aeroport frontière billet retour

Voyager sans billet retour : attention à la frontière !

Ah... Quel bonheur de partir en voyage pendant plusieurs mois, voir plusieurs années ! Le symbole de prendre un billet d'avion aller simple provoque forcément un rictus béat et un regard évasif quand il s'agit de partir en vadrouille.

Nous n'avons pas échappé au cliché quand nous avons acheté nos billets aller simple France Mexique. Mais s'il faut volontiers succomber à l'euphorie du moment, attention au retour brutal à la réalité : il y a encore des frontières... Bon je ne pense pas vous l'apprendre, mais peut être que certaines règles ne vous sont pas familières, notamment l'obligation (théorique) d'avoir un billet d'avion retour vers le pays d'origine, ou une preuve de continuité, ou encore de sortie du territoire...

Autant de termes désignant une réalité simple : vous êtes dans l'illégalité si vous vous rendez avec un aller simple dans beaucoup de pays, notamment la plupart des pays d'Amérique et d'Asie, rien que ça... La Thaïlande et le Mexique étant les pays revenant le plus fréquemment.

Résultat, vous pourriez bien vous faire refuser l'embarquement dans l'avion ou le passage de frontière par voie terrestre...

Gageons que vous feriez une tête légèrement décontenancée si vous vous voyez refuser l'embarquement...

Je trouve ça complètement idiot, si les pays de destination pensent que c'est la super solution pour éviter l'immigration illégale, j'ai quelques doutes sur l'efficacité de cette mesure.

Dans les faits, d'après tout ce que j'ai pu lire en préparant cet article, c'est un peu la loterie. Certaines fois ce billet retour ou preuve de sortie du territoire vous sera demandée, d'autres non...

Certaines tendances semblent tout de même se dessiner :

  • les compagnies américaines semblent plus strictes que les compagnies européennes
  • les passages par voie terrestre sont plus laxistes que par voie aérienne
  • certains aéroports ou postes frontières sont plus rigoureux que d'autres au sein d'un même pays

Regardez les forums, ce sont des mines d'info !

[su_box title="Petite liste non exhaustive des pays demandant un billet retour" box_color="#ec7206"]Tous les pays d'Amérique centrale (+ États-Unis et Canada), la plupart d'Amérique du sud (on a volé sans billet retour en Colombie, au Chili et en Argentine sans soucis, mais c'est peut être un coup de bol), et beaucoup de pays d'Asie du sud-est (notamment Indonésie, Philippines, Birmanie, Malaisie et Thaïlande réputés strictes).[/su_box]

Mais il est difficile de tirer des conclusions pour autant. Impossible de faire des stats et ça n'aurait de toute façon pas de sens : même s'il y a peu de chance de se trouver bloqué, si vous êtes confronté au problème, il faudra bien y faire face.

[su_note note_color="#e26d10" text_color="#ffffff" radius="7"]La question de savoir comment nous avons fait pour traverser toute l'Amérique latine du Mexique au Brésil sans billet retour nous a souvent été posée, alors j'ai décidé d'écrire ce petit guide pour référencer toutes les astuces possibles que j'ai pu expérimenter ou glaner. Nous avons également voyagé 5 mois en Asie du sud est sans encombre, ou presque...[/su_note]

aeroport madrid panneau horaires
Passera ou passera pas ? That is the question

Un billet d'avion aller simple ? Prévenir pour ne pas se retrouver coincé à la frontière

-> En préambule, est-ce que vous êtes sûr qu'un billet d'avion aller-retour ne serait pas plus simple ?

Outre ce majestueux jeu de mots, les billets d'avion aller retour peuvent convenir dans plus de cas qu'on ne pourrait le penser.

Déjà, un aller retour est moins cher que deux billets aller simple en général (sauf avec les compagnies low cost). Mais si vous partez plusieurs mois, ce n'est pas toujours possible de prendre un aller retour trop longtemps à l'avance.

Aussi, il est probable que vous ne reviendrez pas du même aéroport, voir du même pays.

Mais regardez y tout de même de plus près, car la plupart des billets peuvent être repoussés dans le temps moyennant un petit supplément. Attention tout de même, car les délais maximum sont variables selon les compagnies et les charges augmentent souvent avec le temps, selon le rythme 1 mois, 3 mois, 6 mois (rarement au delà).

Ce qu'on sait moins, c'est qu'il est aussi possible dans pas mal de cas de changer d'aéroport de départ et même de pays ! Encore une fois, il faut se renseigner auparavant, si la compagnie ne dessert pas la destination, ce sera plus compliqué.

Bref, si vous partez plus d'un an, la question de l'aller-retour ne se pose pas vraiment, mais pour les durées plus courtes, c'est à voir !

-> Renseignez vous sur les formalités d'immigration sur le pays de destination

Ça peut paraître évident, mais ce n'est malheureusement pas si simple. Si le bon réflexe est de se renseigner auprès de l'ambassade du pays de destination, dans la pratique il peut y avoir un décalage avec la réalité du terrain (mais dans le bon sens, rassurez vous...).

Vous pouvez également regarder sur cette page de l'Association Internationale du Transport Aérien (IATA) qui résume toutes les formalités par pays. Cela dépasse parfois l'histoire du visa et du billet retour, par exemple il peut vous être demandé un vaccin spécifique ou d'avoir une certaine somme d'argent sur votre compte, comme au Panama ou en Thaïlande. Ou encore d'avoir une réservation d'hôtel pour demander un visa en Russie.

Si les agents de l'immigration respecterons ces règles officielles (aéroport ou frontière terrestre), les compagnies aériennes qui filtrent avant d'embarquer font parfois preuve d'excès de zèle. Dans certains cas, des voyageurs se sont vu refuser l'embarquement alors qu'ils avaient ce qu'on appelle une " preuve de continuité " ou " billet de continuation ". Grosso modo un papier prouvant que vous allez quitter le pays dans le délai octroyé par votre visa, ce qui est suffisant pour beaucoup de pays.

Oui mais voilà, certaines compagnies ne se prennent pas la tête (ou n'en font qu'à leur tête...) et exigent un billet d'avion retour vers le pays d'origine, point.

[su_note note_color="#e26d10" text_color="#ffffff" radius="7"]Mais pourquoi ce zèle de certaines compagnies aériennes ?

La réponse est simple, si elles vous laissent passer et que vous vous faites refouler une fois arrivé à destination, elle doit payer votre billet retour... CQFD[/su_note]

Conclusion, si aucune preuve de sortie du territoire n'est exigée au niveau de l'ambassade, vous êtes tranquille, inutile de vous mettre la rate au court bouillon (oui c'est une vraie expression). Sinon, il faudra vous préparer à obtenir par un moyen ou un autre un billet d'avion vers votre pays d'origine (dans le pire des cas). Mais pas de panique, il y a moyen de s'en sortir sans se ruiner.

Vous partez longtemps et n'avez qu'un aller simple ? Vous voulez tenter le coup même si vous savez que vous êtes censé avoir un billet retour ? Ok, vous êtes joueur, ça tombe bien : nous aussi.

A la frontière ou à l'enregistrement : la technique de la fouine tranquille

Bon, comme dit précédemment, c'est un peu la loterie cette histoire, en fonction de l'aéroport, de la compagnie aérienne, de l'agent, de la lune... Mais autant mettre toutes les chances de son côté.

Se la jouer détendu, souriant, suffira parfois. Si vous fixez vos pieds en vous mordant vos doigts le front dégoulinant de sueur, on risque de vous demander plus que votre billet retour.

Si malgré votre swag attitude on vous demande le précieux sésame, deux choix s'offrent à vous :

  • jouer les étonnés en avouant ne pas avoir de billet retour, puis fondre en pleur à l'évocation de ne pas pouvoir monter dans l'avion, dire que c'est une histoire de vie ou de mort toussa, un truc simple et sobre quoi.
  • mentir avec habileté et utiliser la technique de la fouine tranquille que j'ai repérée chez les collègues de "j'ai une ouverture". Faites croire que votre billet électronique est dans votre ordinateur dans la grosse valise et qu'il va falloir l'imprimer. Avec un peu de chance, l'agent vous fera confiance (et n'aura pas envie de faire patienter la loooongue file d'attente derrière vous). Au pire, vous pourrez sortir de la file et trouver une autre parade. Nous avons déjà testé avec succès. Mais mieux vaut avoir prévu le coup avec vos compagnons en vous accordant sur la date, le lieu et la compagnie aérienne au risque de passer pour des rigolos si vous vous contredisez.
risque sécurité voyage
La meilleure attitude à adopter pour passer inaperçu ?

Obtenir un billet retour sans dépenser trop de sous, voir pas du tout (sur place !)

Votre tentative de passer en mode rusé renard n'a pas fonctionné ? Il reste toujours une solution : obtenir un billet.

Deux cas de figure assez différents, selon que vous soyez à un poste frontière terrestre ou à l'aéroport.

Aux frontières terrestres sans billet retour ? La débrouille, ça passe...

Pas question d'acheter un billet de continuation à l'arrache à un poste frontière, les cas où vous aurez accès à Internet sont rares.

Il faut donc trouver autre chose. Ça tombe bien, les officiers d'immigration sont généralement plus souples.

Soit vous êtes prévenant et vous avez acheté un billet de bus transfrontalier à l'avance (remboursable si possible), soit il va falloir ruser...

Nous avons été confrontés à ce cas de figure à la frontière entre le Costa Rica et le Panama. C'est la seule fois ou on nous a demandé un billet retour. N'en ayant pas, ni de billet de bus, nous avons essayé d'abord le charme, sans succès. Puis le désespoir, sans succès. Puis nous avons cherché ce que nous pourrions avoir dans notre besace pouvant les persuader. Finalement, j'ai sorti une lettre de mon employeur (en français...) m'accordant mon congé sabbatique avec la date de reprise. Ça n'a pas été simple, mais c'est passé comme ça ! On vous raconte tout le détail dans un article sur ce passage de frontière peu fun.

Montrer un réservation d’hôtel dans un autre pays que la destination peut parfois fonctionner également, nous avons eu des retours dans ce sens. Bref, tentez tout ce que vous pourrez trouver comme preuve de continuité de votre voyage !

Sinon, il y a une technique bien connue des tourdumondistes : le faux billet d'avion électronique... Je ne vous le conseille pas (frauder c'est mal), mais je vous explique après comment faire, juste pour satisfaire votre curiosité ;)

A l'aéroport : acheter un billet retour ou billet de continuation, ok, mais sans se ruiner !

Avant toute chose, si vous en êtes arrivés là, il vaut mieux avoir pris quelques précautions :

  • Arrivez largement à l'avance, ce serait bête de ne pas avoir le temps de trouver une solution et voir votre avion partir...
  • Ce sera plus simple et prudent si vous avez un smartphone avec un accès internet, même si la plupart des aéroports proposent aujourd'hui le wifi gratuit et des bornes d'accès.
  • Un compte en banque avec des sous, c'est plus simple pour acheter un billet d'avion il parait.
aeroport madrid horloge
Le port de tête hautain n'est pas obligatoire, mais arriver bien en avance à l'aéroport, oui

Achetez un billet d'avion retour remboursable !

Oui oui, ça existe, mais il va falloir taxer avant de se faire rembourser. Les billets d'avion en business class sont remboursables en intégralité ! Le hic, c'est qu'ils sont très chers, alors il faut avoir un compte en banque bien fourni.

Un petit conseil, vérifiez quand même les conditions générales de vente...

Certaines compagnies aériennes proposent des billets remboursables en classe économique, mais il faut chercher en amont... Pas évident si vous êtes à l'aéroport et pressés par le temps.

Mais attention, dans tous les cas vous aurez des frais de transfert qui eux ne seront pas remboursés, que vous passiez par un site Internet ou une agence en direct. Ce n'est pas une grosse somme, mais il faut être prévenu !

[su_note note_color="#e26d10" text_color="#ffffff" radius="7"]Deux astuces piquées chez Fabrice, d'instinct voyageur : copa airlines (Amérique latine) propose des réservations remboursables dans un court délai, on vous retiendra simplement 25 $. Aussi en réservant via le site orbitz, vous avez 24h pour vous faire rembourser gratuitement !

Et une astuce supplémentaire proposée par un lecteur, en réservant depuis le site expedia.COM et non .fr il est possible de se faire rembourser son billet d'avion dans les 48h sans frais.[/su_note]

NB : ces solutions sont à prendre avec une extrême prudence si vous êtes en dernière minute à l'aéroport. En effet cela prend parfois un peu de temps avant de recevoir le message de confirmation ! Ce serait ballot d'acheter un billet remboursable mais de ne recevoir le billet électronique qu'après le départ de votre vol...

Le faux billet d'avion électronique... La fausse bonne idée

Alors, je vous explique, mais faut pas le faire... Il existe d'autres solutions plus légales et moins risquées.

  • Si vous avez un ancien billet d'avion électronique au format texte reçu par courriel, rien de plus simple, il suffit de changer les dates, éventuellement la destination si ça ne colle pas (en ayant pris la peine de mettre les références d'un vrai vol tant qu'à faire). Le but étant de passer une simple vérification visuelle.
  • Si vous avez un billet en pdf, il faut utiliser un logiciel de retouche genre photoshop, the gimp (pour rester dans le logiciel libre) ou tout simplement paint.
  • Si vous n'avez pas le logiciel ou le savoir faire, il existe un site (au moins) qui produit des faux billets retouchés sur photoshop... pour 5 $. Je ne vous donne pas le nom, je n'ai vraiment pas envie de lui faire de la pub (parce que c'est de la fraude, c'est po bien !).

Encore une fois, je ne vous conseille vraiment pas cette méthode, car les agents vérifient de plus en plus souvent si les numéros de réservation et de vol sont exactes...

Les autres preuves de continuation : réservation d’hôtel, billet de bus transfrontalier, lettre de congé sabbatique...

Voyez avec l'agent si un billet de bus transfrontalier ou autre preuve suffit, on ne sait jamais... Certains sont plus souples que d'autres. Ça dépend de la législation du pays de destination, mais surtout de la personne que vous avez en face de vous et des consignes qu'elle a reçu.

Pour certaines destinations, un réservation d’hôtel peut convenir. Un lecteur nous a confié qu'il avait utilisé une réservation faite sur booking.com en Asie et que ça avait fonctionné sans soucis. Dans son exemple, il partait depuis la France pour la Thaïlande avec Lufthansa. Attention, ceci n'est qu'un cas ponctuel ! Comme dit auparavant, ça peut dépendre de la compagnie, de la destination et de l'agent, mais c'est bon à savoir si vous avez une réservation d’hôtel sur vous. Ça se tente...

Dans mon cas une lettre de congé sabbatique indiquant ma date de retour au travail en France a fonctionné. Mais c'était une frontière terrestre. Il peut y avoir plein d'autres exemples de "preuves" que vous serez dans un autre pays au delà la date du visa touristique, soyez créatifs ;) Mais il faut que ce soit crédible et à l'aéroport, c'est loin d'être sûr que ça fonctionne.

Réserver votre billet d'avion retour auprès d'une agence de voyage

Certaines agences de voyage, conscientes du soucis, acceptent de délivrer un réservation de billet d'avion. Vous obtiendrez une réservation en bonne et due forme avec le tampon de l'agence et un petit mot pour le visa si nécessaire (il faut parfois cette preuve de retour sur le territoire pour obtenir un visa).

Bien sûr, à moins d'avoir un copain qui bosse dans une agence sympa, vous serez facturé de quelques euros en échange de ce service. D'après ce que j'ai pu lire à droite à gauche, il faut compter environ 20 €. L'avantage par rapport à bestonwardtickets, c'est que vous pourrez peut être avoir une réservation non disponible chez ce "loueur" de billets d'avion.

Louer un billet d'avion retour avec onwardticket, onewayfly, bestonwardtickets etc.

Cette astuce, qui m'a été soufflée sur les réseaux sociaux par un lecteur, il y a quelques années, me semble être la solution idéale. Depuis la publication de cet article, nous avons eu pas mal de retours positifs !

Un service spécifique pour louer un vrai billet d'avion pour 24h ou 48h moyennant 10 ou 20$ existe ! Il y a même pas mal de sites à s'être lancés dans ce business.

Ce sont de vrais billets à votre nom, avec le bon numéro qui va bien. Donc en cas de contrôle renforcé, vous n'aurez aucun soucis. Du coup, pas besoin de se prendre la tête à chercher un billet remboursable (mais qui vous coutera quand même quelques sous), pas besoin de se charger de l'annulation du billet, et pas besoin de frauder avec un faux billet. Un vrai bon plan, bien légal, même si c'est un peu filou !

Par contre attention, toutes les destinations ne sont pas desservies selon sites...

Le point le plus important selon moi, c'est la rapidité de livraison du billet d'avion. Si vous devez le louer en urgence à l'aéroport et que vous le recevez une fois que votre avion est parti, ça vous fera une belle jambe et quelques euros en moins...
Si vous êtes joueur et que vous êtes dans ce cas, vérifiez au moins que les bureaux du site de ce service sont ouverts, en prenant en compte le décalage horaire (ce n'est pas un robot qui fait l'achat de votre billet, mais bien des vrais gens...). Prévoyez également de passer deux heures avant la fermeture de l'enregistrement, c'est le délai que donnent la plupart des sites proposant la location de billets de continuation

La qualité du service après vente est un point à ne pas négliger non plus, les erreurs étant assez fréquentes apparemment, quel que soit l'opérateur.

Celui qui semble devenir une référence et tirer son épingle du jeu : onwardtickets pour la qualité de son service après vente, le tarif abordable et la rapidité de livraison. Le site est en anglais uniquement contrairement à flyonward et onewayfly, mais il y a fort à parier que si vous avez recours à un tel service, vous vous débrouillez en anglais. Chez eux, c'est 12 dollars de base, le billet étant valable 48h (important si vous faites un long vol avec correspondances). Ajoutez 5 dollars si vous voulez choisir la destination de vol loué et 1 dollar si vous voulez choisir la date du vol (en gros si vous vous y prenez pas à la dernière minute).

Au final, avec les retours reçus des lecteurs et les services qui se développent, je pense que la location de billet d'avion pour contourner ce fichu problème de billet de continuation si vous n'avez qu'un aller simple est la solution la plus simple et efficace, surtout si vous n'attendez pas la dernière minute à l'aéroport pour partir l'esprit tranquille.

Louer un billet d'avion en aller simple avec onwardtickets.com

foule aéroport
Quand il y a foule, peu de chance qu'on aille vérifier que votre billet d'avion est authentique. Photo par Scott, licence CC by SA 2.0

En conclusion, un bien long article pour vous dire qu'il est tout à fait possible de voyager sans billet retour ou billet de continuation, même si ce n'est pas toujours simple. De quoi tout de même se relaxer, bien qu'il faille un peu de préparation pour voyager l'esprit tranquille et passer les frontières sans anicroche !


[su_box title="Pour aller plus loin, un guide complet !" box_color="#ec7206"]Vous pouvez consulter notre guide sur le passage de frontières : les formalités administratives, le change d'argent, les arnaques à éviter, les spécificités des frontières terrestres etc.[/su_box]

Crédit photo couverture : nicola since 1972 - licence CC by SA 2.0

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Quel moyen de transport pour partir en vacances en France pas cher et écolo ? Notre solution

Le budget transport lors de voyages en France est loin d’être négligeable. C’est d’autant plus vrai pour nous depuis que nous sommes trois. Nous avons toujours fait le choix de ne pas avoir de voiture, pour des raisons économiques et écologiques.
Vous vous en doutez, nous nous déplaçons très (très) souvent en France et avons accumulé une certaine expérience en ce qui concerne les transports en commun.

Avion, train, co-voiturage, bus et même bateau ou stop dans certains cas. Il n’y a guère que le jet privé que nous n’avons pas testé…

Pour vous dévoiler notre moyen de transport privilégié (hors vélo;), nous vous proposons un cas concret que nous connaissons très bien : Paris – Nantes.

Habitant à Nantes depuis 10 ans, nous parcourons ce trajet très régulièrement.

Quel est le meilleur moyen de transport en commun : notre comparatif sur un trajet Paris - Nantes

Aujourd’hui quand on utilise un comparateur multimodal en ligne, les moyens de transports proposés sont généralement le train, l’avion, le bus et parfois le co-voiturage ou la location de voiture. Mais franchement, je n’en ai jamais trouvé un de réellement très performant, il manque souvent des options (donnez nous votre comparateur si vous en connaissez un vraiment exhaustif).

Avant de vous donner le tableau de nos recherches, quelques précisions : je n’ai pris que le cas des transports en commun. Il n’y a donc pas la solution du véhicule personnel ou de la location de voiture que ce soit auprès d’un pro ou entre particuliers (drivy, ouicar...). Nous avons parfois recours à la location de voiture, mais uniquement lors de road-trips ou une fois arrivés sur place pour rayonner dans un petit périmètre. C’est pour nous une question de cohérence par rapport à nos valeurs de respect de l’environnement et qui plus est, je pense que c’est plus pratique et souvent moins cher…

Exploitation de fruits rouge en Haute Loire - rouge framboise
Bizarrement, le tracteur n'a pas été intégré à ce comparatif...

Bref, voici notre petit comparatif sur deux dates prises au hasard. Une assez proche, le 29 mai et une assez lointaine en période de vacances scolaires d’été : le 20 juillet.

Au final dans les deux cas, les tarifs étaient les mêmes. En prenant des dates encore plus proches, les tarifs des avions et des TGV augmentent sensiblement, les bus et le covoiturage légèrement et ouigo reste identique, sauf en toute dernière minute (parfois complet).

Moyen de transportTarif 1 adulteTarif 2 adultes un enfant (3 ans)Temps de trajetLieu(x) d'arrivée à Paris
Bus (ouibus, isilines, flixbus)15 €45 €5hBercy, Gallieni...
TGV35 €1172h20Montparnasse – Roissy CDG
Ouigo16 €25 € (Massy, MLV, Roissy CDG)
40 € (Montparnasse)
2h20Massy, Marne la Vallée, Roissy CDG, Montparnasse
Avion (billets les moins chers)77 €231 €50 minRoissy CDG, Orly
Co-voiturage22 €66 €4-5hVariable

Avec ces trois seuls critères, on voit déjà que trouver son trajet idéal ne dépend pas que du prix, car il faut prendre en compte également le lieu exact d’arrivée et le temps de trajet.

A cela, nous ajoutons les heures de départ et d’arrivée, car ce peut être une contrainte importante ! Certains tarifs bas peuvent correspondre à des départs très matinaux ou au contraire tardifs.

Enfin, un dernier point important pour nous, l’impact écologique.

Dans l’ordre, du plus au moins impactant : avion, covoiturage, bus, train (estimation moyenne, cela dépend du taux de remplissage des véhicules).

le train pas cher pour partir cet été - ouigo
Je vous rassure, notre évaluation de l'impact écologique ne prend pas en compte ce type de train...

Notre conclusion d’un point de vue des données brutes : le meilleur, c’est ouigo !

Ce n’est pas le moins cher des moyens de transports en commun, mais de très peu (1 € de différence). Mais dans le détail, c’est moins cher si on l’applique à notre cas, car il y a un tarif réduit pour les enfants dans le Ouigo et pas dans le bus.

Mais au-delà du tarif, ce que nous retenons, c’est que :

  • le Ouigo arrive désormais en gare Montparnasse, ce qui est bien plus central que les arrivées de bus (en périphérie généralement),
  • le temps de trajet est bien moindre (2h20 contre 5h)
  • l’empreinte carbone est bien moindre

Au final, selon nous il n’y a pas de doute, Ouigo remporte le comparatif haut la main

Au delà des chiffres, notre avis sur Ouigo

Nous utilisons dès que possible Ouigo pour des raisons de coût, de temps de transport, d’impact écologique et de confort.

Car niveau confort, surtout avec un enfant, il n’y a pas photo ! Le train reste le plus agréable, notamment quand on a des bagages. On peut y circuler librement et ça fait une belle différence avec un bambin.

Il y a malgré nous un point négatif : la fréquence des trains est assez limitée (2 par jour habituellement), de ce fait il vaut mieux réserver à l’avance au risque de se retrouver face à un train complet ou bien des tarifs un peu plus élevés (mais qui restent raisonnables). Hors vacances scolaires, nous avons malgré tout toujours trouvé des billets de train en dernière minute, en particulier pour Massy ou Marne la Vallée. Mais c’est moins pratique que Montparnasse, sauf si vous allez dans ces coins là de la région parisienne.

Le long de la via fluvia entre montfaucon et lapte en haute loire
Il y a moins cher et plus écolo que Ouigo pour partir en vacances en famille. Mais il faudra pédaler !

Convaincus ? Quelques infos sur Ouigo pour cet été

Les réservations pour cet été viennent d’ouvrir ! 100 000 billets sont mis en vente jusqu'au 12 juillet 2018, au tarif de 25 € max partout en France (donc éventuellement moins cher selon les trajets).

Pour les enfants, le tarif est fixe : 5 €, sauf si vous allez à Montparnasse ou gare de l’est (à partir du 7 juillet 2018) : 8 €

Rendez vous sur le site de Ouigo pour connaître toutes les destinations (regardez régulièrement, de nouvelles destinations apparaissent progressivement).

Pour connaître les horaires, les tarifs ou réserver un billet, rendez vous sur le site de Ouigo

 

Cet article a été réalisé avec le soutien de Ouigo


catamaran dauphin

Comment éviter le mal de mer en voyage ?

En voyage, j'aime parcourir le monde tant sur la terre ferme que sur la mer. Pourtant celle-ci m'a souvent offert quelques déboires et des souvenirs houleux. Mon anniversaire en direction d'une île paradisiaque en Tanzanie, mon observation des dauphins en Algarve ou bien mon initiation à la plongée au Honduras, autant de moments où le mal de mer m'a foudroyé et harcelé.

Alors au fur et à mesure du temps, j'ai pris le temps de me renseigner sur les solutions pour l'éviter au maximum et profiter à fond du grand océan. Voici les solutions naturelles ou médicamenteuses que j'ai moi même expérimenté ou glané pour de futures balades en mer. Vous pouvez les lire dans l'article suivant ou les écouter sous forme de podcast (appuyez sur le player ci-dessous).


La minute scientifique, mais c'est quoi le mal de mer ?

Bateau traditionnel catalogne
Bateau traditionnel catalan

Vous avez la nausée qui monte inexorablement dès que le bateau comment à tanguer, à gîter ? Ou même quand vous restez à la surface de l'eau en nageant ou en vous préparant à plonger ? La fatigue vous envahie et vous commencer à vous insulter en vous demandant, mais qu'est-ce que je fous là ! Pourquoi je me suis embarqué dans cette galère ? Je vais mourir, j'en peux plus !

Eh bien vous faites partie des très nombreuses personnes victimes du mal de mer, la cinétose pour être plus exacte. C'est le même phénomène pour le mal des transports, qu'on soit en voiture, en train, en avion, en bateau... En cause, une différence d'appréciation entre votre vision et les mouvements perçus par votre oreille interne. Le manque de synchronisation entre les informations reçues par le vestibule de votre oreille interne, l'organe de l'équilibre et les mouvements perçus par votre vision, font partir votre cerveau en vrille.

Cette désynchronisation est provoquée par le fait que vous ne voyez pas la route, ou que les mouvements de votre véhicule sont difficiles à interpréter, à anticiper. Typiquement, sur un bateau...

La meilleure prévention sera donc de permettre à son cerveau de comprendre ce qu'il se passe.

[su_box title="Quels sont les symptômes du mal de mer ?" box_color="#ec7206"]- Problèmes digestifs, nausée, vomissement
- Fatigue
- Sueurs froides
- Vertiges
- Maux de tête[/su_box]

Quelques conseils de prévention pour éviter le mal de mer ou cinétose

Avant d'entrer dans les solutions directes du mal de mer, il est important de préparer le terrain pour éviter au maximum d'y être confronté.

Il y a en effet des facteurs qui peuvent favoriser le mal de mer ou l'intensifier, voici quelques conseils pour les éviter.

Pour cela il est important d'être dans de bonnes dispositions avant une sortie en mer. Contrairement à ce que l'on pourrait penser il faut avoir bien mangé (pas trop lourd tout de même) mais aussi être bien hydraté. La fatigue et le stress sont aussi à bannir.

Enfin même si vous êtes dans un lieu délicieusement paradisiaque et ensoleillé, en mer, on peut vite avoir froid à cause du vent. Alors je vous conseille de prévoir plusieurs couches de vêtements pour pouvoir ajuster votre tenue et toujours avoir bien chaud. La sensation de froid, en plus d'être désagréable, est un redoutable accélérateur de mal de mer.

Enfin, si vous avez le temps et le choix, je vous conseille de repousser une balade en mer si les conditions de navigation ne sont pas les plus favorables. Chacun est sensible à sa manière au mal de mer. Pour certains, même une mer impassible le rendra malade. Pour d'autres il faudra un peu plus de remous, à vous de jauger à partir de quel moment vous risquez le plus de déclencher un mal de mer.

[su_box title="La règle des 4 F - éviter les facteurs aggravants" box_color="#ec7206"]Pour ne pas aggraver les symptômes du mal de mer, ou cinétose, il est bon d'éviter de ressentir :
- Fatigue
- Faim
- Froid
- Frousse[/su_box]

Lac Peten Itza
Orage sur le lac Peten Itza

Méthodes médicamenteuses contre le mal de mer

Prévenir en préparant le terrain c'est bien mais cela ne suffit pas toujours. Ce sont pour autant souvent les méthodes les plus efficaces. Un recours intéressant si les autres méthodes plus naturelles ne fonctionnent pas, ou en complément si votre mal de mer est sévère.

Plusieurs solutions médicamenteuses existent pour annuler ou réduire le mal de mer (et par extension le mal des transports) :

  • Les anti-émétiques : ce sont des médicaments contre la nausée qui suppriment ou atténuent donc le symptôme plutôt que la cause. C'est le type de médicament que j'utilise le plus souvent.  Les deux avantages de ce genre de médicament c'est qu'on peut y avoir accès sans ordonnance et c'est un médicament que l'on retrouve immanquablement dans la trousse à pharmacie du voyageur.
  • Les anti-histaminiques (Mercalm, Nausicalm, Nautamine etc...) sont aussi efficaces mais ils provoquent des somnolences. Ils sont désormais disponibles en France uniquement sous ordonnance. J'ai pu tester plusieurs de ces médicaments, ils se sont avérés bien souvent efficaces sauf pour des situations très mauvaises de navigation. Si vous avez des anti-histaminiques contre les allergies, ils peuvent être efficaces, mais pas toujours. Ceux qui ne provoquent pas de somnolence par exemple ne fonctionnent pas très bien. Cela dépend de la classe de l'anti-histaminique.
  • L'homéopathie et la phytothérapie ou aromathérapie (huiles essentielles de menthe poivrée ou lavande), solutions que je n'ai pas encore testé.
  • La scopolamine, sous forme de patch, qui bloque les capteurs de l'oreille interne. Ce système n'est disponible que sur ordonnance car il peut provoquer des effets secondaires graves. A prendre donc en concertation avec son médecin et sûrement dans des situations de mal de mer particulières.

Remarque : certains médicaments disponibles uniquement sur ordonnance en France sont librement accessibles dans d'autres pays. C'est donc à vous de voir en fonction de votre connaissance du produit et des conditions dans lesquelles vous allez l'utiliser. Je vous conseille tout de même d'en avoir discuté avec votre médecin une première fois avant de prendre un médicament que vous ne connaissez pas.

Demandez des motion sickness pills en pharmacie pour vous en procurer.

Dans tous les cas, faites donc attention aux médicaments que vous utilisez contre le mal de mer. Certains sont vraiment à proscrire pour des activités telles que la plongée, car provoquant des somnolences.

Pirogue en Tanzanie, attention au mal de mer !
A bord de ce bateau, cachet anti mal de mer obligatoire pour moi !

Méthodes physiques-mécaniques ou naturelles contre le mal de mer

Les bracelets d'acupuncture

Si vous n'avez pas envie d'ingurgiter des médicaments, il existe aussi des méthodes mécaniques. Dans mes recherches, je suis tombée sur le  Bracelet acupuncture "Acu-pressing". Un bracelet qui compresse une zone spécifique à votre poignet et soulage ainsi le mal de mer. J'avoue que j'étais un peu sceptique mais j'ai lu pas mal de retours positifs. Cela semble efficace pour le mal de mer modéré. A moins que l'effet placebo ne joue !

A tester... Faites nous un retour ! Les bracelets les plus réputés sont ceux produits par sea band, en version adulte ou enfant. Cela coute une dizaine d'euros.

Les lunettes anti mal de mer - boarding ring

Autre dispositif encore plus innovant, les lunettes anti-mal de mer "boarding ring". Ce sont des lunettes dans laquelle est ajouté un liquide bleu qui se déplace en fonction du mouvement de la mer de manière à l'annuler et conserver un horizon bien droit. Ainsi l'oreille interne s'en trouve moins chamboulée. Ces lunettes m'intriguent assez. J'ai lu de nombreux témoignages positifs à leur sujet. Leur durée de vie est de quelques années puisque le liquide diminue au bout de quelques années. Il n'est pas nécessaire de les porter durant toute la navigation pour qu'elles soient efficaces.

Une lancha "religieuse"
Une lancha "religieuse"

Le gingembre contre le mal de mer

Il semblerait que le gingembre soit assez efficace contre le mal de mer. La marine a fait des essais auprès de ses marins avec de bons résultats.
Des capsules de gingembre peuvent être trouvées en pharmacie ou prescrites par le médecin, mais du gingembre frais ou mariné sera tout aussi efficace.

Il existe également de nombreux remèdes de grand mère, plus ou moins efficaces. Impossible de tous les passer en revu, chacun y allant de sa propre sauce. Simplement les infusions ou huiles essentielles de citron, marjolaine, la menthe poivrée semblent revenir assez souvent. Les marins conseillent également de manger des bananes pour calmer les aigreurs d'estomac.

[su_box title="Est-ce qu'on s’habitue au mal de mer ? L'amarinage" box_color="#ec7206"]Oui ! Le mal de mer s’atténue avec l'expérience. Cela s'appelle l'amarinage, c'est à dire la capacité à séjourner dans véhicule mobile. Heureusement d'ailleurs, sinon les marins seraient bien embêtés... En gros, plus vous passez de temps en mer, plus vous apprenez à re-synchroniser le décalage entre ce que perçoit l'oreille interne et votre vision.
Bref, avec le temps, les choses peuvent s'arranger, bonne nouvelle non ?[/su_box]

Nos conseils pour atténuer le mal de mer une fois sur le bateau

catamaran dauphin
Seb s'installerait bien davantage sur le catamaran

Si malgré toutes vos précautions, le mal de mer vous tiraille sur le bateau, il y a quelques réflexes qui peuvent vous aider à surmonter ce moment.

  • Il est souvent conseillé de regarder l'horizon ou un point fixe sur terre. Pour moi cela ne marche pas beaucoup mais c'est efficace pour la plupart. De mon côté, je prends grand soin de respirer profondément
  • Placez vous là ou le bateau bouge le moins, où il y a moins de roulis. Le plus souvent, ce sera au centre du bateau, sur le pont le plus bas. Mais il vaut mieux éviter d'aller en cabine, à  moins d'avoir une large fenêtre pour voir l'horizon.
  • Évitez si possible les mauvaises odeurs, en particulier les odeurs de carburant fréquentes sur un bateau et pouvant renforcer les nausées.
  • Essayez de dormir ! Si la nausée n'est pas trop intense, que vous pouvez trouver un endroit suffisamment confortable pour dormir, cela atténue le mal de mer
  • S'il n'est pas possible de dormir, restez occupé, tentez de détourner votre attention. Il n'y a rien de pire que de se concentrer sur sa nausée pour l'accentuer. Prendre la barre si vous le pouvez est un moyen très efficace
  • Éloignez vous des personnes souffrant du mal de mer. Voir d'autres personnes avec la nausée risque d'augmenter votre propre nausée. Peut être avez vous déjà observé ça dans les bus de montagne. Une personne commence à être malade et c'est tout le bus qui se transforme en vomitoire géant...
  • Attention à certains médicaments tels que les anti inflammatoires type ibuprofène, certains types de pilules contraceptives, les anti-dépresseurs qui peuvent accentuer les nausées. Demandez à votre médecin si vous êtes sous traitement
  • Respirez des huiles essentielles ou parfums légers et agréables tels que lavande ou menthe. L'aromathérapie semble avoir des effets positifs sur certaines personnes.

Ce qui fonctionne pour moi - Quand je ne peux pas bouger sur le bateau et que la nausée est vraiment trop forte, je me recroqueville la tête un peu en bas, les yeux bien fermés en inspirant profondément. Cela m'aide à passer les moments les plus intenses. Cela va à l'encontre de la plupart des conseils prodigués usuellement, mais ça fonctionne. Tout ça pour dire qu'il y a les principes généraux, mais il y a aussi les variabilités et particularités de chaque personne...

L'observation avec des jumelles, l'usage d'un appareil photo, ou encore la lecture renforcent le mal de mer. Ils sont donc à proscrire ou à modérer selon votre état.

De manière générale, tous ces conseils, ces méthodes s'appliquent au mal des transports. Soyez certains que si ça fonctionne pour le mal de mer, ce sera efficace pour les autres moyens de locomotion !

Êtes vous concernés par le mal de mer ? Quels sont vos astuces, conseils ? Si vous avez testé certaines des solutions de l'article, n'hésitez pas à nous laisser votre témoignage, ce sera super utile pour nous et nos lecteurs.

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conseils pour voyager confortablement en avion

Nos astuces pour voyager confortablement en avion

Voyager en avion peut tout autant être un plaisir qu'un calvaire... Stressant, fatiguant ou inconfortable, les vols longs courriers peuvent être des épreuves désagréables pour marquer le début d'un voyage. Mais ce n'est pas une fatalité. Avec un peu d'organisation, une petite dose d'astuces et l'expérience, même les très longs vols deviennent une partie de plaisir.

Voici quelques conseils pratiques pour voyager confortablement en avion et arriver frais et dispo !

Se mettre dans de bonnes dispositions : éviter le stress

Un bon vol nécessite d'être dans un bel état d'esprit. Le stress est un ennemi qui peut gâcher un vol ou le rendre moins agréable. Pour être le plus à l'aise possible, il est important d'analyser ce qui peut être de nature à vous stresser, énerver ou angoisser dans le fait de prendre l'avion.

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"Est ce que vous êtes du genre à avoir peur de louper votre vol ? Avez vous tendance à être désorganisé et cela vous énerve une fois sur place ?"

En analysant cela, vous pourrez mettre plus facilement en place des astuces et des rituels pour contrer ce qui vous agace.

[su_box title="Mon cas personnel : j'ai toujours peur de louper mon vol " box_color="#ec7206"]J'ai donc besoin d'arriver avec suffisamment d'avance. Je gère cette avance différemment en fonction de ma connaissance du trajet et de l'aéroport. Dans la mesure du possible, j'évite de prendre des vols très tôt le matin car en général je dors très mal la veille... C'est très personnel mais je préfère poireauter 30min ou 1h de plus à l'aéroport plutôt qu'avoir à ressentir du stress.
Ensuite une fois à l'aéroport, je ne suis pas super fan du rituel, notamment celui du contrôle des bagages. Avec du matériel photos et un enfant, on a plutôt intérêt à être bien organisé pour passer facilement et sereinement sans qu'une personne vous colle, vous bouscule ou essaye de passer devant vous. Mon bagage à main est donc super bien organisé en compartiments pour que je puisse sortir ce qui doit être contrôlé rapidement, sans perdre Hélio de vue non plus.[/su_box]

Le stress peut amener aussi à des comportements étranges qui peuvent fatiguer et donner quelques suées !

L'intérêt de voyager avec quelqu'un c'est qu'il peut vous faire prendre conscience de ces petites manies et vous aider à les combattre. Depuis que je voyage avec Sébastien, je ne fais plus la queue à l'embarquement... Même si parfois le naturel peut revenir au galop.

Si on a la phobie de l'avion, il existe également des stages pour aider à surmonter cela. Sébastien et moi serions mal placés pour vous en parler car nous adorons prendre l'avion mais vous pouvez consulter le témoignage de Sarah sur ce sujet.

Être à l'aise et s'habiller confortablement

Cela peut paraître évident mais pour être bien durant un vol, il est important de s'habiller confortablement. On peut avoir tendance à gonfler, à être ballonné avec la dépressurisation, donc évitez les vêtements serrés et les matières peu respirantes. Je ne vous dis pas de venir en pyjama, mais choisissez simplement des vêtements dans lesquels vous vous sentez bien.

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En avion, il peut faire parfois très chaud ou à l'inverse très froid. Pour conserver une bonne température, prévoyez une tenue en plusieurs couches. Optez davantage pour un tee shirt associé à un gilet plutôt qu'un gros sweat par exemple.

Pour éviter d'avoir les pieds gelés, fuyez les tongs, sandales et préférez de petites baskets avec des chaussettes fines. Si vous êtes frileux et que vous aimez votre confort, prenez en plus une paire de chaussettes chaudes de bonne qualité. D'ailleurs certaines compagnies fournissent un petit kit comprenant des chaussettes... Ça m'a toujours fait marrer !

Seb lui retire toujours ses chaussures quand le vol est très long, une bonne manière de ne pas macérer dans son jus !

Bien s'installer : changer de siège !

Il n'est pas toujours possible de choisir sa place, ni ses voisins... Cependant, si vous avez un peu de chance, l'avion ne sera pas toujours complet. Si tel est le cas, je vous suggère de jeter un coup d’œil furtif et calculé pour trouver une ou plusieurs places qui pourraient s'avérer meilleures. Dès qu'on a décollé, hop, je file squatter les meilleures places. L'idée n'est pas de piquer la place à un autre, mais autant en profiter si certaines bonnes places sont inoccupées !

Je me rappelle d'un vol Dakar-Nantes quasi vide ou j'ai pu squatter toute une allée et dormir comme un loir durant tout le trajet. Cela aurait été dommage de m'en priver.
Une allée centrale de trois sièges, c'est le saint graal, mais une banquette de deux places peut faire l'affaire avec un peu de contorsionnisme.

Bien s'installer, c'est aussi prévoir ce dont on aura besoin pour son vol de manière à éviter de devoir aller fouiller dans son bagage à main perché et caché sous un monceau d'autres sacs.

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Pour cela, je met dans une ou plusieurs petites pochettes tout ce dont j'ai besoin pour le vol. Dès que je m'installe, je les prend avec moi et je n'ai donc plus besoin de rechercher des choses par la suite. C'est d'ailleurs particulièrement pratique quand on voyage avec un enfant. J'ai une pochette "Toilette" et un pochette "occupation". Ainsi quand je vais au toilette pour moi ou mon enfant, je n'ai pas besoin de tout me trimballer.

[su_box title="Quelles sont les meilleures places en avion ?" box_color="#ec7206"]

Avec certaines compagnies aériennes, il est possible de choisir son siège. Malheureusement cela demande souvent un supplément... D'ailleurs il suffit de regarder le prix de ces places pour avoir un indicateurs des meilleurs emplacements. Si vous avez de grandes jambes comme Seb, les sièges situés près des sorties de secours sont les meilleurs. Vu que ce sont des accès pour sortir de l'avion, l'espace entre les rangées est plus important !

Pour les vols longs, je vous conseille de vous assoir côté couloir, cela vous permettra d'étendre vos jambes plus facilement et de ne pas avoir à enjamber votre voisin endormi pour aller aux toilettes. Aussi, les sièges situés tout à l'avant ou au niveau de la séparation entre deux classes disposent souvent de plus d'espaces pour les jambes. Mais pas toujours...
Enfin, de manière générale, les places situées à l'avant de l'appareil sont plus silencieuses que celles à l'arrière. Le bruit des réacteurs est moins important. Mais bon, de là à prendre des classes affaire... C'est un autre monde financièrement parlant !

Enfin, évitez dans la mesure du possibles les places situées près des toilettes. Ce sont des zones avec beaucoup de passage.[/su_box]

De l'eau ! S'hydrater pour éviter les désagréments

Si j'adore prendre l'avion, je déteste me sentir comme un pruneau desséché après quelques heures de vol. Et c'est sur ce point que je suis particulièrement vigilante car les désagréments peuvent être nombreux.

Je suis sujette à l'herpès labial (instant glamour bonjour). Si on ajoute à cela des lèvres desséchées associées au stress d'un voyage, vous avez le combo parfait pour l'apparition d'un bouton de fièvre. Pour éviter cela, je bois beaucoup d'eau en amont et durant le vol. J'ai une bouteille d'eau ou une gourde que je remplis une fois dans la zone d'embarquement. Cela me permet également de ne pas trop avoir la peau sèche.

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Si vous avez tendance à faire une poussée d'herpès à chaque fois que vous prenez l'avion, parlez en à votre médecin. Il existe des traitements préventifs pour les personnes qui font des poussées fréquentes. Prendre des comprimés quelques jours en amont peut limiter les risques. Un traitement de fond sur plusieurs mois peut aussi être prescrit. Cela ne garantit pas que vous n'aurez aucune poussée mais cela réduit leur fréquence et intensité.

Prendre soin de soi

Pour aller plus loin sur la question de la déshydratation, j'ai d'autres rituels surtout pour les longs vols. Sans cela, je suis vraiment dans un état déplorable à l'arrivée. Je prends un petit échantillon de crème hydratante pour le visage et les mains que j'applique régulièrement durant le vol et ce dès le décollage.

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Pour le nez, j'ai aussi avec moi des pipettes de liquide physiologique pour humidifier mes muqueuses nasales. Je peux le faire aussi plusieurs fois durant un vol en fonction de mon ressenti. Et pour compléter mon action hydratation, j'ai un baume à lèvres dont j'use et abuse (et qui sert aussi de prévention pour éviter les poussées d'herpès).Concernant l'hygiène, un déodorant, une brosse à dent ainsi que des protèges slips complètent ma trousse de toilette de survie.

Parmi les accessoires de confort, j'aurai pu ajouter aussi un masque, des bouchons d'oreilles et un oreiller. Mais je n'en utilise quasiment jamais.

Ménager son estomac en avion

Avion et digestion ne font pas toujours bon ménage. Pour éviter d'avoir mal au ventre ou de se sentir barbouillé, il est indispensable d'être vigilant à ce que l'on va consommer avant et pendant le vol.

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Éviter les repas trop riches en amont peut s'avérer très judicieux. Une fois en vol, les sollicitations peuvent être nombreuses. Sur certaines compagnies, il y a de nombreuses collations ou repas au cours du vol. Écoutez bien votre appétit pour éviter d'être écœuré.

S'occuper (ou pas) et bouger

En fonction de la durée de votre vol, la question de l'ennui et de l'occupation peut être cruciale. On ne sait pas toujours si l'avion est équipé d'écrans individuels (ni la qualité des films proposés). Dans ce cas, pensez à prendre, en fonction de vos centres d'intérêts, des occupations (livre, tablette, jeu, musique...). Parler à son voisin peut également être une belle manière de démarrer ou finir un voyage !

Pour profiter au maximum des films à bords, il est aussi envisageable de s'équiper d'un bon casque audio ainsi que d'un adaptateur. Cela évite d'utiliser les écouteurs de mauvaise qualité distribués.

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Même s'il peut être tentant de regarder plein de films inavouables durant le vol, dormir est aussi une belle option pour éviter d'accumuler de la fatigue et gérer au mieux le décalage horaire.

Et enfin, pour éviter d'être tout engourdi et une mauvaise circulation, pensez à bouger un peu, faire quelques aller retour et vous étirer.

Ultime défi : dormir en avion !

Dormir est sans doute la meilleure chose à faire sur un vol en avion long courrier, même si la tentation de profiter de ce temps libre pour scotcher les écrans peut être grande. Arriver en forme au début ou à la fin d'un voyage n'est pas un luxe négligeable !

Pour mettre toutes les chances de votre côté, mieux vaut avoir suivi les conseils précédents. C'est évidemment plus simple si vous avez une rangée de sièges et que le mioche d'à côté ne vous crie pas dans les oreilles (c'est plus difficile quand c'est le votre, je le concède volontiers).

Même si je ne les utilise quasiment jamais, le combo : masque de sommeil, bouchons d'oreille (ou écouteurs avec musique douce), couverture, chaussures enlevées et éventuellement oreiller de cou (même si je suis dubitative sur leur réel apport) sont d'une redoutable efficacité.

L'objectif : vous créer une bulle de confort, isolé du reste du monde.
Pensez à garder votre ceinture attachée, ce serait dommage de vous faire réveiller par une hôtesse alors que vous dormez à poings fermés à cause de quelques turbulences.

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Vous l'aurez compris, se connaître et s'écouter sont les maitres mots pour trouver les astuces qui vous permettront de voyager confortablement en avion sans se ruiner en prenant un billet classe affaire. Chacun a ses propres astuces, rituels et manies. Partagez les avec nous en commentaires !

Conseils et astuces pour voyager confortablement en avion
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Petite étude psycho-sociologique (de comptoir) du voyageur en avion

Le comportement humain, surtout en groupe, est souvent un grand mystère pour moi. Les gens qui ne te laissent pas monter ou descendre du bus, les personnes qui font la queue à une caisse alors que celle d'à côté est vide etc.
Souvent énervantes, parfois drôles, ces attitudes m'ont toujours fasciné. Mais qu'est-ce qui se passe dans la tête d'un gars (l'air un peu bovin) qui te voit galérer avec ta poussette alors qu'il suffirait qu'il s'avance de deux mètres ? Est-ce qu'il déconnecte son cerveau ou est-ce un pervers machiavélique ?
Mais le terrain où je m'éclate le plus dans l'observation de ces curieux phénomènes de bêtise collective, ce sont les aéroports. C'est un terrain idéal : on a souvent le temps de regarder les autres, beaucoup de personnes sont stressées et il y a une sorte de rituel de passages successifs. C'est le laboratoire parfait.

Le charme incomparable des aéroports les jours de grands départs...

Le stress pre-voyage en avion

Prendre l'avion symbolise encore pour la plupart d'entre nous un moment à part. On réalise qu'on va voler à 10000 m d'altitude, dans un engin de près de 10 tonnes à la vitesse de 900 km/h, alors qu'il fait -50 C° dehors... C'est aussi le symbole d'un départ pour une destination lointaine, souvent un voyage rêvé depuis des mois et qui coûte un bras.

Alors on peut légitiment comprendre une légère pointe de stress mêlée d'excitation. Surtout quand ce sont les premiers voyages en avion.

Et puis quand je vois la panique que provoque chez ma mère la perspective de prendre le métro (coucou maman, bisous), j'imagine que se retrouver dans un grand aéroport peu provoquer un trouble...

Je pense que tout le monde se souvient parfaitement de son premier vol en avion. Moi c'était vers le Sénégal, à 21 ans (et oui, je suis un voyageur tardif).
Je peux vous garantir que je suis arrivé bien en avance. Trèèèès en avance. Sur le billet, ils indiquaient d'arriver au moins 3h avant, alors j'étais là 3h30 avant le vol, juste au cas où...
Je me suis bien emmerdé !

Quand on a plusieurs heures à patienter avec un gamin, tous les moyens sont bons !

Mais je dérive de notre sujet d'étude.

L'enregistrement des bagages

Ce qui est bien avec les aéroports, c'est qu'à chaque étape on peut observer des comportements révélateurs de notre drôle d'espèce.

Les files d'attentes sont parfaites pour cela. À commencer par l'enregistrement des bagages.
Les jours de grand départ, il faut s'armer de patience et les files d'attente un peu semblables à celles des parcs d'attraction sont d'un ennui mortel.

file d'attente aéroport roissy charles de gaulle
Ah les files d'attente... L'occasion d'observer de près les comportements humains !

Pour passer le temps, je regarde autour de moi et il y a une sorte de typologie qui se dégage :

  • Les pots de colle. Comme si ça allait écourter la file d'attente, le pot de colle fait avancer son bagage dans vos chevilles à chaque avancée. Il adore se planter à 10 cm de vous, vous gratifiant de son parfum (dans le meilleur des cas). Mon interprétation : soit il est tombé amoureux de la personne devant lui, soit votre présence le rassure, soit...
  • Le grugeur. Le pire de tous, il pense que vous ne le voyez pas passer sous le ruban pour couper la file, ou pire, il s'en fout. Si vous lui faites remarquer, il est même capable de vous engueuler.
  • Les rêveurs. La file a beau avancer, un trou de 10 mètres s'est formé mais il ne semble pas l'avoir remarqué. D'ailleurs c'est une aubaine pour les grugeurs qui s'engouffrent dans le trou béant. J'avoue parfois être de ceux là, absorbé dans mes pensées ou observations.
  • Les stressés bavards. Souvent accompagnés d'un modérateur qui à peine à cacher son agacement. Ils sont sûrs qu'ils ont oublié quelque chose, que leur file n'avance pas, qu'ils vont rater leur vol.

Mon bagage à main va-t-il passer dans le gabarit ?

Une fois arrivé devant la personne qui enregistre les bagages, une angoisse soudaine monte et provoque des scènes assez rigolotes (si vous n'êtes pas concerné).

La première question : est-ce que mon bagage à main va passer en cabine ? A la décharge de ceux qui subissent cette angoisse, les compagnies aériennes n'aident pas beaucoup. Chaque compagnie possède son propre gabarit, certaines ont même deux tailles de gabarit, une où votre bagage est sûr de rester avec vous, l'autre ou c'est "ptet bin que oui, ptet bin que non".

Si bien qu'on voit très régulièrement des gars en train d'essayer de faire rentrer leur bagage à main au forceps dans un espèce de cadre servant à vérifier les dimensions limites acceptables. C'est parfois franchement marrant. Combien de fois j'ai vu des personnes forcer comme des malades alors que manifestement, ça ne passait pas...
J'imagine ce que subit le contenu de ces bagages qu'on garde avec soi parce que son contenu est fragile et j'oublie tous les désagréments de l'attente.

gabarit taille bagage à main aéroport
Ça va, il passe encore comme bagage à main si on pousse un peu !

Vais- je dépasser le poids limite ?

La seconde question qui angoisse beaucoup de monde, c'est : est-ce que mon bagage ne dépasse pas le poids limite. Les plus précautionneux auront pesé auparavant chez eux, mais n'en seront pas moins angoissés à l'heure de la pesée, tels des boxeurs avant leur combat.

Je me souviens d'une scène cocasse ou un couple a failli divorcer sous mes yeux. Le bagage avait manifestement été pesé au gramme près par monsieur avant de venir à l'aéroport. Mais madame avait apparemment apporté quelques compléments entre temps... L’hôtesse prise à parti comme témoin de la scène était coincée entre désabusement et amusement. Elle en avait vu d'autres manifestement.

Je vous passe les multiples scènes ou des personnes ont oublié une pièce d'identité, la carte d'embarquement, ne veulent pas payer de dépassement bagage etc. C'est beaucoup moins drôle. Je pense juste aux personnes qui font ce boulot d'accueil, ça doit pas être fun tous les jours...

Le contrôle de sécurité dans les aéroports

L'étape suivant l'enregistrement des bagages, c'est l’implacable contrôle de sécurité. Outre les mêmes comportements dans la file d'attente que vu précédemment, quelques suppléments peuvent pimenter l'affaire.

Ici c'est l'habitude qui fait la différence. Les néophytes pourraient être déstabilisés...

Imaginez que ce soit votre première fois, que vous ne connaissez pas les pratiques.
Vous voyez un gars retirer ses chaussures, retirer sa veste, sa montre, vider son pantalon, retirer sa ceinture... Mais jusqu'où va-t-il aller ?

A côté, une demoiselle retire son appareil photo de son sac à dos, puis son ordinateur, ses objectifs pour les mettre dans des bacs en plastique séparés.

Encore plus loin, une famille donne un biberon à un agent qui le prend avec précaution, comme s'il était sur le point d'exploser, pour le mettre dans une énorme machine bourrée de témoins lumineux...

Non, ce n'est pas une scène d'asile de fous, c'est le quotidien des contrôles de sécurité en aéroport !

D'ailleurs, petit aparté : impossible de faire passer une bouteille d'eau, ou un coupe ongle. Mais en duty free juste après le contrôle, vous pourrez acheter un briquet et de l'alcool fort...

L'embarquement

Une fois ces épreuves passées tels les aventuriers d'un jeu de rôle, vient un temps d'attente plus ou moins long dans le hall d'embarquement. Tandis que certains iront s'asphyxier dans les boutiques duty free vendant des parfums restant hors de prix, d'autres resteront scotchés au plus près de la porte d'embarquement, au cas où...

Et c'est à cet instant qu'un des plus grands mystères de la création (à mes yeux) opère.

Mais pourquoi les gens font la queue pour embarquer ?

Il y en a même qui poussent le vice à faire la queue avant que l'annonce d'embarquement soit prononcée... Là, vraiment je capte pas.

La plupart se précipitent dès que le micro commence à crépiter, avant même que le gars ou la nana est eu le temps de demander aux rangées X à Y de se présenter.

Hey, no stress mec ! Fait comme Laura...

Sérieusement, pourquoi cet empressement à embarquer, à former une file d'attente ? Les étapes précédentes ont provoqué une sorte de réflexe pavlovien ? La peur de ne pas trouver de place (je n'ose penser aux conséquences sur l'intellect des personnes concernées si cette option est valide...) ? Se dégourdir les jambes après les 3 heures de file d'attente déjà subies ?

Si quelqu'un peut m'expliquer, je serais éternellement reconnaissant, cette question me hante depuis des générations.

Et dire qu'il y a même des personnes qui achètent des cartes "privilège" pour pouvoir embarquer en premier...

 

[su_box title="La grossière erreur des compagnies aériennes : demander aux familles d'embarquer en priorité" box_color="#ec7206"]Je l'avoue, nous avons commis une erreur fatale une fois. Neo parents, nous avons cédé à l'appel enjoignant les familles à embarquer en priorité. Je m'excuse pour ce moment de faiblesse, ça ne se reproduira plus. Nous nous sommes retrouvés à attendre sous un porche venteux et humide pendant une demi-heure, debouts, Hélio dans nos bras. Mais pourquoi les compagnies aériennes proposent d'embarquer les jeunes enfants en premier ?! L'enfant et l'avion, c'est une histoire du genre : plus c'est court, mieux c'est, alors pourquoi nous infliger ça ?[/su_box]

Pendant le vol en avion

Une fois dans l'avion, je passerai sur les stressés, les malades, les relous qui ne veulent pas échanger de place etc.

Je n'aurais qu'une question : mais pourquoi tout le monde bois du jus de tomate ?

Bon, pour satisfaire ma curiosité, j'ai effectué quelques recherches. Il y a quand même des vrais chercheurs qui se sont penchés sur la question... Leur conclusion : le goût est altéré dans les environnements bruyants (on ressent moins le goût du sucre), si bien que cela rendrait le jus de tomate irrésistible de part son glutamate. Au passage, cela explique également le goût si particulier des plateaux repas. Vous saviez qu'il y a des gars qui sont payés pour goûter les plateaux repas en avion ?

On est jamais trop prudent, le gars a un gilet de sauvetage autour du coup... A moins que ce ne soit un oreiller d'un goût douteux...

Le débarquement

L'avion vient d'atterrir, vous pensez que toute cette folie collective va s'arrêter, que les comportements vont reprendre leur cours habituel. Raté.

Systématiquement, alors que l'avion vient à peine de s'arrêter, une grosse partie des passagers se lève précipitamment, pris par une sorte de frénésie incontrôlable pour attraper leur bagage au dessus de leur tête.
Que quelqu'un qui n'a jamais pris l'avion suive le mouvement, je peux comprendre, à la rigueur. Mais pour les autres... Rester mi-debout, collé aux autres, la tête coincée contre le compartiment à bagage alors que la porte n'est pas encore ouverte, c'est un concept qui me dépasse.

D'autant plus que de toute façon, l'avion se vide rangée par rangée, donc ça ne sert absolument à rien d'encombrer le couloir avant que l'avion ne commence à se vider. Ou si, ça empêche aux autres d'accéder à leurs bagages et retarde tout le monde.

Et pour terminer, l'immanquable propension des voyageurs à s'agglutiner pile devant la sortie des bagages sur le tapis roulant, collant au maximum ce dernier de manière à bloquer l'accès à ceux qui se trouvent derrière. Une stratégie délibérée de vengeance pour les coups de pieds dans le siège subit durant le trajet ? Ou bien une simple et crasse incapacité à se préoccuper du sort des autres ?

 

Ah, les mystères du comportement humain quand il est en collectivité ! Mieux vaut en rire.

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Un jour, je vous parlerai des voyageurs / touristes en groupe, histoire de continuer à se marrer ;)
En attendant, jetez donc un coup d’œil à notre série voyageur loser, cette fois ci c'est de nos propres déboires que nous nous moquons !

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Petit guide pratique pour voyageur de grande taille

Être grand, c'est génial pour plein de situations. Attraper les bocaux en promo situés tout en haut des rayons, voir la scène du concert alors que le autres ne respirent que vos aisselles, entendre mamie vous dire "mais t'as encore grandi" à Noël alors que vous avez 36 ans, etc. Mais en voyage, ça peut se compliquer...
Entre les transports en commun interminables où l'espace entre deux sièges semble parfait pour un enfant de 8 ans et les lits sortis tout droit de blanche neige et les 7 nains, les grands ne sont pas toujours à la fête.

Alors du haut de mon mètre quatre vingt dix, qui n'est pas si haut que ça, je voulais déclamer avec ferveur toute mon empathie pour la confrérie des grands.

Chers grands dadais, levons nous (enfin si le plafond n'est pas trop haut) ! Luttons contre cette dictature du minimalisme, vive les lits de 210 cm !

Si au quotidien j'ai aménagé mon petit confort pour faire en sorte de pouvoir lever le menton bien haut, en voyage, ça se gâte facilement.

guide pratique voyageur de grande taille
Tapie dans l'ombre, le grand rôde...

Situation délicate pour le grand n°1 : l'avion

Bien que le trajet en avion soit somme toute limité dans le temps sur la totalité d'un voyage, c'est tout de même souvent le point de départ et d'arrivée, alors mieux vaut le soigner !

Problématique

L'espace intersiège a géométrie variable selon la compagnie aérienne peut induire des "ouille ouille ouille" dans les jambes et provoquer des "rooooo", voir des "pffff faites attention" de la part du voisin avant, pour cause de tapage de genoux dans le siège.

Des cas sévères ont été rapporté : des symptômes de "Aie, oh putain !", lors du rabattage brutal du siège situé devant le patient grand.

Contournement ou diminution des facteurs de risque

Faire les yeux doux à l’hôte ou hôtesse d'accueil enregistrant vos bagages en vous redressant le plus possible. En usant de tout votre charme, vous obtiendrez peut être le sain Graal : les places situées à proximité des sorties d'urgence, qui disposent d'un espace plus important pour étendre ses jambes.
Si comme moi vous êtes accompagnés d'un rejeton, ces places vous sont désormais inaccessibles. Question de sécurité soit-disant... Moi je pense plus à un complot ourdi par les illuminatis.

Dans le cas d'une impossibilité d'obtenir ce placement tant espéré, les solutions de recours :

  • dans certains avions, prendre les premiers sièges de la rangée, vous serez collé à une paroi, mais vos genoux n'exploserons pas (attention, dans certains avions, c'est encore pire, pas d'espace pour les genoux et pour les pieds)
  • si l'avion n'est pas très rempli, dès que le signal lumineux s'éteint après le décollage, squattez comme un chacal les 4 sièges du milieu, ou deux sièges de côté
  • en ultime recours, prenez le côté couloir pour avoir au moins une jambe qui ne décédera pas
  • certains n'hésitent pas à la jouer "à l'aise blaise" en envahissant de leurs immenses guiboles l'espace du voisin. A vos risques et périls...
  • dernière recommandation dont votre serviteur use pour les voyages long courrier : opter pour les vols avec escale. Ils permettent de faire une "pause" pour se délasser et sont souvent plus économiques que les vols directs

[su_box title="La légende de la business class" box_color="#ec7206"]Certaines personnes plus ou moins farfelues ou crédibles rapportent une légende étonnante. Il existerait au sein des avions, généralement à l'avant de l'appareil, un univers parallèle où les sièges disposeraient de tout l'espace nécessaire pour étendre ses jambes, et même s'allonger presque entièrement... Mais au même titre que le bigfoot ou la licorne, je reste sceptique : avec le nombre de grands qui voyagent, ça se saurait ![/su_box]

Situation délicate pour le grand n°2 : le bus, voir pire, le minibus

Nous ne sommes pas égaux devant le bus. Dans ce domaine l'anarchie règne et bien malin celui qui tire son épingle du jeu.

Le bus, c'est un peu le far west des temps modernes et les grands en sont les premières victimes (à lire sur un ton très grave et solennel, style reportage de zone interdite).

Problématique

Ce moyen de transport quasi incontournable lors d'un voyage peu provoquer des troubles de la circulation, voir du comportement chez les personnes de grande taille. Les paramètres sont très changeants selon le pays, la compagnie, la lourdeur de la bourse du sujet. L'espace alloué entre deux sièges pouvant aller de "wouah énorme", à "putain mais je vais jamais pouvoir m'assoir".
Dans certains cas extrêmes, une double peine semble être prodiguée : le sujet se voit contraint de rester debout, le plafond lui intimant de se voûter dangereusement.

Contournement ou diminution des facteurs de risque

Oubliez toutes vos bonnes manières, en particulier en Amérique latine et en Afrique, et foncez pour obtenir à n'importe quel prix les meilleurs places, quitte à écraser une mamie ou gifler un gosse : la santé de votre dos en dépend !

Ces sièges tant convoités se situent généralement devant les sorties du bus : à côté du chauffeur, et au milieu du bus si une sortie secondaire existe. 4 places sur une cinquantaine.

Soyez prêts, il faudra être vil et vif.

Un ultime siège peut vous tendre les jambes : le siège du milieu de la banquette du fond. Le pied intégral, vos jambes n'en finiront plus de s'étirer, narguant les voisines engoncées.

Le cas échéant, les mêmes stratégies de substitution que pour l'avion s'appliquent (côté couloir, étalement...).

[su_box title="Le cas particulier du mini-bus ou taxi brousse" box_color="#ec7206"]Ennemi ultime du grand, le mini-bus ou colectivo ou taxi brousse se caractérise par un taux de remplissage de passager au mètre carré absolument phénoménal. Vous aller prendre cher dans tous les cas, mais rassurez vous, vos voisins également.

L'aménagement de ces camionnettes de passagers étant aléatoire, difficile de vous donner des astuces.

Le plus courant est l'aménagement en trois rangées + strapontins et porte latérale coulissante. Dans ce cas, tentez de prendre la place strapontin située devant la porte. Avec un peu de chance, vous n'aurez pas le petit siège en bois supplémentaire comblant l'espace laissé vide. Mais attention, pour les vans à capacité illimitée, ce choix ne sera pas payant, des personnes mi debout venant sans doute s'assoir sur ce qui vous reste de mollets.

Non, la meilleure stratégie est sans aucun doute de viser les places de devant, à côté du chauffeur. Parfois il faudra donner quelques pièces en supplément, mais quel soulagement ! La promiscuité avec le gros moustachu à votre gauche et petit nerveux qui sue à droite vous importera moins si vos gambettes sont à la fête.[/su_box]

Situation délicate pour le grand n°3 : le lit

Oui les transports sont le point noir du grand en voyage. Mais ce n'est pas la seule situation délicate, qu'on se le dise messieurs dames ! Vous les bienheureux qui n'avez pas à vous soucier de la longueur de votre couchage.

Problématique

La longueur des lits n'est pas un standard universel. Bien que la norme soit d'environ 1m90 selon une étude personnelle extrêmement (non) documentée. Outre la qualité du rembourrage des matelas inversement proportionnel au prix de la chambre, certains gérants d’hôtels pervers osent insulter la congrégation des grands en raccourcissant les matelas, voir pire : ils ajoutent des pieds de lit à barreau ou autres panneaux en bois.

Le sujet se voir alors contraint de dormir les jambes dépassant d'un demi mollet du bord du lit, ou recroquevillées, provoquant des accès de mauvaises humeurs et flopées injurieuses que nous ne rapporterons pas dans cet article de haut standing.

Contournement ou diminution des facteurs de risque

Les solutions sont simples :

  • Vérifiez votre couche en vous allongeant dans la configuration technique dites "de tout votre long". En cas de non conformité, fuyez respectueusement.
  • Si vous avez réservé à l'avance (pauvre de vous, un grand ne réserve jamais à l'avance !), tentez la disposition "diagonale" si vous êtes seul dans un lit double ou avec un partenaire très conciliant. Sinon, déposez le matelas au sol.

Mes chers frères et sœurs de grande hauteur, j'espère de toute la force de mon cœur blessé (trémolos) que ce message d'alerte sera entendu par les non grands, pour un monde meilleur, sans distinction de taille.

Puissent ces quelques observations d'une rigueur scientifique extrême vous apporter paix et sérénité. Tout complément ou remarque face à cette analyse sera bien sûr étudiée avec la plus grande rigueur, afin d'en faire bénéficier à notre mouvement de sauvegarde du grand voyageur, s'il s'avère pertinent (ou pas).

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Si votre soif de conseils plus ou moins avisés n'est pas étanchée, voici quelques suggestions supplémentaires de notre cru :

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Mini guide de survie : voyager en bus !

Que ce soient les anciens bus scolaires béliziens, les cars maxi classe de Turquie avec service à bord, les minibus, les taxis collectifs sénégalais, les engins improbables qui n'ont pas de nom, il faut bien y passer lorsque l'on entreprend un voyage dans un pays et que l'on souhaite l'explorer. A moins de disposer de son propre véhicule bien sûr... Mais nous partirons de l'hypothèse que vous devez utiliser les transports en commun pour ce guide pratique sur les transports en voyage.

Croyez moi, je sais ce que signifie voyager en bus en voyage. Mon record aura été de prendre un « car rapide » (ils ont de l'humour au Sénégal) pendant 24h pour faire tout le tour du Sénégal car celui-ci était fâché avec la Gambie son voisin, ce qui nous a empêché un raccourci considérable.

Après de douces et reposantes journées passées dans un endroit de rêve, il nous faut bien souvent consacrer une journée entière de transport pour retrouver un autre paradis... Entre temps, ça peut être l'enfer.

Alors comment survivre à ces journées en bus ? Voici quelques conseils

1 – Oubliez votre montre, le temps n'existe plus

Le meilleur moyen de trouver que le transport est interminable, c'est bien de regarder l'heure sans arrêt et de se demander « Quand est-ce qu'on arrive ? »

Mettez vous dans la tête que vous arriverez bien un jour mais ne vous fixez pas d'horaires précis, vous serez moins déçu à l'arrivée. Dans certains pays, il faut parfois attendre plusieurs heures pour que votre bus partent enfin (le temps qu'il se remplisse), ou pour certaines destinations, il y a peu de transport et les correspondances ne sont pas toujours à votre avantage.

 Profitez en pour observer la vie d'une gare routière.

Distra - Licence creativecommons.org
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2 – Habillez vous en conséquence

Je ne vous ferais pas le couplet sur le fait qu'il faut être habillé confortablement blablabla, ça va de soi. Deux petites choses à penser tout de même :

Quelle température va-t-il faire dans mon véhicule ? Au Mexique par exemple, les bus sont over-climatisés, si vous ne voulez pas finir congelé, prévoyez un pull et couvrez vous les jambes et les pieds au risque de perdre un orteil.

Au contraire, si vous êtes dans un collectivo blindé, sans air conditionné mais avec les fenêtres ouvertes, la chaleur sera supportable mais considérez que vous partagerez sans doute votre sueur avec le monsieur d'à coté… Prévoyez aussi de vous attachez les cheveux car ça souffle dur et je vous dit pas le travail après 5h de route, ça évitera aussi au voisin ou à la voisine de se les prendre en pleine face (ça fait super mal un jet de cheveu dans l’œil).

Dans les transports en mode boite à sardine, vous allez être collé-serré donc je vous déconseille le décolleté ou le mini short si vous ne voulez pas être reluqué de très (très) près.

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3 – Apprenez les rouages des gares routières

Chaque gare routière est unique mais elles ont souvent en commun d'être dans une effervescence perpétuelle. Elles constituent une des étapes stressantes dans la vie du voyageur qui doit alors comprendre ses ficelles rapidement.

Dolanh - Licence creativecommons.org
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Si vous êtes dans une gare routière bien organisée, avec des guichets, des compagnies identifiées, ce sera très simple. De plus, il y aura moins de risque que les prix soient différents. En revanche, le guichetier aura souvent la fâcheuse tendance de vous proposer les bus de première classe.

Demandez donc ce que vous souhaitez réellement en fonction de votre envie et de votre budget.

Si vous êtes dans une gare routière en mode « C'est la loi de la jungle », voici quelques clés de compréhension et des conseils pratiques.

Adam Cohn - Licence creativecommons.org
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  • A votre arrivée à la gare routière, vous serez très vite repéré et beaucoup de personnes viendront vous demander votre destination et vous indiquer le bus qu'il vous faut ! On les appelle : Les rabatteurs. C'est bien (si vous êtes complètement paumé) et c'est moins bien aussi (quand vous n'aimez pas que l'on vous presse).

Sachez juste que si vous suivez un rabatteur, vous paierez un peu plus cher, pour le service qu'il vous rend et car il touche une commission. Ne soyez pas naïf, il n'y a pas de mecs dans les gares routières qui attendent juste les touristes dans l'espoir de leur rendre service.

  •  Renseignez vous avant sur les modes de transport (et leur prix) existant pour votre destination.

L'arnaque n°1 consiste à vous dire que le bus que vous souhaitez prendre vient de partir ou n'existe pas. Et que par conséquent, êtes dans l'obligation d'opter pour celui que l'on vous propose

  • Prenez votre temps une fois à la gare routière, ne suivez pas la première personne, y'a pas le feu !

Pour vous embobiner, l'arnaque n°2 consiste justement à vous stresser afin que vous réfléchissiez le moins possible. Regardez autour de vous pour repérer les bus qui attendent avec les destinations écrites dessus ou les différentes officines. Dirigez vous vers l'endroit où votre destination est mentionnée et demandez des infos aux personnes présentes. Vous vous rendrez souvent compte que le bus dont on vous avait juré l'inexistence part en réalité dans 5 min.

  • Demandez toujours le prix avant de monter et vérifiez que cela correspond à ce que les autres passagers paient (si ça vous semble un peu élevé).

Si le prix n'est pas le même, négociez et demandez le prix local. S'il ne veut pas, faites mine de partir… Dans 90 % des cas, il vous rattrapera et vous paierez comme les autres. Pour les 10 % restant, soit vous êtes bornés et vous tentez un autre bus, soit vous cédez car l'écart n'est pas dément.

  •  Lorsque vous aurez choisi votre bus, d'autres personnes peuvent vous solliciter pour vous aider à porter vos bagages, ce sont les porteurs. si vous acceptez leur aide, ils attendront quelque chose en retour puisque c'est leur boulot, prévoyez donc de la monnaie.

Cependant, sans vouloir sombrer dans la paranoïa, je reste assez prudente et je ne confie jamais mon sac à quelqu'un. On peut parfois être assez loin du bus en question, et notre sac peut partir assez vite sans qu'on puisse le suivre, étant donnée l'effervescence du lieu. Les seuls cas où j'accepte de l'aide c'est pour monter mon sac sur le toit et dans ce cas là c'est souvent le chauffeur ou l'apprenti du bus qui s'en charge. Je ne vous conseille d'autant plus de ne pas laisser votre bagage car il existe de « faux porteurs » ou « non officiels » qui s'immiscent dans ce joyeux bordel et qui peuvent vite se carapater avec vos effets personnels ou les mettre dans un autre bus (pour vous forcer la main) sans que vous ayez un recours possible.

Déposer soit même son sac dans le bus, c'est l'assurance de savoir exactement où il se trouve et d'y jeter un coup d’œil de temps en temps durant le trajet.

  • Payez votre ticket dans le bus (c'est ce qu'il se fait dans la plupart des cas dans les gares routières bordéliques)

Il n'y a pas vraiment de règle générale, cela dépend pas mal des pays et des gares, mais il n'est pas rare qu'on vous demande un prix bien plus élevé dans l'officine de la compagnie de bus... C'est le cas dans la plupart des pays d'Amérique centrale notamment.

[su_note note_color="#e26d10" text_color="#ffffff" radius="7"]De manière générale, n'hésitez pas à demander aux autres voyageurs comment cela se passe. Par exemple, ils vous apprendront que ce bus n'a pas d'horaire fixe, qu'il n'est pas direct ou le tarif réel...[/su_note]

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4 – Apportez à manger et à boire mais laissez vous surprendre

Pondspider - Licence creativecommons.org
Pondspider - Licence creativecommons.org

Un de mes grands plaisirs en voyage est la découverte des nombreux mets de street food que les vendeurs ambulants vous proposent dans les bus à toute heure de la journée. C'est pas cher et c'est souvent bon. Vous verrez vous y succomberez vous aussi car les vendeurs s'enchainent tellement qu'à force cela pique votre curiosité et votre gourmandise.

Plusieurs modes de ventes ont cours en fonction des bus et des pays :

  • Les vendeurs qui montent à bord (ce qui signifie qu'il y a un couloir accessible et que vous êtes donc déjà dans un bus pas trop pourri) et font le tour des voyageurs pour proposer leur délice.
  •  Les vendeurs « à la fenêtre », qui profitent d'un très rapide arrêt pour vous tendre eau, sodas, fruits, sandwichs et plats locaux. Là il faut se décider très vite d'autant plus que c'est la bousculade entre les vendeurs qui jouent des coudes pour réussir leurs ventes. Parfois, vous attrapez un soda dans une main et vous ne savez plus à qui le payer. Un conseil, ayez de la monnaie, car le temps nécessaire pour faire le change est très court et vous risqueriez de repartir sans.
  • Les échoppes sur le trottoir pour choisir plus tranquillement ce que l'on souhaite déguster lors des pauses (pour les trajets longs).

Faites confiance à votre intuition pour détecter ce qui n'a pas l'air très frais et donc l'éviter !

En conclusion, n'ayez crainte, si vous n'avez pas prévu votre pique nique, il viendra jusqu'à vous !
Quoique... Encore une fois, selon les cas, il peut être prudent d'avoir de l'eau et quelques victuailles de réserve pour les trajets longs. Il nous ai arrivé plusieurs fois d'être bloqués au milieu de nulle part plusieurs heures.

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5 – Dans le bus ouvrez grand vos yeux… et vos oreilles

 Une des meilleures façon de faire passer le temps est bien sûr d'observer le paysage défiler.

Bien sûr l’intérêt sera différent en fonction des trajets, la monotonie de certains paysages sur 5h de route peut parfois être barbante. Cela vous permettra néanmoins de rester à l'affût de votre destination de descente. Si vous avez peur de rater votre arrêt, demandez à l'apprenti (qui récupère l'argent des billets) de vous indiquer le moment où vous devrez vous dire adieu.

N'oubliez pas qu'il y a d'autres passagers et que vous pouvez donc aussi tapez la discut' avec eux. N'hésitez pas à poser des questions sur des choses que vous venez de voir et que vous ne comprenez pas, vous aurez des infos précieuses que vous ne trouverez pas dans votre guide.

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Voyager en bus, un jeu d'enfant !
Voyager en bus, un jeu d'enfant !

Un dernier conseil pour la route

  • Choisissez le mode de transport qui correspond à votre état d'esprit (quand c'est possible bien sûr).
  • Si vous êtes patraque, de mauvais poil ou que vous voulez tout simplement plus de confort et que vous avez le budget, préférez des transports touristiques ou des bus de première classe (dans beaucoup de pays, il y a plusieurs catégories de bus).
  • Si vous êtes pressés, privilégiez les bus directs et non pas ceux qui vont s'arrêter pour prendre de nouvelles personnes sur la route. Il faudra alors peut être davantage anticiper et vous renseigner sur les horaires.
  • Si vous voyagez de nuit en Amérique du sud, ce qui est une bonne idée vu les distances parfois énormes, privilégiez les bus "cama" ou au moins "semi cama". Les sièges s'inclinent respectivement à 160° et 140°. Vous pourrez a peu près dormir pour seulement quelques sous en plus. Vu que vous économisez une nuit d’hôtel, ça vaut largement le surcoût.
  • Enfin, si vous êtes patient, prêt à partager votre sueur, avoir mal aux fesses pendant quelques jours et que vous avez envie de discuter et de tester l'ambiance locale, prenez les transports locaux populaires. Je caricature bien sur car dans beaucoup de pays comme le sud de l'Amérique du sud par exemple, même les bus bons marchés sont très confortables.

Vous pourriez même avoir de grosses surprises, de celles qui vous font sourire après l'événement, comme cette fois où nous nous sommes retrouvés coincés en pleine nuit par un glissement de terrain au Pérou...

Bonne route !

Retrouvez nos autres guides pratiques pour vous faciliter la vie en voyage sans alourdir le budget (passage de frontière, argent, change, logement...) !

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silence chut taire

Les plaisirs inavoués d'un vol long courrier

Tout le monde sait pourquoi c'est génial de prendre l'avion, surtout un long courrier, et de partir au bout du monde. Mais il est des raisons de surkiffer un voyage en avion qui ne sont pas toujours glorieuses.

Essayons de les passer en revue …

La convoitise du hublot !

Qui n'a jamais eu cette sensation purement égoïste de se réjouir avec délectation d'être tombé sur le gros lot (tant pis pour les autres) … à savoir la place hublot ! Toute la vue rien que pour soi, les yeux rivés sur les nuages cotonneux, on en oublie les autres et on se prend à rêver un instant d'être le roi du monde.

La gourmandise du plateau repas

Oui le français est gourmet et l'on pestera en public de la piètre qualité de la nourriture en avion. Et pourtant, qu'il est bon de voir ce plateau repas arrivé. Pourquoi ? Déjà car il nous donne l'impression irréelle de nous occuper alors même qu'il est avalé en 5 min. Mais aussi car avec tous ses petits éléments, la petite barquette d'entrée, le sachet qui contient les couverts, le petit pot de lait … on se retrouve rapidement en enfance à savoir en mode dinette. Il y a donc un léger côté régressif à ce petit moment culinaire.

On n'oubliera assez vite que ce sont ces mêmes plateaux repas qui servit trop de fois sur un long trajet et à des horaires chaotiques seront responsables de ce que j'appelle l'indigestion post- aérienne.

[su_box title="Et les hôtesses de l'air, on en parle ?" box_color="#ec7206"]Les hôtesses et stewards font évidemment partie intégrante des petits plaisirs d'un voyage en avion. Nous avons beaucoup de bons souvenirs, de belles attentions, de beaux sourires qui rendent le voyage plus beau. Surtout depuis que nous avons un bébé d'ailleurs ![/su_box]

Un bon nanar sans aucun scrupule

Qui n'a jamais frétillé devant le choix de bon goût des films proposés au cœur de ses engins aériens.

Vais je regarder le dernier American pie n°17 ou ce film dont rien que l'acteur principal n'augure pas un grand chef d’œuvre. En avion, on regarde ce qu'il y a, voir on choisit le pire, car on n'a bien l'excuse qu'on est coincé dans cet espace et qu'on ne peut pas faire autrement. Bref, c'est l'occasion idéal de regarder un bon nanar sans aucune honte et culpabilité. Cela va même jusqu'à devenir un objet de revendication : Ce film là, ah oui je l'ai vu dans l'avion !!!

Amélie, du blog Améloche voyage se prépare pour 45h de voyage entre Montréal et Brisbane, et se demande comment elle va occuper son trajet. Gageons qu'elle aura le temps de se taper bon nombre de navets...

La cupidité de la trousse de voyage

Merde, un billet d'avion ça coûte cher tout de même, alors autant en profiter à fond. L'hôtesse distribue une petite pochette avec quelques accessoires dont on ne se servira jamais (car on a déjà eu ce genre de truc 15 000 fois) : On prend !

Le rêve ultime de celui qui aime prendre l'avion est sans nul doute celui de décrocher la super timbale, la trousse de toilette délivrée aux veinards de business. Une amie qui a connue cette chance m'en a même fait la démonstration lors d'une soirée (incroyable ce qu'il y avait dedans).

Quelque chose à boire, une collation, alors qu'on n'a pas faim car notre estomac y comprend que dalle au décalage horaire : On prend ! Et qui plus est quelque chose qu'on ne boit jamais autrement que dans un avion …. du jus de tomate !

Il reste des dosettes de sucre, une lingette au citron (plus chimique tu meurs) sur ton plateau repas = On prend ! Ça fera toujours du bordel de plus dans notre sac à dos

L'orgueil de la place issue de secours

Quelle fierté et responsabilité d'avoir cette place toute particulière devant l'issue de secours. Elle est réservée bien sûr à des individus jeunes et en bonne santé (déjà deux raisons d'être content) et qui auront la lourde tâche en cas d'accident, d'ouvrir la porte pour permettre aux autres passagers de se faire la malle. On aurais presque envie de tenter le coup pour voir si on paniquerait ou pas.

Il y aurais sans doute d'autres plaisirs inavoués mais la décence nous empêche de les écrire. Pedro Almodovar cependant dans son dernier film, "les amants passagers" nous en livre quelques uns ...

Et vous, quels sont les vôtres ?

Photo de couverture : Creative Commons - Isaac Araguim