussé le test jusqu’au bout (malgré moi !). Je suis restée au sec et au chaud même après plusieurs heures de pluie en continue. Ce qui permet de garder le sourire !

Le prix de la location dépend de la durée. Une fois votre panier rempli, il suffit d’indiquer les dates de votre séjour. Pas de panique, le colis vous sera envoyé un peu avant à l’adresse ou point pickup de votre choix. Cela peut être votre domicile mais aussi votre lieu de villégiature. Cela permet de gagner du temps lors de votre séjour.

Le lendemain de la fin de votre séjour, il suffit de remettre le matériel dans les sac en tissus et l’emballage réutilisable du colis (en plus il n’y a pas de déchet lié à l’envoi ce qui est appréciable) et de le renvoyer par la poste. Les étiquettes de retour et du scotch spécifique vous sont fournis. Il n’y a rien à imprimer.

Du début jusqu’à la fin de la procédure j’ai trouvé le service des petits montagnards très pratique et très professionnel.

Retrouvez ici mon guide pratique pour bien s’équiper contre le froid en hiver

Que faire à Ax les thermes et dans sa vallée ?

  • Flâner dans les ruelles d’Ax les thermes
  • Faire une cure thermale à Ax les thermes
  • Admirer la vue sur Ax les thermes depuis le rocher de la vierge
  • Goûter les spécialités régionales : on vous recommande de faire un tour à la boutique de la ferme sur la place en face du casino à Ax les thermes. Vous ne repartirez pas les mains vides. Il faut absolument tester notamment les flocons d’Ariège, du praliné entouré de meringue, une tuerie !
  • Tester le chien de traineau au plateau de Beille
  • Faire du ski (alpin, rando…) dans la station d’Ascou ou celle d’Ax 3 domaines
  • Admirer le panorama sur la chaîne des Pyrénées depuis la table d’orientation du signal de Chioula (à 15 min du parking)

Plus d’informations sur la vallée d’Ax et les Pyrénées ariégeoises

Que faire dans la vallée d’Orlu et sa réserve ?

En savoir plus sur la vallée d’Orlu

Au bout de la vallée d’Orlu se trouve la réserve nationale d’Orlu. Son entrée se trouve à proximité de l’observatoire de la montagne. En hiver, vous partirez du parking situé en face. Le reste de l’année, vous pouvez vous avancer jusqu’au parking du Fanguil. Il existe de multiples activités à faire en lien avec la réserve nationale d’Orlu et l’observatoire de la montagne.

  • Visiter le musée de la montagne (actuellement il est fermé et fera bientôt peau neuve). Sur 300 m² vous y découvrirez les spécificités de la montagne et de ses milieux (forêts, prairies, crêtes..), la faune et la flore montagnarde ainsi que la place de l’Homme dans ces écosystèmes. Tous les sens sont mis en éveil lors de la visite grâce à des éléments tactiles, des vidéos, des diffuseurs d’odeurs et des immersions sonores.
  • Randonner jusqu’à la prairie aux marmottes dans la réserve nationale d’Orlu. Le départ se fait au niveau du parking du Fanguil accessible en tournant à gauche avant d’arriver aux forges d’Orlu. D’ici il faut compter une balade de 8km aller/retour. Le trajet retour est le même que l’aller.
  • Vous pouvez même poursuivre et passer la nuit au refuge gardé d’en Beys
  • Participer à une des animations et sorties nature proposées par l’observatoire de la montagne (observation des marmottes en été, des animaux de la montagne, estive gourmande …). Il propose aussi des sorties pour suivre les spécialistes et scientifiques de la réserve sur le terrain (observation, capture, suivi …) et ainsi découvrir leur métier
  • Visiter la centrale hydroélectrique (possible sur réservation avec l’observatoire de la montagne)
  • Au sein de l’observatoire de la montagne, il y a également une borne d’accueil spécifique pour la réserve nationale, n’hésitez pas à aller y faire un tour avant ou après vos balades.

Plus d’infos sur le site de l’observatoire de la montagne (horaires, tarifs, activités)

Sachez que la réserve nationale d’Orlu est soumise à un règlement spécifique très stricte qui interdit notamment les activités suivantes : chasse, accès des véhicules motorisés, les chiens même tenus en laisse, le camping, la sortie des sentiers, l’utilisation d’appareils sonores (drone compris), la cueillette des plantes, les feux…

Le bivouac (pose d’une tente au coucher du soleil et retrait à l’aube) est accepté à proximité du sentier uniquement.

Toutes les informations pour organiser votre séjour en Ariège

Ce reportage est le fruit d’une collaboration avec Ariège Pyrénées tourisme. Merci pour leur confiance.