En prenant la décision de partir aux Canaries, nous nous sommes vite heurtés à un dilemme. Road trip à Lanzarote ou Fuerteventura ? Nous n’avons pas pu choisir et nous avons donc partagé notre voyage entre ces deux îles. C’est donc en bateau que nous arrivons à Lanzarote. Ce mode de transport nous donne tout le loisir d’approcher doucement de Lanzarote, de l’apprivoiser, de nous laisser séduire, déjà. Nous partageons avec vous notre itinéraire à Lanzarote, l’île aux volcans.

Arriver en bateau à Lanzarote ou comment mesurer l’évidente beauté de cette île

Lanzarote, une île préservée

Rapidement, une tâche blanche apparaît dans l’océan, elle s’étale en contraste sur le sol ocre et dénudé. C’est la ville de Playa Blanca. A l’inverse de Corralejo qui égratigne le littoral au nord de Fuerteventura, Playa Blanca s’ancre harmonieusement dans le paysage. Une élégance qui nous accompagnera au détour de chaque village.

Ces maisons basses, d’un blanc immaculé, nous les devons à César Manrique, peintre et architecte célèbre de Lanzarote. Véritable esthète mais aussi écologiste, il a compris très vite la richesse de Lanzarote et l’importance de préserver ces panoramas exceptionnel. Il a donc milité pour que l’île conserve uniquement des constructions traditionnelles, interdire les bâtiments à plus de deux étages, mais aussi bannir les panneaux publicitaires.

Son ambition, faire de son île natale, une véritable œuvre d’art. Cet ensemble de règles fait qu’aujourd’hui la place des hommes et les infrastructures touristiques ne dénaturent en rien la beauté de l’île. Pari réussi ! Lanzarote est aussi émaillée de ses œuvres et de lieux qui confèrent beaucoup de charme à l’île.

C’est parti pour un sublime road trip à Lanzarote !

Début prometteur sur la plage de Papagayo

A la descente du bateau, il nous reste un peu de temps avant que la nuit s’installe. L’embarcadère, situé à Playa Blanca, au sud de l’île, est proche d’une des plages réputées de l’île : celle de Papagayo. Nous filons rapidement pour ne pas manquer le coucher du soleil. Après une piste poussiéreuse, le littoral dentelé et escarpé s’offre devant nos yeux. L’endroit est magnifique, la côte forme des petites criques qui se succèdent avec de longues plages. Sur la falaise, un petit restaurant permet de diner tout en appréciant le cadre, mais personnellement nous aurions préféré ce lieu sans aucune construction. Vivre d’amour et de beaux paysages nous aurait suffit.

Nous resterons en hauteur, à errer sur la crête, pour profiter du paysage jusqu’à ce que le soleil vienne se coucher, venant colorer les reliefs de Fuerteventura qui se situe juste en face. C’est au cœur de la nuit que nous traversons Lanzarote jusqu’à notre logement situé près d’Haria, au nord. Là encore, nous sommes gâtés car nous avons eu la chance d’être invités dans un très bel hébergement à la finca de Arrieta. Un campement de yourtes et de cabanes avec une belle démarche écologique et qui se fonde magnifiquement dans le paysage. Notre yourte est immense et élégante, une invitation au voyage à elle seule.

Cap sur le nord de Lanzarote et un tour dans les airs

Au réveil, ce cadre enchanteur se révèle en détail. Je profite des premiers rayons du soleil en prenant le petit déjeuner dans la cuisine extérieure. Je savoure ce moment de solitude et de calme, bercée par le son des vagues, la plage est toute proche. Cette sérénité matinale laisse la place à l’excitation de la découverte. Il me tarde d’arpenter Lanzarote. Pour cette première journée, nous prenons la direction du Nord.

Jameos de Agua, un bel exemple du talent de César Manrique

Premier arrêt à Jameos de Agua, un lieu signé du génie de César Manrique et qui abrite un restaurant, un auditorium et une piscine sadique (on ne peut pas s’y baigner…) ! Sur la route qui nous mène à ce site intriguant, nous lisons le paysage. Nous jouons au jeu des 7 différences avec Fuerteventura. Ce qui me frappe c’est la végétation de Lanzarote. Bien qu’elle soit désertique, elle me parait plus verte que Fuerteventura. Il y a un léger tapis vert qui recouvre les roches noires volcaniques et beaucoup de fleurs.

Comme je le disais en préambule, César Manrique voulait farouchement associer artistiquement les paysages volcaniques de Lanzarote à la présence humaine. Jameos de Agua est un exemple de ce défi. César Manrique a magnifié des tunnels de lave existants pour y créer un univers singulier et magique. A jameos de Agua, il a installé au cœur de la roche un restaurant. Les matériaux, la rondeur des formes apportées, les couleurs, s’intègrent à merveille dans ce cadre sombre et acéré. Il joue avec les contrastes, les oppositions et paradoxalement cela apporte de la douceur.

Non loin, vous pouvez visiter la cueva de los verdes, un autre site dans un tunnel de lave pensé par Manrique. Nous avons fait l’impasse pour cette fois.

Mirador del rio, une vue époutouflante sur la graciosa

Après cette visite dans les profondeurs de Lanzarote, nous reprenons notre itinéraire pour prendre de la hauteur en direction du Mirador del rio. Ne voulant pas retrouver la foule, nous nous arrêtons au bord de la route pour profiter du panorama plutôt que d’aller au mirador officiel. La vue y est tout aussi belle, mais en revanche vous n’avez pas toute la décoration et les œuvres de César Manrique. A vous de voir !

Ce mirador donne une vue époustouflante sur la petite île de Graciosa (que l’on peut aussi visiter). Le vent souffle et ce confetti lunaire happe notre regard un long instant. On se croirait sur une autre planète. Il n’y a rien de mieux à faire que de laisser le temps filer et scruter les moindres recoins de cette carte postale.

Ce cadre se découvre aussi depuis les airs en parapente. Les vents n’étant pas favorables sur ce spot à cette période de l’année, c’est depuis la playa Quemada au sud que je renouerai avec cette activité que j’aime tant.

Parapente à la playa Quemada

Je ne le savais pas mais Lanzarote est propice pour l’activité de Parapente et ce toute l’année. Les spots changent en suivant la direction du vent. En janvier, c’est de playa Quemada que partent de nombreux baptêmes. Je serais accompagnée par Roberto de Famaraiso pour cette 2e fois en parapente. Nous partons depuis un point élevé en bord de mer. Il ne s’agit pas d’une falaise. Nul besoin de sauter dans le vide pour attraper le vent. Dès que la voile est prête, quelques pas suffissent à ce que le vent s’engouffre dedans.

Nous rasons les reliefs du littoral, nous slalomons entre les parapentes pour ensuite survoler la plage, la mer et cette étendue infinie pelée qu’est l’île de Lanzarote. Dès lors je retrouve les sensations de mon premier vol en Colombie, une profonde sérénité mêlée à un puissant sentiment de liberté. Il semble si simple de manipuler le parapente que cela parait magique.

Je n’imagine même pas le temps nécessaire pour acquérir cette lecture du vent. Tous mes sens sont en éveil pour apprécier à sa juste valeur ce beau moment. J’aurai pu rester là haut très longtemps, à laisser divaguer mon imagination.

Longer la côte Est de Lanzarote et dénicher des pépites

Ce qu’il y a de pratique à Lanzarote, ce sont les faibles distances. Quelques jours avant d’arriver nous avions noté sur une carte les lieux que nous voulions visiter. Une fois sur place, nous n’avions pas réellement à faire d’itinéraire, il se dessinait naturellement en fonction de là où nous étions. La surface de l’île nous permettait même quelques digressions sans que nous passions toute la journée en road trip dans la voiture, ce qui est super appréciable.

Los Hervideros…

Après le parapente qui nous mena dans le sud alors que nous étions tout au nord, nous étions à proximité de plusieurs curiosités naturelles et géologiques. Nous nous sommes mis à leurs rencontres.

Los Hervideros est un site étonnant. On se rend compte immédiatement que ce bout de littoral n’est pas comme les autres. En effet, il s’agit d’une coulée de lave qui a finit sa course dans l’océan. Celui-ci attaque inlassablement la roche volcanique. Il en résulte deux grottes dans lesquelles s’engouffrent encore plus violemment les vagues. C’est ce mouvement perpétuel qui lui a valu son nom puisque los hervideros signifie « sources bouillonnantes ».

La force des éléments est palpables grâce à des chemins qui s’approchent au plus près des cavités. Là encore, on se croirait dans un décor venu tout droit d’une autre planète. Nous avons arpenté a les différents chemins à notre disposition pour admirer les formes biscornues de la lave figée et nous sommes délectés de la très belle vue sur les volcans du parc national de Timanfaya.

… et les salines de Janubio

Cette exubérance contraste avec un autre site à proximité, les salines de Janubio. Ici ce n’est pas le chaos qui règne mais l’ordre. Des parcelles parfaitement délimitées attendent que l’eau repose et s’évapore pour y déposer le précieux sel. Un tableau graphique émane de cette exploitation, tableau dont les couleurs se révèlent par les caprices du soleil.

El charco de los clicos et la plage del Golfo

Non loin de là, nous avions entendu parler d’une petite lagune verte installée sur une plage de sable noir. Ça donne envie non ? Nous reprenons la route pour quelques kilomètres, nous nous perdons un peu (car l’accès à la lagune que nous avions était alors fermé) mais nous finissons par arriver à El charco de los clicos. Une microscopique marche depuis le parking nous sépare du point de vue sur cette lagune d’un vert intense (particulièrement quand on y vient entre 12h et 15h).

Il serait réducteur de penser que seule la lagune verte vaut le déplacement car c’est bien l’ensemble géologique du site qui vaut le détour. Des roches rouges, beiges, noires et vertes se succèdent étrangement. L’érosion a creusé des formes et dessiné des courbes sublimes.

Sans le savoir sur le moment, ce que nous observons sont les restes du cratère d’un volcan qui a été englouti pour moitié par l’océan. Une lagune s’est formée et sa couleur verte est dû à la combinaison d’algues et de souffre. En fonction de la position du soleil et d’autres paramètres, la couleur est plus ou moins intense.

En contrebas du point de vue, se trouve une petite crique, la plage d’El Golfo. Je vous conseille vivement d’y aller, c’est super mignon et les surprises géologiques se poursuivent ici. Un sable volcanique d’un noir intense, une falaise ocre, des promontoires de laves figés où les vagues se dispersent en millions de gouttelettes. Il y a des milliers de détails pour qui sait regarder et prendre le temps. Et pour ne rien gâcher, c’est un spot parfait pour admirer le coucher de soleil.

Les falaises et la plage de Famara

Ultime pépite que nous avons déniché sur la côte est, les falaises et la plage de Famara . Même si au premier coup d’oeil, le paysage ne semble pas volcanique, en réalité il l’est.

Ses immenses falaises grisâtres qui toisent la plage sont les flancs d’une caldeira de 10 km de diamètre (vous avez compris qu’une grande partie se trouve aujourd’hui sous l’eau). Quand on vous le dit, cela parait évident et surtout c’est vertigineux. La plage est recouverte de galets volcaniques. Ceux-ci sont utilisés pour construire ces abris semi circulaires qui protègent du vent ceux qui souhaitent bronzer tranquillement.

L’endroit est peuplé de nombreux surfeurs qui viennent se frotter aux vagues réputées. Le vent souffle particulièrement, nous en profiterons différemment, en observant les mouvements serpentant du sable sur les dunes de l’autre côté de la route. Si nous avions eu un peu plus de temps, je pense que nous aurions aimé poursuivre au pied des falaises que l’on nomme le risco de Famara. Rejoindre le nord de l’île en face de Graciosa doit être grandiose.

Marcher dans un volcan, randonnée à la caldera blanca

Le lendemain, nous assouvissons nos envies de randonnée à la Caldera blanca qui est réputée pour être une des plus belles randonnées de l’île. C’est son large cratère qui nous attire furieusement. Les volcans font partie des troubles de la nature qui nous fascinent autant qu’ils nous inquiètent. Nous repérons le début de la randonnée (voir informations pratiques en fin d’article) et nous voilà partis pour quelques heures.

Traverser un champs de lave à la caldera blanca

La première partie de la randonnée est un immense champs de lave qui semble finir sa course, au loin, dans l’océan. Cette étendue laisse entrevoir aussi d’autres volcans, le voisinage n’est pas trop collant. Le sentier perce ce magma figé depuis longtemps. Ces roches volcaniques, d’un noir profond, se répandent en de multiples formes. C’est un univers qui paraît immobile, implacable mais qui se met en mouvement quand on tente de l’escalader. Plus étonnant encore, les roches sont très légères. Essayez de les soulever, vous verrez de quoi je parle. Un monde d’illusion en somme.

L’hostilité de cet univers pour toute forme vivante est palpable, tout comme la puissance du volcan. Frissons dans le dos. Le sentier jonché de multiples cailloux titille les chevilles et il me tarde d’atteindre la montée pour retrouver la terre ferme.

La vie à la caldera blanca

De la vie, il y en a malgré tout. Déjà dans le champs de lave, de rares plantes, d’un rouge profond (comme pour signifier leur présence obstinée) transpercent le sol. Regard admiratif. Dès que le sable ou la terre parvient à se stabiliser, une mince pelouse s’enrichit de fleurs. Et à notre grande surprise, des chèvres s’en délectent sous le regard incrédule des randonneurs qui ne s’attendent pas à les trouver là. Une petite caldera (sur la gauche du chemin à l’aller) est l’espace de pâturage le plus insolite que nous avons vu à Lanzarote.

En montant sur les flancs du volcan, un de leurs abris prend la forme d’un cœur, cadeau pour le photographe. Nous sommes absorbés par la marche mais il y a aussi quelques oiseaux qui habitent ces terres inhospitalières.

Se balader dans un cratère

L’ascension jusqu’au cratère n’est pas longue, ni difficile. En revanche, les vues sont si belles qu’on peut mettre un temps fou à arriver tant les occasions de s’extasier sont nombreuses. Le moment où la caldera apparaît est fabuleux. Nous sommes soufflés au sens propre comme figuré.

Le vent est tenace par ici, si bien que la végétation ne s’installe qu’au creux du cratère. Nous aurions pu faire le tour du cratère mais nous avions simplement envie de nous délecter de cet instant. Et comme, pour une fois, nous avions bien anticipé, un très bon pique nique nous attendait dans le sac à dos. Nous descendons un peu dans le cratère pour contrecarrer l’assaut du vent. Pique nique avec vue !

Traverser l’île de Lanzarote en road trip, entre volcans et traditions

Pour ce dernier jour de road trip à Lanzarote, j’avais très envie d’aller me balader dans un des villages de l’île. Mon choix s’est porté sur Teguise. Puis nous avons fait plusieurs arrêts sur la route nous menant à l’embarcadère.

Teguise, charmant village de Lanzarote

On nous avait vanté les charmes de Teguise, ce village qui montre bien le style architectural traditionnel de Lanzarote. Effectivement, je ressens le souci des habitants pour mettre en valeur ce village. Les devantures des magasins sont soignées, les fleurs consciencieusement disposées.

Nous nous laissons errer dans ce décor, un peu trop propret peut être, mais délicieux tout de même. J’ai une affection particulière pour cette architecture hispanique, ces places où discutent les vieux et jouent les enfants, ces églises magistrales et accueillantes. Le village est calme ce matin. Pour retrouver un peu de vie, je m’attable à un petit troquet avec un café. Je savoure le breuvage autant que les discussions du quotidien des femmes à côté de moi. Universalité de la simplicité.

Un dernier volcan pour la route à Monte Colorada

En route pour l’embarcadère, cela nous démange de voir encore un volcan de près. Je détecte la présence d’un spécimen coloré, banco ! Un petit arrêt pour admirer les couleurs de Monte Colorada, un rouge brique vif qui tranche avec le sol ébène. Le tour du volcan se fait facilement. Une des curiosités du site est un énorme rocher en contrebas du volcan. Il s’agit tout simplement d’une bombe volcanique, un caillou qui a été projeté lors d’une éruption volcanique. Autant vous dire qu’on aimerait pas se prendre ce postillon ferrique sur le coin de la tête.

Et un dernier verre aussi à la boqueria de la Geria

Chauvine de nature concernant le vin, j’étais tout de même curieuse de goûter celui de Lanzarote et d’apprécier la photogénie des vignobles. Tout comme à Fuerteventura, le vent est puissant et annihile les velléités de croissance de nombreux végétaux. Sans compter également sur une terre arable qui n’apparait qu’en profondeur, car recouverte d’une épaisse couche de lave séchée. Difficile dans ces conditions pour les vignes de se déployer comme dans nos contrées.

Depuis le XVIIIe siècle, Les habitants de Lanzarote ont cherché puis trouvé la parade. Ils ont creusé des cuvettes pour atteindre la terre et ils les ont protégé avec des murets de pierre. Ce dispositif permet d’accéder à la terre, de se protéger du vent et de retenir l’eau de la rosée. On appelle cela des socos. A l’intérieur, un plant de vigne s’épanouit à l’horizontale. Les Hommes devaient sacrément aimer le vin pour être aussi entêtés !

Je remercie leur obstination car le graphisme des vignobles est superbe et surréaliste. A tel point que nous faisons plusieurs arrêts sur la route pour l’immortaliser. Qu’ils soient linéaires ou circulaires, ces murets font leur petit effet dans l’oeil du photographe. C’est à la terrasse de la boqueria de la Geria que nous en profitons au maximum tout en goutant un vin blanc sec et délicieux (le tout copieusement accompagné de pinchos).

Une belle conclusion pour ce road trip à Lanzarote qui fût du début à la fin surprenant et dépaysant.


Guide pratique : visiter Lanzarote

Se rendre à Lanzarote, les transports : avion ou ferry

Si vous allez directement à Lanzarote, vous devrez bien sûr prendre l’avion. De nombreuses compagnies proposent des vols réguliers à des prix très attractifs. C’est une destination économique de ce point de vue.

En bateau depuis les autres iles des Canaries. Entre Fuerteventura (Corralejo) et Lanzarote (Playa blanca), il y a des départs de ferry quasi toutes les heures, la traversée dure 35 minutes. Le prix est d’environ 25-35 € par personne. Ce prix varie si vous êtes piétons ou véhiculé et tient compte aussi de votre âge et pays de résidence. Il est aussi possible de rejoindre Lanzarote en ferry depuis Gran Canaria et Ténérife (avec escale à Fuerteventura).

Pour savoir comment voyager d’île en île aux Canaries, je vous conseille de consulter ce site qui est très simple et permet d’y voir clair en quelques clics. Grosso modo, les îles de Lanzarote, Fuerteventura, Gran Canaria et Ténérife peuvent se relier en ferry (parfois avec escale). La palma, la gomera et El hierro sont accessibles en ferry depuis Ténérife.

Louer une voiture pour un road trip à Lanzarote. Quelle compagnie ? Les pièges à éviter

La voiture n’est pas indispensable, mais cela reste le moyen idéal pour un séjour aux Canaries. Il y a un réseau de bus, mais la fréquence de ces derniers ne vous permettra pas de relier les différents points d’intérêt rapidement et surtout beaucoup de randonnées ne sont accessibles qu’en voiture. Faire du stop peut être une bonne alternative.

L’idéal est donc selon le format road trip à Lanzarote, d’autant plus que la location de voiture est très abordable. Malgré tout, il y a des points de vigilance importants.

Nous faisons toujours ou presque appelle à un comparateur pour louer une voiture lors de nos voyages. Pour comparer les coûts bien sûr, mais aussi et surtout pour bénéficier des assurances 0 franchise proposées par les intermédiaires tels que rentalcars, auto escape ou autoeurope etc. Ces intermédiaires négocient des tarifs avec les loueurs et proposent leurs propres assurances 0 franchise, bas de caisse, bris de glace etc à un coût beaucoup moins important que les loueurs. Vu que nous avons plusieurs fois eu des accidents ou problèmes avec des voitures de location, ça nous bien sauvé la mise !

village de teguise à Lanzarote canaries

Aux Canaries et notamment à Lanzarote, c’est une possibilité, mais il faut être vigilant. Car beaucoup de loueurs une fois arrivés à l’aéroport ou en agence vous dirons qu’il faut malgré tout une assurance complémentaire obligatoire, ou vous venderont un plein d’essence sans le mentionner (enfin en tout petit dans les mentions du contrat) etc.

Bref, facile de faire augmenter la facture et se laisser influencer après un long voyage et dans une langue étrangère. Aussi, certains loueurs vous feront payer une taxe supplémentaire si vous souhaitez aller sur une autre île avec la voiture (les voitures sont enregistrées à l’embarquement, donc l’agence le saura si vous prenez le ferry).

Alors après avoir écumé les forums, je me suis rabattu sur la compagnie CICAR qui a l’avantage de tout comprendre dans son prix, avec une assurance 0 franchise. Pas de mauvaise surprise, pas de surtaxe si on prend le ferry. C’est une compagnie locale économique. Tout s’est bien déroulé. J’ai vu que autoreisen était également recommandé par pas mal de monde, mais je n’ai pas creusé en détail.

Dernier point, quelque soit le loueur, il est clairement indiqué que vous n’avez pas le droit de conduire sur les pistes en terre. Il n’y en a pas beaucoup à Lanzarote, mais c’est le cas notamment de la plage de Papagallo. Après, nous avons vu beaucoup de voitures braver cet interdit. A vos risques et périls comme on dit…

Quand visiter Lanzarote ? A quelle saison ?

Le grand avantage de Lanzarote est qu’on peut y voyager toute l’année. Le climat est agréable même au cœur de l’hiver. Les températures sont agréables. Au mois de janvier, on avait un peu plus de 20°, idéal pour se balader et crapahuter. Il pleut aussi très rarement. Évitez tout de même les mois de juillet et août car il peut y faire très chaud et il y a beaucoup de monde.

En combien de temps se visite Lanzarote ?

Pour avoir un bel aperçu je vous conseille de partir au minimum 4 jours. En une semaine, vous pourrez faire le tour de l’île, faire de nombreuses visites tout en prenant le temps. Deux semaines, c’est le luxe pour conjuguer visites et un peu de farniente.

Où dormir à Lanzarote ? La finca de Arrieta, Lanzarote retreats

Je le disais plus haut, nous avons eu de la chance de tester un hébergement idyllique à Lanzarote. La Finca de Arrieta, Lanzarote retreats. Il s’agit d’un éco-village composé de yourtes et de villas disposées dans un très beau jardin. L’ensemble s’intègre très bien dans le paysage. Dans sa démarche environnementale, cet hébergement utilise l’énergie solaire, met à disposition des voitures hybrides, a une politique de recyclage et de réduction des déchets ainsi que des programmes pour sensibiliser les visiteurs sur ce point (ramassage de déchets sur la plage, jardin de cactus planté par les visiteurs, incitation à économiser les ressources…).

Au delà du charme indéniable de notre yourte qui disposait aussi d’une cuisine extérieure, une terrasse ainsi qu’un espace pour se détendre, nous avons aimé la philosophie de cet hébergement. Une mention spéciale pour l’épicerie qui fonctionne uniquement sur la confiance ! Vous prenez ce dont vous avez besoin et vous payer dans une tirelire.

C’est aussi un lieu idéal si vous voyager en famille. Vos enfants pourront se balader dans le village tranquillement sans craindre les voitures, s’amuser sur le très ludique terrain de jeux, ramasser des œufs dans le poulailler et se baigner dans la piscine. Lanzarote retreats propose aussi de vous organiser différentes excursions sur l’île.

Renseignements et réservation

Que voir, que faire à Lanzarote ?

Je vous ai résumé sur une carte l’ensemble des points d’intérêts que nous avons visité ainsi que des bonus (lieux que nous avions repéré mais que nous n’avons pas pu voir).

Voir en plein écran

Découvrir le parc national de Timanfaya

Sachez que la visite ne s’effectue qu’en bus ou à pied avec un guide (si vous réservez à l’avance). Nous avons zappé cette visite car on avait peur d’être frustrés en bus, mais de ce que j’ai lu ça vaut le détour.

Tarif entrée : 8 € pour les adultes – 4 € pour les enfants de 7 à 14 €

Contempler les curiosités naturelles de Lanzarote

  • Los hervideros. Accès gratuit. Parking pour se garer
  • Saline de los janubios. Point de vue sur les salines. Plusieurs possibilités de s’arrêter sur le bord de la route.
  • El charco de los clicos (El golfo). Parking à l’entrée du sentier. Accès gratuit
  • Plage de Famara
  • Plage de Orzola
  • Route des volcans entre Mancha Blanca et Yaiza (route LZ 67)
  • Mirador del rio et escapade sur l’ile de la graciosa (accessible en bateau depuis lanzarote)
  • Excursion sur l’île de los lobos (accessible en bateau depuis Lanzarote ou Fuerteventura)

Flâner dans les villages de Lanzarote

L’architecture de Lanzarote est un marqueur fort de l’île. Pour vous en imprégner, allez visiter Teguise ou d’autres villages comme Arrieta, Yaiza, Haria et Orzola par exemple. Playa Blanca est aussi un bel endroit pour se balader.

Randonner à Lanzarote

  • Caldera Blanca : Randonnée en boucle entre 6 et 9 km (si vous faites le tour du cratère ce qui n’est pas obligatoire). Départ au parking El islotito (voir carte). Pas de difficultés particulières. Comptez environ 3 heures. Profil et indications complets ici.
  • Monte Colorada : Randonnée en boucle de 4 km qui fait le tour du volcan (un chemin permet de monter un peu aussi). Quasi pas de dénivelé. Très facile même avec des enfants. En cherchant Monte colorada ou caldera colorada, vous trouverez facilement le parking qui marque le début de la randonnée. De là, il faut suivre les indications. C’est très facile.
  • Monte Corona : Randonnée de 4,5 km en boucle pour atteindre le sommet du cratère de Monte Corona.
  • Camino de los gracioso : Randonnée de 9 km (de type aller retour) qui longe les falaises de Famara. Classée comme difficile. Profil et indications ici.

Si vous cherchez plus de randonnées, je vous conseille d’acheter en amont un guide de randonnée spécialisé, car en ligne je trouve que l’information n’est pas très fournie.

Faire du parapente au dessus de Lanzarote

Pour découvrir Lanzarote vu des airs, nous avons fait appel à Roberto de Famaraiso. C’est un passionné qui vous fera voler en toute sécurité. Les spots sont différents en fonction des conditions de vol. Roberto vous donnera le lieu de rendez vous. Le tarif pour un baptême d’initiation est de 69 € (durée 10 min). Comptez 100/120/160 € pour des vols respectifs de 20/30/60 min.

parapente faramaiso lanzarote

C’est un budget mais croyez moi cette activité le vaut largement.

Informations et réservations sur le site de Famaraiso.

Découvrir l’œuvre de César Manrique

A Lanzarote, les lieux marqués du talent de César Manrique ne manquent pas. Voici un petit inventaire qui pourrait vous aider. Si vous décidez de visiter plusieurs sites, pensez à prendre un pass 3 (21€/10,5€), 4 (28€/14€) ou 6 (33€/16,5€) lieux afin de faire des économies. Ce pass est valable dans 6 lieux (Fondation César Manrique, Jardin des Cactus, Jameos de Agua, Cueva de los verdes, Mirador del rio, MIAC, Montanas del Fuego/Timanfaya).

  • Fondation César Manrique : ancienne résidence de l’artiste reconvertie en fondation culturelle. Une architecture ancrée dans la nature ou l’inverse qui permet de bien comprendre la philosophie de Manrique. Tarif entrée unique : 8 € / 1 € pour les moins de 12 ans.
  • Jardin des Cactus : plus de 1400 cactus sont à l’abri d’un cratère volcanique et forme un univers unique. Tarif entrée unique : 5,80 € tarif plein, 2,90 € pour les 7-12 ans.
  • Jameos de Agua : tunnel de lave comprenant un restaurant, un auditorium et une piscine. Un lieu charmant signé Manrique. Tarif entrée unique : 9,50 € tarif plein, 4,75 € pour les 7-12 ans
  • Cueva de los verdes : tunnel de lave que l’on peut parcourir en partie avec une surprise à la fin. Tarif entrée unique : 9,50 € tarif plein, 4,75 € pour les 7-12 ans
  • Mirador del Rio : Mirador aménagé par Manrique avec ses oeuvres et son style. Vue imprenable sur la graciosa. Tarif entrée unique : 4,75 € tarif plein, 2,40 € pour les 7-12 ans
  • Parc national de Timanfaya : profitez de votre découverte du parc national pour visiter le restaurant El diablo conçu par Manrique. Tarif entrée unique : 10 € tarif plein, 5 € pour les 7-12 ans
  • Musée international d’art contemporain : installé dans une forteresse, on y retrouve un restaurant signé Manrique ainsi qu’une belle collection d’art contemporain. Tarif entrée unique : 4 € tarif plein, 2 € pour les 7-12 ans
  • Monumento al campesino : gigantesque sculpture de 15 mètres à un carrefour que vous croiserez surement sur la route.
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Si vous hésitez sur l’île des Canaries à visiter, ou souhaitez combiner, lisez notre article sur Fuerteventura !

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