Des petites galères, des anecdotes douteuses, des plans foireux, des aveux inavouables. Voyageur loser c’est un peu tout ça à la fois… Dans cet épisode, je reviens 13 ans en arrière sur un moment peu glorieux lors d’un road trip vers Barcelone entre amis. Une petite galère à la base qui va prendre des proportions incongrues !

Je l’avoue. J’ai fait une partie de mes études à Calais. Voilà c’est dit. Et en plus, j’ai adoré…
Pour ma défense, nous étions une promo d’une petite trentaine de personnes venant de tous les coins de France. Alors forcément, se retrouver tous dans cette petite ville du nord, ça soude.

Avec certains de mes compères, nous avions créé des liens d’amitié très solides, au point d’avoir envie de partir faire une virée à Barcelone en voiture, non contents de se voir déjà presque 24/24. Une petite semaine en virée vers l’Espagne avec des potes juste avant les partiels, ça ne se refuse pas (papa, maman si vous lisez ça, il y a prescription maintenant… Et puis je les ai eu mes partiels !).

Bref, un beau moment en perspective.

Après deux jours de route, nous arrivons devant la sagrada familia à Barcelone. complètement ébahis par l’architecture de l’œuvre majeure de Gaudi, nous prêtons peu d’attention à la fumée qui sort du capot de la voiture, trop pressés d’aller explorer la ville.

Eh mec, elle a quoi ta caisse ?

Après une petite mise en bouche et un apéro basket (personne n’est parfait, j’étais étudiant et je regrette msieur l’agent), nous retournons à la voiture pour rejoindre le camping le plus proche.

Sauf que nous réalisons que la petite fumée que la voiture nous avait offert n’était peut être pas anodine. D’ailleurs la belle flaque irisée sous la caisse offre un indice supplémentaire… La voiture ne redémarre pas.

Bon, nous nous mettons en quête d’un garage. A ce moment, inutile de préciser que les portables à l’étranger, il ne fallait pas trop y penser à moins de vouloir vendre ses reins.

Nous tentons avec plus ou moins de succès d’expliquer aux passants notre soucis, sachant qu’aucun de nous ne parle vraiment espagnol, alors qu’en Catalogne, on parle catalan…
Nous arrivons tout de même par miracle à redémarrer la voiture pour aller jusqu’à un garage.
Là un gars nous répète « culada, culada », ce qui nous laisse deux possibilités : soit il nous insulte copieusement, soit c’est le joint de culasse.

Nous penchons pour la seconde option, confiants en l’espèce humaine, moins en la voiture fumante.

Les 4 protagonistes sous leur meilleur jour

Errance Barcelonaise

Dépités par cette mauvaise nouvelle (enfin surtout mon pote propriétaire du véhicule), nous réfléchissons très fort et décidons d’acheter une bouteille d’absinthe (ne cherchez pas la logique).

Il est alors environ 22h et dans un éclair de lucidité, nous réalisons que ce serait pas mal de trouver un logement pour la nuit.
Mais notre tournée des auberges de jeunesses et autres pensions plus ou moins sordides s’avère totalement infructueuse. Tout est complet.

Plus qu’une solution : faire la tournée des bars. Pour le reste, on verra plus tard.

Cette belle idée nous aura fait tenir jusqu’à une heure bien avancée de la nuit, mais au bout d’un moment, quand on a envie de faire dodo avec un gramme dans chaque oeil, bin ça devient pressant.

Alors nous retournons vers le garage pour finir par dormir dans la voiture, la solution du parc initialement évoquée ne nous paraissant pas judicieuse à ce moment.

Une nuit… agitée

Nous voici donc à 4, 2 filles, 2 gars dans une opel corsa à tenter de trouver le sommeil alors que le soleil est proche de se lever.
Bizarrement, il y a de l’agitation autour de nous.
Nous voyons un gars un peu chelou tourner autour de la voiture.
Puis un second.
Un troisième… Et ainsi de suite.

Difficile de fermer l’œil. En plus, il regardent avec insistance dans la voiture. Ils sont bizarres à Barcelone !

Quelques heures plus tard, en sortant de la voiture, nous comprenons mieux ce balais de mecs matant dans la voiture.
Nous étions garés juste devant l’entrée d’un cinéma porno gay…
Je ne préfère pas penser à ce qu’ils espéraient trouver en regardant dans la voiture. On aura fait de faux espoirs à ces bougres avec la buée sur les fenêtres de la bagnole.

Après avoir ressaisi un peu nos esprits le lendemain, notre ami décide d’appeler son assurance. Il nous aura fallu plus d’une journée pour avoir collectivement une première pensée sensée…
Évidement, l’assurance à tout pris en charge et nous a redirigé vers un charmant hôtel 3 étoiles… Hôtel que nous aurions pu apprécier dès le premier soir.

Je vous quitte là dessus, vous laissant tirer votre propre conclusion sur notre degré d’intelligence (ou de lucidité) à cette époque.

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