Vous n’avez jamais eu le sentiment de passer à côté des pépites de votre région, de toujours remettre à plus tard une visite pour cause de proximité ?

J’avais cette sensation en pensant à certaines parties du littoral de Loire Atlantique, mon département de cœur, celui qui nous accueille depuis plus de 10 ans (le temps file !). Si nous avons nos habitudes du côté du Croisic et de Pornic, Piriac et ses environs nous étaient inconnus. Nous avons attendu une belle journée d’été indien pour satisfaire notre curiosité.

Habitant à Nantes, il nous faudra 1h30 environ pour rejoindre cette petite cité de caractère. Piriac est réputée pour le charme de son centre ville, ses ruelles qui rejoignent un littoral qui lui aussi ne manque pas de personnalité. Piriac a même concouru à l’émission « les plus beaux villages de France » et est arrivé en 5ème position, pas mal non ?

Piriac, côté sauvage à la pointe du Castelli

Nos balades à la mer étant plutôt rares malgré sa proximité géographique, nous avons directement filé vers la côte. La pointe du Castelli fût notre premier aperçu de Piriac. Un coup de coeur ! La confirmation que nous aurions eu tort de ne pas venir ici. C’est la marée basse, la roche et les reliefs sont mis à nus. C’est plutôt une chance car Piriac comporte différentes curiosités géologiques que nous avons donc pu observer. Les va et vient incessant de l’océan ont sculpté et formé des sculptures minérales que l’on appelle ici les oreillers, les couettes, la grotte à Madame.

Pointe de Castelli à Piriac en Loire atlantique

De cette manière, la pointe est perceptible, nous en distinguons les contours, les interstices où se cachent un bestiaire riche et foisonnant. Les rochers se parent de milliers de coquillages qui forment des touches, un tableau impressionniste. En certains endroits, ce sont les algues qui peignent d’un camaïeu de vert le granite.

Il n’y a pas besoin d’être géologue pour se rendre compte de la richesse minérale du site. Mon regard accroche les nervures de la pierre réchauffée par le soleil, les détails de ces falaises.

Pour Hélio, c’est un terrain de jeu à ciel ouvert où les activités sont multiples. Lancer de caillou dans l’eau, cueillette de coquillages, observation des crevettes coincées dans les petites mares, escalade et j’en passe. Il jubile, en profite ce qui nous rend immanquablement sereins et détendus.

Ce paysage nous offre de jolis moments en famille, simples mais intenses. Cela amplifie sa beauté et aujourd’hui la force de son souvenir.

J’avais entendu parlé d’un rocher curieux creusé par l’érosion et entouré de légendes. Celui ci se trouvant sur une plage à seulement 10 minutes à pied, nous partons voir de quoi il en retourne. Ce rocher est prénommé le tombeau d’Almanzor. Ce n’est pas tant sa forme qui lui a donné cette appellation mais le mythe qui colle à son emplacement. L’on dit qu’Almanzor, de retour de croisade et allant retrouver sa bien aimée se serait échoué à cet endroit précis. Triste histoire pour un lieu si beau. Toujours est il, la vision de ce rocher aux circonvolutions d’allure cérébrale et à la peinture animale (comprenez recouvert de fiantes et d’algues) est surprenant. Il paraît qu’à marée haute il dépasse de l’eau, cela doit être d’autant plus étonnant.

Cette curiosité se situe sur la plage de la Mine, qui doit sans doute son nom à la présence d’étain et d’uranium qui fût un temps exploité mais délaissé au profit du développement du tourisme (ouf !).

C’est bien connu, l’air de la mer, ça creuse. Ce n’est pas nous qui allons contredire cet adage. La faim nous tenaillant, nous nous sommes dirigés vers le centre de Piriac.

Piriac, petite cité de caractère

Là encore, le charme opère. Des petites ruelles joliment fleuris d’hortensia bordent les maisons traditionnelles en granit. Les volets et les portes colorées ravivent ces édifices. Tantôt un rouge écarlate, tantôt ce bleu à la nuance reconnaissable entre toute et que l’on retrouve beaucoup dans la région ainsi qu’en Bretagne. Nous déambulons à la recherche d’un restaurant mais prenons le temps de débusquer de petites surprises nichées dans une cour, un portail ou un toit. Au delà de l’harmonie générale qui se dégage, c’est souvent dans l’accumulation et l’élégance des détails que la magie d’un lieu se développe. Ici, aucun agencement, aucun agrément ne semble être laissé au hasard. Mais pour autant rien ne semble artificiel.

Ce soin apporté aux détails atteste sans nul doute d’un amour des Piriacais pour leur cité. Amour qui se diffuse, se transmet, à l’intersection d’une ruelle, à l’entrée du port et sur l’horizon vers l’océan. En basse saison, nous apprécions d’autant plus le calme et le sentiment de privilège d’être ici.

C’est à la Vigie, restaurant situé au niveau du port, qu’à la beauté viendra s’ajouter la générosité et le goût. Notre repas sera marin pour faire honneur aux produits locaux savamment assaisonnés. Moules, poissons, huîtres viendront combler le vide creusé par notre balade et notre contemplation.

Notre petite astuce, cherchez la rue du corps de garde, elle débouche sur une vue exquise de l’océan.

La pointe de la croix, un petit tour et puis s’en va

L’heure du retour approche mais nous avons encore envie d’explorer ce superbe littoral. Nous allons donc faire un petit saut à la pointe de la croix. Là encore le sentier longe de petites falaises, une côte ciselée avec des rochers qui sont autant de porte oiseaux ! Nous avons trouvé une minuscule plage où nous poser et regarder les bateaux de pêche artisanale voguer. La douceur du sable s’accrochant à nos doigts, le bas du pantalon mouillé d’avoir trop nargué les flots et les coquillages trainants dans le fond des poches sont les signes flagrants d’une belle parenthèse.

 

De la pointe de la croix, la vue panoramique nous invite à revenir pour découvrir les environs et notamment l’anse de Lanseria et la plage de Quimiac qui est selon nos sources une des plus belles de Loire Atlantique.

Après cette belle journée, Piriac va entrer dans nos « must » à faire découvrir à nos proches. Comment pourrait il en être autrement ?

Depuis septembre 2017, nous sommes ambassadeurs de la Loire Atlantique. Cet article est le premier d’une série en collaboration avec Tourisme Loire Atlantique. La liberté éditoriale et la sincérité du contenu n’en demeure pas moins entier.

Informations pratiques :

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Se rendre à Piriac

A partir de Nantes, il faut compter environ 1h15 en voiture.

En train, la gare la plus proche est celle de La Baule. De là des cars permettent de rejoindre Piriac.

Où manger à Piriac ?

Le restaurant de la Vigie nous a bien plu. Le service est très aimable et efficace. Les produits sont frais et les portions généreuses.

Quoi faire à Piriac ?

  • Se balader le long du sentier des douaniers
  • Randonner au travers de la ville et du littoral pour découvrir les différentes facettes de Piriac
  • S’adonner à la pêche à pied lors des marées basses
  • Faire du kayak de mer pour admirer de près le littoral
  • Chercher les curiosités géologiques sur les différentes plages
  • Visiter une autre cité de caractère : Guérande

Pour organiser votre visite n’hésitez pas à aller consulter les sites de Piriac et de tourisme en Loire Atlantique.