Siquijor : il y a des lieux au charme indescriptible presque incompréhensible. L’alchimie entre un voyageur et un endroit cela ne s’explique pas toujours. Parfois, ce sont des paysages extraordinaires ou des rencontres fortes qui donnent des explications rationnelles à l’amour d’un voyageur pour un lieu. Parfois c’est indéfinissable.

C’est exactement la sensation que j’ai ressenti sur l’île de Siquijor aux Philippines. J’en avais entendu parler comme d’un lieu paisible où il fait bon passer quelques jours, comme une douce parenthèse dans le voyage. Il n’y avait pas de listes à la Prévert de choses « à faire » ou « à voir », juste du ressenti. Cela m’avait intrigué et j’ai suivi mon intuition.

Siquijor n’est sans doute pas la plus belle île des Philippines, ni la plus impressionnante et encore moins la plus spectaculaire. Mais elle a un je ne sais quoi qui vous enracine un peu plus chaque jour.

Siquijor, l’île ensorcelante, rencontre avec les pêcheurs d’oursins

Siquijor est décrite par les philippins comme une île de sorciers. Des pratiques vaudou y sont ou ont été pratiquées et elles attisent de nombreuses superstitions pour les philippins qui n’y habitent pas. Résultat, l’île est boudée par nombre d’entre eux. Nous rencontrerons d’ailleurs un chauffeur de tricycle qui nous confirmera tout ça. Pour lui pas question de mettre les pieds à Siquijor, le cancer le guetterait à coup sûr, mieux vaut ne pas tenter le diable. Il nous a raconté ça avec un sérieux imperturbable mâtiné de rires francs et nerveux. Nous n’avons pas pu creuser le sujet mais cela nous aurait vraiment intéressé.

Notre séjour a Siquijor commence à San Juan dans un glamping (camping haut de gamme) au bord de la mer. Un lieu idéal pour notre lémurien qui a pris la fâcheuse habitude de réclamer la plage dès 6h du matin, 7h les jours de grasse matinée. Nous avions donc choisi ce lieu stratégiquement.

Même encore ensommeillée, impossible de me perdre pour combler mon amour de fils. Le kit de survie en main (à savoir un seau, des pelles et mon café) nous sommes prêts à profiter des premières lueurs du jour et de la fraîcheur de l’aurore.

La belle surprise est que nous ne sommes pas seuls sur cette plage. Quelques enfants philippins et leurs familles sont déjà là. Ce sont les familles qui vivent du commerce de l’oursin. Tandis que les hommes reviennent sur le rivage, leurs embarcations chargées des ces mets piquants, les femmes attendent et surveillent les enfants.

Hélio dont la timidité s’évapore de plus en plus, fonce vers les enfants en leur tendant un seau, une pelle ou un dauphin en plastique. Le contact est établi, il ne faut pas plus d’une minute pour que tous les enfants jouent ensemble. J’en profite pour établir moi aussi le contact plus timidement avec les mamans.

Elles me racontent leur rituel du matin. Laver les bouteilles en verre dans la mer, celles qui serviront à recueillir la chair de l’oursin, profiter de la plage tant que la chaleur est encore douce, laisser les enfants s’amuser et enterrer la grand-mère dans le sable (en tout cas ses jambes) car il paraît que ça fait du bien !

Les bateaux arrivent, ils glissent sur l’eau silencieusement, la lumière du matin les rend incroyablement beau. Les pêcheurs, graciles, débarquent et commencent à transvaser les oursins. Je me rapproche intriguée et ose la discussion. L’un des pêcheurs me répond par un sourire ravageur. Je poursuis en indiquant que je n’ai jamais mangé d’oursin. Je n’attendais rien de cette révélation mais j’eus en retour un oursin bien frais pour le petit déjeuner.

La séance d’ouverture et décorticage des oursins démarre alors en famille pendant un long moment. Je regarde chaque mouvement de ces instants du quotidien. Je scrute la lumière qui m’indique au fur et à mesure que l’heure avance.

Plusieurs jours, mon lémurien et moi partagerons ce rituel avec eux. Il y a avait de la poésie sur cette plage. Poésie de l’ordinaire, quand le luxe réside tout simplement dans le fait de prendre le temps de regarder avec intensité et d’être vraiment et pleinement présent.

Siquijor ou l’insouciance retrouvée

Après 8h30, nos journées ont alterné baignade et snorkeling à la plage, trempette rafraîchissante dans les cascades et découverte de l’île. C’est une île où nous avons su trouver un rythme qui nous convenait instantanément.

Munis de notre destrier mécanique alias le scooter, nous avons eu une liberté de mouvement que nous avons rarement en voyage. Même si l’idée de prendre un scooter avec notre fils de 3 ans ne m’emballait pas au départ, Sébastien a su me rassurer. Il y a peu de trafic à Siquijor, c’était donc le lieu idéal pour se lancer. Autant vous dire qu’Hélio a tout de suite adopté ce nouveau moyen de locomotion.

Sur ces routes de campagne, Siquijor m’a offert quelque chose d’infiniment précieux. Un instant d’insouciance pur. Vous savez ces moments où rien ne peut vous atteindre, où l’on a la sensation de flotter, d’être invincible, simplement heureux. Cette capacité d’insouciance je l’ai perdu en novembre 2013 quand j’ai appris la disparition de ma sœur Camille. Jamais plus depuis je n’avais ressenti un moment d’intense légèreté. De nature déjà anxieuse, je traîne depuis ce sentiment qu’il peut toujours arriver le pire, même le plus improbable. Je ne dis plus jamais au revoir à la légère, j’ai compris dans ma chair que chaque instant compte.

Sur ce ruban asphalté entouré d’une étendue d’un vert brillant, la mer est tout à coup apparue. Hélio chantait à tue tête « C’est la grande fête, c’est la grande fêteuuuu !!! », tube de son cru, je me cramponnais à Seb, sentant ainsi sa chaleur, son corps vivant. Les cheveux aux vents, j’ai senti une émotion grandir en moi, une douce et enveloppante sensation de sérénité. Je n’avais plus peur, l’espace d’un instant, j’ai cru possible notre invincibilité. Le vent a laissé filer ma larme de joie pour céder la place à un sourire béat. Douce ivresse que je ne suis pas prête d’oublier.

La douceur, je crois que c’est cela qui m’a le plus plu à Siquijor. Se laisser couler, porter, envelopper par les éléments.

Siquijor ou la magie de l’eau

Et l’élément principal aux philippines c’est bien sûr la mer. Nous avons fait honneur à son littoral en essayant de dénicher les jolies plages. Celle qui a accueilli le plus grand nombre de nos sorties puisqu’elle se situait en face de nos hébergements de la semaine est celle de Solangon (San Juan). Même si elle n’est pas la plus propice à la baignade car son rivage est peu profond, elle nous a offert de jolis moments entre rencontres humaines et animales. C’est ici qu’Hélio a développé sa passion dévorante pour les crabes et les bernard-l’hermites. Je ne compte plus les minutes voir heures que nous avons passé à les chercher et les observer. A marée basse, on trouve d’autres bestioles étranges. La plage s’étend longuement et elle est idéale pour une balade matinale ou un footing pour les plus courageux.

Notre coup de coeur fût la plage de Paliton. Située à seulement 5 min en scooter de San Juan, nous l’avons découverte par l’entrée du sanctuaire marin de Paliton. Ici une petite plage bordée de cocotiers et se termine par un promontoire rocheux. Promontoire que l’on peut dépasser à la nage ou à pieds à travers les palmiers pour découvrir la suite de la plage qui s’étend longuement. De ce côté il y a des hôtels donc il y a un peu plus de monde, mais c’est très beau.

Cette plage, ce fût notre escapade des fins de journées. Nous étions à l’affût du splendide coucher de soleil et Paliton nous en offra un superbe. Un énorme nuage dramatique recouvra le ciel. Le soleil s’échappait au dessus et en dessous créant trois ciels aux allures différentes. Au loin, de minuscules silhouettes de bateau semblaient perdues en mer et à la merci de cet énorme cumulo-nimbus.

 

Il y eut aussi quelques déceptions côté plage, celle de Salagdoong ne nous absolument pas plu. Bondée, trop aménagée et « m’as tu vue » nous l’avons détesté. Pour nous c’est l’exemple parfait de la dénaturation d’un site naturel à l’origine superbe. Bref, tout est dit, pas la peine d’user d’autres qualificatifs !

Nous avions aussi en ligne de mire la plage de Kagusuan, nous avons sillonné le littoral pendant un moment à la recherche de son entrée mais malheureusement un énorme « No trespassing » nous a invité à faire demi tour. Peut être que cette plage est en voie de devenir privée… Aucune idée mais nous étions largement frustrés. Non loin, près des habitations, vous pouvez trouver des entrées pour longer la plage. Elle est déserte et à mon avis uniquement utilisée par les habitants du coin.

Des plages aux cascades de Siquijor (longaan et Lugnason)

La plage c’est bien, mais en pleine journée ça cogne, alors l’astuce si vous voulez aller vous rafraichir c’est d’aller en direction des cascades côté terre. Nous avons découvert celle de Longaan, idéale pour se baigner, plonger et se relaxer.

Les 12 cascades de Lugnason quant à elles offrent une belle balade dans la forêts. De cascades en chutes d’eau on en prend plein les yeux. Guidés par un habitant du village attenant, nous découvrons ces différents trésors qui commencent à peine à être touristiques. C’est une initiative communautaire assez récente qui se développe. Tous les guides sont des habitants et les revenus vont directement à la communauté. Le genre d’initiative qui nous plait particulièrement. Vous donnez ce que vous voulez à la fin de la visite (ne soyez pas trop radins;)). Les sentiers sont en cours d’amélioration pour permettre un accès facile pour les uns et plus aventureux pour les autres. La baignade est aussi possible dans certaines cascades et l’eau est très très fraiche !

L’old enchanted balete tree, le majestueux arbre mystique de Siquijor

Enfin, dernière curiosité aquatique et végétale de Siquijor, le Old enchanted balete tree, un très vieil arbre qui sert aujourd’hui de décor à un bassin en pleine nature de fish spa. On y plonge allégrement ses petons et de nombreux poissons voraces viennent vous délester de vos impuretées. Ça chatouille au début et on finit par s’y faire. Notre lémurien a adoré ça au point qu’il nous demande désormais très souvent les poissons qui chatouillent.

Qu’il nous a été dur de reprendre la route pour repartir. D’autant plus que les éléments ne nous ont pas aidé. Un jour férié et un typhon ont retardé notre départ faute de ferry. Coïncidence ou signe du destin ? Quoi qu’il en soit, nous avons été des prisonniers heureux.

Guide pratique – organiser son voyage à Siquijor :

Comment aller à Siquijor ?

Transport Siquijor – Bohol en ferry

Des bateaux réguliers relient Tagbilaran (Bohol) à Larena. Nous avons opté pour les plus rapides (Ocean Jet) qui mettent environ 1h. Tarif : 700 pesos par personne.

Transport Siquijor – l’île de Negros (Dumaguete) en ferry

Des bateaux réguliers relient l’île de Siquijor à l’île de Négros (Dumaguete). Les départs de Siquijor se font à Siquijor (ville) ou Larena et rejoigne la ville de Dumaguete sur l’île de Négros.

Il y a différents types de bateaux (fascraft ou ferry, voire même cargo). Plusieurs départs dans la journée. Nous avons payé 150 pesos par personne pour un trajet Siquijor-Dumaguete en bateau rapide (compagnie GL).

A noter qu’un ferry rapide relie Siquijor à Cebu en faisant un stop à Tagbilaran (Bohol). Ce trajet à lieu une fois par jour et est opéré par oceanjet au départ de Larena.

Plus d’informations sur les horaires et tarifs des ferrys pour Siquijor (depuis Cebu, Bohol ou Dumaguete) sur ce site.

Où se loger à Siquijor ?

Nous avons testé deux hébergements lors de notre semaine à Siquijor. Tous les deux à San Juan et proches l’un de l’autre.

Glamping Siquijor

Ouvert depuis seulement deux mois au moment de notre passage, ce camping se compose de grandes tentes déjà montées (genre tippie) où sont installés des lits. Une sorte de camping amélioré ou glamping. Récent, ce camping n’avait pas encore le charme d’un lieu qui a vécu et qui a trouvé sa complète identité. Quelques éléments de décoration et des ajustements restent à prévoir pour justifier le coût de la nuitée. Mais pour en avoir dicuté avec le prorpriétaire, ces petits manques sont en passe d’être gommés. Une cabane et des domes géodésiques devraient même voir le jour prochainement sur le site.
Côté points positifs, l’emplacement du camping est idéal. Les tentes sont sous les palmiers donc à l’ombre et donnent directement sur une belle plage. Les sanitaires et douches sont sommaires mais agréables. Une douche chaude sous les palmiers, c’est top !

Le camping met à disposition de la vaisselle et des condiments pour pouvoir organiser son barbecue. De l’eau chaude et froide est également en libre accès, ce qui est bien pratique pour préparer son petit déjeuner à n’importe quelle heure.

Dommage que l’espace « cuisine » ne soit pas bien balisé et investi. Pour le prix de la nuit, on pourrait s’attendre à un service plus complet pour le petit déjeuner ce qui n’est pas le cas pour l’instant (mais ça devrait venir bientôt).

Les tentes étaient confortables et pour ce qui est de la literie, demandez plutôt des matelas en mousse plutôt que gonflables, c’est plus confortable et moins bruyant quand on se retourne.

Il y a des tentes de 25 m² (capacité de 1 à 3 personnes) et de 30m²(capacité de 4 à 8 personnes).

Comptez entre 23 et 30 euros la nuit pour une tente de 25m² et entre 39 et 55 euros pour une tente de 30m² (en fonction du nombre d’occupants). Le petit déjeuner n’est pas inclus. Vous avez en revanche accès à un barbecue, des ustensiles de cuisine et sanitaires/douches partagées.

Réserver avec booking.com ou agoda

Pssst : si nous n’êtes pas encore inscrit sur booking.com, faites le depuis notre lien de parrainage, vous aurez 15 € de réduction sur votre première réservation 😉

Le Coral Cay

Le long de la plage de San Juan, il y a de nombreux resorts. Nous voulions nous poser quelques jours pour pouvoir avancer un peu notre travail. Nous avons donc posé nos valises au Coral Cay qui dispose de chambres simples mais spacieuses et agréables, d’un beau jardin, d’une piscine ainsi que d’un restaurant et bar sur la plage. Un cadre parfait pour se reposer, travailler et permettre à Hélio de s’amuser.

Le rapport qualité prix est très bon. Le petit plus aurait été un petit déjeuner inclus, c’est toujours pratique d’autant plus que les tarifs pratiqués au restaurant du resort sont assez chers au regard de ce qui est fourni.

Mais bien entendu rien de vous oblige de prendre le petit déjeuner ou vos repas ici. A quelques pas de là se trouve d’autres restaurants.

Nous avons payé 18 euros la chambre double avec un matelas supplémentaire pour notre fils, sdb privative, eau froide, petit déjeuner non inclus, accès à la piscine et aux différents équipement (salle de sport, billard, bibliothèque, espace de jeux pour enfant, plage…).

Pour un bungalow, il faudra débourser davantage, mais vous aurez de l’eau chaude, éventuellement la vue sur la plage et la climatisation.

U story

Voici une belle adresse que l’on aurait bien aimé tester mais tout était complet lors de notre passage. Pour nous consoler, on est allé boire un verre et diner au restaurant attenant (comptez vers les 300 pesos le plat). Le cadre est vraiment joli, les bungalows sont entourés de végétation. Le bar restaurant est décoré avec goût et c’est un endroit idéal pour observer le coucher de soleil. On ne peut pas vous dire si on y dort bien mais en tout cas nous y avons passé une agréable soirée et on aurait bien aimé déloger un des occupants pour lui piquer sa chambre.

Où manger à Siquijor ?

Le restaurant du Coral Cay

Comme je le disais dans la description du Coral Cay, le restaurant est agréable, la nourriture est bonne mais un peu chère par rapport aux tarifs que l’on peut avoir ailleurs.  Comptez autour de 200 à 280 php pour plat principal.

Dagsa

A deux pas du Coral Cay, ce restaurant est avant tout intéressant pour son cadre. La décoration tout en bois et végétaux est vraiment très sympa. On peut s’installer à une table classique ou sur un espace avec table basse en mode détente. La cuisine y est bonne mais le service un peu long (comme souvent aux Philippines). Le restaurant propose des spécialités locales ainsi que des pizzas et autres recettes d’inspiration occidentale. Les tarifs se situent dans la fourchette moyenne haute, comptez 250 pesos pour un plat environ (presque 5€).

D’Barkads food Haus

Juste à côté, le D’Barkads est un restaurant moins apprêté et plus typique. On y sert de la cuisine philippines à tarif raisonnable. Comptez entre 150 et 200 php le plat.  La décoration est moins élaborée et l’accueil un peu distant, mais c’est bon et économique, alors nous y avons mangé souvent (en tentant de faire décrocher un sourire à la serveuse).

Louer un scooter à Siquijor

Comptez entre 250 et 300 pesos la location de scooter par jour. Si vous passez par votre hôtel pour votre location de scooter, vérifiez les tarifs auparavant. Dans les hôtels haut de gamme la location de scooter peut vite atteindre les 400 ou 500 pesos la journée alors qu’en sortant de votre hôtel vous n’aurez aucun mal à en trouver moins cher (dans une boutique ou auprès d’un conducteur de tricycle).

Siquijor avec un enfant

Si vous voyagez en famille avec un enfant, attendez vous à le voir galoper dans tous les sens sur la plage avec les petits philippins ! Les enfants à Siquijor sont très accueillants et bienveillants. Si vous résidez comme nous à Solengon, vous les verrez le matin et le soir après l’école ou toute la journée pour les plus jeunes. Plage + copains, que rêver de mieux ! Sinon pour les activités, il n’y a pas d’attractions spécifiques pour les enfants, mais ce n’est pas plus mal à mon avis…

Distributeur automatique de billets (DAB) à Siquijor

Il y a plusieurs distributeurs de billets (ATM) sur l’île, mais seulement à Siquijor et Larena. Prévoyez donc en conséquence si vous logez loin de ces villes.

Quand visiter Siquijor ? Quelle est la meilleure saison ?

Le climat est favorable de novembre à mai. Le pic touristique saisonnier aux Philippines se situe en décembre / janvier, mais il n’y a pas foule pour autant à Siquijor. Rien à voir avec Boracay ou El Nido !

Que voir, que faire à Siquijor ?

Old enchanted balete tree

Ce vieil arbre est maintenant le décor d’un fish spa en pleine nature. Une piscine a été installée et l’on peut tremper ses pieds pour se faire grignoter les peaux mortes. Au début ça fait bizarre et ensuite c’est assez agréable.

Je n’ai plus le prix exacte en tête mais c’est dérisoire. Ce site peut être très fréquentée à certaines heures. Il est en bord de route donc si vous passez en scooter vous pouvez tout de suite voir l’affluence et décidez d’y revenir plus tard, ce que nous avons fait.

Les cascades de Siquijor

Il y a de nombreuses cascades à visiter à Siquijor. Les plus célèbres sont celles de Cambugahuay. Elles étaient fermées lors de notre passage (le guide venait de mourir…). On s’est rabattus sur celle à seulement 5 min en scooter (Lagaan falls) ainsi que celles de Lugnason.

Cascade de Lagaan – guide pratique

Les cascades de Lagaan sont faciles à trouver en scooter puisqu’elles sont sur le chemin pour aller à celles de Cambugahuay. Depuis la route principale, vers Tigbawan,  il y a des panneaux et les locaux vous feront des grand gestes pour vous faire savoir que c’est de ce côté. Une fois le scooter garé, l’accès aux cascades est facile (10-15 min à pied). Ensuite il ne vous reste plus qu’à vous détendre, baigner et aller explorer la petite grotte sous la cascade. Une corde a été installée pour pouvoir sauter et faire quelques acrobaties.

tarif du droit d’entrée : 50 pesos par personne. Un pourboire pour le guide est une bonne idée vu le prix dérisoire et la gestion communautaire

Pour aller à celle de Cambugahay, il suffit de prolonger le chemin en terre en scooter sur quelques centaines de mètres. Il y a des panneaux pour indiquer le chemin. Vu que c’était fermé nous n’avons pas les tarifs.

Cascades de Lugnason – guide pratique

Pour les cascades de Lugnason (ou cascades du zodiaque), en partant de Solangon (là où nous étions logés), il suffit d’emprunter la route principale de Siquijor (Siquijor circumferential road) et de tourner sur le chemin à gauche un peu avant Tubod. Si vous arrivez de l’autre côté, il faut tourner à droite juste après Tubod beach. Les cascades de Lugnason comportent un ensemble de 12 cascades que l’on peut rejoindre par un sentier à pied. La marche n’est pas difficile, il faut juste faire attention à ne pas glisser. Dans certaines il y est possible de se baigner. L’eau est fraîche et ça fait un bien fou.

tarif du droit d’entrée : Il n’y a pas de tarif fixe. Un guide de la communauté vous accompagne et vous lui donnez ce que vous voulez. Nous nous sommes basés sur ce que nous avions payé pour l’autre cascade à savoir 50 pesos par personne plus un pourboire soit un total de 150 pesos.

Les plus belles plages de Siquijor

Notre préférée est celle de Paliton. Une très belle plage, pas trop fréquentée et qui est en plus un spot idéal pour le coucher de soleil. Il y a aussi un sanctuaire marin propice au snorkeling pas très loin du rivage.

En revanche on vous déconseille la plage de Salagdoong. C’est la star de Siquijor mais on ne comprend pas vraiment pourquoi. La plage a l’origine devait être très belle mais les infrastructures qui ont été mises en place ont cassé le charme. De plus, elle était bondée lors de notre passage. Sans intérêt selon nous.

En vous baladant le long de la côte, vous pouvez grâce à votre GPS vous engouffrez dans les petits chemins pour découvrir des plages. Le plus dur sera de trouver le chemin jusqu’à la plage car il y a souvent des habitations ou des hôtels.

La plage de San Juan où sont alignés les différents resorts est belle aussi, la partie de la plage à Tubod est plus réputée (à cause du coco grove resort je pense), mais nous avons préféré la partie à Solangon, car il y a des activités autres que le tourisme, notamment la pêche aux oursins qui permet d’avoir des interactions avec les habitants. En revanche à certains endroits, elle n’est pas propice à la baignade car c’est très peu profonde (impraticable à marée basse pour la baignade, mais sympa pour farfouiller dans les algues et dénicher des bestioles). Attention aux oursins qui sont très nombreux ici.

Les grottes de Cantabon

Nous sommes passé devant la grotte de Cantabon par hasard, mais il était midi, nous étions affamés et il n’y avait pas de restaurant à l’horizon donc nous sommes repartis bredouilles.

Ces grottes nécessitent 1h30 de visite. Le tarif d’entrée nous a semblé élevé. Pour nous trois, il atteignait 600 pesos. Auxquels s’ajoutait la location d’une lampe électrique.

Au vu des photos, cela a l’air de les valoir mais notre motivation n’était pas suffisante ce jour là.

Il existe de nombreuses autres grottes à visiter à Siquijor, mais elles sont bien moins réputées. Baljo, Llihan, Dacanay, Eugenia, Tagmanocan… Difficile de trouver des infos sur ces grottes si jamais la spéléologie vous intéresse particulièrement. Dommage car je pense que les amateurs peuvent trouver de quoi se régaler à Siquijor.

Où faire du snorkeling à Siquijor ?

Il existe différents sanctuaires adaptés pour le snorkeling. Chacun comporte un droit d’entrée pour avoir le droit de faire du snorkeling ou de la plongée. Nous avons testé celui de Paliton et de Tubod qui sont parmi les plus réputés. Ce n’était pas des spots particulièrement exceptionnels, mais ça permet toujours de voir quelques poissons et coraux. L’avantage par rapport à beaucoup de spots de snorkeling aux Philippines, c’est qu’ils sont accessibles ici directement depuis la plage.

Pas besoin de prendre un bateau donc !

Il y a un autre spot de snorkeling réputé de l’autre côté de l’île, mais nous ne l’avons pas expérimenté car assez loin par la route d’où nous étions : le sanctuaire marin de Tulapo. Dites nous s’il vaut le déplacement si vous y allez !

Se perdre dans la campagne

Pour découvrir l’île de Siquijor différemment, nous vous conseillons de sillonner sa campagne en scooter. Attention ça grimpe alors prévoyez un engin assez puissant pour ne pas finir à pied à chaque montée comme ce fût notre cas ;).

Il n’est pas hyper facile de se repérer niveau route et le GPS n’avait pas toutes les routes. Mais c’est une petite île, alors c’est difficile de réellement se perdre. Les paysages sont très différents de la côte. Plus vallonnée et verte, c’est une autre facette de l’île de Siquijor, plus rurale et locale qui vous attend ici. Ce petit scooter trip peut très bien se coupler avec la visite des grottes de Cantabon qui se trouvent dans les hauteurs de Siquijor.

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