Constellée d’étangs et recouverte de forêt, la Sologne est une région naturelle façonnée par l’Homme à l’histoire riche. Avant de fouler ses terres, j’avais peu d’idées sur ce qui m’attendait. Seule une vieille publicité des années 90 vantant les mérites d’un village de vacances bien connu me revenait en mémoire. Enfant, en regardant ces images, j’avais l’impression que la forêt était sous une bulle géante en verre et qu’on pouvait s’y balader en évitant la pluie. Bon, je vous rassure de suite, mon interprétation d’enfant était erronée et c’est une visite de la Sologne en plein air que je vous propose aujourd’hui. Entre visites de châteaux, rencontres de producteurs et balades dans la nature, je vous emmène découvrir que faire en Sologne, le temps d’un long week-end.

La Sologne est une région naturelle délimitée administrativement. Pour vous la situer grossièrement, je dirais que c’est le territoire bordé au nord par la Loire entre Blois et Sully sur Loire et au sud par le Cher.

Arbre remarquable, un week end en Sologne

Visiter la Sologne viticole – De Blois à Cheverny

Prélude automnal à Blois

J’arrive par une après-midi d’automne à Blois. A quelques encablures de la gare, je découvre avec plaisir la maison du Carroir, une charmante chambre d’hôte à 5 minutes du château. Son décor cosy avec de jolis jouets anciens m’attire. Je résiste à l’envie de me prélasser. La curiosité l’emporte et me mène aux alentours du château. A cette heure, des nuées d’oiseaux tournoient autour du château dans un ballet qui m’hypnotise. J’examine aussi attentivement toutes les inspirations animales des décors, par ici un poisson, un cheval et même un porc épic.

Pour ce voyage, je suis accompagnée de mon amie Mélina qui doit me rejoindre dans quelques instants. En l’attendant, je profite des jardins devant le château, je contemple cette nature automnale, encore fleurie et flamboyante. Le château est situé légèrement en hauteur ce qui permet d’avoir une vue sur l’ensemble de la ville, la Loire et plus loin la forêt s’étendant à l’infini.

Après un délicieux dîner à l’hôte antique avec mon amie, nous profitons du calme clair obscur des ruelles de Blois. Le hasard nous mène sur les rives de la Loire face au pont Jacques Gabriel baigné de pourpre. Cette lumière ainsi qu’une pleine lune facétieuse nous retiennent au bord de l’eau. Elle joue à cache cache avec de gros nuages noirs. Nous restons un bon moment devant ce spectacle avec l’espoir que la lune se dévoile intégralement.

Le château de Cheverny et ses jardins

Après ce prélude enchanteur à Blois, nous prenons la route pour entamer cette visite de la Sologne, à commencer par sa partie viticole. Avant d’aller vérifier la qualité du terroir, nous nous dirigeons vers le château de Cheverny. Celui là même qui inspira Hergé pour dessiner le château de Moulinsart. La photogénie du château avec sa symétrie parfaite et ses façades immaculées saute aux yeux.

Chateau de Cheverny, un week end en Sologne

Nous allons d’abord nous balader dans le parc qui se compose de plusieurs jardins. En cette saison, des centaines de milliers de bulbes de tulipes sont en train d’être plantés, ils fleuriront au printemps, le spectacle doit être magique.

En automne, d’autres splendeurs naturelles nous attendent. Une partie du parc est accessible seulement en voiturette électrique puis en barque. Une courte promenade qui nous a fait une forte impression. Je revois encore les cyprès chauves en feu flotter sur l’eau et le lumineux noyer illuminant une vieille bâtisse.

Le jardin de l’amour avec ses sculptures modernes de Gudmar Olovson est aussi un écrin idéal pour contempler les détails automnaux et être surpris par les effusions rustres des cygnes d’Australie. De vieux arbres imposants nous invitent à ralentir pour mieux apprécier cette atmosphère automnale où l’humus gorgé d’eau embaume l’air.

Le temps file et nous nous engouffrons enfin dans le château de Cheverny, connu aussi pour la richesse de sa décoration et de son mobilier. Nous constatons rapidement que la sobriété n’était pas de mise à cette époque. Exubérance des motifs floraux, dorure, tout concourt à témoigner du faste de l’époque. Si vous êtes attentifs, vous trouverez aussi quelques détails anachroniques. Dans les salons se sont glissées des œuvres modernes réalisées avec des légos. Si je trouve ce décalage réussi, Mélina n’est pas du même avis. En tout cas, j’en connais un (mon fils) qui aurait été bluffé par la reconstitution intégrale du château en briques colorées.

Nous rejoignons ensuite le jardin des apprentis. Sous le long tunnel de glycine grimpante, l’Orangerie se dévoile. Nous profitons du déjeuner pour la découvrir puisqu’elle abrite désormais une cafétéria. Le cadre est sympa pour un déjeuner sur le pouce. Les plats étaient copieux et savoureux. Petit bémol sur la musique d’époque en fond sonore qui n’était pas vraiment à mon goût.

Visiter le château de Cheverny

Accès : Le château de Cheverny est accessible facilement en voiture. Il se situe à 2h de Paris. Il y a même des navettes et bus qui partent de la capitale et le rejoignent. En train, rejoignez la gare de Blois-Chambord. D’ici vous avez aussi des navettes qui mènent jusqu’à Cheverny.
Tarifs : Plusieurs tickets d’entrée sont proposés en fonction des parties du domaine que vous voulez visiter (jardins, château, exposition tintin, balade voiturette et barque ). Vous pouvez combiner plusieurs options. Les tarifs varient donc de 7,50€ (jardins seulement), 12,50 € (jardins et château) jusqu’à 22,50 € (visite intégrale) pour les adultes.
Activités proposées : Visite libre ou guidée du château, exposition les secrets de Moulinsart, balade en voiturette et barque dans le domaine, jardins de l’amour, évènements spéciaux pour l’Automne, Noël etc…
Mon astuce : Prévoyez au moins 4 h si vous voulez visiter toutes les parties du domaine.
Informations pratiques (horaires, activités …) : Château de Cheverny

Tradition viticole solognote au domaine des Huards

Nous prolongeons cette immersion à Cheverny en nous rendant à Cour-Cheverny et le vignoble du domaine des Huards. La partie sud ouest de la Sologne est en effet une terre de vignes. Ce domaine existe depuis 1846 et ce sont déjà 7 générations de la famille Gendrier qui se sont succédées pour le faire vivre. C’est Alexandre Gendrier, jeune vigneron dynamique qui nous accueille avec enthousiasme. Entre débat sur la situation sanitaire actuelle et principes fondamentaux de la biodynamie, les échanges fusent et sont très riches. Je serais bien incapable de les retranscrire avec autant de fougue et de précision. Ce que je retiens c’est la démarche engagée de cette famille.

Depuis 1998, toute la production est faite en suivant les règles de la biodynamie. Je devrais dire plutôt en observant et en expérimentant chaque jour, car cela fait partie de cette démarche où l’environnement, les éléments qui entourent la vigne sont tout aussi importants que la vigne elle même. La biodynamie repose en partie sur des préparations naturelles qui enrichissent le sol et protègent les plantes.

C’est une recherche perpétuelle pour trouver les recettes les plus adaptées en fonction des situations, des saisons et du cycle de la plante. Un travail d’observation, de connaissance de la nature et d’équilibre que j’ai trouvé très intéressant. Dans cette démarche, la vigne est un être vivant interagissant dans un écosystème complexe.

Pas étonnant qu’Alexandre soit un farouche défenseur de la biodiversité des espèces et des milieux, qui est selon lui indispensable pour faire de belles choses. Ce n’est pas moi qui irait le contredire là dessus.

Après cette balade agréable dans les vignes, il est temps de passer à la dégustation. Je n’ai pas le talent de décrire avec minutie le vin. Ce que je peux vous dire, c’est que notre palais à été agréablement chatouillé par la minéralité d’un Romorantin et un crémant de Loire délicat. Un moment très convivial, pimenté par le récit historique non conventionnel d’Alexandre sur la région. Je ne verrai plus jamais François 1er de la même manière !

Informations pratiques « Domaine des Huards »

Accès : Le domaine des Huards est situé au 30 voies des Huards à Cour-Cheverny (8 min en voiture du château de Cheverny)
Mon astuce : Les appeler avant pour savoir si vous pouvez passer pour une dégustation
Plus d’informations sur le domaine et ses vins : Domaine des Huards

Si vous êtes gourmands, en allant au château de Cheverny, faites une petite halte à la boutique « les belles demois’ailes » tenue par Coraline qui est apicultrice. Elle travaille elle aussi avec une démarche respectueuse. Dans la boutique, vous trouverez ses différents miels, mais aussi beaucoup d’autres gourmandises locales. Une belle initiative à soutenir.

La forêt de Cheverny en âne

C’est ensuite d’une manière insolite que nous avons poursuivi notre visite de la Sologne autour de Cheverny et plus particulièrement de sa forêt. Nous avons rendez-vous avec Laurent des ânes de Madame pour une balade accompagnée de cet animal que j’aime tant. J’ai déjà eu l’occasion à différentes reprises de randonner avec un âne, ce qui n’est pas le cas de mon amie Mélina. Je lui laisse donc le loisir de conduire l’animal .

Randonnée en Sologne avec un ane

Celui-ci n’est pas très décidé à faire un petit tour, mais avec un peu de patience, il nous accompagne tout de même. C’est un petit aperçu des balades que l’on peut faire à la demi journée ou la journée.

J’aime la compagnie des ânes en randonnant. Elle invite à ralentir davantage, à prendre le temps de comprendre son environnement et comment l’animal interagit avec. C’est à l’humain de s’adapter au rythme de l’animal et de faire preuve d’empathie. Les ânes sont très sensibles, ils ont chacun leur caractère et c’est donc une expérience nouvelle à chaque rencontre.

Voyager ne doit pas être qu’une succession d’actes de consommation mais bien des expériences où l’on s’engage physiquement ou émotionnellement.

Visite de la Sologne et ses forêts lors d'une balade en ane

Les ânes de Madame

Accès : Les ânes de Madame sont situés au niveau du camping de l’heureux hasard (tenu par les mêmes propriétaires), chemin de l’Oudrière à Contres. On n’a eu aucun mal à trouver avec le GPS. Vous êtes à seulement 10 minutes du château de Cheverny.
Tarifs : Pour un âne comptez 30€ les 2h ; 55€ la journée
Activités proposées : Balade en ânes en autonomie de 2h à plusieurs jours.
Mon astuce : Il est indispensable de réserver. Les balades sont disponibles entre fin avril et octobre. Jetez un coup d’oeil à leur camping l’heureux hasard qui a l’air très sympa et propose des logements insolites (cabanes, écolodge etc…) et aussi des prêts à camper. Je n’ai malheureusement pas pu tester car il était fermé lors de ma venue (en octobre)
Informations pratiques (horaires, activités …) : Les ânes de Madame

Visiter la Sologne des étangs, entre nature et traditions

Des étangs façonnés au cours des siècles

Après cette introduction entre vignes et château, il est temps de visiter une autre partie de la Sologne, celle des étangs, située autour de Saint Viâtre. Ces milieux humides sont indissociables de l’identité de la Sologne. Par milliers, ils égrainent le territoire comme des gouttes d’eau sur une feuille après la pluie. Cette concentration d’étangs m’intriguait beaucoup et je voulais comprendre la raison de leur présence.

C’est Alexandre de l’association Sologne nature environnement qui va nous donner des clés de compréhension. Même si d’apparence ces étangs semblent naturels, ils ont été façonnés par l’Homme. Entre le XIe et le XVe siècle, les moines avaient déjà des talents d’hydrographes.

En observant le paysage, ils ont détecté des dépressions, de légères vallées où l’eau s’écoulait naturellement. Ils n’ont eu qu’à faire des digues aux bons endroits pour que l’eau s’accumule et forme des étangs. Des bondes en bois étaient positionnées contre la digue. Elles permettaient de pouvoir vider et entretenir ces étangs.

Les hypothèses quant à la création de ces étangs sont multiples. Ils auraient été créés à la fois pour assainir le territoire marécageux, avoir des réserves d’eau l’été et développer la pisciculture (les terres étant peu propices à l’agriculture). A l’époque la demande en poissons, en lien avec le carême, était très forte. La pisciculture était alors une activité intéressante.

Sorties nature en Sologne

Sologne nature environnement est une association qui propose de nombreuses sorties nature à travers toute la Sologne
Exemple de sorties nature proposées : découverte faune et flore des étangs, écoute des pics, observation des salamandres, découverte des orchidées ….
Mon astuce : Regardez leur programme très complet sur leur site. Les tarifs de leurs sorties sont très doux.
Informations pratiques (horaires, activités …) : Sologne nature environnement

Des étangs refuges pour les oiseaux

Le nombre estimé d’étangs varie entre 3000 et 15 000 selon leur taille. Aujourd’hui, ils sont encore utilisés pour la pisciculture même si la consommation de poissons d’eau douce n’est plus trop dans les habitudes. Ils sont surtout de formidables refuges pour de nombreux oiseaux migrateurs. L’automne n’est pas la saison la plus propice pour l’observation des oiseaux. C’est la période de chassé croisé, les migrateurs d’hiver ne sont pas encore arrivés et ceux d’été sont déjà repartis.

Il y a tout de même de la vie sur les différents étangs où nous nous arrêtons. Un busard des roseaux et un héron pourpré, oiseaux peu répandus nous font même l’honneur d’un passage fugace. On assiste aussi à une compétition de huppes ! Entre les grèbes graciles évoluant dans l’eau et les vanneaux fiers arpentant les rives, c’est un concours d’élégance.

L’observatoire de l’étang de Beaumont où nous nous installons nous permet d’épier les animaux sans les déranger. Même si ce sont des espèces que je connais déjà, je ne me lasse jamais de les observer et de continuer à en apprendre plus sur eux. J’adorerai revenir en hiver, saison durant laquelle les étangs se recouvrent de milliers d’espèces de canards. Quand les flots se métamorphosent en une douce couverture de plumes colorées.

Où observer les oiseaux en Sologne ?

Plusieurs observatoires ont été aménagés pour contempler les oiseaux sans les déranger.
Étang de Beaumont : Accessible au public à toutes les saisons. Des panneaux didactiques permettent d’en apprendre plus sur la faune locale. Pour vous y rendre, cherchez le lieu dit « le point du jour » à Montrieux en Sologne. Vous verrez un petit parking et un panneau indiquant l’observatoire. Ensuite un chemin pédestre mène à l’observatoire.
Étang des Levrys : Accessible depuis la commune de Nouan le fuzelier, il dispose lui aussi d’un observatoire ornithologique ainsi que de 2 circuits pédagogiques de 3,5 km
Étang de la ville de Saint Viâtre : Au cœur de la ville, cet étang dispose d’un circuit pédagogique et d’un petit observatoire. Très facile d’accès
Plus de sites d’observation ornithologiques en Sologne

La maison des étangs et les traditions solognotes

Après notre découverte en plein air, nous prenons un moment pour visiter la maison des étangs à Saint Viâtre. Cet espace muséographique présente l’histoire et les traditions liées aux étangs. Dans plusieurs salles, on découvre la vie des solognots au début du XXe siècle. Si elle ressemble à celle de nombreux ruraux de l’époque, quelques objets trahissent l’origine géographie comme un plat à asperge (dont la culture est aisée en Sologne). Un modèle de bonde traditionnelle et les outils servant à l’entretien des étangs sont présentés et complètent notre observation sur le terrain.

Visiter la Sologne et ses étangs

Une vidéo illustre à merveille ce qu’Alexandre nous expliquait auparavant, c’est à dire la manière dont les étangs sont vidés en seulement quelques jours. Grâce à l’ingéniosité des bondes (sorte de vanne) et le savoir faire des Hommes, tous les poissons adultes sont récupérés tandis que les alevins passent au travers des interstices pour aller repeupler les étangs situés en contrebas. Même si la Sologne parait très plate, il faut se figurer que les étangs fonctionnement un peu en escalier ou en chaîne.

Au delà de la pisciculture, les étangs sont aussi des environnements dont les abords sont propices à la culture du chanvre et de l’osier. Des cultures qui ont permis autrefois de développer la corderie et la vannerie en Sologne. D’ailleurs vous pourrez vous essayer au maniement du toupin et tenter de fabriquer une corde solide ! Un livret très complet retraçant l’histoire et les métiers liés aux étangs vous sera remis à votre arrivée. Je ne vous en dévoile donc pas plus.

Si vous souhaitez explorer davantage les étangs, demandez le plan de la route des étangs. Il détaille précisément l’itinéraire de 19 km (voiture ou vélo) et la boucle à vélo de 29km (qui fait partie des itinéraires de la Sologne à vélo) qui longent les nombreux étangs. Ce plan distingue aussi les étangs visibles de la route de ceux qui sont accessibles au public.

En effet, de nombreux étangs sont privés, on peut les observer depuis le bord de la route mais pas nécessairement se balader autour. Enfin cette carte vous indique également les chemins communaux que vous pouvez emprunter à pied. Tout comme les étangs, de nombreux chemins forestiers sont privés, connaître les chemins communaux est donc indispensable pour randonner en Sologne en milieu boisé.

Visiter la maison des étangs de Sologne

Accès : La maison des étangs est située dans le centre de Saint Viâtre. C’est très bien indiqué.
Tarifs : 5€ pour les adultes; 6 € pour les 6-16 ans ; gratuit pour moins de 6 ans.
Mon astuce : A Saint Viâtre, un parcours autour de l’étang communal, juste à côté de la maison des étangs est disponible. Prenez un moment pour le découvrir également.
Il existe aussi d’autres maisons thématiques en Sologne. Vous trouverez des infos sur le site de la maison des étangs.
Informations pratiques (horaires, activités …) : La maison des étangs

Escapade forestière à cheval

Nous quittons les rives des étangs de Sologne pour partir à la rencontre d’Aurélie. Je ne le sais pas encore mais cette femme fait des miracles. Aurélie nous accueille chez elle. Derrière sa maison, elle a installé ses chevaux et poneys et elle nous attend pour une séance d’équitation. J’aime beaucoup me balader à cheval, mais depuis mon accident un an auparavant j’ai énormément d’appréhension à l’idée de remonter. Quant à Mélina, mon amie, elle est comme qui dirait pas très rassurée non plus. Nous annonçons la couleur directement à Aurélie, nous n’allons pas être des cavalières faciles.

Que faire en Sologne ? Du cheval !

Cela n’affaiblit en rien son sourire et sa jovialité. Grâce à sa douceur et sa bienveillance, nous commençons à nous décontracter et à aborder sereinement cette séance. A pas de loup, elle entame ce travail de réconciliation avec les chevaux. A tel point que 20 minutes plus tard, nous voilà à trotter, debout sur les étriers, le sourire aux lèvres.

Elle a envoyé valser bon nombre d’appréhensions, une confiance s’installe et nous donne envie d’aller nous balader en forêt. Même Mélina, qui annonçait sa réticence, semble tout à fait à l’aise sur sa monture. La balade se passe très bien. J’ai du plaisir à être sur un cheval sans avoir peur des réactions de l’animal. Je réapprends à être son allié, la méfiance fait place à la complicité. Je peux ainsi apprécier la beauté de la forêt solognote, cette perspective différente que m’offre le cheval. Rassurées, nous en profitons pour échanger avec Aurélie sur sa passion des chevaux et son amour de la Sologne. Une très belle rencontre. Je la remercie pour le cadeau inestimable qu’elle nous a offert.

Se réconcilier avec le cheval en Sologne

Accès : Les poneys du P’tit Monthault se situe au 28 rue de Monthault à Millançay.
Activités proposées : Séance d’équitation et balades. Aurélie propose aussi des balades en attelage avec des chevaux percherons.
Plus d’information auprès d’Aurélie : 06 63 94 25 96

Que faire en Sologne de Chambord à la ferté Saint Aubin ?

Avant de venir visiter la Sologne, je n’avais pas conscience de l’histoire et de l’identité de ce territoire. J’ai notamment pris conscience du lien fort entre la Sologne et l’aristocratie, ainsi que l’importance des grandes propriétés qui perdurent aujourd’hui. Ces immenses domaines où la pratique de la chasse est fortement ancrée se retrouve notamment dans la Grande Sologne (la partie nord de cette région). Chambord et son château est surement l’exemple le plus flagrant et l’avantage, c’est qu’il est accessible.

Le château de Chambord, la folie des grandeurs

Comme bon nombre de personnes, j’avais déjà vu 1000 fois le fameux château de Chambord en photos. Malgré cela, le voir en vrai fût tout de même une surprise et un émerveillement total. Les dimensions de l’édifice sont bluffantes, il en impose au premier regard. Pour ne pas brûler nos yeux trop vite, nous décidons d’aller pique niquer sur les bords du cosson au niveau du parking de la canardière.

Dans le prolongement du canal, le château se distingue déjà magnifiquement. Nous n’avons pas choisi ce lieu par hasard. C’est ici que l’on trouve des aires de vision et une tour d’observation pour contempler la faune, notamment au moment du brame du cerf. Même si nous sommes en plein jour et que le brame s’achève, nous montons en haut de la tour. Quelques oiseaux nous narguent, mais rien à l’horizon. C’est en repartant qu’une dame munie de jumelles nous indique la présence de biches. D’en haut elles étaient cachées, mais du bas de la tour, nous les distinguons très bien. Nous restons donc un moment en silence en espérant qu’elles se rapprochent pour que l’on puisse profiter de leur beauté. Et c’est ce qu’elles firent, accompagnées en prime d’un daguet (jeune mâle). En bonus, le passage d’un sanglier visiblement pressé.

Étant donné le beau tableau observé, je ne peux que vous conseiller de tenter vous aussi votre chance (voir informations pratiques pour la carte des postes d’observation).

L’heure avance et le château est immense, alors nous nous remettons en route pour atteindre son entrée. Les exclamations fusent au fur et à mesure que l’on avance. Les mots me manquent pour décrire la beauté de cette architecture. Tout est fait pour vous en mettre plein la vue et cela se confirmera jusqu’à la fin de la visite. Nous optons pour une visite libre du château, histoire d’aller à notre rythme et de laisser divaguer notre regard au hasard. C’est tellement grand que j’aurai grande peine durant toute la visite à me repérer.

Visiter la sologne et son fameux chateau de Chambord

Nous passons de salons en salons, tous plus richement décorés les uns que les autres. Je préfère les cuisines et leurs cuivres dorés aux décors surchargés et exubérants des salons. Mais je le reconnais, chaque recoin du château est le témoignage de l’excellence des artistes, artisans et architectes de la renaissance. Ce joyau architectural a été construit à partir de 1519 pour François 1er. C’était le théâtre de parties de chasse et de fêtes exceptionnelles. Un lieu de plaisir, un lieu pour montrer son pouvoir.

Après la découverte de quelques appartements, je suis happée par l’escalier à double révolution, aussi beau qu’ingénieux. Les sommets m’appellent. Depuis le début, je suis fascinée par la multitude de cheminées et de tourelles qui s’élancent dans le ciel. En atteignant les terrasses, leur beauté n’en est que plus belle et j’ai un coup de cœur absolu pour la tour lanterne qui chapeaute l’escalier principal et marque le cœur de l’édifice.

Les incrustations de salamandre, animal emblématique de François 1er, les détails des sculptures et arrondis des moulures, les motifs géométriques noirs qui contrastent avec le tuffeau immaculé, tout me plait. Je suis Mélina dans ce dédale de splendeur, nul besoin de mots pour partager notre éblouissement.

L’émerveillement se poursuit dans le panorama sur les jardins à la française qu’offrent les terrasses. Je reste longtemps scotchée, hébétée devant tant de beauté. Pour nous remettre de nos émotions, nous rejoignons les jardins pour contempler encore un peu le château dans son intégralité avant de repartir.

Visiter le château de Chambord, guide pratique

Accès : Chambord se situe à environ 2h de Paris et seulement 15 km de Blois. En voiture, tout est très bien indiqué. Vous pouvez également venir à Chambord en transport en commun. Pour cela, prenez un train jusqu’à la gare de Blois Chambord puis empruntez la navette jusqu’au château (25 minutes). Regardez bien les horaires en amont, les heures de passage et la fréquence changent en fonction des saisons. Retrouvez tous les détails sur le site du château.
Tarifs : 14,50 € pour les adultes; 12 € pour le tarif réduit ; gratuit pour les moins de 25 ans résidant dans l’union européenne. Il existe aussi des forfaits à la journée qui combinent la visite du château et d’autres activité (spectacle équestre, histopad etc…) et des réductions pour d’autres prestations (location de voiturette, vélo …)
Activités proposées : Visite libre, visite guidée du château, histopad (tablette numérique), visite du parc forestier en 4×4, 5 aires de vision et 5 miradors pour observer la faune en accès libre, randonnée dans une partie de la réserve, location de voiturette, vélo, barque…
Mon astuce : Réservez vos billets en ligne et payez votre stationnement de parking dès votre arrivée. Cela vous évitera de faire la queue dans les deux cas. Prévoyez au minimum une demie journée pour profiter du château. Vous pouvez tout à fait pique niquer dans les abords du château. L’accès y est gratuit et la vue magnifique. Les façades du château sont joliment éclairées à la nuit tombée, n’hésitez pas à repasser devant pour en profiter.
Informations pratiques (horaires, activités …) : Château de Chambord

La Ferté-Saint-Aubin, un château dans l’ère du temps

On pourrait penser qu’il est difficile de rivaliser avec Chambord. Pourtant ce qui fait le charme des châteaux de la Loire, c’est aussi leur singularité. C’est pourquoi le château plus modeste qu’est celui de la Ferté-Saint-Aubin m’a aussi beaucoup plu. La construction initiale du château remonte au XVIe siècle. En 1625, l’architecture du château évolue car on souhaite l’agrandir. Ce grand château ne verra pas complètement le jour, c’est pourquoi l’édifice actuel n’est pas symétrique. La partie gauche correspond à l’ancien château. A cela s’ajoutent deux imposants bâtiments d’écurie.

J’aime le charme solognot de ce château entièrement réalisé avec des briques locales légèrement rosées. Le jeu des reflets dans l’eau des douves est superbe. Et même si le météo ne rendait pas hommage à ce monument, nous avons su apprécier toute sa beauté. J’ai beaucoup aimé que ce château soit resté un peu dans son jus. Dans les salons, la décoration et les mobiliers sont d’époque, mais on voit les traces du temps. Cela apporte une touche d’authenticité et de charme supplémentaire à mon sens. Cette patine côtoie la modernité puisque le château entend dépoussiérer les traditionnelles visites de château.

A la Ferté Saint aubin, les salons servent de décors à des réunions et des jeux de cluedo géants. Des acteurs en tenues d’époque vous accueillent dans les différentes pièces où vous devez trouver des indices pour résoudre un meurtre. Au sein du château, vous pouvez aussi réserver trois pièces (la chambre des mystères, la chambre de la gouvernante ou les caves) pour une partie d’escape game d’1h. C’est un super cadre pour résoudre des énigmes et tenter de s’échapper de la pièce. Il faudra que je revienne pour expérimenter cela.

Visiter le château de la Ferté-Saint-Aubin

Accès : Le château de la Ferté-Saint-Aubin est à 20 minutes en voiture d’Orléans.
Tarifs : 9,5 € pour les adultes; 7,5€ pour les 12-25 ans; gratuit pour les moins de 12 ans.
Activités proposées : Visite libre, parcours des poisons, escape game, murder party, garden party, salles de réception, gîtes…
Mon astuce : Avant d’y aller, renseignez vous sur les dates et horaires d’ouverture. En dehors de l’été (juillet aout), le château peut n’être qu’ouvert le week-end ou pendant les vacances scolaires.
Informations pratiques (horaires, activités …) : Le château de la Ferté-Saint-Aubin

Quelques gourmandises de Sologne avant de repartir

Une fois n’est pas coutume, je termine cet article sur que faire en Sologne pour un long week end par une double note sucrée. Sur notre itinéraire se sont en effet glissées des pauses gourmandes. A chaque fois nous avions une bonne excuse. La première est historique ! Saviez vous que la tarte Tatin était solognote ?

Non ? Alors nous avons bien fait de nous rendre à la maison Tatin. L’endroit même où l’étourderie de Mme Tatin permit la création de cette recette délicieuse. Pour nous raconter cette histoire et connaître les secrets de la préparation de la « vraie » tarte Tatin, nous sommes accueillis par Olaf Pezard, chef cuisinier. Avec lui nos imprécisions culinaires se perfectionnent et nous apprenons la recette originale, celle avec la pâte brisée et sans aucun supplément telle que la glace ou la crème (des petits gourmands l’ont ajouté à Paris). Je scrute avec attention les tours de main du chef dans l’espoir de réaliser ma première tarte tatin maison. Affaire à suivre.

Où déguster la véritable tarte Tatin ?

La maison Tatin
5 avenue de Vierzon à Lamotte Beuvron (juste en face de la gare)
C’est ici même que la tarte Tatin a été inventée à la fin du XIXe siècle.
L’hôtel fait actuellement peau neuve et réouvrira prochainement (courant novembre 2020). J’ai pu voir la décoration moderne et épurée des chambres. Dans chacune d’entre elles, on découvre une immense photo naturaliste qui décrit bien la Sologne. ça donne très envie !
Le restaurant a subi lui aussi un lifting et il était encore en travaux lors de mon passage. Mais ce dont je suis sûre, c’est que la tarte Tatin y est excellente, vous pensez bien que la démonstration s’est terminée en dégustation.

Artisan réputé en Sologne, nous ne pouvions manquer l’atelier de Max Vauché, chocolatier passionné. A Bracieux, un parcours retrace les différentes étapes de la fabrication du chocolat, de la cabosse jusqu’à la tablette. On y a apprend les origines du cacao utilisé par Max Vauché, ses différents arômes. Puis d’étonnantes machines nous permettent de saisir toutes les transformations nécessaires pour torréfier, broyer, concher les fèves et fabriquer du chocolat dit de couverture.

Au cours de la visite guidée, c’est aussi l’histoire de Max Vauché qui nous est racontée. Comment sa passion est elle née ? De quelle manière il en a fait son métier à une époque malgré les réticences de sa famille ? J’aime les histoires qui se cachent derrière les produits, elles apportent du sens et une saveur particulière.

J’ai particulièrement aimé la reconstitution d’un ancien atelier de 1848 avec ses vieux ustensiles et moules d’époque qui servaient à la confection des chocolats.

A la fin du parcours, une vidéo nous permet de nous immiscer au sein même de l’atelier et de voir prendre vie les créations en chocolat. Moi qui adore voir comment sont fabriquées les choses, j’ai été émerveillée devant toutes les étapes nécessaires à la réalisation d’un personnage en chocolat et les machines ingénieuses qui accompagnent les chocolatiers. Le chocolat est aussi un art au sens premier car il peut être la matière première pour réaliser des sculptures monumentales dans lesquels on n’oserait pas croquer tant elles sont réalistes. Je pense notamment à celle de la réplique de l’escalier à double révolution de Chambord.

Que vous soyez en famille ou non, je vous recommande cette visite intéressante et gourmande, véritable immersion dans l’univers du chocolat. J’ai oublié de vous dire que notre guide avait une bonne humeur et un enthousiasme communicatifs.

Et les chocolats alors, sont-ils bons ? Vous pourrez vous faire votre propre avis car la visite se termine par une dégustation. Je ne suis pas repartie les mains vides de la boutique, ce qui est un bel indice pour savoir si j’ai apprécié le chocolat de Max Vauché.

Découvrir la magie du chocolat à l’Atelier de Max Vauché

Accès : La chocolaterie de Max Vauché et sa visite guidée se trouvent dans le village de Bracieux au 22 jardins du moulin. L’endroit est bien indiqué et il y a un grand parking. C’est sur la route pour le château de Chambord qui n’est qu’à 10 minutes en voiture, 25 à vélo.
Tarifs : 4,80€ pour les adultes; 3,80€ pour les 5-12 ans ; gratuit pour les moins de 5 ans.
Activités proposées : boutique, visite guidée, choco’bar, ateliers. Max Vauché a également une boutique à Contres.
Mon astuce : Pensez à réserver pour la visite guidée.
Informations pratiques (horaires, activités …) : Max Vauché – Chocolatier

Informations pratiques tourisme
visiter la Sologne d’un week end à une semaine

Comment se rendre en Sologne ?

La Sologne se situe à moins de 2h de Paris et à environ 3h de Nantes en voiture.
En train, on peut accéder à la Sologne par différentes gares : Blois, Orléans mais aussi de nombreuses gares desservies par un TER qui traverse la Sologne (Romorantin, La motte Beuvron …). Voici la carte du réseau de train pour vous aider à planifier votre voyage.

Etang de Sologne

Visiter la Sologne à vélo ?

La Sologne est la première destination touristique à vélo en France. Vous pouvez donc découvrir cette région en empruntant les différents itinéraires et boucles à vélo disponibles. Au départ, c’est d’ailleurs ce que je comptais faire. Malheureusement, lors de mon passage, la météo était un peu trop incertaine.

Pour planifier votre séjour à vélo en Sologne, je vous conseille d’aller voir le site « En roue Libre » dédié au slowtourisme dans la région Centre Val de Loire. Une carte interactive recense toutes les véloroutes et les boucles à vélo possibles. Pour aider les cyclistes, les loueurs, réparateurs et accueils vélos sont également listés. Vous y trouverez aussi de nombreuses idées d’activités et de visites à faire durant votre séjour.

Organiser votre séjour en Sologne avec le site En roue Libre

Où dormir en Sologne ? Mes bonnes adresses

La maison du Carroir à Blois

A Blois, je vous recommande la très belle chambre d’hôtes de la maison du Carroir. Idéalement située à deux pas de la gare et du centre, cette maison est joliment décorée. L’alliance des jouets anciens et d’éléments modernes est très réussie. Nous avons été super bien accueillies. Une mention spéciale pour le petit déjeuner adorablement présenté et délicieux. Un pur moment d’enchantement.

La maison du Carroir
20 rue Sainte Catherine
41 000 Blois
www.lamaisonducarroir.com

La Rabouillère près de Cheverny

Autre coup de cœur durant ce séjour, la Rabouillère. Cette magnifique maison typiquement solognote se situe dans un beau cadre naturel avec des bois et un petit d’étang. L’intérieur de la maison est douillet, notre chambre était très confortable et nous avons eu plaisir à boire un verre au coin du feu et petit déjeuner en voyant passer des pics verts et des chevreuils. L’accueil était à l’image de cet endroit : chaleureux. La rabouillère possède aussi un gîte sur ce site. Je vous recommande vivement ce lieu si vous souhaitez séjourner près de Cheverny.

La Rabouillère
Le petit Marçon
41700 Le Controis-en-Sologne
www.larabouillere.com

Que voir, que faire en Sologne ? Mes incontournables

Au delà de ce que j’ai pu raconter dans l’article voici une liste d’idées à piocher pour choisir que faire en Sologne lors de votre séjour :

  • Randonner en forêt
  • Faire du vélo sur une des nombreuses boucles possibles
  • Découvrir la nature avec des guides naturalistes
  • Visiter les nombreux châteaux
  • Randonner en âne ou à cheval
  • Écouter le brame du cerf
  • Observer les oiseaux sur les différents étangs
  • Visiter les maisons thématiques (étangs, cerf…)
  • Rencontrer les producteurs et artisans locaux

Plus d’idées de découverte sur le site de Sologne Tourisme

Quand visiter la Sologne ? A quelle saison ?

J’ai beaucoup aimé visiter la Sologne en Automne. Les couleurs sont très belles et il est agréable de se retrouver au coin du feu en fin de journée. De plus, j’aime particulièrement la forêt à cette période. Entre mi-septembre et mi-octobre, on peut aussi entendre le brame du cerf. Dans un des logements où nous étions, nous l’avons entendu depuis notre terrasse. Un moment magique.

Seul bémol de cette saison, c’est qu’elle coïncide avec la période de la chasse. Il est donc primordial de bien se renseigner avant d’aller se balader en forêt. Restez sur les chemins communaux et respectez bien les interdictions d’accès aux propriétés privés. Cette saison est aussi intéressante pour visiter les châteaux car la fréquentation est moins importante qu’en haute saison.

L’hiver peut être une bonne période pour visiter la Sologne si vous souhaitez observer les oiseaux et notamment les milliers de canards sur les étangs. Comme il y a aussi beaucoup de patrimoine à visiter, vous trouverez forcément quelque chose à faire quand il pleut en Sologne.

que voir, que faire en Sologne

Bien entendu, le printemps et l’été sont aussi de belles saisons pour voyager en Sologne, que ce soit pour l’observation de la faune, les pratiques sportives en plein air comme la randonnée et le vélo. En revanche, attendez vous à ce qu’il y ait plus de monde, notamment en saison estivale au niveau des châteaux de la Loire.

Chateau de chambord, incontournable d'une visite en Sologne

Poursuivez votre escapade dans la région Centre en découvrant notre guide sur le Berry !

Nous remercions le CRT Centre Val de Loire, Sologne tourisme, Val de Loire Tourisme et En roue libre pour leur accueil et leur confiance. Merci aussi à mon amie Mélina avec qui je suis partie et qui a accepté de jouer les modèles.

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