Les îles éoliennes, rien que leur nom est une invitation au voyage, une invitation à se laisser porter par les éléments, le vent, l’eau, la terre mais aussi le feu. Le feu, car ces îles constituent un archipel d’origine volcanique. Un terrain de jeu unique au monde pour les géologues et vulcanologues.
Ces 17 îles principales (dont 7 sont habitées) sont situées au nord de la Sicile. Elles semblent flotter paisiblement dans la mer Tyrrhénienne. Comme dit l’adage, il faut se méfier de l’eau qui dort. C’est le cas dans deux des îles éoliennes dont l’activité volcanique ne s’est point assagie avec le temps : Vulcano et l’incroyable Stromboli.

Pour savoir de quoi je parle, lisez bien l’article jusqu’au bout. Sans spoiler, je peux vous dire que les surprises vont crescendo jusqu’à un instant exceptionnel que l’on vit rarement dans une vie.

Lipari, base quasi incontournable pour visiter les îles éoliennes

Se perdre dans un labyrinthe charmant

C’est à Milazzo que commence notre escapade vers les îles éoliennes. Cela fait plus d’une semaine que nous sillonnons la Sicile et ces trois prochains jours sonnent un peu comme une parenthèse dans le voyage.

Nos billets de ferry en poche, nous voilà partis pour environ 1h de traversée jusqu’à l’île de Lipari. Ce sera notre point de rayonnement pour découvrir les autres îles. Lipari est pratique pour cela, car c’est d’ici que partent énormément de liaisons pour rejoindre les autres îles de l’archipel.

îles éoliennes, que voir, que faire ?

Entre nos différentes excursions, nous prenons le temps de flâner dans le centre de Lipari et son dédale de ruelles. Qu’il est bon de s’y perdre, d’essayer de retrouver son chemin et sans cesse faire de nouvelles découvertes. Les tentations de goûter aux spécialités éoliennes sont grandes et nous succombons à de multiples reprises à des glaces artisanales et des arancinis fourrés au thon et aux câpres.

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Le petit port de Lipari (Marina corta), situé tout près de notre logement, est une carte postale à lui tout seul. Les petits bateaux de pêche côtoient ceux des touristes qui partent sur l’île de Stromboli. Plusieurs églises (on est en Italie) et une falaise surmontée des fortifications d’un château complètent le tableau. Le genre d’endroit où l’on pourrait rester la journée à simplement contempler le temps qui passe et les gestes du quotidien.

marina corta lipari

Ces fortifications titillent notre curiosité et nous cherchons donc le passage qui peut nous y conduire. Un large escalier nous indique que nous sommes sur la bonne voie. En haut, nous poussons les portes de la basilique de Saint Bartholomé à la décoration douce et subtile, un chat y a élu domicile, réclamant ça et là des papouilles aux visiteurs ravis.

A côté, le cloître donne d’autres aperçus de l’édifice. Nous faisons l’impasse sur le musée archéologique, mais nous poussons les grilles du jardin qui surplombe le port de marina corta. La carte postale est encore plus jolie vue d’ici. C’est un parc singulier car il est jalonné de multiples sarcophages antiques. Intriguant de les avoir posé là.

église lipari

Après une pause dans un parc pour enfant (je vous épargne les récits des tours incessants de toboggan), nous rejoignons le centre pour nous perdre à nouveau.

Chercher les plus beaux points de vue de Lipari

L’après midi, Seb nous quitte quelques heures pour aller se dégourdir les jambes à la recherche de jolis points de vue. Il jette son dévolu sur une randonnée qui relie le centre de Lipari à la pointe de Crepazza. D’ici le panorama sur l’île de vulcano est sublime. On distingue parfaitement le petit cratère de Vulcanello et au loin celui que nous visiterons le lendemain. La lumière danse sur la mer, se moque un peu de Seb quand elle se cache derrière un nuage menaçant. Le temps capricieux n’enlève rien au charme du lieu.

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Seb attend patiemment le bon moment pour déclencher et capter un peu de la magie ambiante. En longeant la côte, l’aspect dentelé du littoral ne fait plus aucun doute. La mer semble l’avoir grignoté. D’ailleurs deux petits fragments flottent encore à la surface, comme abandonnés. On les appelle des faraglionis.

faraglionis, îles éoliennes, Lipari

Le soleil déclinant rappelle à Seb qu’il faut prendre le chemin du retour. Ces épisodes intermittents de soleil et de pluie confirmeront un fait scientifique indéniable, les arcs en ciels naissent au cœur des volcans. Vous ne me croyez pas ? La preuve en image !

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Vulcano, le coeur fumant des îles éoliennes

En arrivant à Lipari la veille, nous avions déjà aperçu Vulcano et distingué ses fumerolles s’élancer dans les airs depuis le cratère principal. Seb avait pu également à loisir contempler le cratère de Vulcanello depuis la « punta della crapazza » sur Lipari. Il nous tardait donc de découvrir de plus près cette île volcanique. Rien de plus facile puisque des bateaux relient régulièrement Lipari à Vulcano en seulement 30 minutes.

sicile vulcano 54508

A notre arrivée, pour trouver le chemin jusqu’au sommet du cratère, il suffit de suivre les quelques voyageurs de passage. On vient à Vulcano principalement pour cette raison. Après quelques kilomètres à longer la route, le début de la randonnée est indiqué. 1h de grimpette nous attend, ou un peu plus si comme nous vous vous arrêtez toutes les 5 minutes pour contempler le paysage et/ou trouver des astuces pour que votre enfant avance.

Plus nous prenons de la hauteur et plus l’île de Vulcano se dévoile, avec ses maisons, les cratères secondaires et en toile de fond l’île de Lipari. D’ici, la spécificité volcanique des îles éoliennes ne fait plus aucun doute. Quand le temps est dégagé, la silhouette magistrale du Stromboli, se détache nettement au loin. Sur le chemin, la végétation change, le terrain devient plus hostile. Près du sommet, plus aucune plante ne pousse, le sol aride et inhospitalier n’est composé que de cailloux. Des fumées de souffre envahissent les airs, le cratère n’est plus loin.

cratère vulcano îles éoliennes, sicile

Nos derniers efforts sont récompensés par une vue sensationnelle sur un cratère béant. Hélio est un peu déçu car il s’attendait à voir couler un torrent de lave. Il oublie vite cette contrariété en dévalant les pentes rocheuses de Vulcano et en défiant son père à la course. Entre jeux et contemplation, nous restons un long moment à profiter de ce paysage lunaire et fascinant.

Pour terminer l’exploration de Vulcano, nous nous adonnons à l’autre activité populaire ici, le bain de boue ! Sur le papier, ça avait l’air plutôt pas mal. A côté de l’embarcadère, un lieu a été aménagé pour se baigner dans de la boue volcanique, réputée pour ses bienfaits pour la peau. En réalité, l’odeur est si forte, que nous aurons du mal à nous détendre pleinement. La sensation chaleureuse de la boue ne nous plait pas tant que ça non plus.

Nous nous rabattons sur un moment de baignade à coté, l’eau est chaude à certains endroits à cause de l’activité volcanique. On pense trouver notre moment de détente, mais c’est encore raté. Soit l’eau est froide en ce mois d’octobre, soit on prend le risque de se cramer les orteils ou les fesses. Ne voulant pas terminer comme des homards dans un restaurant gastronomique, nous décidons de mettre fin à cette expérience. Preuve qu’il n’est pas toujours nécessaire de tester tous les incontournables.

Stromboli, le volcan iconique

Stromboli, strommmmbooooliiiii. Ce nom me donne envie de chanter à tue tête, il sonne bien, il est fier et joli comme son île. En arrivant à Lipari, nous apprenons qu’il est possible de voir des éruptions volcaniques à Stromboli depuis un bateau. Nous n’en croyons pas nos oreilles. Cependant, les prestataires qui proposent ce type d’excursion sont censés arrêter bientôt leur activité car la saison touristique s’achève. Par chance, il reste encore une dernière possibilité que nous saisissons sans hésiter.

L’excursion consiste à rejoindre Stromboli en bateau en passant par Panarea pour faire un peu de snorkeling, de se balader librement à Stromboli et de reprendre le bateau pour admirer le flanc actif du Stromboli et son activité une fois la nuit tombée. Beau programme non ?

Le premier arrêt a lieu à Panarea, une île entre Lipari et Stromboli. Le village semble tout petit mais il a un charme fou. Des maisons blanches, quelques notes de bleu entre le rose intense des bougainvilliers, des commerces trop mignons, il n’y a rien d’autre à faire qu’observer les détails, humer l’ambiance, respirer le grand air. L’escale à Panarea ne dure qu’une 1h, le temps pour nous de comprendre que le temps s’étire à loisir sur ce gros caillou.

En été, une halte baignade et snorkeling est proposée, mais il fait un peu frais en ce début d’automne, nous passons donc notre tour. Quelques courageux se jettent tout de même à l’eau.

Nous rejoignons ensuite Stromboli, le volcan central domine le cœur de l’île. Il est parfaitement reconnaissable. La longue plage au sable noir trahie son origine volcanique. Une végétation résistante et spécifique se fraye timidement un chemin. Pendant quelques heures, nous nous baladons au hasard des ruelles et du littoral.

Tout est étrangement calme. Le silence est simplement entrecoupé de quelques grondements du Stromboli et le son pétéradant des piaggios qui jouent les taxis.

En temps normal, il est possible de randonner avec un guide jusqu’au sommet du Stromboli, mais l’activité du volcan est trop intense pour le moment. Seul l’accès à un observatoire permettant d’observer la sciara del fuoco, c’est à dire le versant où les coulées de lave ont formé une dépression. En pleine journée, on entend clairement le volcan gronder, projeter quelques cailloux et répandre ses fumées.

Mais ce que nous attendons avec impatience c’est paradoxalement de repartir, de reprendre le bateau. Non pas pour quitter Stromboli mais pour mieux découvrir le volcan. En effet, quand le soleil se couche, les projections de lave peuvent se voir distinctement depuis la mer. Pour cela, nous longeons d’abord un îlot rocheux, le Strombolicchio où a été installé un phare. Pour le rejoindre, il faut grimper 200 marches escarpées. Le coucher de soleil baigne magnifiquement de lumière ce décor.

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Nous nous rapprochons ensuite de l’autre côté de l’île de Stromboli, celui de la Sciara del fuoco. On distingue nettement comment le sol a été creusé et brulé par la lave. Tout est noir et exempt de végétation. On aperçoit déjà des volutes importantes de fumées.

Le bateau tangue très légèrement. Nous avons beaucoup de chance car la mer est d’huile. Aucun mal de mer ne viendra nous gâcher le spectacle. Spectacle qui n’attend pas la nuit pour commencer. Un jet d’un rouge flamboyant perce un nuage cotonneux, c’est une petite éruption volcanique.

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Le Stromboli en éruption au coucher du soleil

Puis une deuxième, troisième… A chaque fois, les exclamations pleuvent comme les centaines de cailloux projetés dans l’eau. Entre deux coups d’éclat du Stromboli, chacun retient son souffle, les enfants comptent défier le volcan et prévoir la prochaine détonation. Les appareils photos mitraillent, les yeux se mouillent, les cœurs sont malmenés par tant d’émotion. Il n’y a pas de mots pour décrire les sensations qui nous traversent.

Comment raconter une rêve qui se réalise, un rêve qui devient réalité ? Au sensationnel de l’instant s’ajoute la sensibilité partagée avec les autres personnes du bateau. Qu’il est fort de vivre ce moment si intense avec des inconnus, de sentir cette même émotion nous traverser. Cette humanité et universalité m’émeut et ramollit mon petit cœur bien chahuté.

Comment découvrir le volcan Stromboli : les différentes options

En Juillet 2019, il y a eu une forte éruption volcanique à Stromboli. Les autorités ont donc interdit l’accès au sommet. Seul le premier point d’observation restait accessible à pied depuis le village. L’activité du volcan évoluant sans cesse, renseignez-vous sur les possibilités de visite en amont. Les 3 options de découvertes du volcan sont les suivantes :

– Randonner jusqu’au point de vue sur la Sciara del Fuoco à 400 m, tout le temps accessible (en autonomie) sauf éruption exceptionnelle

Randonner jusqu’au sommet avec un guide (obligatoire), comptez environ 5h – Départ en fin d’après midi

– Excursion d’une journée en bateau pour découvrir l’île de Stromboli et faire le tour la nuit venue pour observer les éruptions depuis le bateau. Ces excursions peuvent se faire depuis Lipari, Millazzo (nord est de la Sicile) et Tropéa (sud de l’Italie)

– Tour en bateau depuis Stromboli pour voir les éruptions depuis le bateau (nécessité de dormir sur place si vous souhaitez le faire de nuit)

Que vous soyez à pied ou en bateau, nous vous conseillons très vivement d’attendre la nuit pour pouvoir avoir la chance d’observer la lave. Durant la journée, la fumée et la luminosité ne permettent pas de la distinguer correctement. Les excursions resteront intéressantes, mais c’est sans commune mesure.

Il est préférable de réserver votre excursion au Stromboli à l’avance, surtout pendant la saison touristique.

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Guide pratique : visiter les îles éoliennes, que faire, que voir ?

Comment se rendre sur les îles éoliennes ?

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Pour rejoindre les îles éoliennes, il y a des bateaux qui partent de Milazzo (côté Sicile) et rejoignent les îles principales que sont Vulcano, Lipari, Stromboli (Filicudi et Ginostra), Salina, Panarea, Alicudi…. Vous pouvez aussi partir de Messine et rejoindre Lipari, Rinella, Salina, Vulcano, Panarea & Stromboli.
Exemple tarif Aller Milazo-Lipari : 17 € par adulte, 12€ par enfant. Comptez 2,5€ en plus par billet de frais si vous les prenez sur place et non pas en ligne (en passant par leur site directement, les comparateurs surtaxent..).

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Quand partir sur les îles éoliennes ?

Il est possible de voyager toute l’année sur les îles éoliennes. Même l’hiver, le climat reste doux en Sicile. Entre avril et novembre, les températures sont plus agréables. Les meilleures périodes pour visiter la Sicile et les îles éoliennes se situent entre avril-mai et septembre-novembre. Durant ces périodes, l’affluence est moindre et la chaleur est plus propice à la randonnée et aux visites culturelles. Entre juin et août, il peut faire très chaud sur les îles éoliennes.

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Où dormir dans les îles éoliennes ?

Lipari est l’île idéale pour rayonner ensuite dans les autres îles. Si vous avez le temps, je vous conseille aussi de passer une nuit à Stromboli. Dans ce cas, réservez en avance car il y a peu de propositions d’hébergement au regard de la demande.

En revanche en pleine saison, Lipari peut accueillir beaucoup de visiteurs, aller vers une autre île peut être plus reposant, bien que moins central.

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Comment se déplacer sur les îles éoliennes ?

Il ne sera pas possible d’amener votre voiture de location sur les îles éoliennes. Sur les îles de Vulcano, Panarea et Stromboli, les distances sont faibles et il est possible de les découvrir uniquement en marchant. Pour les îles plus grandes comme Lipari, vous pouvez conjuguer marche à pied et bus ou même louer un vélo.
Enfin, à Lipari, de nombreux taxis proposent leurs services que ce soit pour vous rapprocher de votre hôtel ou pour proposer des tours de l’île. Pensez à bien demander les prix en amont pour ne pas avoir de mauvaises surprises.
Sur l’île de Stromboli, il y a aussi des petits piaggos qui peuvent déposer les voyageurs et leurs bagages jusqu’à leur hôtel.

Si vous souhaitez tout de même réserver une voiture, notamment à Lipari, nous vous conseillons le comparateur carigami, le meilleur selon nous

Les transports entre les îles éoliennes

Pour aller d’une île à une autre, il faut emprunter les bateaux. Les hydroglisseurs sont plus rapides et plus nombreux, bien que légèrement plus chers.

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Combien de temps pour visiter les îles éoliennes ? Un jour, un week-end, une semaine ?

La durée de visite des îles éoliennes est très maléable. En effet il est possible de faire une croisière d’une journée seulement, ou faire une excursion sur une des îles éoliennes et retourner en Sicile le soir même.

Mais je pense qu’il faut au grand minimum passer une nuit sur les îles éolienne lors d’un week end par exemple. C’est l’occasion de sentir l’ambiance particulière de Lipari, Vulcano, Panerea… Peu import l’île choisit, elles ont toute du caractère et vous serez très probablement sous le charme.

L’idéal, c’est de pouvoir rester une semaine ou plus sur les îles éoliennes. Vous pourrez alors visiter les îles principales, éventuellement dormir sur deux ou trois îles différentes et visiter une des îles moins connues et donc moins touristique comme Filicudi ou Alicudi et dans une moindre mesure Salina.

Quelle île Éolienne choisir ?

LA grande question ! Difficile d’avoir le temps de visiter toutes les îles de l’archipel, aussi il faudra choisir quelle île éolienne visiter durant votre séjour.

Pour vous aider, un petit résumé des caractéristique de chaque île :

  • Lipari : l’île principale, la plus développée et la plus centrale. Celle aussi avec davantage de monuments et une histoire riche
  • Vulcano : cratère sublime et fumeroles garanties, avec bain de boue en option. Possibilité de dormir sur place, assez central en alternative à Lipari
  • Panarea : ambiance chic et décontractée, mais tarifs très élévés pour le logement (cette île est tournée vers un tourisme haut de gamme). De belles possibilités de snorkeling.
  • Stromboli : le spectacle total, avec des éruptions très régulières à observer de nuit en bateau ou en randonnée
  • Salina : la version balnéaire et rurale de Lipari, une alternative intéressante pour se loger en été
  • Filicudi : beaucoup moins visité que les autres îles, presque secrète, avec une ambiance plus authentique
  • Alicudi : comme Filicudi, de superbes occasions de randonnée, de beaux paysages et une ambiance préservée
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