Après la parenthèse Utila où nous avons appris à plonger, nous allons explorer le Honduras un peu plus en avant. Ce pays nous intrigue, il est assez peu connu (en France en tout cas), semble assez peu visité et pourtant, toutes les conditions semblent réunies pour en faire une attraction majeure du sous continent. L’enquête débute !

En préambule, pourquoi le Honduras est boudé des touristes ?

L’insécurité ne peut être la seule raison de la désertion des touristes, les pays voisins plus visités, en particulier le Guatemala, ne font pas mieux en la matière.

Nous arrivons au mois de septembre, c’est donc la fin de saison d’été, mais ça parait trop brutal pour être la seule raison.

Le climat politique explique peut être ce calme touristique, mais alors il y a une grosse incompréhension. En 2009, l’armée destitue de le président démocratiquement élu, une bonne partie de la communauté internationale crie alors au scandale, au coup d’état. Les États-Unis notamment, alliés de longues date du Honduras (pour le meilleur et pour le pire), stoppent immédiatement leurs aides.

Mais la réaction a été un peu rapide… L’armée a effectivement délogé le président, sur demande de la cour suprême du pays (donc légalement), les juges ayant constaté des détournements de fonds et autres soucis de corruption…

D’ailleurs, des élections démocratiques et transparentes (de l’aveu des observateurs internationaux) ont été organisées dans la foulée et dans le calme.

Cette crise aurait-elle fait fuir les touristes mal informés de la situation ? Apparemment oui…

Quelles qu’en soient les raisons, nous avons trouvé un pays avec des infrastructures touristiques développées, organisées et surtout des attraits majeurs ! Bref, tout est prêt, manquent juste les touristes…

Illustration en quelques lieux visités, à commencer par Tela

Nous avons débuté notre visite du Honduras post-Utila par Tela, une ville située sur la côte caraïbes, réputée pour sa plage et les parcs naturels avoisinants. Dès notre arrivée, nous constatons que la ville possède de nombreux hôtels, notamment près de la plage, mais ceux ci semblent en mauvais état, voir abandonnés.

Ponton coucher soleil Tela
Ponton abandonné à Tela

Ce n’est pas désagréable en général de se balader dans des endroits où il y a peu ou pas de touristes, c’est même ce que nous recherchons par moments. Mais dans une ville où toutes les infrastructures montrent qu’on est dans une station balnéaire orientée vers le tourisme et qu’il n’y en a pas, c’est un peu triste.

Nous avons pensé que peut être les touristes étaient ailleurs, dans des complexes hors de la ville comme c’est souvent le cas au Mexique dans le Quintana Roo, à Cancun par exemple. Mais notre mésaventure pour aller visiter les parcs naturels aux alentours nous a montrée que nous étions bien peu nombreux.

En effet, il existe de nombreuses attractions aux alentours de Tela, notamment des parcs naturels qui donnent très envie : mangroves, crocodiles, snorkelling, dauphins, singes… Encore faut-il pouvoir y aller !

C’est là que ça se gâte, pour se rendre à la réserve, il faut y aller en bateau. Nous allons d’abord dans l’agence de voyage qui propose des visites guidées de la réserve, on nous explique qu’il faut des groupes d’au moins six personnes, donc pas possible, car nous ne sommes que deux, et pour le moment, il faut pas espérer trouver 4 autres personnes. Nous ne baissons pas les bras et allons directement vers l’embarcadère pour trouver des pilotes de barques pour nous y conduire moins officiellement. Sur place, les « lancheros » nous expliquent qu’il vaut mieux aller à l’agence de voyage, car prendre un bateau pour deux nous reviendrait trop cher… Pas moyen de partager avec d’autres gens sur place, car il n’y a personne… Nous sommes contraints de repartir bredouilles, un peu frustrés.

Quelques merveilles près de Tela, notamment un jardin botanique tropical

Nous avons tout de même pu visiter un des plus grands jardins botanique tropical d’Amérique central. Nous y avons même croisé trois autres touristes !

Fleur de calebasse
Fleur de calebasse

 

bambou géant honduras forêt
Pas mal comme salle de spectacle !

Les ruines de Copan, LE site touristique du Honduras en dehors des îles

Après cette étape sur la côte, nous nous rendons vers Copan ruinas, à l’ouest du pays, près de la frontière avec le Guatemala.

La ville possède un des sites mayas les plus remarquables du sous continent, avec Tikal et Chichen Itza. Il est notamment réputé pour ses sculptures et stelles finement ornementées. C’était, selon notre guide papier, le Paris des villes maya…

sculpture ruines copan maya

Nous y avons également trouvé un autre intérêt : l’observation d’oiseaux. Le site, très bien aménagé, possède un sentier naturel dans la forêt et la quasi absence de visiteurs fait que c’est calme, très calme et donc propice à l’observation.
En plus, un projet de réintroduction du grand aras rouge dans la vallée fait qu’une bonne vingtaine de ces superbes oiseaux vous accueillent à l’entrée des ruines.

Aras rouges
Aras rouges

Pour en savoir plus sur les ruines de Copan, l’histoire, l’architecture

Mais il serait dommage de s’arrêter à seule visite des ruines. La ville de Copan en elle même est très belle et paisible.

Aussi aux alentours, nous avons pu visiter une serre à papillons située dans un superbe jardin et un centre de récupération et de réintroduction d’oiseaux tropicaux, tels que aras, toucans, chouettes et autres perroquets.

Nous ne sommes pas trop fans d’oiseaux en cage, mais ils sont bien traités et quand on sait que ce sont des oiseaux sauvés du trafic illégal ou récupérés blessés, cela donne un beau projet. De plus le site est superbe, en bordure de rivière, dans un parc naturel.

Une fois de plus nous étions quasi seuls, d’ailleurs après notre sortie ils ont fermé le parc, ce qui nous a permis de rentrer gratos en pick up, plutôt sympa !

Après Copan Ruinas, nous avons choisi d’aller vers le lac de Yojoa, mais comme c’est loin, qu’on a du temps, et que le Honduras propose plein de belles choses, nous avons fait quelques étapes sur la « ruta lenca ».

Gracias, ville coloniale historique du Honduras, sur la ruta lenca

Première étape : Gracias. Cette petite ville aux rues pavées a brièvement été la capitale d’Amérique centrale du temps de la colonisation espagnole. Il en reste quelques traces avec un beau parc central avec son église et un petit fort. De quoi faire une halte agréable. Nous nous sommes arrêtés ici car à proximité se trouve un parc national avec une belle forêt de nuages.

Église de Gracias
Église de Gracias

Encore une fois, nous avons fait chou blanc… Avec un peu plus de temps nous aurions pu faire la visite, mais vu qu’on ne planifie pas, on s’est retrouvé le jour J à rechercher en vain un moyen de transport. Avec un guide, nous aurions pu y aller, mais nous voulions seulement faire une balade par nous mêmes.

Même les taxis ne voulaient pas se rendre au parc, ou alors demandaient des prix trop élevés pour notre portefeuille.

Enfin, dernière étape avec le lac Siguatepeque. Pas notre meilleure idée pour tout dire… Après une grosse demi journée de bus sous la pluie, les sacs trempés, nous avons choisi cette ville plus pour sa situation géographique. C’est pas franchement une belle ville et l’attraction majeure semble être l’alignement de fast food américains…

Vivement le lac de Yojoa, notre prochaine étape, véritable paradis naturel !

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