Découvrir le Sri Lanka sans traverser son histoire, ce serait dommage. Ce pays possède un patrimoine culturel exceptionnel et bien préservé qui permet de vivre un véritable voyage dans le temps. L’un de ces joyaux est le rocher du lion où est perchée la forteresse de Sigiriya.

Gravir la Forteresse de Sigiriya, patrimoine mondial de l’UNESCO

Histoire fratricide de la forteresse de Sigiriya

En apercevant ce rocher incongru surmonté au milieu d’une plaine verdoyante, on se doute déjà que son histoire est passionnante. Pour qu’un homme ait l’idée de construire un pareil édifice à cet endroit, avec tous les efforts que cela suppose, il faut bien qu’il y ait un grain de folie quelque part et une histoire singulière. La forteresse de Sigiriya qui est aujourd’hui classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Elle fut durant 18 ans la capitale du Sri Lanka. Si ce rocher était déjà occupé précédemment, c’est à la fin du Ve siècle que son histoire va prend un tournant à cause d’une histoire de lutte de pouvoir. A l’époque le roi Anuradhapura Dhatusena a deux fils, l’un légitime : Mogallana et l’autre non : Kassapa. Si vous êtes adeptes d’histoires royales, vous connaissez la règle qui veut que le trône revienne au fils légitime. Sauf que cela n’est pas du goût de Kassapa, bâtard de son état, qui décide tout simplement de trucider son géniteur en l’emmurant vivant (bel exemple d’ingratitude !). La place vacante, il prend le contrôle du royaume et fait fuir son frère Moggallana qui promet de revenir pour lui rendre la monnaie de sa pièce.

N’étant pas rassuré sur le retour prochain de son frère un brin énervé, le nouveau roi, Kassapa, décide d’ériger une citadelle imprenable. Le rocher de Sigiriya s’avère alors tout indiqué et la capitale autrefois à Anuradhapura est transférée à Sigiriya. Il faudra environ 10 ans pour achever sa construction. Kassapa y vivra pendant 18 ans, quasiment reclus avec sa cour, en se préparant à la vengeance de son frère. Malheureusement pour lui, il n’avait pas prévu que celui ci serait plus malin que lui. Plutôt que d’attaquer frontalement la forteresse (ce qui était compliqué de part sa localisation), il utilisa la technique du siège. Celui ci dura 1 semaine et Kassapa en manque de vivres dût se résoudre à se rendre.

C’est en tout cas une des versions de l’histoire de Sigiriya.

Un rocher insolite et la folie d’un homme

Que cette version soit vrai ou pas, il est indéniable qu’il fallait bien un brin de fantaisie, de folie ou de quête mystique pour entreprendre un ouvrage pareil. Dès l’arrivée sur le site l’allée centrale nous plonge dans une ambiance particulière. Ceinte de jardins royaux aux bassins symétriques, elle mène à l’entrée de Sigiriya en formant un couloir intriguant et envoutant. La forme même du rocher, le fait qu’il soit posé seul au sein d’une vaste plaine (nous en aurons la confirmation en observant la vue au sommet) est déjà un mystère, une intrigante curiosité de la nature. Nous traversons cette allée, sous la chaleur déjà oppressante de ce début de matinée. Le rocher du lion est dans l’ombre ce qui titille d’autant plus notre curiosité.

Hélio dans mon dos (environ 14kg à l’époque) pèse sur ma marche et accentue cette sensation de pèlerinage, de découverte lente. La citadelle de Sigiriya s’apprécie dans ses moindres détails. Un passage rocheux étroit, seule « porte d’entrée » de Sigiriya mène à un escalier enlacé dans la roche. A l’époque, il était férocement protégé par des gardes. Ces derniers étaient aussi postés, quasi à l’équilibre, sur le moindre relief de la paroi. Le début de l’escalier de 1200 marches qui me sépare du sommet s’annonce. Nous devinons dès lors comment les hommes ont épousé la roche pour permettre un accès. Nous comprenons viscéralement à quel point cela dû être périlleux et titanesque de construire une forteresse dans un pareil endroit.

Après quelques marches, un escalier en colimaçon récent favorise la visite. On atteint un mur de fresques représentant les nombreuses courtisanes du roi. Elles sont aujourd’hui protégées de sorte qu’il est interdit de les prendre en photo. Le raffinement et la délicatesse des ces peintures ocrées ne fait aucun doute. On les appelle les Demoiselles de Sigiriya et ce sont les seules représentations des femmes du Ceylan médiévale aujourd’hui accessibles. Les courtisanes sont reconnaissables par leur nudité tandis ce que les servantes sont habillées. Il en reste aujourd’hui une vingtaine, dont une dizaine en très bon état.

En poursuivant, un passage comme creusé dans la roche et délimité par un mur lisse nous intrigue. Ce mur, quand on y prête attention, est recouvert de milliers d’inscriptions. Il ne s’agit pas de graffitis actuels mais de traces laissées par les visiteurs du temps du règne de Kassapa. Pour les protéger, il utilisait un enduit à base d’œuf et de chaux. Les surprises ne manquent pas sur le chemin vers le sommet du rocher du lion.

Une ascension brulante du rocher du lion pour une vue époustouflante

A cet instant déjà, la fatigue se fait sentir, il reste encore quelques marches irrégulières pour atteindre la première terrasse du rocher du lion. Je fais des pauses régulières prétextant de profiter de la vue, mais je souffre un peu à cause de la chaleur et du poids de mon amour de lémurien qui se fait sentir. Les encouragements des visiteurs qui souffrent autant que moi (sans les 14kg sur le dos) m’enorgueillissent et me donne un regain d’énergie pour atteindre la façade ouest.

Nous sommes accueillis par deux monumentales pattes de lion. A l’époque, il faut s’imaginer qu’il y avait aussi la tête ! Tout comme le reste du chemin qui s’annonce. L’escalier à flanc de rocher donne déjà des suées à ceux qui sont sujet au vertige. Nous soufflons un peu avant de reprendre sous l’ombre bienvenue de quelques arbres. Les macaques à toque sont aux aguets. Sait-on un jamais, un visiteur imprudent pourrait bien oublier quelques gourmandises au passage (j’en profite pour vous dissuader de nourrir les singes, ça nuit à leur santé et ça les rend agressifs !). J’adore ces singes qui sont craquants avec leur coupe au bol et leur regard pétillant.

Les batteries rechargées, il est temps de monter, chaque marche est un supplice pour moi, satanée chaleur !!! L’arrivée au sommet est véritablement une délivrance. Je libère au passage mon lémurien qui peut alors se dégourdir les pattes. Les vestiges de la demeure du roi se distinguent, les fondations marquent clairement la délimitation entre les différents espaces. La vue à 360° nous scotche littéralement.

Une plaine verdoyante se déploie à l’infini. Le rocher planté là devient d’autant plus farfelu. On déguste ces points de vues et les éléments d’architecture. La piscine du roi retient un grand moment notre attention. Sur son bord, nous nous délectons d’un moment de tranquillité ensemble. L’eau se trouble et se pare de blanc quand un flot d’écoliers arrive pour la visite. Leur reflet dans l’eau est magique.

Il est temps pour nous de redescendre. Le chemin du retour est en partie différent de l’aller, toujours pour des raisons stratégiques. L’ombre apportée par une végétation dense rafraichit nos corps endoloris par l’atmosphère brulante qui règne. Nous nous engouffrons dans d’autres chemins pour tenter d’avoir d’autres perspectives sur le rocher, ce qui nous permet de croiser quelques lézards et oiseaux.

Le rocher de Pidurangala et son temple

Sur le chemin du bouddha de briques

N’étant pas complètement rassasiés, nous irons aussi au rocher de Pidurangala. Situé à 1km à côté de la forteresse de Sigiriya, ce promontoire rocheux abrite un vieux monastère bouddhiste ainsi qu’un magnifique bouddha couché sur la route vers son sommet. C’est surtout la vue qu’il offre sur Sigiriya qui l’a rendu bien populaire auprès des voyageurs.

A notre arrivée, nous sommes accueillis par un moine pour payer le droit d’entrée qui est modique. Il nous remet même une brochure sur Pidurangala et son histoire (chose que nous n’avons pas eu pour Sigiriya malgré le tarif d’entrée !). Dès le début, on peut admirer le temple de Pidurangala qui semble avoir été phagocyté par la roche, ou creusé dans celle ci.

Puis un petit sentier nous amène doucement au bouddha couché, lui aussi disposé dans un creux minéral. Baigné de lumière, il semble être en train de bronzer paisiblement. Sans être très spirituelle, les bouddhas ont toujours quelque chose de très reposant. Ils incitent à se poser, à s’ancrer dans l’instant. Constitué de briques sur plus de 12 mètres, il fait partie des plus grands bouddhas fabriqués avec ce matériau. Il n’est pas le seul à jouir des rayons du soleil, un lézard fait de même. En passant à côté, il se dresse, avec une mine véhémente. Nous sommes troublés par ce comportement. En général, un lézard est plutôt enclin à détaler plutôt qu’à nous défier. En observant de plus près, nous comprenons la raison. Il est en train de garder précieusement ses œufs. Nous passons notre chemin pour ne pas l’embêter davantage.

Contemplation au sommet du rocher de Pidurangala, Sigiriya dans toute sa splendeur

Ensuite le chemin devient plus chaotique, une tresse de lianes et de rochers que l’on traverse en suivant des flèches blanches. Un décor digne d’un film d’aventure. Je me glisse dans ce couloir avec précaution. Hélio est dans mon dos et ce genre d’acrobaties n’est pas aisé dans cette configuration. Les derniers mètres qui nous séparent du sommet relèvent un peu de l’escalade et de la contorsion. Je l’ai fait avec mon lémurien fermement accroché, alors c’est largement faisable, mais vous serez prévenus (ne venez pas en tongs !).

La récompense ne se fait pas attendre. Le plateau rocheux à nu sert d’estrade à un magnifique spectacle. Le rocher du lion où git la forteresse de Sigiriya s’offre à nous dans son écrin de verdure. A la fois proche et inaccessible, l’instant a ce petit grain de magie. En mère louve, je surveille hystériquement ma progéniture car les bords sont à pics (parents flippés vous êtes prévenus, vos nerfs seront mis à rude épreuve si vous venez avec des marmots). Si le panorama sur la forteresse capte tous les regards, n’oubliez pas d’aller vous balader sur l’ensemble du plateau. Une vue à 360° sur la campagne vous y attend. Profitez des belles lumières de l’aurore ou du coucher du soleil si vous le pouvez.

Découvrir Sigiriya et ses environs autrement

Dormir à la belle étoile ou presque

Lors de ce voyage à Sigiriya, nous avons eu l’opportunité de tester un hébergement insolite dans la campagne proche de Sigiriya, le Wild Heaven de Back of Beyond (à Dehigaha Ela). Des cabanes en bois dans les arbres qui se fondent complètement dans un cadre naturel magnifique. Il paraît même que des éléphants sauvages passent parfois se désaltérer devant les cabanes. Les cabanes ouvertes à l’air libre permettent de dormir à la belle étoile tout en étant protégé. Seule une moustiquaire vous sépare de l’extérieur. La nuit venue, on entend parfaitement tous les sons de la nature à commencer par les milliers d’insectes qui nous entourent. Une expérience sensorielle qui me rappelle nos nuits passées en Amazonie.

Je pense que la cabane a du aussi être visitée pendant la nuit par un écureuil géant ou tout autre rongeur curieux. C’est pourquoi il est fortement recommandé de ranger soigneusement toute tentation alimentaire dans une boite en plastique.

Au delà, du cadre enchanteur, cet hébergement propose de nombreuses activités pour découvrir les alentours de Sigiriya autrement. Nous nous sommes laissés tenter par, devinez quoi… La sortie ornitho (on ne se refait pas) !

Observer les oiseaux autour de Sigiriya

Le Sri Lanka est un excellent terrain pour le birdwatching, nous n’avions pas encore jusqu’ici fait de balade spécifique en ce sens. Accompagnés d’un guide, nous sommes partis pour une balade autour de l’hébergement. Une manière de découvrir aussi la campagne environnante. Les champs sont à la frontière de la réserve naturelle. Une délimitation avec des poteaux et des fils est censée éviter que les éléphants se fassent la malle mais dans les faits, les éléphants sont malins. S’ils veulent fuguer, ils leur suffit d’arracher le poteau et basta ! La cohabitation entre les agriculteurs et les éléphants n’est pas toujours simple mais l’équilibre est possible. Les agriculteurs ont quelques techniques pour éloigner les éléphants sans leur faire de mal, ils utilisent tout un attirail qui fait un bruit du tonnerre, notamment à la période de la récolte, pour dissuader les gourmands. L’éléphant n’aime pas le vacarme. Le plus gros soucis, c’est que parfois c’est excessif. Des habitants balancent des pétards sur les éléphants à te point que certains deviennent sourds ou durs de la feuille. A ce moment, ils n’ont alors plus peur du bruit et envahissent les champs.

La balade ornithologique est aussi un prétexte pour poser une foule de questions au guide sur la culture sri lankaise, sur les enjeux de la protection de la nature, le lien avec les Hommes. Des discussions dont la richesse est difficile à restituer par ici. Les oiseaux se feront un peu timides, mais nous dénicherons tout de même quelques espèces intéressantes. Le plus beau spectacle sera celui d’un ballet de plusieurs hornbill. Ils virevoltaient dans les airs dans un concert fracassant (qui aurait surement fait fuir quelques éléphants). L’avantage d’être avec un guide naturaliste, c’est qu’il a le regard aiguisé et sait dénicher des espèces adeptes du camouflage, comme cette grenouille ou ce lézard qui se prélassent incognito sur une branche morte.

Rencontrer les maraichers locaux

Au cours de cette balade entre champs et forêt, nous avons pu faire la rencontre d’agriculteurs locaux. Le guide qui les connait bien nous a présenté et nous avons pu discuter par son entremise. Dès le début, nous avons été intrigués par la manière dont étaient présentées les cultures. Des champs en 3D d’un légume dont nous ne soupçonnions pas l’existence jusqu’alors. Une plante grimpante s’épanouit sur des tiges en bois à la manière d’une passiflore. Elle s’entremêle dans ce dédale pour former un réseau complexe, une structure végétale dans laquelle on peut se promener. Pour être plus précise, imaginez que vous pénétrez dans un cube végétal creux soutenu par de multiples piquets en bois.

Après nous avoir montré le légume et la manière dont il est préparé avant d’être envoyé sur les marchés locaux, Hélio nous presse pour aller voir les structures. Il a vu des monsieur entrer dedans et il veut y aller. Nous demandons la permission, très vite accordée (un enfant est un précieux sésame). Sans lui, je ne sais pas si j’aurai osé pousser ma curiosité. A l’intérieur, ce sont des milliers de ces légumes qui pendent du toit végétal, près à être récoltés. Hélio est fasciné par ce spectacle et veut mettre la main à la pâte.

Malgré la barrière de la langue, les hommes présents comprennent vite la demande et nous expliquent en quelques gestes comment reconnaître les légumes à maturité. Un beau moment que nous avons souhaité immortaliser. Merci à eux d’avoir pris le temps de partager avec nous un bout de leur travail et de leur quotidien. C’est précieux quand on sait le boulot colossal qu’ils doivent abattre chaque jour.

Notre séjour à Sigiriya et ses environs se termine par ces belles rencontres et cette immersion dans la campagne sri lankaise. Les pas de côté ont décidément toujours une saveur particulière.


Guide pratique : visiter Sigiriya et Pidurangala au Sri Lanka, que voir, que faire ?

Comment se rendre à Sigiriya ? Les transports

On peut accéder à Sigiriya depuis plusieurs villes proches ou d’autres étapes plus lointaines.

Bus de Kandy à Sigiriya

Depuis Kandy, Il existe de nombreux bus qui desservent Inamaluwa et qui permettent d’accéder ensuite à Sigiriya avec un bus ou un tuk tuk en une dizaine de minutes. Personnellement, nous sommes venus de Nuwara Eliya, nous avons pris un premier bus jusqu’à Kandy puis un bus entre Kandy et Inamaluwa. Dans les gares routières, c’est très facile de trouver le bon bus, il y aura toujours quelqu’un pour vous aider (il y aura toujours quelqu’un avec au moins des rudiments d’anglais).

Bus de Dambulla à Sigiriya

Depuis Dambulla, il est possible de combiner 2 bus ou 2 bus et un tuk tuk pour y aller. C’est très facile et rapide car il n’y a que 15km. Je n’ai malheureusement pas noté notre trajet exact.

Bus de Polonnaruwa à Sigiriya

Depuis Polonnaruwa, il faut rejoindre la ville de Inamaluwa en bus puis Sigiriya avec un bus ou un tuk tuk. Les bus sont super fréquents. Comptez entre 1h et 1h30 en fonction du temps d’attente


Infos pratiques pour la visite de la citadelle et du rocher du lion de Sigiriya

Horaires et meilleur moment pour visiter la forteresse de Sigiriya

Le site est ouvert entre 7h et 17h30 (dernière entrée à 17h). Comme vous le lirez partout, nous vous conseillons de visiter la forteresse de Sigiriya dès son ouverture à 7h du matin et ceci pour deux raisons. La première est d’éviter l’afflux de visiteurs, les groupes arrivent en général en cours de matinée et la deuxième concerne la chaleur. Croyez moi, quelques degrés de moins font la différence quand on doit grimper 1200 marches (qui plus est avec un enfant dans le dos !). Pour les photographes, sachez que la façade principale est à l’ombre le matin !

Je pense qu’il peut être intéressant d’y aller en fin de journée également pour les belles lumières, le rocher du lion étant éclairé le soir.

Tarifs et conditions d’entrée à la forteresse de Sigiriya et rocher du lion

Pour les non sri lankais, le prix d’entrée à la forteresse de Sigiriya est de 30 dollars USD par personne.
Ce n’est pas donné par rapport à d’autres sites du Sri Lanka, mais vu l’affluence sur le site, on comprend que l’état sri lankais en profite un peu.

Attention, le billet est valable pour une entrée unique. Il n’est pas possible par exemple d’y aller le matin et d’y revenir en fin de journée. Soit il faut rester sur le site, soit il faut choisir entre matin et soir. C’est un aspect qui nous a franchement frustré, car après notre visite matinale nous avions envie de nous reposer, mais nous serions bien revenus plus tard pour profiter des jardins et reprendre quelques photos au soleil couchant.

Que prendre dans son sac pour la visite de la citadelle de Sigiriya ?

Sans hésiter, de l’eau, beaucoup d’eau, de la crème solaire et de quoi se couvrir la tête (surtout pour les enfants). Il n’y a quasiment pas d’ombre sur le trajet.

Visiter Sigiriya et le rocher du lion si on a le vertige, notre avis

Seb, qui est sujet au vertige, n’a pas trop souffert au rocher du lion car les installations comportent toujours des rambardes sécurisées. Et dans ce cas, le vertige de Seb ne se fait pas trop sentir. Par contre, nous avons vu pas mal de gens qui luttaient pas mal notamment sur le trajet entre la terrasse avec les pattes du lion et le sommet. L’escalier est accroché à la roche et il est ajouré ce qui peut faire stresser ceux sujet au vertige. Une fois au sommet, les flancs du rocher ne sont pas à pic et c’est assez vaste donc il ne devrait pas y avoir trop de problèmes.

Au rocher de Pidurangala, ceux qui sont sujet au vertige n’apprécieront sans doute pas de s’approcher du bord car le vide n’est pas loin et ça peut être impressionnant. Mais le plateau est large et vous pouvez rester au centre si vous êtes plus à l’aise.

Visiter Sigiriya avec un enfant, notre avis

Lors de notre visite, Hélio avait 3 ans. S’il a marché un peu, il était difficile pour lui de faire l’ascension complète surtout qu’il faisait très chaud ce jour là. J’ai dû le porter et avec l’ascension c’était faisable mais on va dire que je l’ai senti passer. De nombreux visiteurs me félicitaient sur le chemin, je me suis sentie comme une aventurière de l’extrême.

Bref, tout ça pour dire que si votre enfant peut être porté, l’ascension sera un peu plus difficile pour le porteur (en fonction du poids de l’enfant). Si votre enfant est plus grand et qu’il marche bien, il faudra prendre son temps et ne pas négliger la chaleur.

Plus d’informations sur le site de la forteresse de Sigiriya

Visiter le rocher de Pidurangala

Horaires et meilleur moment pour visiter le rocher de Pidurangala

Le coucher de soleil est surement le meilleur moment pour visiter le rocher de Pidurangala. Mais comme ça commence à se savoir, vous ne serez sans doute pas seuls…

Tarif accès à Pirudangala

Le prix de l’entrée au rocher Pirudangula et son monastère est d’environ 2,5 €.

S’il fallait choisir : rocher du lion ou Pirudangala ? Lequel visiter ?

Si vous avez peu de temps, il est possible que vous soyez contraint de choisir entre une visite de la citadelle et le rocher du lion, ou bien le rocher de Pirudangala.

Dans ce cas, difficile d’avoir une réponse tranchée. Alors voici quelques éléments pour vous aider à choisir selon vos centres d’intérêt et votre contexte.

Pour et contre le rocher du lion

C’est de loin le site majeur de Sigiriya. Le site n’est pas comparable avec Pirudangala tant sur son histoire, que sur son architecture, la majesté du rocher du lion. Il est facile d’y passer une journée entière sans s’ennuyer pour peu qu’on supporte la chaleur.

En revanche, il y a beaucoup de monde, surtout au milieu de la journée (alors que ce sont les heures les plus chaudes) et le tarif d’entrée est assez élevé.

Pour et contre le rocher de Pirudangala

Le site en lui même ne possède qu’un petit temple et un bouddha couché. Ce n’est pas vraiment pour cela qu’on vient le visiter, mais pour le panorama sur le rocher du lion qu’il offre en son sommet. La vue sur la citadelle de Sigiriya et ses environs est incroyable, surtout au coucher du soleil. L’accès au sommet est très abordable et il n’y a pas foule.

Au final, nous voyons Pirudangala plus comme un superbe complément à la visite de la citadelle de Sigiriya. La star, cela reste le rocher du lion. A moins que ce soit le coût qui vous freine, nous vous conseillons d’aller en priorité au rocher du lion, malgré le nombre de visiteurs important. Allez y dès l’ouverture pour en profiter pleinement. C’est ce que nous avons fait et franchement il n’y avait pas tant de monde que ça durant la première heure et demi. Ensuite, ça se gâte… C’est le moment de redescendre et visiter le reste de la citadelle où il n’y a presque personne.

Où dormir à Sigiriya ? Le Wild Haven de Back of Beyond

A 30 minutes de Sigiriya, ce havre de paix vaut bien qu’on se décentre un petit peu. Dans un cadre nature magnifique, cet ensemble de trois cabanes dans les arbres et trois ecogîtes creusés en partie dans la roche offre une expérience exceptionnelle. Nous avons adoré dormir quasiment à la belle étoile, bercés par les sons de la nature. La mare attenante est un endroit idéal pour se poser et regarder les oiseaux faire leur vie. Il y a aussi une rivière dans laquelle on peut se baigner et tester le fish spa au naturel (les petits poissons qui viennent grignoter les pieds).

Les repas sur place sont exquis et le personnel aux petits soins. De plus, le Wild haven propose de nombreuses activités pour découvrir la région. Il organise bien entendu des visites de la forteresse de Sigiriya et du rocher de Pidurangala si vous ne souhaitez pas y aller en autonomie, mais également des sorties naturalistes, des randonnées et des safaris à Minneriya ou Kaudulla (pour voir les éléphants).
Vous pouvez accéder au logement en empruntant un tuk tuk depuis Sigiryia.

Tarifs et informations pratiques sur le site de Back of Beyond

Ce qu’il ne faut pas faire à Sigiriya : trek à dos d’éléphant

Ce titre est un peu autoritaire, je l’avoue. Mais il faut dire que nous avons vraiment été choqués par les treks à dos d’éléphant qui sont proposés aux alentours et dans la citadelle de Sigiriya.

Voir des pachydermes enchainés, avec des traces manifestes de mauvais traitements balader des visiteurs à l’air ahuri dans les rues de la ville, c’était vraiment pathétique. Cela semblait vraiment hors sol, hors contexte, les éléphants partageaient souvent la route avec la circulation et il y avait une sorte d’effet « parade » risible.

Je ne parle même pas des méfaits du dressage des éléphants qui commencent maintenant à être bien connus. Bref, nous vous déconseillons très fortement cette activité. Il y a de nombreuses occasions d’aller observer les éléphants d’Asie dans leur milieu naturel au Sri Lanka, comme dans le parc d’Udalawe.

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