Après deux jours sur les rives du Rio Dulce dans la ville éponyme, nous sommes partis un peu plus loin vers l’océan, en descendant le fleuve. De toute façon, pour rejoindre la côte vers Livingston, petite ville garifuna au caractère bien trempé, il n’y a pas d’autre choix que le bateau !

Le trajet entre Rio Dulce et Livingston est une visite à part entière, une croisière même.

Bateau rio dulce rivière Guatemala

Si vous prenez la lancha de 9h30, vous aurez même quelques détours et pauses dans des endroits remarquables du fleuve : le castillo San Felipe, une source d’eau chaude naturelle, une petite lagune remplie de nénuphars, un « canyon » avec d’impressionnantes falaises calcaires et quelques beaux oiseaux pour les amateurs.

Lagune fleur Rio dulce Guatemala

Une halte dans un havre de paix au milieu du rio dulce

Nous avons décidé de ne pas faire le trajet complet pour profiter d’avantage des lieux en nous arrêtant dans un hôtel qui nous avait été recommandé par de nombreux voyageurs. La finca tatin, qui n’a de finca que le nom (ce n’est pas une ferme ou un ranch, mais bel et bien un hôtel) est située sur un affluent du rio dulce. Elle a tout d’un lodge tropical. Au cœur de la forêt, le charme opère dès le premier regard grâce à son jardin tropical et ces bungalows bien intégrés au paysage.

Pour ne rien gâcher, ce n’est pas cher, 18 € pour le bungalow avec salle de bain privée (attention tout de même, les repas sont assez chers vu que tout est acheminé par lancha. Faites comme nous, amenez de quoi faire quelques repas ;).

Le côté « all inclusive » dû à l’éloignement donne une ambiance un peu de village vacances à la clientèle internationale. Heureusement l’hôtel n’est pas très grand, donc cela reste assez tranquille.

Petit bémol, 50 cent et autres tubes américains le dernier soir jusque assez tard dans la nuit nous ont un peu refroidis. Ça ne colle pas au lieu… Mais bon, le client est roi et un groupe d’Italien était bien décidé à faire la fête.

Pour ce qui est des activités, nous avons fait du canoë jusqu’à une source thermale avec visite de deux petites grottes et d’un sauna naturel (à Agua Caliente), marché sur un petit sentier partant de l’hôtel vers un centre éducatif doté d’un sentier d’interprétation, joué au ping pong avec d’autres touristes, papoté avec les convives lors des repas collectifs et animés du soir et nous sommes baigné dans la rivière à quelques mètres des chambres. Tout ça en deux jours.

Un peu court si l’on en juge la durée de séjour moyen des autres personnes présentes en même temps que nous. Mais si nous avons apprécié cette ambiance « entre voyageurs » dans un endroit superbe, deux jours nous ont suffit.

Et puis ce n’est pas le tout, mais il y a encore des tas d’endroits à découvrir ! A commencer par Livingston, la buga (la bouche) comme l’appellent les garifunas (nous vous en parlions dans notre article sur Hopkins) présents en grand nombre dans cette ville particulière.

Livingston, l’embouchure du rio dulce, coeur vibrant de la culture garifuna

Livingston fait beaucoup parler d’elle parmi les voyageurs que nous avons rencontrés, nous nous attendions donc à une belle découverte. Mais comme souvent, quand on vous parle d’un lieu avec des termes élogieux, vous n’êtes plus surpris, voir un peu déçu.

Livingston Guatemala Arrivée
Arrivée nuageuse sur Livingston

Je n’irais pas jusqu’à dire que je n’ai pas apprécié la ville, il est vrai que ses maisons en bois, sa population noire plus importante qu’ailleurs en font une cité à part au Guatemala. Mais je n’ai pas retrouvé le charme du village à majorité garifuna d’Hopkins. Sans doute parce que la ville est plus grande, plus connue, l’accueil n’y est pas particulièrement chaleureux, et les soirées endiablées avec les gens qui dansent dans la rue… pas vu. Tout juste quelques boites un peu glauques où les jeunes « backpackers » peuvent s’enivrer de « coco loco » et de marijuana. C’est plus de notre age (je suis encore sous le coup de mon passage à 33 ans, ne vous inquiétez pas).

Les 7 altars, un très beau site à visiter, sauf le chemin pour y aller…

Livingston attire également les voyageurs pour les plages à proximité et une série de bassins qui forment des piscines naturelles appelée les 7 altars.

Deux choix s’offraient à nous : prendre un petit bateau et visiter les 7 altars puis plage, ou partir à pied avec visite guidée de la ville, marche, canoë et les 7 altars.

Nous avons penché pour la deuxième option, premièrement parce que ça nous semblait un peu plus intéressant que de la plage et deuxièmement parce qu’il n’y avait personne pour ce tour et 14 pour l’option bateau…

Je ne vais dire que nous avons regretté ce choix, mais nous avons été déçus. Nous nous attendions à une partie de marche dans la jungle (ça nous avait un peu été vendu comme ça), mais au lieu de ça, bien que les attractions étaient très sympas (visite de la ville, canoë dans une mangrove, pause dégustation de coco chopée directement d’un palmier), la marche était carrément décevante.

Elle consistait à marcher sur la plage tout du long. Ceci pourrait être sympa.. mais la plage était très étroite et surtout jonchée de détritus. Donc quand on s’attend à un trip nature, ça fait mal…

Ponton Livingston

Malgré tout les 7 altars valent le détour (vous pouvez y aller sans guide, il suffit de longer la plage pendant 1h30 environ, ou prendre une lancha depuis le port). C’est une très belle série de petits bassins dans lesquels on peut se prélasser, se balader, bref « disfrutar ». Ça ne vaut pas Semuc Champey plus au nord, mais c’est un peu dans le même style.

C’est avec cette visite de Livingston que nous fermons le chapitre Guatemala de notre voyage. Nous avons le cœur un peu lourd de quitter ce beau pays qui vaudrait la peine d’être davantage exploré. Nous serions bien restés plus longtemps, mais d’autres aventures nous attendent ! En route pour le Honduras, vers l’île d’Utila dans un premier temps, où nous projetons d’apprendre la plongée sous-marine…

Informations pratiques – visite de Livingston et Rio Dulce

Logement sur le rio dulce et Livingston

Finca tatin : 180 quetzals le bungalow « côté jungle », 120 quetzals la chambre avec salle de bain partagée. Il vaut mieux réserver pendant la saison haute.

Pour y accéder depuis Rio Dulce, prendre la lancha qui fait le trajet Rio Dulce-Livingston (125 quetzals par personne départs à 9h30 et 14h) et prévenir de votre destination. Depuis ou vers Livingston, l’hôtel à la propre lancha et vous emmènera pour 40 quetzals.

Hotel Garifuna : à Livingston, nous avons cherché un bon moment avant de trouver un hôtel pas trop cher, mais pas trop miteux non plus. L’hôtel Garifuna était largement au dessus du lot pour 100 quetzal la chambre avec salle de bain privée et wi-fi. Pour y accéder, il faut remonter la rue principale, puis tourner à gauche quand vous verrez une petite pancarte noire.

Pour en savoir plus sur le rio dulce (anglais)

Livingston était notre dernière étape au Guatemala, pour la suite direction le Honduras pour apprendre la plongée sur l’île d’Utila !

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